2012-08-06

PATIENCE, LA SOUPE S'EN VIENT...

Souvenir d’un heureux jour: 7 octobre 2001

Nous étions à quelques heures de la Béatification d’une grande dame de chez nous : Émilie Gamelin; ce midi-là, j’empruntai la sortie du métro Berri-Ste-Catherine et je trouvai ma ville endimanchée par la joie du jour. J'eus le bonheur de contempler une initiative d'une rare élégance.

Chacun sait qu'à cet endroit, dans ce cubicule de verre, inondé de lumière, trône une femme admirable, toute en bontés diverses et en vertus consommées, celle que l'on appelle tout bonnement Mère Gamelin, de son nom original : Emilie Tavernier, veuve Gamelin, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Providence.

Elle fut, chacun le sait aussi, «La providence des pauvres», qu'elle sut servir avec tant de générosité et d'amour. Car cette Montréalaise portait en elle la bonté comme un talisman. Donc en sortant de la station de métro, j'aperçus la «bienheureuse» béatifiée à Rome quelques heures plus tôt. Quelqu'un avait déposé une rose jaune dans sa main droite. C'était d'une rare poésie! Comme si le bronze, signé Raoul Hunter, était devenu vivant. Il suffisait d'un peu d'imaginaire pour deviner qu'il y avait du pain chaud, dans son panier. En femme devancière et avisée, elle s'était présentée là et elle prenait plaisir à consoler les pauvres et les quêteux du quartier en leur disant : «Patience, la soupe s'en vient...»

Par la magie du moment, j'ai senti une odeur savoureuse dans l'air ambiant. Il y avait là, près d'elle, un groupe de jeunes gens, subjugués, eux aussi, par la rose qu'une main diligente avait déposée, et qui, comme dans la chanson, reprenait silencieusement le refrain : «L'important, c'est la rose, je crois.»

Je m'empressai de serrer la main ouverte de Mère Gamelin et de lui dire tout haut «Chère Mère, les épreuves de toutes sortes firent votre grandeur. Continuez donc de nous enseigner la formule indéclassable de conjuguer le verbe «aimer» au présent de nos jours et de nos petites misères. Et ne cessez jamais d'être ce que vous serez toujours, dans la mémoire des montréalais reconnaissants».
Gilbert Lévesque
(Échos d’Émilie, Archives)

2012-07-30

Émilie Gamelin, femme de compassion

Une femme a jeté un long regard sur les souffrances de ses compatriotes et a multiplié sa présence, son appui, son action, pour leur permettre de croître ou de simplement vivre.
Dans les années 1830-1850, on ne peut soupçonner ce que la ville cache de souffrances multiples, de coeurs brisés. Une population indigente gémit en certains quartiers; des hommes, des femmes, des enfants même n'ont d'autres chances de survie que ce qu'on veut bien leur donner.
Cette femme, Émilie Tavernier-Gamelin s'est engagée d'un pas alerte sur la route des sans-pain, des sans-logis, des sans-voix. Elle a entendu leur appel, elle a voulu vivre pour eux et avec eux le reste de ses jours. Elle est née tout près d'eux et les a vus bien des fois frapper à la porte de sa demeure. Elle a grandi en apprenant à accueillir ceux et celles qui ont faim, qui connaissent la solitude et le manque d'amour.

Marie, Mère de compassion, s'est révélée à elle et, en femme courageuse, elle s'est engagée à sa suite, et comme laïque et comme religieuse, sur les voies d'une compassion agissante.
Maintes fois aussi alors qu'elle est devenue Soeur Émilie Gamelin, elle est entrée à l'église Notre-Dame et est venue frapper à la balustrade pour rappeler au Seigneur que ses pauvres n'avaient plus de pain. Ils sont là, dix, vingt, trente, qui attendent d'elle leur subsistance; elle a tout donné ce qu'elle possède et croit que Dieu-Providence prendra soin d'eux. Et Il le fit....
Il y a encore aujourd'hui de ces souffrants de la faim et de la solitude et il y des femmes fortes et compatissantes qui leur apportent un peu de soulagement... Savons-nous les reconnaître?
Inspiré du vidéo "FRUITS DE LA VIGNE"

2012-07-29

Louanges à la Vierge des Douleurs

Notre-Dame- des- Sept-Douleurs,
toi qui fus intimement liée à la mission de Jésus-Christ, ton Fils,
ce qui nous est source d'inspiration,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs,
toi qui as participé de façon spéciale à la mort et à la résurrection
de Jésus pour le salut de nous tous et de l'humanité entière,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame des- Sept-Douleurs,
toi qui fus la première à accueillir dans la foi, l'amour personnel
de Jésus et à partager ta compassion pour tous les humains,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame-des- Sept-Douleurs,
toi qui nous es un modèle de prière et d'abandon à la Providence,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs,
toi dont la confiance en l'amour de Dieu et ton espérance inébranlable
jusqu'au pied de la croix, nous enseignent à demeurer fermes dans
l'espérance et disponibles à l'esprit,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs,
toi qui as été un modèle de courage et de compassion pour la bienheureuse
Émilie Gamelin durant son oeuvre de charité,
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs,
nous avons comme mission de proclamer le mystère de ta compassion
Sois à jamais louée, aimée et remerciée!



Réflexion sur le Vierge des Douleurs:

http://www.sdssm.org/homelies_20072008/Jn19_25-27_20070915.pdf

Film de la Vierge des douleurs

2012-07-28

UNE FIGURE QUI ÉMERGE... Émilie Gamelin

Au début du 19e siècle, dans les années 1836-37, des années de trouble au Canada français, pendant que les hommes sont aux armes, que certains d’entre eux sont faits prisonniers, d’autres pendus en public ou bannis ou déportés, les femmes mènent un combat social, humanitaire et de généreuse bienfaisance. Parmi elles, une figure émerge, celle d’Émilie Tavernier Gamelin.

Mariée en 1823, mère de trois garçons qu’elle perd en peu d’années, veuve après 4 ans de mariage seulement! Ça fait beaucoup de morts en peu de temps !

Émilie se tourne alors vers la Vierge des Douleurs qui a connu la mort de son Fils au pied de la Croix. Désormais et de plus en plus clairement, c’est à soulager la souffrance des autres que Émilie va se consacrer. Elle s’occupe de l’idiot Dodais que son mari lui a légué en gage de leur amour, elle visite les pauvres et donne assistance aux besoins qu’elle rencontre.

La pauvreté sévit partout; les problèmes de mères abandonnées, de vieilles esseulées, amènent Émilie à ouvrir un refuge sur la rue St-Laurent, à Montréal, pour les femmes malades, âgées et pour d’autres, mendiantes, vagabondes. Elle s’implique personnellement mais aussi sollicite des dons auprès de ses amies de la société bourgeoise. La solidarité des femmes dépasse les appartenances, les opinions politiques, la langue ou la confession religieuse. Émilie prend aussi l’habitude d’aller visiter les prisonniers politiques à la prison Au Pied-du-Courant. Connue des gardiens de prison, elle peut apporter de la nourriture, des vêtements, des nouvelles des familles, des lettres.

Avec Émilie, nous avons besoin d’apprendre à aimer et à servir cette humanité souffrante en commençant par les plus pauvres, qu’ils soient prisonniers, enfants abandonnés, mères laissées seules ou vieillards oubliés. Émilie a fait de sa vie une vie offerte à l’amour et au service d’autrui. Elle a construit sa vie dans une époque tourmentée. Elle a drainé dans son sillage d’autres familles et c’est beaucoup grâce à elles que nos ancêtres ont repris le goût de vivre et ont levé la tête. Que leur mémoire renouvelle en nous l’espérance!

(André Beauchamp, extraits)

2012-07-17

LIBÉRER LE TRÉSOR


Quels parents n’ont pas dit un jour à leur enfant nouveau-né : ‘’Mon beau trésor’’!

Créatures de Dieu, tous les humains, de tout âge ou de toute condition SONT des trésors et PORTENT en eux des trésors d’amour à faire grandir en eux, de talents et d’aptitudes à développer, pour que le Monde soit plus beau et  la Terre  plus agréable à habiter.

Pourtant, dans nos communautés, nous rencontrons des personnes dont les trésors n’ont pas eu le privilège d’être reconnus. Pour ma part, je veux parler ici de personnes nées sourdes ou devenues sourdes dans le bas âge, de sorte que leurs trésors intérieurs ont été développés plus lentement : le langage plus difficile à acquérir, la communication plus limitée, les relations avec les autres presque impossibles à établir. Jusqu’à……..

Un jour, des personnes -comme L’Abbé Michel de l’Épée-, éducatrices de cœur et de profession, se sont donné la mission de ‘’libérer le trésor’’ que les enfants sourds devaient certainement porter en eux; mais par quelle clé ouvrir ce coffre précieux ?  Au milieu du 18e siècle, ce prêtre français, l'Abbé de l'Épée,  prit l’initiative d’ouvrir une école afin de développer les enfants sourds à partir de leur propre langage, celui des signes. Ce fut le début d’une longue aventure : de recherches, d’expériences, de méthodes diverses, de découvertes techniques, de possibilités d’apprentissage, autant en Europe que chez nous, en Amérique, et jusqu'à maintenant, au 21e siècle.

Émilie Gamelin, attentive à tous les besoins, fut sensible à la présence d’enfants sourds dans son entourage et permit à l’une de ses compagnes de Communauté, Albine Gadbois, d’aller passer un an à New-York pour se familiariser avec le langage des signes et avec des méthodes appropriées d’enseignement.

C’est peu à peu, au fil des ans et des siècles, grâce à une foi inébranlable en l’être humain, que se sont brisées les entraves et développées les richesses de toute une population spéciale de personnes apparemment dénudées de richesses et de talents.

LIBÉRER LE TRÉSOR, c’est aussi le nom d’une exposition que l’on peut visiter au Centre International des Sœurs de la Providence, en téléphonant au 514-334-9090.

Texte inspiré de la brochure LIBÉRER LE TRÉSOR, Les Sœurs de la Providence et l’éducation des filles sourdes.













2012-07-03

Émilie hier... Héritage, aujourd'hui


Émilie .... Hier

Celle qui est charitable...

pour les aliénés

Quand, en 1852, les Sœurs de la Providence ouvriront un  hospice d'aliénés à la ferme Saint-Isidore, de la Longue -Pointe. On y accueillera dix-sept patients et patientes dont huit venaient de l'Asile de la Providence. Depuis 1845, Mère Gamelin avait recueilli des malades mentaux dans la petite maison située dans l'enceinte du jardin de l'asile... La résidence avait été réaménagée pour héberger trois aliénés, un homme et deux femmes, confiés aux soins de sœur de l'Assomption (Catherine Brady)...     

Cette initiative de Mère Gamelin marque le début modeste de l'œuvre la plus considérable des Sœurs de la Providence. Après la mort de l'idiot Dodais, que lui avait confié son mari, Émilie avait toujours recueilli avec la plus profonde affection les malades mentaux qui lui étaient confiés. La médecine de l'époque, encore plus impuissante que celle d'aujourd'hui, ne réussissait guère à les soulager ou à les guérir. On devait le plus souvent se contenter de les interner et de les lier quand ils étaient violents et représentaient une menace pour eux-mêmes ou pour leur entourage. Mère Gamelin et ses filles vont tenter de suppléer à ces carences par la bonté, la douceur et  l'affection.

Lors de ses visites régulières à la prison, madame Gamelin avait l'habitude de s'arrêter auprès des "insensés" et leur apportait soins et affection. En endossant l'habit de religieuse, elle n'avait pas renoncé à ces visites. En 1846, le DR J.B.C. Tresler, médecin à la prison de Montréal, déplore alors la situation  pitoyable des malades qui se trouvent à la prison et souhaite qu'une institution religieuse les prenne en charge. Il signale à Mgr Bourget qui s'apprête à partir pour 1'Europe, que les frères de Saint-Jean de Dieu se spécialise dans le soin de ces malades. Il lui transmet aussi les données du dernier recensement: le Bas-Canada compte 950 idiots, 308 aliénés. L'évêque, qui avait  déjà projeté d'établir, dans son diocèse, deux maisons pour ces malades, une pour les hommes et une pour les femmes, visitera l'établissement des Frères à Lyon, le 11 décembre 1846...

Dans le Mandement qu'il adresse aux Sœurs de la Providence le 15 mai 1846, après sa deuxième visite pastorale, Mgr Bourget écrit: "Continuez avec zèle l'œuvre des insensés et n'oubliez rien pour améliorer le sort de ces infortunés." Il leur recommande de visiter la prison de l'Hôpital Général .... aussi souvent "qu'elles le pourront" en attendant de pouvoir réaliser l'œuvre plus importante qu'il entrevoit...

Les autorités religieuses ne sont pas les seules à s'alarmer de l'abandon des malades mentaux. "Depuis 1835, de nombreuses pressions sont faites par de hauts dignitaires, sans succès, pour ouvrir une maison à Montréal."

En 1849 le moment semblait venu de se consacrer "pour de bon",  aux œuvres si nécessaires des aliénés et des prisonniers. Mme Gamelin communique les grandes lignes de ce projet à Louis.-H. Lafontaine. Elle a besoin de l'aide financière du gouvernement pour le mettre à exécution. Les sœurs accepteraient de s'occuper des insensés, écrit-elle, si le gouvernement consentait à les aider à bâtir une maison sur leur terre de la Longue-Pointe.... Deux sœurs et un prêtre iront à "l'Hospice des Insensés" de Boston et à celui de Baltimore... en mai 1850. L'œuvre des  aliénés s'épanouira à la Longue-Pointe, (futur St-Jean-de-Dieu et futur L-H Lafontaine) après la mort de la fondatrice.

 Texte : Émilie Tavernier-Gamelin, par Denise Robillard, pp  217-219- 277-278

Pour des informations sur l'Hôpital Louis-H Lafontaine:

2012-06-12

FONDATION RONCALLI


L’année 2012 (octobre 1962), marque le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II par Jean XXIII.  Sa bonté, sa simplicité et son ouverture le font encore apprécier par tous les humains de bonne volonté et depuis, plusieurs paroisses, écoles, rues, parcs ont été placés sous le vocable du bon Pape Roncalli.

Plus tard, en 1974, suite à la vente de plusieurs de leurs écoles et hôpitaux, les Sœurs de la Providence ont établi la Fondation Internationale Roncalli pour prolonger leur action en faveur des pauvres, selon le charisme de leur fondatrice Émilie Gamelin, notamment pour appuyer des projets dans les pays sous développés.

Une autre Fondation du nom de leur Fondatrice a été mise sur pied par la Communauté, pour soutenir l’œuvre du Mont-Providence de Montréal, dont elle était propriétaire, en faveur des enfants déficients; le Mont-Providence est devenu, en 1969, l’Hôpital Rivière-des-Prairies, maintenant sous la gérance de personnes laïques.

Ainsi l'Héritage d'Émilie Gamelin se prolonge jusqu'à nos jours, de différentes façons: une dame distribue images et prières, au pied de son monument; un ami passe tous les jours devant sa statue et lui donne la main en lui demandant sa compassion envers des plus démunis.

Le Pape Roncalli et Émilie Gamelin, béatifiés tous les deux par Jean-Paul II, sont réunis dans la Lumière et nous convient dans le coeur de notre Père Providence.

Claude A. (texte adapté)




2012-06-10

QUI ÉTAIT ÉMILIE GAMELIN? (article traduit, paru dans THE GAZETTE le 22 mai 2012)


Enfants de la rue, itinérants, manifestants de toutes sortes, voilà la place Émilie Gamelin, un carré sombre avec un échiquier géant entre la rue Berri, le boulevard de Maisonneuve, la rue St-Hubert et la rue Ste-Catherine est.  L'espace extérieur est le point de ralliement d'où les marches nocturnes des étudiants en grève ont commencé il y a 14 semaines.

Qui était Emilie Gamelin et pourquoi cet endroit du centre-ville abritant manifestants et mendiants porte-t-il son nom?  Émilie Tavernier Gamelin (1800-1851) a perdu son mari et ses trois enfants à l'âge de 27 ans emportés par la maladie.  Riche et seule, elle s'est consacrée à des oeuvres de charité et en 1830 elle ouvre un refuge pour femmes âgées au coin des rues St-Laurent et Ste-Catherine.  En 1841, Émilie Gamelin achète une grande propriété là où se trouve actuellement la Place Emilie-Gamelin.

En 1843, l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, fonde un Institut religieux, les Soeurs de la Providence;  Émilie Gamelin était en charge de cet Institut.  Pendant plus de 120 ans les Soeurs de la Providence ont servi des millions de bols de soupe à l'Asile de la Providence, maison située sur le même quadrilatère jusqu'en 1964, date de la démolition pour la construction de la station de Métro Berr-Uquam.

Émilie Gamelin est morte du choléra en 1851, mais son oeuvre se poursuivit:  l'Asile des aliénés, Hôpital St-Jean-de-Dieu, devenu Hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine.  Les Soeurs de la Providence ont également géré une institution pour enfants, Mont Providence rebaptisé Hôpital Rivières-des-Prairies.

Émilie Gamelin fut béatifiée par le Vatican grâce à la guérison miraculeuse d'un jeune garçon de Joliette qui souffrait de leucémie dans les années 1980.

Après la démolition de l'Asile de la Providence, le site a servi de terrain de stationnement pendant environ trois décennies.  En 1993, la ville transforma ce même quadrilatère en une place publique qui sera rebaptisée en l'honneur d'Émilie Gamelin en 1996.  Durant cette même année, la ville prend des mesures sévères contre les jeunes de la rue et les sans-abris qui occupent l'endroit en imposant un couvre-feu après l'heure réglementaire et l'interdiction des chiens.

En 2000, les Soeurs de la Providence font don à la ville de la statue d'Émilie- Gamelin qui se trouve à l'entrée de la station de Métro Berri-Uquam, rue Ste-Catherine.

2012-06-06

L’ITINÉRAIRE FÊTE SES 18 ANS


Tout un ‘’itinéraire’’ qu’a parcouru ce journal de rue, même s’il reste beaucoup à faire pour promouvoir la justice sociale. Ce n’est encore qu’un début !

Nous allons continuer à développer notre magazine pour en faire un outil de réinsertion et de promotion de valeurs positives, pour améliorer notre monde. Nous voulons changer le monde, un lecteur à la fois.

Ce sont les individus, plus que les Gouvernements et les Sociétés, qui feront la différence. Une personne à la fois, une personne qui en influence une autre et qui réalise toute la force qu’il peut y avoir en un seul homme ou une seule femme, quand la justice est l’objectif final.

Serge L.
A sa façon et en son temps, Émilie Gamelin a travaillé à la promotion de la justice, dans son milieu, en faveur des femmes, des enfants, des démunis, des immigrants. Elle a changé le monde et son influence dure encore, nous n'avons pas fini d'approfondir son héritage.

BONNE FÊTE À L’ITINÉRAIRE

(Publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)

2012-05-31

Chapelet ou Couronne des Sept Douleurs de Marie


       Regardez et voyez s'il est une Douleurs semblable à la mienne (Lm 1,12)

Ce chapelet se dit en récitant sept sextaines, composées chacune d'un Pater et de sept Ave et en méditant les Sept Douleurs principales de la Très Sainte Vierge.

Au début, dire: Mon Dieu, je t'offre ce chapelet en l'honneur des Sept Douleurs principales de Marie, pour ta plus grande gloire, pour ma conversion et la conversion ou l'adhésion parfaite de tous les hommes de la terre à ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, notre Salut, et notre unique Voie pour aller en Toi avec le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. 1 Pater, 3 Ave

Entre chaque septaine, dire: Mère pleine de Miséricorde, gardez présentes à mon cœur les souffrances de Jésus dans sa Passion.

1re DOULEUR. — La Prophétie de Siméon. La Très Sainte Vierge ayant présenté son Fils unique au Temple, le saint vieillard Siméon lui dit: Cet Enfant sera en butte à la contradiction; et vous-même, un glaive transpercera votre âme. Par ces paroles, il lui annonce la Passion et la Mort de Jésus-Christ Notre-Seigneur. 1 Pater, 7 Ave.

2e DOULEUR — La Fuite en Égypte. La Très Sainte Vierge est obligée de fuir en Égypte, pour soustraire l'Enfant Jésus à la persécution du cruel Hérode, qui le cherche pour le mettre à mort. 1 Pater, 7 Ave.

 3e DOULEUR — La Perte de l'Enfant Jésus. La Très Sainte Vierge, au retour des fêtes de Pâque, ne trouve plus l'Enfant Jésus, et pendant trois jours entiers le cherche avec saint Joseph dans la plus grande affliction. 1 Pater, 7 Ave.

4e DOULEUR — La Rencontre de Jésus. La Très Sainte Vierge rencontre Jésus sur le chemin du Calvaire, et le voit portant sur ses épaules déchirées la lourde croix à laquelle il va être attaché pour notre salut. 1 Pater, 7 Ave.

 5e DOULEUR — Le Crucifiement de Jésus. La Très Sainte Vierge voit Jésus cloué à la croix, répandant son sang par toutes les plaies dont son corps est couvert et mourant enfin après trois heures de cruels tourments. 1 Pater, 7 Ave.

 6e DOULEUR — La Descente de Croix. La Très Sainte Vierge, après avoir vu le Cœur de son divin Fils percé de la lance, reçoit son corps inanimé sur ses genoux. 1 Pater, 7 Ave.

7e DOULEUR — La Sépulture de Jésus. La Très Sainte Vierge accompagne au tombeau le corps très saint de son Fils, et voit la lourde pierre roulée à l'entrée du sépulcre. 1 Pater, 7 Ave.

''Les Compagnons de Jésus et de Marie''

Film sur la Vierge des Douleurs

2012-05-24

LES 10 MESSAGES LES PLUS LUS, sur le blog d’Émilie :



1. Bienheureuse Émilie      1836 fois
2. Pour obtenir une faveur  960
3. Prière à la Providence    663
4. Une faveur à obtenir : Neuvaine 616
5. Sœur Émilie Tavernier-Gamelin  154
6. Le chapelet des 7 Douleurs        136
7. Émilie Gamelin et N.D. des Douleurs       115
8. Les amies d’Émilie                                  112
9. Mère Gamelin-Métro Berri-UQAM         98
10. Anniversaire du décès d’Émilie Gamelin  76

Invitation à lire ces messages plus bas et.... beaucoup d'autres

Bienvenue !



De Dodais à Louis-H. Lafontaine


M. Jean-Baptiste Gamelin, époux d’Émilie, avait légué à son décès, après 4 ans seulement d’union conjugale, tous ses biens à sa femme. Dans ce legs universel, il avait compris un don singulier,  Dodais,  un pauvre idiot dont il avait pris soin.


Ceux qui ont vu ce pauvre idiot attestent combien il était rebutant aux yeux de la nature. Impuissant à se rendre le moindre soin, ne pouvant que marmotter des sons confus et inintelligibles, il n'avait pas même conscience de son existence. 

Mme Gamelin accepta ce legs comme un présent de Dieu et un gage de son amour pour son époux. Elle logea convenablement le pauvre idiot dans une petite maison attenante à son jardin et pour s'assurer que rien ne manquerait à ses besoins, elle appela auprès de lui sa mère dont elle abritait du même coup l'indigence. Mme Gamelin visitait souvent son pensionnaire et lui prodiguait les soins de la charité la plus délicate. N'était-ce pas là comme l'humble et lointain commencement d'une œuvre qui devait prendre plus tard un si grand développement dans la communauté qu'elle allait fondée en 1843. (Hôpital St-Jean de Dieu-Louis-H Lafontaine).


Le ciel voulut récompenser un si touchant dévouement. Avant de mourir , l'idiot recouvra un instant assez de lucidité pour acquitter sa dette de reconnaissance envers sa bienfaitrice. Il lui dit d'une voix parfaitement intelligible: "Madame, je vous remercie de toutes vos bontés pour moi. Je vais mourir, je m'en vais au ciel; je prierai pour vous." Puis, montrant de sa main débile sa mère qui était à ses côtés , il ajouta, comme pour la lui recommander : "C'est ma mère!" Ce fait ne fut révélé qu'après le décès de Mère Gamelin. ("Vie de Mère Gamelin")


Très tôt, à l’Asile de la Providence, on doit aménager une salle baptisée Saint-Jean-de-Dieu, pour recevoir « les idiotes et les infirmes les plus pitoyables. » Les chroniques d’époque notent la « crainte qu’inspirait la vue de ces malheureuses ». Aussi, quand Mère Gamelin, devenue religieuse entre temps, décide en 1850 de faire un voyage à Baltimore, c’est pour y voir comment fonctionnent les établissements pour aliénés. Sa mort en 1851, n’arrêtera pas chez ses sœurs l’idée de poursuivre ici l’établissement d’une maison de ce genre.
Réf : « Un héritage de courage et d’amour 1873-1973 » publication officielle du Centenaire de l’Hôpital St-Jean-de-Dieu, » 


L’Hôpital Saint-Jean de Dieu
Fondé en 1873, l’Hôpital Saint-Jean de Dieu est issu d’une entente la Congrégation des Sœurs de la Providence et le gouvernement du Québec qui confie à la Congrégation le soin de vêtir, d’entretenir et de soigner les malades mentaux. Sœur Thérèse de Jésus (née Cléophée Têtu) est l’âme et la directrice de cette importante institution dans l’histoire de la santé au Québec.

Les Sœurs de la Providence ont déjà une longue expérience du travail auprès des malades mentaux. Mère Émilie Gamelin en a accueilli à l’Asile de la Providence dès 1845. En 1852, la ferme Saint-Isidore avait été aménagée pour recevoir 17 aliénés. En 1863, une annexe qu’on nomme Saint-Jean de Dieu est construite et ajoutée à un couvent des Sœurs situé dans l’Est de Montréal. La construction de l’Hôpital Saint-Jean de Dieu se fera sur le site de ce couvent à partir des années 1870.

En 1897, l’Hôpital Saint-Jean de Dieu devient une municipalité civile autonome ainsi qu’une paroisse canonique du diocèse de Montréal. On y retrouve 183 religieuses, 141 laïques, trois médecins, deux aumôniers et 1579 patients. La direction de l’Hôpital se tient à jour en visitant d’autres établissements analogues en Europe. À cette époque, le pourcentage de guérison tourne autour de 40 % par an.
Plusieurs écoles vont voir le jour à Saint-Jean de Dieu : école d’infirmières spécialisées en psychiatrie, d’infirmières-auxiliaires, école normale médico-pédagogique, école Émilie-Tavernier (destinée aux patients), école de technologie médicale, cours pour les préposées aux malades.
En 1975, soit après un peu plus 100 ans d’existence, l’Hôpital Saint-Jean de Dieu voit partir peu à peu les Sœurs de la Providence à la suite de la réorganisation de ses services. L’institution prend le nom de Hôpital Louis-H.-Lafontaine en 1976.

Pour en savoir plus :www.hlhl.qc.ca

http://www.sprovidencegamelin.com/faisons.html

2012-05-22

PRIÈRE À LA PROVIDENCE


O divine Providence, qui as mis au cœur de Mère Gamelin une charité compatissante envers toutes les misères, et qui lui as inspiré une vraie communion à la Vierge des Douleurs, daigne écouter nos prières. Glorifie au plus tôt ta fidèle servante Mère Gamelin; fais qu’à son exemple, nous soyons fidèles à la mission que tu nous confies; sensibilise nos cœurs à la souffrance humaine; mets en nos âmes le désir de travailler à te faire connaître ici-bas, et accorde-nous, si telle est ta Volonté, la faveur que nous sollicitons par son intercession. Amen

Gracieuseté de la Famille Shefteshy

2012-05-21

PATRIOTES ELLES AUSSI

La rébellion de 1837-39 est une page tragique de notre histoire. Tant d’hommes blessés, condamnés, tués pour leur seule exigence de la justice. Arrachés à leurs épouses, à leurs enfants. Julie Papineau, une des plus connues, de même que Henriette Cadieux .

MAIS QU’EN EST-IL DES AUTRES FEMMES ?

Certaines livrées à elles-mêmes, jetées à la rue, dénudées. Du jour au lendemain, elles n’ont plus rien : Esther St-Germain, Émilie Berthelot, Mme Benjamin Maynard, Esther Lanctôt, Julie Turcot.

Les femmes de patriotes avaient fort à faire, aussi leurs amies, des bénévoles, des âmes généreuses.

Parmi elles, MADAME ÉMILIE TAVERNIER, devenue par la suite MÈRE GAMELIN, au coeur attentif, au point que les patriotes la surnommeront leur bienfaitrice, puis L’ANGE DES PRISONNIERS. Grâce à la soupe qu'elle leur fournira tous les jours, elle leur permettra de survivre.

Pour sauver les hommes, les femmes étaient prêtes à tout. De nombreuses requêtes furent envoyées à John Colborne. Leur vie ne tenait à rien. Pour que l’insurrection cesse, il fallait donner l’exemple, pousser ‘les insoumis’ à la potence, sur la place publique. Pour surmonter l’inacceptable, les femmes n’avaient que la foi, la prière. Combien de neuvaines n’ont-elles pas faites. Certaines femmes, en silence, ont dû offrir leur vie pour sauver celle d’un fils, d’un époux, d’un père. Les femmes écoutaient, entièrement absorbées par les paroles de leurs hommes, les dernières qu’elles entendaient. Beaucoup d’entre elles ne se remarieront jamais et voueront toute leur vie un culte à ces êtres morts en héros.

Bien des mots n’ont pas besoin d’être ‘féminisés’ pour exister à part entière. Ainsi le mot PATRIOTE. Les rebelles de 1837-39 étaient aussi des femmes, DES PATRIOTES, avec un grand P.

Marie D. (Revue Madame)

2012-04-05

CHEMIN DE CROIX Jésus et Émilie

1re station : LE CÉNACLE

Comme les disciples partagent avec Jésus un dernier repas, au soir de sa vie,
Émilie obtient de son frère de pouvoir dresser une table, ‘la table du roi’, pour recevoir les démunis de son milieu et leur offrir quelque nourriture.
Donne-nous, Seigneur la compassion envers toute personne dans la souffrance. Amen.

2e station : LES FEMMES

En rencontrant des femmes sur le chemin de sa Passion, Jésus leur dit de ne pas pleurer sur elles-mêmes.
Émilie, après la mort de son époux et de ses trois enfants, ne reste pas là à pleurer, elle recueille chez elle des femmes âgées, infirmes et seules.
Donne-nous, Seigneur, de ne pas nous attrister sur nos problèmes, mais de regarder autour de nous pour découvrir les besoins du monde de notre temps. Amen

3e station : CHEZ PILATE
Jésus est jugé par Pilate qui le laisse aux mains de ses ennemis pour qu’il soit crucifié.
Émilie est jugée par son évêque qui lui fait parvenir une lettre de 22 griefs et la menace de la laisser à elle-même, avec son œuvre commencée et sa Communauté déjà fondée.
Donne-nous, Seigneur, l’humilité nécessaire pour affronter certains jugements de notre entourage. Amen

4e station : LA CROIX
Les bourreaux déposent, sur les épaules de Jésus, une lourde croix qui deviendra son lit de mort.
Émilie accepte le lourd poids des jugements des siens et se confie au Dieu Providence.
Donne-nous, Seigneur, la force dont nous avons besoin pour supporter les souffrances qui nous viennent parfois de nos proches. Amen.

5e station : MARIE
Marie est là debout au pied de la croix sur laquelle son Fils Jésus meurt et sauve le monde.
Émilie a maintes fois contemplé Marie debout dans sa souffrance et associée à la Mission de son Fils. Pour elle, Marie devient la Vierge des Douleurs, son modèle et son inspiration dans son action auprès des démunis, des orphelins, des immigrés, des prisonniers.
Donne-nous, Seigneur, la grâce d’une contemplation qui pousse à l’action et au service de toutes personnes. Amen

6e station : LA MORT
Jésus est condamné à mort pour s’être dit ‘Fils de Dieu’.
Émilie contracte une maladie mortelle pour s’être donnée, avec ses compagnes, au soin des étrangers migrant dans sa ville.
Donne-nous, Seigneur, de nous donner, au maximum de nos possibilités, pour des personnes dans le besoin, même si notre engagement n’est pas toujours reconnu. Amen

7e station : LA MISSION
Jésus sort du tombeau et apparaît, ressuscité, à Marie-Madeleine, à ses amis et leur confie la Mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.
Émilie revit et se prolonge en ses œuvres encore aujourd’hui, dans plusieurs régions du monde, dans sa Communauté, dans les associés et amis pour que la Bonne Nouvelle de l’Amour du Père Providence soit annoncé partout.
Donne-nous, Seigneur, la grâce de sortir de nos tombeaux, paresse, léthargie, indifférence, et d’aller, avec Marie, vers nos frères et sœurs pour leur annoncer l’Amour de ton Cœur pour le monde. Amen.

(Inspiré d'un chemin de croix, OMI, Québec


2012-03-29

Entretien aux Jeunes Patriotes du Québec (15 février 2012) suite...

 Implication de madame Gamelin à la prison "Au pied-du-Courant" , lors de la Rébellion de 1837-

On doit aussi à madame Gamelin, amie de la famille De Lorimier d’avoir rapporté de sa visite à la prison la veille de l’exécution, une lettre et le testament de monsieur De Lorimier. C’est ainsi que le testament fut conservé pour la postérité. (On dit que Mme Gamelin a passé la nuit à prier avec Mme Delorimier).

Pour madame Gamelin, la fin des troubles ne marque pas la fin de la visite aux prisonniers. Elle continue d’apporter les ressources de son cœur et de sa générosité à ceux qui attendront près d’un an l’heure de s’embarquer pour l’exil.

Je termine cette période par le témoignage de Joseph-Jean Girouard, notaire à Saint-Benoit des Deux-Montagnes, ex-député et ex-détenu politique. Il tint à faire, en 1841, une visite de reconnaissance au refuge de madame Gamelin, la visiteuse inoubliée des mauvais jours. Il en résulta une longue lettre à sa femme, qui fit à l’époque son tour de presse, et dont nous citons les extraits significatifs :

(…) Il y avait longtemps que je désirais aller voir Mme Gamelin. La reconnaissance m’en faisait un devoir après toutes les peines que cette bonne dame s’étaient données pour secourir les pauvres prisonniers, et cela dans un temps où un pouvoir farouche faisait, pour ainsi dire, un crime de l’humanité et de la bienfaisance. Dans ces temps malheureux, les femmes seules se montrèrent au-dessus des circonstances et soutinrent un courage que le sombre destin voulait entièrement abattre…

Ce qui émeut maintenant l’ardent Girouard, ce sont moins les prisons de ’37-38, que l’œuvre admirable de Madame Gamelin envers ses vieilles abandonnées de la rue Sainte-Catherine:...

.... Venez avec moi, dit-il, chez Madame Gamelin voir la charité en action(…).Ici c’est l’humanité dans sa décrépitude, dans son état le plus déplorable(…).Une trentaine de vieilles femmes qui seraient peut-être mortes de misère ou faute de soins, ont trouvé là un refuge contre la pauvreté, un asile de paix et de consolation (…).

En 1843, l'évêque de Montréal, voulant perpétuer l'œuvre à laquelle la charitable Madame Gamelin se dévoue depuis 15 ans, décide de fonder une communauté, Émilie seconde le dessein de son évêque et elle est parmi les 7 premières fondatrices.

Mère Gamelin continue de se donner sans compter. Son œuvre ne cesse de grandir: soin des personnes âgées et infirmes, des malades, des immigrés, des sourdes, des orphelines, des handicapés mentaux.


Mère Gamelin ne vivra que 7 ans en communauté. Le 23 septembre 1851, elle meurt du choléra après 12 heures de maladie.


Aujourd'hui, la communauté internationale, est répandue au Canada, aux États-Unis, au Chili, en Argentine, au Cameroun, en Haïti, en Égypte, aux Philippines, et au Salvador.

Références :
Nadeau Eugène, La femme au cœur attentif, Éditions Providence Montréal 1969
Robillard Denise, Émilie Tavernier Gamelin, Édition du Méridien 1988


(Courts extraits d'un entretien aux Jeunes Patriotes (février 2012) par une sœur de la Providence, soeur Madeleine Coutu)
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2012-03-26

NOUS AIMONS NOUS RASSEMBLER


(Chant sur l’air de ‘Une boîte à chanson'

en Hommage à Émilie Gamelin)


1. Nous venons te louer

Nous venons t’acclamer

Aujourd’hui quelle chance!

Nous t’oublions souvent

Ça peut être le temps

Ou bien la négligence.


Refrain : Oui, nous aimons nous rassembler

Dans ta maison

Où nous pouvons chanter ton nom

A l’unisson. (bis)


2. Nous venons jusqu’à toi

Et tu viens jusqu’à nous

En cet anniversaire!

Ton souvenir très cher

Ravive en tous nos cœurs

Le désir de ton ardeur.


3. Puisse ta charité

Toujours nous inspirer

Au-delà de nos rêves!

Quand demain nous irons

Dans le feu de l’action

Vers chacun de nos frères.







2012-03-21

Entretien aux JEUNES PATRIOTES DU QUÉBEC

15 FÉVRIER 2012 Place Dupuis, au Pub de la Place, 1475, rue St-Hubert, Montréal

Comme à chaque année, Les Jeunes Patriotes veulent honorer les Dames Patriotes et spécifiquement Émilie Gamelin en invitant une soeur de la Providence à leur parler d'Émilie et en déposant une gerbe de fleurs à son monument de la station Berri Uquam . Voici quelques courts extraits de l'entretien de soeur Madeleine Coutu.

Cadette d'une famille de quinze enfants, Émilie Tavernier naît à Montréal, le 19 février 1800, sur un terrain qui a nom "Terre Providence" et propriété des Sœurs de l'Hôtel-Dieu. La maman Tavernier l'initie très tôt à l'amour du pauvre.

Émilie émerge de son entourage par ses bonnes manières affables, sa jovialité, mais surtout par sa grande disponibilité. On la retrouve à 18 ans, tenant maison chez son frère veuf, et à 21 ans à Québec chez sa cousine. Émilie a demandé à son frère de pouvoir recevoir un pauvre à une table réservée pour lui, table qu'on a appellera "Table du Roi".

A 23 ans, Émilie contracte mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, dans l'église paroissiale Notre-Dame. Ils seront maintenant deux pour soulager les miséreux car l'époux est animé du même désir, et la pauvreté est grande autour d'eux. En l'espace de 4 ans de 1823 à 1827, Émilie verra naître et mourir ses trois enfants ainsi que son mari. Les pauvres seront ensuite sa grande famille. Trois fois, elle déménagera pour pouvoir recueillir chez elle un plus grand nombre de vieilles infirmes.
Pour Madame Gamelin, visiter les prisonniers politiques, c’était continuer ce qu’elle faisait déjà pour les femmes prisonnières et les malades mentaux.

Le 16 novembre 1837, 26 mandats d’arrestation sont émis à Montréal. Madame Gamelin apprend que son frère François Tavernier est du nombre. Il sera libéré lors de l’amnistie du 8 juillet 1838 moyennant une caution de 1000 livres. Il poursuivra son engagement politique et sera de nouveau emprisonné le 24 décembre 1838.
C’est le shérif qui empêche les visites aux prisonniers, avait écrit le notaire Girouard à sa femme, le 21 mai 1838. Il se montra inflexible et refusa d’autoriser les visites sauf à madame Gamelin. Le notaire confirme … « que des dames charitables de Montréal ont la permission d’apporter de la soupe aux pauvres prisonniers ». Le régime carcéral était austère. Sans ces visites et ces secours, les prisonniers n’auraient eu « que du pain pour toute nourriture » précisent certains prisonniers.

Il écrit encore …« Ceux qui se trouvaient dans la pénurie, ne devaient les moyens d’adoucir l’amertume de leurs privations qu’à des secours obtenus des citoyens, surtout par les soins d’un nombre de Dames de Montréal dont la conduite au-dessus de tout éloge, en particulier Mmes Gamelin et Gauvin, qui recueillaient ces produits de la charité, qu’elles venaient distribuer plusieurs fois par semaine, aux habitants de ce séjour de douleur. »

La nouvelle se répand vite. Madame Gamelin, qui compte des amis et des alliés dans tous les partis, n’hésite pas à se faire la messagère des familles et des prisonniers et remet aux uns et aux autres les lettres et les colis qui lui sont confiés. Dans la ville, on la surnomme « l’ange des prisonniers politiques ».  Des témoignages de plus en plus nombreux viendront confirmer l’importance de son action.
Le 7 novembre 1838, madame Gamelin se présente comme d’habitude à la prison « avec des paroles de consolation sur les lèvres et de bonnes provisions dans ses mains. Elle prie avec les prisonniers, leur fait une lecture spirituelle et distribue avant de partir des images de Notre-Dame-de-la-Délivrance. Léandre Ducharme, un commis de Montréal âgé de 21 ans, conservera précieusement cette image durant son exil en Australie et la rapportera à son retour aux Sœurs de la Providence.
(À suivre)

2012-03-06

RECONNAISSANCE À ÉMILIE

- J'ai beaucoup demandé à la Bienheureuse Émilie de me guérir de ma tendance à l'alcoolisme; je suis heureuse de dire que présentement, je suis complètement guérie. Grand merci!
D.T.M. Montréal, Qc

- Je veux remercier Mère Gamelin de sa grande protection envers notre famille.  Le Seigneur a rappelé à Lui nos deux parents en cinq mois; même si cela a été très difficile, nous avons la consolation d'avoir vu nos parents vivre de belles années ensemble, 68 ans de mariage heureux; ils s'aimaient et ils furent des parents extraordinaires.  C.C. Sherbrooke, Qc

- Je remercie Mère Gamelin à qui nous avions confié le succès de ma grossesse qui s'avérait difficile.  Je suis heureuse de dire que ma fille est née en santé et que je lui ai donné le nom d'Émilie.  En reconnaissance, nous, les heureux parents, sommes devenus Associée et Associé Providence. T.J. de Port-au-Prince

(Échos d'Émilie, février 2012)

pour demander des prières: heritage1843@yahoo.ca

Émilie , tu parles à notre coeur

2012-02-29

Visite à la Place Émilie-Gamelin - Présence Compassion

« Le 19 mai 2011, nous, la communauté internationale de formation initiale des Sœurs de la Providence, avons effectué une visite au centre-ville de Montréal, précisément à la place Émilie-Gamelin, où nous avons rencontré les membres d'un organisme appelé « Présence Compassion ». Nous avons été émerveillées par la présentation de Daniel Paradis, responsable dudit organisme, secondé par son adjoint Gilles Langlois. Nous avons été touchées par Daniel Paradis qui, dès l'âge de 4 ans, s'est montré très compatissant envers les pauvres. Il nous a expliqué par le menu les objectifs fondamentaux de cet organisme : « En réalité, les gens de la rue à Montréal n'ont pas tant faim de nourriture mais plutôt d'écoute, d'attention, d'affection, bref de compassion ». Grande fut notre satisfaction de savoir qu'une dizaine de personnes veillent bénévolement au bon fonctionnement de cette œuvre charitable sans but lucratif et ont pour préoccupation première de redonner à la personne sa dignité humaine.

Par la suite nous sommes descendues dans la rue accompagnées de deux bénévoles (Sœur Annette Coutu, s.p. et Louise Mercier) qui ont servi de lien entre les personnes de la rue et nous. Sincèrement, il n'a pas été facile de toucher du doigt cette triste réalité. Nous nous sommes senties poussées à réagir d'une façon concrète. Être témoin d'une telle situation nous a amenées à nous questionner sur ce défi de charité dont l'invitation se fait pressante. Heureusement le témoignage de Louise nous a apporté une grande consolation du fait qu'elle a été, elle-même, dans la rue, et qu'un jour elle a accepté de prendre une main généreuse qui lui a été tendue; aujourd'hui elle est capable, à son tour, de servir passionnément ces personnes pour qui elle a beaucoup d'affection.


Toute notre reconnaissance aux âmes généreuses qui se dévouent activement à la pratique de la charité compatissante envers les personnes dans le besoin. Merci beaucoup. »

Pris sur le Site: http://www.providenceintl.org/

Le 19 juin 2018, les Sœurs de la Providence se joignaient aux visiteurs de la Place Émilie Gamelin pour célébrer le 175e anniversaire de leur Fondation. Pour la circonstance, de nombreux ami(e)s: pauvres, novices, grand public, une invitée de marque: l'artiste Nathalie Choquette  se sont regroupé(e)s pour le "Temps d'une Soupe".
Voici quelques photos souvenirs:

2012-02-24

Documents où il est question d'Émilie Gamelin

Archives des Sœurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin. Canada,
ANQ-M, CE1-51, 20 févr. 1800, 4 juin 1823, 4 oct. 1827, 24 sept. 1851 ; CN1-134, 4 juin 1823.— Arch. des Soeurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin, A3.1 ; A3.5 ; A3.7.— Canada, prov. du, Statuts, 1841, chap. 67.
Mélanges religieux, 30 sept. 1851.
F.-M. Bibaud, le Panthéon canadien (A. et V. Bibaud ; 1891), 102.
- [Thérèse Frigon, dite] sœur Paul-du-Sauveur, « Essai de bio-bibliographie de la révérende mère Gamelin, fondatrice des Filles de la charité servantes des pauvres dites Sœurs de la Providence » (thèse de bibliothéconomie, univ. de Montréal, 1958), 1–22.
— [L.-A. Huguet-Latour], Annuaire de Ville-Marie, origine, utilité et progrès des institutions catholiques de Montréal [...] (2 vol., Montréal, 1863–1882), 1 : 70–82.
— Le Jeune, Dictionnaire, 1 : 685–686.
— [J.-P.] Archambault, Sur les pas de Marthe et de Marie : congrégation de femmes au Canada français (Montréal, 1929), 93–99.
— [M.-J.-L. Blanchard, dite mère Marie-Antoinette], l’Institut de la Providence : histoire des Filles de la charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (6 vol., Montréal, 1925–1940), 1–2 ; 4 ; Notes historiques, 1799–1893, Sœurs de la Providence (Montréal, 1922), 61.
— Gustave Bourassa, Madame Gamelin et les Origines de la Providence (Montréal, 1892), 15, 56–57.
— M.-C. Daveluy, l’Orphelinat catholique de Montréal (18321932) (Montréal, 1933), 24–28, 314–316.
— N.-E. Dionne, Serviteurs et Servantes de Dieu en Canada : quarante biographies (Québec, 1904), 212–219.
— [M.-L. Duchaîne, dite sœur Jean-Baptiste], Biographies de la mère Gamelin et de ses six compagnes fondatrices de l’institut des Filles de charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (Montréal, 1918), 11–56.
— Henri Giroux, Une héroïne du Canada : madame Gamelin et ses oeuvres (Montréal, 1885), 14s., 17s., 21–23.
— Maurice Hudon-Beaulieu, Mère Gamelin (Montréal, 1942), 6–27.
Mitri, A, O.M.I. - Mère Gamelin et sa Cause de Béatification, Montréal, 1978, 16 p.
- Mère Gamelin: une femme de compassion, 1984, 80 p.


Nadeau, Eugène, O.M.I. La femme au cœur attentif: Mère Gamelin, Montréal, Sœurs de la Providence,1969
— Pouliot, Mgr Bourget et son temps, 2 : 86–109.
— Irène Richer, Un cœur qui bat : itinéraire spirituel de mère Gamelin (Montréal, 1978), 30, 39, 69, 78.
— [Rose-de-Lima Tessier, dite sœur Rose-de-Marie], Vie de mère Gamelin, fondatrice et première supérieure des Saurs de la charité de la Providence (Montréal, 1900), 7–10, 12–19, 24–25, 28, 30, 32, 91, 100, 102.
— Léon Trépanier, On veut savoir (4 vol., Montréal, 1960–1962), 2 : 179–180.
— É.-J.[-A.] Auclair, « le Centenaire des Sœurs de la Providence », la Voix nationale (Saint-Justin, Québec), 17 (1943) : 12–13.
— Madeleine Durand, « Mère Gamelin et le service social », SCHÉC Rapport, 28 (1961) : 11–18.
— É.-Z. Massicotte, « le Refuge des filles repenties à Montréal », BRH, 46 (1940) : 373–377.
- Dubuc, Jean-Guy. Mère Émilie Gamelin: La meilleure amie des pauvres, 1999 (pour enfants)
- Robillard, Denise. Emilie Tavernier-Gamelin, Montréal, Éditions du Meridien, 1992

2012-02-15

RENDEZ-VOUS AVEC LA NATION SIKSIKA - ALBERTA

Thelma était une Associée Providence passionnée.  Son amour pour les membres de la nation Siksika était authentique et sincère.  Son récent décès fut une grande perte surtout pour les femmes de la réserve.  Thelma était devenue un visage familier sur la réserve où habitaient aussi des Soeurs de la Providence.  Elle construisait des liens de confiance et de bons rapports avec les autochtones tout en absorbant le charisme, la spiritualité et la bonté de Soeur Celine qui oeuvrait aussi sur cette réserve.  Sans s'en rendre compte, Thelma vivait déjà le charisme et la mission de la Bienheureuse Emilie Gamelin.  Elle a graduellement remplacé Soeur Celine qui est tombée malade.  Les gens de Siksika lui ont vraiment démontré leur appréciation et leur gratitude pour sa force, son soutien, sa patience et sa compréhension et pour les avoir encouragés, sans jamais les juger, à persévérer dans leur vie de prière et de spiritualité.

"L'Amour du Christ nous presse", devise des Soeurs de la Providence, était la mission que Thelma a vécue jusqu'à la fin.

(Extrait:  Bulletin des Associé(e)s Providence)

2012-02-05

INTENTIONS DE PRIÈRES

Bonjour à toi qui veux demander aux amis(es) d'Émilie de PRIER à tes intentions.
Tu n'as qu'à cliquer sur Commentaires (en bas de cette boîte) et inscrire tes demandes à ta façon ou encore nous envoyer un courriel à l'adresse suivante:
mlarche@netcourrier.com

Nous les PUBLIERONS ici sur le site et nous engageons à penser à vous dans nos prières.
Bienvenue

Si tu le désires, tu peux utiliser des prières chères à Emilie. Voir plus bas.
==================
1. Je confie à vos prières une situation très difficile afin que l'Esprit-Saint nous éclaire, merci.


2. Je confie à votre prière une jeune fille qui recherche la vérité, elle désire connaître l'amour, afin que le Seigneur l'éclaire et lui donne de la patience, de l'espérance et comble son coeur à la façon de la Providence, merci.
3. Je confie à vos prières un jeune garçon qui cherche un sens à sa vie afin que le Seigneur l'éclaire. Merci beaucoup. J'ai confiance.


4. Je vous recommande des personnes qui doivent mener présentement le combat de la maladie : Céline, Serge, Lucille T et son neveu Daniel, aussi Blanche. Merci de les confier à Emilie.
5. Voici une demande qui mérite bien notre attention et nos prières. L'emploi est un domaine cher à Émilie

Je confie ma personne a vos prières, je suis en recherche d’emploi et j’aurai grand besoin que Sainte Mère Gamelin intercède pour moi afin que le Saint Esprit me guide au bon endroit.
Je suis une bonne personne et nous attendons un petit garcon tout neuf dans les jours qui viennent.
Grand merci.

Patrick G.
6- Je recommande à vos précieuses prières un membre de notre communauté virtuelle, Lucille, qui subira une délicate opération au visage suite à un cancer. Elle a une grande confiance à Emilie. Elle a besoin de notre support.
7- Je vous confie ma tante Françoise qui souffre d'un cancer et aussi un collègue, franc-maçon, qui me persécute depuis 3 ans. Merci.
Marie-Pierre
8- J'ai une intention qui me tient fort à coeur et que je renouvelle à chaque anniversaire. Le 5 décembre 1990, décédait mon fiancé d'une rupture d'anévrisme, il avait 24 ans. L'amour qu'il avait dans le coeur le poussait toujours à aider son prochain. Pourriez-vous prier pour lui.
Dominique

Pour toutes demandes de prière par l'intercession d'Émilie Gamelin :
heritage1843@yahoo.ca

2012-01-21

DÉCOUVRIR L’HÉRITAGE D’ÉMILIE

En approfondissant toujours davantage la vie d’Émilie Gamelin, nous nous approchons d’une autre partie de son héritage : l’éducation aux personnes atteintes de surdité.

Au cours des premiers mois de l’année 1851 – qui sera la dernière pour Émilie – elle aura l’occasion de jeter les bases de sa dernière œuvre, celle de l’éducation aux sourdes-muettes.

« Dans les maisons qui existaient déjà, on comptait des sourdes, des muettes et des aveugles, parmi les femmes qui étaient hébergées, mais on ne savait comment les éduquer pour leur permettre de communiquer. »

Dès qu’elle apprend qu’un prêtre, l’Abbé Charles-Henri Lagorce, dirige une classe de garçons sourds, à Montréal, Mère Gamelin ouvre une salle pour filles sourdes et autorise une de ses compagnes, Sœur Gadebois, à suivre les leçons du prêtre pour en faire profiter les handicapées regroupées à l’Asile de la Providence.

Sœur Gadebois a d’abord deux jeunes filles comme élèves : Marguerite Hanley et Georgina Lavallée et elle enseigne selon les méthodes apprises de l’Abbé Lagorce. Avec l’approbation de Mère Gamelin, elle fait venir des livres d’Europe et réussit à enseigner à lire, à écrire et à prier. Les succès font que Mère Gamelin lui adjoint bientôt une compagne pour ses élèves maintenant au nombre de cinq.

Mgr Bourget reconnaît officiellement, en date du 19 février 1851, l’éducation auprès des sourdes comme une «œuvre propre à l’Institut». A la fin de 1851, les jeunes filles sourdes sont au nombre de dix. Après la mort de Mère Gamelin, l’œuvre connaîtra un essor extraordinaire.

Extraits de Émilie Tavernier-Gamelin, Denise Robillard, 1988

Dès 1864, une maison sera construite, rue Saint-Denis, Montréal, pour accueillir les jeunes filles sourdes
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2012-01-17

DES GESTES DE PROVIDENCE

Un homme tomba aux mains des brigands et fut roué de coups. Un Samaritain arriva près de lui. (Évangile de Luc)

Monsieur Jean-Baptiste Gamelin fut un jour assailli par un malfaiteur. Roué  de coups, c'en  était  fait de lui si, par ses cris, un pauvre idiot n’alerte des gens qui se portèrent à son secours. (Dodais fut une providence pour M. Gamelin.)

Un Samaritain le vit et fut touché de compassion, il s’approcha de l’homme et le conduisit à l’hôtellerie et prit soin de lui.

M. Gamelin prit soin du pauvre Dodais, il le reçut chez lui et l’entoura de toute sa sollicitude.
(M. Gamelin a été une providence pour Dodais.).

Le Samaritain, touché de compassion, tira deux deniers, les donna à l’hôtelier en disant : «Aie soin de lui…»

M. Gamelin, dans ses derniers jours dit à Émilie, son épouse : «prends bien soin de lui en souvenir de moi et de notre amour.» (Madame Gamelin a été une providence pour Dodais jusqu’à sa mort et la mort de sa mère).

Le Pain Providence