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2016-03-25

Émilie Gamelin et Notre-Dame des Douleurs

En ce Vendredi-Saint où la Vierge des Douleurs a suivi son fils portant sa croix, où elle a assisté debout au pied de la croix, à son crucifiement et où elle le reçu dans ses bras à sa descente de la croix, nous comprenons mieux ses douleurs atroces de mère. Une femme après elle et à son exemple , Émilie Tavernier Gamelin, s'est tenue debout au moment du décès de son époux et de ses trois enfants. Lisons un extrait d'un opuscule parut 25 ans après son décès où elle parle de sa dévotion à Notre-Dame des Douleurs:

"Elle"(Émilie Gamelin) trouve un charme particulier à parler de cette dévotion et elle aime à rappeler que son directeur spirituel (M. Saint-Pierre) lui a donné Notre-Dame des Sept-Douleurs comme seule consolation dans ses épreuves. Elle dit qu'elle a toujours regardé la Mère de la Compassion comme sa patronne et sa protectrice. Aussi, malgré les obstacles de tous genres, elle parvint, pour la première fois, à faire imprimer, dans notre ville, l'effigie du scapulaire de Notre-Dame des Sept-Douleurs. Sa dévotion à la Compassion de Marie est si bien connue, que le chanoine Hyacinthe Hudon, vicaire général, voyant en France un groupe représentant Notre-Dame des Sept-Douleurs, se rappelle aussitôt la dévotion de notre vénérée Mère. Il fait l'acquisition de cette pieuse représentation, l'expédie en Canada, afin qu'elle soit déposée dans l'Eglise de la Providence. Comment après ces exemples de cette pieuse Fondatrice ne pas aimer Notre-Dame des Sept-Douleurs, comment ne pas se confier en sa bonté maternelle?... Elle a trop protégé la mère pour ne pas protéger (ceux et celles) qui veulent marcher sur ses traces."

À visionner le vidéo suivant:

Film sur la Vierge des douleurs



2012-05-21

PATRIOTES ELLES AUSSI

La rébellion de 1837-39 est une page tragique de notre histoire. Tant d’hommes blessés, condamnés, tués pour leur seule exigence de la justice. Arrachés à leurs épouses, à leurs enfants. Julie Papineau, une des plus connues, de même que Henriette Cadieux .

MAIS QU’EN EST-IL DES AUTRES FEMMES ?

Certaines livrées à elles-mêmes, jetées à la rue, dénudées. Du jour au lendemain, elles n’ont plus rien : Esther St-Germain, Émilie Berthelot, Mme Benjamin Maynard, Esther Lanctôt, Julie Turcot.

Les femmes de patriotes avaient fort à faire, aussi leurs amies, des bénévoles, des âmes généreuses.

Parmi elles, MADAME ÉMILIE TAVERNIER, devenue par la suite MÈRE GAMELIN, au coeur attentif, au point que les patriotes la surnommeront leur bienfaitrice, puis L’ANGE DES PRISONNIERS. Grâce à la soupe qu'elle leur fournira tous les jours, elle leur permettra de survivre.

Pour sauver les hommes, les femmes étaient prêtes à tout. De nombreuses requêtes furent envoyées à John Colborne. Leur vie ne tenait à rien. Pour que l’insurrection cesse, il fallait donner l’exemple, pousser ‘les insoumis’ à la potence, sur la place publique. Pour surmonter l’inacceptable, les femmes n’avaient que la foi, la prière. Combien de neuvaines n’ont-elles pas faites. Certaines femmes, en silence, ont dû offrir leur vie pour sauver celle d’un fils, d’un époux, d’un père. Les femmes écoutaient, entièrement absorbées par les paroles de leurs hommes, les dernières qu’elles entendaient. Beaucoup d’entre elles ne se remarieront jamais et voueront toute leur vie un culte à ces êtres morts en héros.

Bien des mots n’ont pas besoin d’être ‘féminisés’ pour exister à part entière. Ainsi le mot PATRIOTE. Les rebelles de 1837-39 étaient aussi des femmes, DES PATRIOTES, avec un grand P.

Marie D. (Revue Madame)

2010-07-13

Émilie Gamelin, une femme-providence


Quand nous voulons réfléchir sur la Providence, il nous vient tout de suite à l’esprit des exemples de personnes qui, par leurs paroles, leurs actions et toute leur vie, nous parlent d’un Dieu qui est provident.

Les Ecri­tures, par exemple, débordent d'exemples de la Providence de Dieu, de ces personnes appelées à être des messagères de l'amour ardent de Dieu, un Dieu-avec-nous remué parfois si profondément qu’il en laisse jaillir consolation et réconfort.

Émilie Gamelin a été cette femme appelée à vivre sous l'enseigne Providence. Sa vie entière nous parle de la sollicitude fidèle de Dieu.

A chaque moment de vie, elle est en relation avec Dieu qui se communique à elle par les événements et les personnes. Elle est consciente de ses failles et de ses échecs, mais convaincue de pou­voir, à un moment de grâces, dépasser les limites même de sa nature. Elle a le courage de croire en la divine bonté appelée Dieu et elle sait que cette Providence divine enveloppera d'amour sa propre histoire.

La communion constante avec la divine présence devient la base et l'horizon de toutes ses expériences et de sa sécurité. C'est la lumière dans laquelle elle voit toutes choses, le point de référence avec lequel elle évalue les événements, les faits, les relations et les situations dans sa vie. La Providence, c'est le regard qu'elle porte continuellement sur le pauvre.

Lorsque la nuit est au degré le plus sombre, elle prend ses ‘’lunettes Providence’’ et elle demeure convaincue que la "Providence se lèvera avant le soleil’’. Parce qu'elle se sait aimée et objet de l'amour divin, elle agit avec grande confiance, ce qui lui permet d’apporter le calme et la paix aux personnes anxieuses qu'elle rencontre.

Émilie Gamelin se sent appelée par la Bonté divine à être cette bonté pour les autres, à aller là où d'autres ne peuvent aller, regardant et sentant ce que les autres ne peuvent voir et sentir.

Aujourd'hui comment cette Femme Providence nous parle-t-elle?
Quelle parole spéciale dit-elle à un monde inquiet et anxieux?
Quel trait de la face de Jésus révèle-t-elle à ceux qui la connaissent?


Son Hymne à la Providence

2009-07-19

SUPPLIQUE À MÈRE ÉMILIE GAMELIN

O noble Fondatrice,
Toi, Mère Gamelin,
Dans l'art du sacrifice,
Guide notre chemin.
Fais-nous aimer le pauvre,
Le faible et le souffrant,
Avec un coeur d'apôtre
Rempli de dévouement.

Comme toi et Marie,
Femmes de compassion,
Qu'au long de notre vie,
Nous passions à l'action.
Soyons la Providence
De tout déshérité;
Aidant toute souffrance
Au nom du Crucifié.
(E. Robillard, s.p.)

2008-10-06

Emilie parmi les paroissiens de Montréal

Emilie Gamelin est une figure de charité qui, après avoir été longtemps laissée dans l’ombre, est maintenant de plus en plus connue et aimée. A la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes au Centre-ville de Montréal, Emilie rayonne par sa présence.
En 1995, la Ville de Montréal accepte de rebaptiser le parc central « Place Emilie Gamelin », devenu au fil des ans, le refuge de nombreux itinérants, de jeunes de la rue et de toxicomanes.
Il semble que cet événement ait servi d’élément déclencheur à une prise de conscience de la place qu’Emilie a occupée pendant de nombreuses années et permis à la communauté paroissiale de renouer avec ses racines : aider les pauvres ( comme le raconte Monsieur Pierre Gosselin, premier responsable de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes) .
Aussi, une soupe populaire a été inaugurée au sous-sol de l’église, en souvenir de l’Oeuvre de la Soupe d’Emilie. Cette initiative se veut plus qu’un simple comptoir alimentaire mais un lieu où l’on peut briser la solitude et chercher l’énergie nécessaire pour s’en sortir.
Sous l’inspiration d’Emilie, un autre projet est né : Le Projet Compassion qui consiste à aller dans la rue, dans les parcs pour rencontrer les jeunes et les itinérants et aussi porter la communion aux malades.

En 2001, la paroisse a décidé de mieux connaître les dames charitables qui ont agi au Centre-ville de Montréal. Ils ont choisi trois figures à découvrir pour les trois ans à venir : la première était Emilie Gamelin; ainsi pour mieux faire connaître Emilie, furent organisées des visites au tombeau et au musée, des pèlerinages sur les pas d’Emilie. Madame Denise Robillard, auteure d’une excellente biographie d’Emilie, compte parmi les paroissiens; cette dernière leur a parlé plusieurs fois de cette femme qu’a été Emilie au cœur de Montréal. Emilie est devenue ainsi une familière, une amie, une protectrice.
A un tel point que le projet de découvrir deux autres pionnières a été oublié! La figure d’Emilie s’est donc imposée d’elle-même, la paroisse est « tombée en amour» avec elle, et c’est peut-être là le signe que sa présence est à la fois essentielle et naturelle dans ce quartier qui voit défiler toutes les misères.

Emilie est très présente à Notre-Dame-de-Lourdes : on la mentionne à toutes les messes et au chapelet. On y célèbre aussi sa fête liturgique en septembre, la fête de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, ainsi que la Fête des patriotes ( à cause de son engagement envers les prisonniers). Pour Monsieur Pierre Gosselin en particulier, elle est un modèle de laïque au service de l’Eglise et des besoins de son temps, est la preuve (par ses quinze années de charité comme laïque) que l’on peut « donner sa vie au bon Dieu » sans nécessairement être membre d’une congrégation religieuse. Émilie est une femme agissante qui continue son œuvre ( à travers les Sœurs de la Providence) et aussi par les travailleurs comme ceux de cette chapelle, animés par son esprit.
L.V.

2008-03-18

Émilie Gamelin et…. les Irlandais

En 1847, des milliers d’Irlandais chassés de leur pays par la famine, débarquent au Canada. Mais hélas! La traversée a été difficile et les conditions insalubres ont fait que le typhus a fait des ravages parmi les malheureux…

Bon nombre de religieuses et de prêtres se dévouent auprès des malades arrivés à Montréal.

 Émilie et plusieurs de ses compagnes se dévouent auprès d’eux si bien que plusieurs sœurs ont été frappées par le fléau. Le typhus risque d’emporter une à une les sœurs de la petite communauté naissante. On adresse alors des prières à la Mère des Douleurs lui demandant de les préserver et on fait brûler sept cierges dans la petite chapelle. La Vierge entend leur prière : les sœurs malades se rétablissent et peuvent reprendre leur tâche.

Mais le terrible fléau a fait des centaines d’orphelins et d’orphelines… et Émilie désire un vaste refuge pour recevoir tous ces enfants… C’est ainsi qu’est fondé l’Hospice Saint-Jérôme-Émilien pouvant recevoir plus de six cents d’entre eux C’est l’ancêtre de nombreux autres orphelinats
.(Inspiré de "Émilie Tavernier-Gamelin: Les grands moments de l'Église canadienne"Posted by Picasa