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2017-06-11

Remerciements à Émilie Gamelin toujours attentive à qui la prie..


Je remercie Mère Gamelin pour son aide dans l'acquisition d'une maison, ainsi que pour le succès de la naissance de notre belle petite fille. Maintenant je lui demande de continuer de veiller sur mes quatre enfants et mon conjoint. M.V., Lanoraie, QC

Je remercie la Providence qui par, Mère Gamelin, a accordé une grande grâce à ma famille, à savoir la naissance d'un garçon après que ma femme eut accouché de six filles. Merci à Émilie et je souhaite bientôt sa canonisation.  A.J., Cameroun, Afrique

Je veux exprimer ma gratitude pour les faveurs que notre bien-aimée Mère Gamelin m'a obtenues, et spécialement pour avoir veillé sur ma fille durant toute sa grossesse. Elle a donné naissance à une petite fille adorable et en santé.         V.R., Montréal, QC

Mon fils et sa conjointe ont eu la joie d'avoir un premier enfant en août dernier. Je les avais confiés à la bienheureuse Émilie. Tout s'est bien passé et l'enfant paraît toujours en bonne santé.  H.C., Louiseville, QC

Merci à Mère Gamelin qui a aidé mon petit-fils qui a dû vivre une séparation. G.L., Louiseville, QC

Merci du fond du cœur à Mère Gamelin pour le soutien que je reçois d'elle; je sens qu'elle veille sur moi et sur ma famille.L.J., Sept-lles, QC

J'ai un enfant handicapé et Mère Gamelin est présente en sa vie, je suis certaine, car il est très heureux dans sa manière de vivre. Je la remercie tous les jours.  M. A., Valleyfield, QC

Émilie m'accompagne sur mon chemin de vie. Je lui en suis très reconnaissante. Mme L.D., Verdun, QC

Voici une offrande pour remercier Mère Gamelin des faveurs qu'elle m'accorde; je sais qu'elle est là en tout temps et qu'elle m'entend. J'ai grande confiance en elle.   C.D., St-Barthélémy, QC

Merci Mère Gamelin; mon petit-fils a retrouvé le goût de vivre, après deux années de souffrances et d'inquiétudes.    G.L., Lachute, QC


Merci, Émilie, pour l'emploi obtenu :

Mon neveu a obtenu une bonne solution à un problème de travail, après l'avoir confié à Mère Gamelin. Voici mon offrande en reconnaissance.  J.C., Montréal, QC


2016-12-10

La vie d’Émillie…une transformation perpétuelle

Bien que le mot ne se retrouve guère dans le langage de son époque, Emilie Tavernier-Gamelin, cette première bienheureuse montréalaise, s'est laissée transformer par les événements, tout au long des diverses étapes de sa vie.

Orpheline de mère à l'âge de quatre ans, Émilie se voit transplantée chez une tante paternelle; elle doit s'adapter à un autre milieu de vie, à d'autres habitudes. Les deuils successifs déciment sa famille, mais l'amour du pauvre inculqué par sa mère reste bien ancré dans son cœur. Jeune fille, elle rêve de fonder un foyer bien à elle...

Le 4 juin 1823, Émilie Tavernier unira sa destinée à Jean-Baptiste Gamelin, reconnu pour son action charitable : « ils seront deux maintenant pour exercer la charité ».Trois enfants naissent de cette union; les deux premiers décèdent après trois mois d'existence; à son tour, le mari succombe le 1er octobre 1827, et son dernier enfant meurt, le 28 juillet 1828, avant d'atteindre ses deux ans.

Émilie voit son rêve s'anéantir... Elle reste seule, avec un jeune handicapé mental, légué par son mari qui lui devait la vie, alors que des bandits  l'avaient laissé à demi-mort. « Prends soin de lui en souvenir de notre amour». La voilà à un dur tournant de sa vie. Elle souffre, et se demande ce que veut le Seigneur. Elle va chercher réconfort chez songuide spirituel, Monsieur Bréguier dit St-Pierre, sulpicien, qui lui remet une image de la Vierge, seule au pied de  la croix, avant la mise au Tombeau de Jésus, et lui recommande d'aller prier et réfléchir.

Prière et contemplation transforment peu à peu la jeune veuve; elle décide de ne pas se remarier : « son mari, ses enfants, ce seront désormais les pauvres ». Elle va à la misère et son cœur est touché par les souffrances rencontrées : personnes âgées, seules, infirmes, malades. Elle ouvre sa maison, emploie les biens laissés par son mari pour trouver des refuges, s'entoure de bénévoles, de dames de charité, pour mieux servir ses protégées. Une autre forme de vie habite Émilie; les besoins se multiplient : victimes d'épidémies, prisonniers, prêtres âgés ou malades; elle se donne sans compter et travaille même à donner à son œuvre la stabilité en obtenant l'Incorporation civile. Elle poursuit son action charitable, assurée qu'elle est là où Dieu la veut.

Pourtant un autre événement vient bouleverser ses plans et sa vie. Mgr Bourget songe à assurer la perpétuité de l'œuvre de sa diocésaine en la confiant à une congrégation religieuse. Émilie collabore à la décision de son évêque et reste disponible à ce qui se prépare, sachant que « les voies de Dieu ne sont pas nos voies ». Aucunement attirée à la vie religieuse, le 2 février 1842, Émilie s'engage par un vœu privé à «continuer de servir les pauvres, tant que ses forces le lui permettront ».

Lorsque le projet de faire venir des Sœurs, de France, échoue, et que Mgr Bourget décide de fonder sa propre communauté religieuse canadienne, elle reste fidèle à son don; elle accepte de former les novices à l'œuvre qui lui échappe des mains, sans penser une minute à se joindre à cette communauté naissante.

Mais la grâce continue à agir en son âme... La transformation progresse toujours chez elle; Émilie perçoit un appel à se donner davantage; elle s'offre à Mgr Bourget pour prendre rang parmi les novices; il hésite, mais elle revient à la charge et finalement l'évêque « qui reconnaît en elle, la fondatrice dont il a besoin » accepte, et lui confie même un mandat : il l'envoie à Emmitsbur aux États-Unis, chez les Filles de la Charité pour visiter leurs œuvres et obtenir une copie de leurs Constitutions. Au lendemain de son retour, le 8 octobre 1843, elle prend l'habit des Filles de Charité Servante  des Pauvres.

La transformation de ses habitudes, de ses idées, de son genre de  vie se fait, non sans souffrances, sans heurts, sans larmes parfois mais dans son cœur elle sent la PAIX. Professe, le 29 mars 1844, élue supérieure le lendemain, elle se met entre les mains de Celui qui l'appelle au « toujours plus et au toujours mieux ». Sa foi, son humilité, sa patience, sa tolérance se renforcent au rythme des événements, des besoins qui se présentent, ou que son évêque Iui demande d'ajouter à ceux qui occupent ses journées.

Oui, son âme se transforme... et quand un jour, son évêque se fait incompréhensif et exigeant, malgré la blessure du cœur, elle voit encore la main de Dieu qui la transforme. FIAT! Une réponse des plus détachées, des plus humbles, à la lettre de reproches de son évêque, à qui elle offre même sa démission, rassure Mgr Bourget.

Mère Gamelin continue, au jour le jour, sa mission de providence dans le plus grand dévouement pour ses Sœurs et les œuvres de charité qui s'ajoutent... Alors qu'Émilie assiste les cholériques, e temps d'épidémie, le divin Maître, en ce 23 septembre 1851 l'accueille dans son Royaume : «J'ai eu faim, j'ai eu soif... viens entre dans la joie de ton maître ».
Docile à la transformation, que lui a demandée le Seigneur, el est prête pour recevoir la récompense promise.

Émilie, en ces temps où la Providence nous appelle à une transformation personnelle et communautaire, donne-nous, un peu de cet abandon et de cette foi qui t'ont fait réaliser une mission qui perdure au-delà du temps et des âges.
Providence de Dieu, nous vous remercions de tout! Echos d’Émilie, Volume38 no2 juin 2015
S. Yvette Demers, s.p., Vice-postulatrice


Cause Émilie Tavernier-Gamelin

2016-07-20

O DOUCE PROVIDENCE


Il y a les cantiques qui meurent et ceux qui demeurent. On trouve ici un des cantiques préférés de Mère Gamelin, qui est resté à l'honneur dans les "Providences" de la Communauté.

A la Maison mère notamment, ce chant soulève encore de puissantes vagues douces et nostalgiques comme celles de l'océan. Peut-être suffit-il de l'entendre pour l'aimer.
Il prolonge, en tout cas, les voix chevrotantes des vieilles que Mère Gamelin excellait à faire vibrer, aux heures lointaines de la fondation, quand il s'agissait de pacifier ses protégées, ou bien de loger un appel d'urgence au Père des pauvres.

Monseigneur Bourget appréciait cette joie chantante dans l'exercice de la charité ! Nul doute qu'il y fait allusion dans ces lignes qu'il consacre à la disparue en 1851: "Il faisait bon de la voir dans les salles, entourée de ses bonnes vieilles dont l'air serein et riant annonçait assez qu'en présence de leur mère, elles oubliaient leurs souffrances. Ayant eu le bonheur d'assister moi-même assez souvent â ce spectacle attendrissant, je ne puis refuser ici à la bienheureuse mémoire de la Mère Gamelin le témoignage de mes profondes émotions. Elles sont toutes restées gravées au fond de mon âme; et aujourd'hui qu'elle n'est plus, elles se réveillent plus vives que jamais..." 
(Mélanges Religieux, 10 octobre 1851).

Le Cantique "0 Douce Providence" (dont l'air primitif était celui de la chanson Partant pour la Syrie) a été publié dans un recueil de cantiques, qu'on trouve à Québec en 1819, sous la signature de l'abbé Jean-Denis Daulë).


Pour écouter le ''O Douce Providence'' cliquer ci-dessous:

http://heritagedemilie.blogspot.ca/2006/06/hymne-la-providence.html


A Montréal, Mère Gamelin l'immortalisa...
Extrait de: "La femme au coeur attentif par le R.P. Eugène Nadeau, o.m.i., p. 307

2016-02-18

Émilie Gamelin et la providence, en ce jour anniversaire

Émilie Tavernier naît le 19 février 1800 à Montréal, la dernière de 15 enfants dont 9 étaient déjà décédés à sa naissance. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de la ville de Montréal. Un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie, car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence’ ou ‘allons à la providence’ !
Toute jeune,  Émilie admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant, qui frappe à leur porte, repartir les mains vides. Émilie Gamelin a été cette femme appelée à vivre sous l'enseigne Providence. Sa vie entière nous parle de la sollicitude fidèle de Dieu.

A chaque moment de sa vie, elle est en relation avec Dieu qui se communique à elle par les événements et les personnes. Elle est consciente de ses failles et de ses échecs, mais convaincue de pouvoir, à un moment de grâce, dépasser les limites même de sa nature. Elle a le courage de croire en la divine bonté appelée Dieu et elle sait que cette Providence divine enveloppera d'amour sa propre histoire.

Sa communion constante avec la divine présence devient la base et l'horizon de toutes ses expériences et de sa sécurité. C'est la lumière dans laquelle elle voit toutes choses, le point de référence avec lequel elle évalue les événements, les faits, les relations et les situations dans sa vie. La Providence, c'est le regard qu'elle porte continuellement sur le pauvre.
Lorsque la nuit est au degré le plus sombre, elle prend ses ‘’lunettes Providence’’ et elle demeure convaincue que la "Providence se lèvera avant le soleil’’. Parce qu'elle se sait aimée et objet de l'amour divin, elle agit avec grande confiance, ce qui lui permet d’apporter le calme et la paix aux personnes anxieuses qu'elle rencontre.

Nous rendons hommage  à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.

Émilie Gamelin s’est sentie appelée par la Bonté divine à être cette bonté pour les autres, à aller là où d'autres ne peuvent aller, regardant et sentant ce que les autres ne peuvent voir et sentir.

Pour notre réflexion :  ’Aujourd'hui comment cette Femme Providence nous parle-t-elle? Quelle parole spéciale dit-elle à un monde inquiet et anxieux? Quel trait de la face de Jésus révèle-t-elle à ceux qui la connaissent?
Th.Dr.

2015-09-25

ÉMILIE EST PASSÉE...

Comme Jésus, dont on dit qu’il est passé en faisant le bien car il ne peut s’empêcher d’aller vers toute souffrance, Émilie, elle aussi, par sa vie et son œuvre a laissé passer Jésus pour faire le bien aux pauvres, aux malades, aux personnes qui sont seules, abandonnées. Toutes les œuvres d’amour qui sont sorties de son cœur témoignent qu’elle portait Dieu.

  L’histoire de la vie d’Émilie témoigne qu’elle était mue par un grand humanisme, mais surtout qu’il y avait en elle un amour de compassion qui lui faisait contempler la dignité qui habite tous les souffrants de la terre.

Cet humanisme et cet amour de compassion : deux pôles qui ont permis au Christ de dire son amour et d’être proche des enfants orphelins, des personnes âgées, des victimes du typhus, etc… en passant par Émilie.

Cette force en elle est encore vivante aujourd’hui.  Des merveilles de guérison, de compassion, de dévouement, d’amour se réalisent de nos jours, par la présence et l’intercession d’Émilie, celle qui a voulu se faire ‘la servante et l’amie des pauvres’.  Bien plus, nombreuses sont les personnes qui veulent la prendre pour modèle, alors son cheminement de vie devient leur cheminement, ses pieds sont leurs pieds;  Émilie marche où nous marchons, elle s’arrête où nous nous arrêtons, elle parle quand nous parlons. 

Émilie, continue de vivre dans nos vies,
 dans tous nos gestes de compassion.

Publié par Thérèse Dr.
Conférence du postulateur Fitzpatrick



2015-09-23

Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin


165ième anniversaire du décès d'Émilie:

Née à Montréal en 1800, Émilie Tavernier apprend de sa mère la confiance en Dieu-Providence. Au fil des épreuves que sont la mort de ses parents, de sa soeur, de deux de ses frères, puis celle de ses enfants et de son mari, Jean-Baptiste Gamelin, germe en son cœur une compassion profonde. Les itinérants, les orphelins, les sans-travail, les prisonniers, les sourds, les isolés, les malades, voilà sa famille. Émilie gagne des parentes et des amies à ses gestes de dévouement.  À la demande de Mgr Bourget, la Congrégation des Sœurs de la Providence est fondée en 1843. Engagée comme laïc, puis comme religieuse, Émilie Tavernier-Gamelin demeure un modèle pour notre temps parce que "des pauvres, il y en aura toujours parmi nous".


Extrait du Prions en Église : Messe de la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin (24 sept)

2015-09-03

Les pauvres avaient toujours de quoi manger, se vêtir et se loger...

Vie  de Mère Gamelin (chapitre 1V, pp. 33-34)

Son refuge, qui compta bientôt trente internes, constituait déjà, pour ses ressources, une œuvre considérable. Elle (Mme Gamelin) avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture et du vêtement. Que de fois, ne sachant où aller tendre la main, le cœur gros d’inquiétude, voyant ses pauvres sur le point de manquer de nourriture, elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces et tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain. Mais Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.

 Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.

Un jour d’hiver, entre autres, où elle venait d’acheter quelques cordons de bois, il ne lui restait pas un sou pour se procurer le dîner de sa maisonnée, qui avait mangé le matin même son dernier morceau de pain. En proie à la plus vive inquiétude, elle entra dans l’église Notre –Dame et,  se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes,  «Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien  à manger?» Puis elle se releva pleine de courage, sûre que le Dieu de l’Eucharistie avait entendu sa plainte. Essuyant ses larmes, elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle et lui dit: «N’êtes-vous pas cette dame Gamelin qui s’occupe des pauvres?» Et sur sa réponse affirmative, il lui remit un billet de vingt-cinq louis. Elle n’eut pas le temps de le remercier, il s’était déjà éloigné.
Qui se refuserait à voir dans ce fait une intervention extraordinaire de Dieu?
 Madame Gamelin conçut alors le projet de former une société de dames qui l’aideraient dans la visite des pauvres à domicile et dans les quêtes journalières que nécessitait le soutien de son asile. Elle jouissait de la  confiance générale. À ce moment, les critiques qui avait accueilli le commencement de son œuvre étaient tombées devant sa persévérance et son succès . On sentait qu’elle avait une mission providentielle à remplir.

Pain Providence p.38

2015-08-20

Mère Gamelin, femme d'espérance...


" Appuyée sur les mérites de mon Sauveur, je suis pleine d'espérance ". (retraite de 1848)

Émilie Tavernier, cadette d'une famille de quinze enfants, naît sur un terrain qui a nom " Terre Providence ", et dès son éveil, elle apprend de sa mère que le mot " Providence " veut dire : Dieu qui prend soin de ses créatures.

Orpheline de mère, dès l'âge de quatre ans, elle connaît la séparation de ses frères et de son unique sœur, puisqu'elle se voit transplantée dans un autre foyer, celui d'une tante paternelle. De nature sensible elle souffre, mais elle trouve réconfort dans le don d'elle-même aux autres... vertu héritée de sa mère.

Une espérance l'habite... Émilie rêve de fonder un foyer bien à elle, ce dont elle a été privée. A 23 ans, elle contracte mariage avec Jean-Baptiste Gamelin; ils forment un couple chrétien et heureux et trois enfants naissent de cette union.

Pourtant, la Providence a autre chose à lui proposer... Le projet de Dieu va bouleverser la vie d'Émilie. Voilà que son rêve s'évanouit avec le décès de ses deux premiers enfants, de son mari et de son troisième enfant. Désolée, mais non abattue, elle se tourne vers la Vierge de la Compassion et découvre que le Seigneur la prépare à une autre mission.

Sa vie prend une nouvelle orientation... Elle accepte dans la foi de vivre une espérance transformée. A cette époque les besoins sont grands à Montréal... elle découvre bientôt que " souffrir aide à compatir "; à l'avenir, son mari, ses enfants... ce seront toutes les misères humaines qu'elle rencontrera, elle s'y dévouera, assurée qu'elle collabore au plan de Dieu sur elle, Lui qui " semble la conduire par la main "... En tout abandon, elle s'en remet à Lui, assurée qu'elle est là où II la veut!

Un jour Émilie apprend que son évêque désire confier à une communauté religieuse française, l'œuvre de charité compatissante que sa " fidèle diocésaine " dirige depuis 15 ans. Elle l'assiste dans les préparatifs de leur venue, et lorsque Mgr Bourget lui annonce que " les Sœurs de France " ne viennent plus, elle le secondera dans sa décision de fonder une communauté canadienne. Son espérance lui fait découvrir que Dieu réaliserait, à sa façon, son plan sur elle et sur son œuvre...

Lorsque l'appel à prendre rang parmi les nouvelles Sœurs se fit sentir, Émilie y voit encore le projet de Dieu, elle devient Sœur Gamelin, sous l'habit des Sœurs de la Providence. " Pleine d'espérance et appuyée sur les mérites de son Sauveur ", elle restera debout comme la Vierge du Stabat, même lorsque les contradictions, les difficultés surgiront... assurée que " tout tourne au bien de ceux qui aiment Dieu ". Elle s'appuie sur la force de Dieu, sur sa Providence, sur sa miséricorde, pour poursuivre sa route sans regarder en arrière. C'est pourquoi, lorsque le 23 septembre 1851, le Seigneur l'appelle à Lui, elle se remet comme un simple instrument entre les mains du Père, de qui elle attend toute miséricorde.

Emilie née sur la " Terre Providence ", devenue Sœur de la Providence, pleine d'espérance, rend son âme à Dieu, dans la Maison de la Providence.

Soeur Thérèse Frigon, s.p. / Responsable du bureau de la Cause Émilie Gamelin

2015-07-30

Comme Émilie: compassion pour tous


·        Faire preuve de compassion : accompagner une personne dans l'écoute, le non-jugement, l'acception de ce que la personne vit. Lui donner espoir, lui aider à ce qu'elle trouve la sérénité. Prier pour elle et, si elle le désire, prier avec elle.

·  «Ne pas tomber dans la pitié : on limite alors la personne:« Elle fait donc pitié, elle ne 
s'en sortira jamais... »Comme si la personne n'avait pas intérieurement ce qu'il faut pour s'en sortir ou pour passer à travers l'épreuve qu'elle vit.

·        Croire à l'amour inconditionnel du Père Providence envers chacun de ses enfants : dans leurs limites de toutes sortes, dans leurs faiblesses, particulièrement lorsqu'il y a une dépendance à l'alcool, au jeu, etc.
·        Se rappeler également l'amour qu'Émilie et son mari ont eu pour  Dodais: les personnes avec de lourds handicaps, un handicap mental, de graves dépressions, la démence, les pertes cognitives... aux yeux de Dieu, il n'y a aucune différence et s'il y en a une, c'est qu'il aime peut-être un peu plus ces personnes tout comme il aime également les brebis perdues.


·        Une personne qui a compris que l'amour du plus petit passe par notre           présence est certainement   Jean Vanier.

2015-06-20

Liens entre la Parole de Dieu (Mt 6, 23-34) et la vie d’Émilie Gamelin

Tiré du PAIN PROVIDENCE : Mt 6, 25-34

Voyez combien l"Évangile selon St Matthieu s'applique parfaitement à la vie d'Émilie Gamelin, elle dont la confiance en la Providence a rendu si audacieuse au service des pauvres



Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que  mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. (v25)

-          « Elle avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture, et du vêtement ».

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain.(v34)

-          Elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces ou tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain.

Voyez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit. (v26)

-          Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.

Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. (v 32)


-          Se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? »

Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.(v33)

-          Elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle (Il lui demanda: ''Ëtes-vous cette dame Gamelin qui s'occupe des pauvres?''…) et lui remit un billet de vingt-cinq louis.



2014-03-20

Bienheureuse Émilie Tavernier Gamelin
(1800 -1851)
une femme éprouvée qui se fait compassion et providence


Notice biographique


                   Émilie Tavernier naît le 19 février 1800 à Montréal, la dernière  de quinze enfants. Elle admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant qui frappe à leur porte repartir les mains vides. À vingt-trois ans, Émilie fait un heureux mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, un pomiculteur de vingt- sept ans son aîné.   Les époux partagent un intérêt et un amour communs pour les pauvres. Ce bonheur ne durera que peu de temps. Les deux premiers de leurs trois enfants meurent, trois mois après leur naissance. Après seulement quatre années de mariage, Émilie perd ensuite son mari. Ce décès est suivi quelques mois plus tard, à l'été 1 828, de celui de son troisième enfant, alors âgé de vingt-et-un mois. En moins de cinq ans, Émilie avait tout perdu.

 Elle se sent appelée à manifester sa confiance en la Providence et à incarner la compassion de la Mère des douleurs en allant au-devant des plus nécessiteux. Les œuvres de charité deviennent une consolation à ses souffrances personnelles, qui prennent désormais un tout autre sens. Dès lors, elle consacre sa vie et met tous ses moyens au service des personnes âgées, des malades et des orphelines de l'épidémie de choléra (1832), 
des prisonniers de l'insurrection (1837-1838) et des  «aliénés », comme on appelle alors les personnes atteintes de maladie mentale.

Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, désirait fonder une communauté de sœurs canadiennes dans son diocèse. En 1843, avec l'évêque, Émilie Tavernier-Gamelin fonde la communauté des Sœurs de la Providence, alors désignée sous le nom de Filles de la Charité Servantes des Pauvres. L'année suivante, elle devient la première supérieure de la congrégation, à l'âge de quarante-quatre ans. Elle poursuit sa mission dans la vie religieuse jusqu'à sa mort, qui survient sept ans plus tard, le 23 septembre 1851.

Les derniers mots qu'elle adresse à ses sœurs sont : 
« Humilité, simplicité, chari... » (té). Les pauvres, les vulnérables et les laissés-pour-compte, à qui elle a consacré sa vie, sont le cœur même de la mission apostolique qu'elle a léguée aux Sœurs de la Providence. Elle a été proclamée bienheureuse le 7 octobre 2001 par Jean-Paul II.

Prière

Bienheureuse Émilie, tu avais un époux et des enfants qui faisaient ta joie. Comme Job, tu as tout perdu sans te perdre. Tu as guéri ton cœur blessé en donnant ta vie pour soulager les plus nécessiteux. Remplie de l'amour du Christ, tu es devenue modèle d'humilité, de simplicité et de charité. Maintenant que tu vis auprès du Père, prie pour nous afin qu'il nous soit donné d'ouvrir nos cœurs à la compassion et au dévouement au nom de jésus notre Sauveur.Tiré "Habités par sa Parole (Diocèse Saint-Jean-Longueuil (Novalis)

2014-03-01

ÉMILIE GAMELIN, une femme au cœur attentif

ÉMILIE GAMELIN, une femme au cœur attentif !  Mère des pauvres et des orphelins, une femme qui a su répondre aux besoins de son temps, en prenant souci d’abord et avant tout de la misère la plus misérable, en en faisant même une priorité dans son activité charitable; une femme qui a crié au monde que le Seigneur est Providence et qui a incarné cette Providence par toute sa vie, en compatissant vraiment aux misères humaines, compassion qu’elle a puisée au cœur même de la Vierge des Douleurs, de la Mère de la Compassion.

 Nous en avons la preuve dans ces quelques extraits des 226 lettres adressées au Saint-Père en faveur de la béatification de cette fondatrice qui a eu lieu le 7 octobre 2001, bientôt 10 ans :

 « Mère Gamelin est pour  nous un exemple de charité, d’humilité et de confiance en la Providence. Nos concitoyens, surtout les jeunes, ont besoin qu’on mette sous leurs yeux cet exemple et ce signe de l’amour de Dieu pour les pauvres. »


 « La cause de béatification me semble d’une grande actualité en raison de la mission et du charisme bien distinctifs de cette fondatrice et de sa Communauté : une mission qui veut révéler cette Providence de Dieu aux hommes, et un charisme de charité compatissante à l’endroit de toutes les misères humaines, spécialement les plus pauvres et les plus démunis. »

«  La vie de Mère Gamelin est un enseignement dont notre société a grand besoin, où il  y a un grand vide qu’il faut combler, et c’est l’exemple de ces femmes, comme Mère Gamelin, qui nous fait découvrir ce qu’il y a d’irremplaçable : la Providence et la charité. »

 « Mère Gamelin serait un modèle tout indiqué à ceux qui se portent au soulagement de la misère humaine : elle encouragerait au don de soi dans un désintéressement total, elle susciterait sûrement d’autres personnes généreuses à marcher dans les sillons tracés. »

 « Les réalisations de Mère Gamelin attestent une foi débordante et le sens du réel face aux nécessités du quotidien. Ses vertus, que d’aucuns qualifient d’héroïques, lui ont mérité la vénération de ses contemporains et de tous les malades et déshérités qui depuis 150 ans l’ont comme une dispensatrice de secours providentiels. »

2013-06-06

Providence: doigt de Dieu dans notre vie quotidienne...

En tant que personnes qui souscrivent aux valeurs Providence, nous avons le défi d’interpréter l’expression ''lire les signes des temps'' dans le sens d' essayer de voir le doigt de Dieu au centre de la vie et des événements du quotidien (P.Ron Rolheiser,omi).  Quelle chance pour nous que la Providence soit au cœur de notre spiritualité, au cœur de notre mission, au cœur de notre vie! Nous sommes appelées à vivre la Providence comme un Mystère sacré présent avec nous, dans toutes les circonstances de notre vie et de celle des autres : joies et souffrances, santé et maladie, paix et conflits, obscurité et lumière. Voilà mon défi; voilà notre défi.

Grâce à notre confiance en la Providence, nous croyons être exactement là où nous sommes censées être. Nous sommes confiantes d’avoir tout ce qu’il nous faut, pour peu que nous reconnaissions et mettions à profit les ressources qui nous sont fournies par la Providence de Dieu. Nous croyons en notre appel à servir ceux et celles qui ont besoin de notre aide...

Dieu répond par nous et en nous, par les personnes que nous servons et à travers elles. Nous croyons fermement que notre mission nous demande d’être attentives aux signes que Dieu nous révèle et d’y répondre avec compassion, d’y répondre avec le cœur de la Providence, en gardant à l’esprit notre interdépendance avec l'autre, pour voir l’action de Dieu, l’identifier et y répondre dans les événements ordinaires et extraordinaires de notre vie et de celle des autres que nous sommes appelées à servir. Il est également important de regarder les événements qui se produisent dans l’Église, dans nos nations, sur notre terre et dans notre univers à travers la lentille de la Providence.

Selon James P. Mackey  « La Divine Providence est la conspiration de hasards par laquelle Dieu parle. » Quelle merveilleuse façon d’envisager tout ce qui arrive! Ce que nous percevons comme des hasards, ce sont en fait les canaux par lesquels Dieu nous parle, nous pousse du coude et nous force à répondre. L’écoute contemplative, le dialogue et le discernement sont nécessaires si nous voulons être vraiment attentives au mystère de la Providence à l’œuvre en nous.

P. Rolheiser ajoute quelques questions :
 (1) Quand nous essayons de lire les « signes des temps collectifs », c'est-à-dire quand nous essayons d’identifier ce qui se passe dans le monde et dans l'Église, ai-je la certitude que nous lisons les signes des temps correctement?

(2) Comment pouvons-nous, tant par notre fidélité personnelle que par notre image publique, faire rayonner davantage le fait que notre charisme émane d'une foi profonde en la Providence?

''Que Yahvé te découvre sa face et t’apporte la paix!" (Nombres 6,24-26)

Adaptation du texte de sœur Karin Dufault, leader congrégationnelle des Sœurs de la Providence, publié dans le Bulletin des Associées & Associés Providence
 
Cette belle réflexion nous concerne tous et nous fait prendre conscience que nous ne sommes jamais seules.

2012-09-25

MESSAGE LUMIÈRE

C'est la fête de la Bienheureuse Émilie Gamelin, une Canadienne qui fonda la communauté des Sœurs de la Providence.


En passant près de son monument, regardez-la avec son panier, prête à tout donner ce qui lui fut donné de la part de notre Dieu-Père-Providence.

L'Évangile, en ce jour de sa fête, est celui du jugement dernier :

« J'avais faim, et tu M'as donné à manger... j'étais en prison et tu es venu Me visiter... »

 Famille Myriam

2012-04-05

CHEMIN DE CROIX Jésus et Émilie

1re station : LE CÉNACLE

Comme les disciples partagent avec Jésus un dernier repas, au soir de sa vie,
Émilie obtient de son frère de pouvoir dresser une table, ‘la table du roi’, pour recevoir les démunis de son milieu et leur offrir quelque nourriture.
Donne-nous, Seigneur la compassion envers toute personne dans la souffrance. Amen.

2e station : LES FEMMES

En rencontrant des femmes sur le chemin de sa Passion, Jésus leur dit de ne pas pleurer sur elles-mêmes.
Émilie, après la mort de son époux et de ses trois enfants, ne reste pas là à pleurer, elle recueille chez elle des femmes âgées, infirmes et seules.
Donne-nous, Seigneur, de ne pas nous attrister sur nos problèmes, mais de regarder autour de nous pour découvrir les besoins du monde de notre temps. Amen

3e station : CHEZ PILATE
Jésus est jugé par Pilate qui le laisse aux mains de ses ennemis pour qu’il soit crucifié.
Émilie est jugée par son évêque qui lui fait parvenir une lettre de 22 griefs et la menace de la laisser à elle-même, avec son œuvre commencée et sa Communauté déjà fondée.
Donne-nous, Seigneur, l’humilité nécessaire pour affronter certains jugements de notre entourage. Amen

4e station : LA CROIX
Les bourreaux déposent, sur les épaules de Jésus, une lourde croix qui deviendra son lit de mort.
Émilie accepte le lourd poids des jugements des siens et se confie au Dieu Providence.
Donne-nous, Seigneur, la force dont nous avons besoin pour supporter les souffrances qui nous viennent parfois de nos proches. Amen.

5e station : MARIE
Marie est là debout au pied de la croix sur laquelle son Fils Jésus meurt et sauve le monde.
Émilie a maintes fois contemplé Marie debout dans sa souffrance et associée à la Mission de son Fils. Pour elle, Marie devient la Vierge des Douleurs, son modèle et son inspiration dans son action auprès des démunis, des orphelins, des immigrés, des prisonniers.
Donne-nous, Seigneur, la grâce d’une contemplation qui pousse à l’action et au service de toutes personnes. Amen

6e station : LA MORT
Jésus est condamné à mort pour s’être dit ‘Fils de Dieu’.
Émilie contracte une maladie mortelle pour s’être donnée, avec ses compagnes, au soin des étrangers migrant dans sa ville.
Donne-nous, Seigneur, de nous donner, au maximum de nos possibilités, pour des personnes dans le besoin, même si notre engagement n’est pas toujours reconnu. Amen

7e station : LA MISSION
Jésus sort du tombeau et apparaît, ressuscité, à Marie-Madeleine, à ses amis et leur confie la Mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.
Émilie revit et se prolonge en ses œuvres encore aujourd’hui, dans plusieurs régions du monde, dans sa Communauté, dans les associés et amis pour que la Bonne Nouvelle de l’Amour du Père Providence soit annoncé partout.
Donne-nous, Seigneur, la grâce de sortir de nos tombeaux, paresse, léthargie, indifférence, et d’aller, avec Marie, vers nos frères et sœurs pour leur annoncer l’Amour de ton Cœur pour le monde. Amen.

(Inspiré d'un chemin de croix, OMI, Québec


2012-02-15

RENDEZ-VOUS AVEC LA NATION SIKSIKA - ALBERTA

Thelma était une Associée Providence passionnée.  Son amour pour les membres de la nation Siksika était authentique et sincère.  Son récent décès fut une grande perte surtout pour les femmes de la réserve.  Thelma était devenue un visage familier sur la réserve où habitaient aussi des Soeurs de la Providence.  Elle construisait des liens de confiance et de bons rapports avec les autochtones tout en absorbant le charisme, la spiritualité et la bonté de Soeur Celine qui oeuvrait aussi sur cette réserve.  Sans s'en rendre compte, Thelma vivait déjà le charisme et la mission de la Bienheureuse Emilie Gamelin.  Elle a graduellement remplacé Soeur Celine qui est tombée malade.  Les gens de Siksika lui ont vraiment démontré leur appréciation et leur gratitude pour sa force, son soutien, sa patience et sa compréhension et pour les avoir encouragés, sans jamais les juger, à persévérer dans leur vie de prière et de spiritualité.

"L'Amour du Christ nous presse", devise des Soeurs de la Providence, était la mission que Thelma a vécue jusqu'à la fin.

(Extrait:  Bulletin des Associé(e)s Providence)

2011-11-24

SAINTE ÉMILIE DE VIALAR:  1797-1856   
Un parallèle avec Émilie Gamelin : 1800-1851

Sainte Émilie de Vialar est née à Gaillac (sud-ouest de la France) le 12 septembre 1797.
Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin est née à Montréal, Québec, le 19 février 1800.

Jeune fille de famille aisée, Émilie de Vialar désire faire connaître et aimer Jésus, secourir les pauvres, les malades et les enfants abandonnés. À Gaillac, l’hôpital municipal, tenu par les Sœurs de Nevers, soigne déjà les malades pauvres et recueille les enfants abandonnés.  Enfant et jeune fille, Émilie Tavernier est touchée par les pauvres autour d’elle; après la mort de ses parents, elle se rend chez son frère pour lui apporter son aide, suite au décès de son épouse, elle ouvre alors une table pour recevoir les pauvres qui se présentent nombreux, elle l’appellera La Table du Roi.

Par contre, personne ne s’occupe de l’éducation des enfants pauvres; elle commence donc par une école. Elle s’entoure de quelques jeunes filles de Gaillac et fonde à Noël 1832 une Congrégation, les Sœurs de St Joseph de l’Apparition.  Émilie Tavernier mariée à Jean-Baptiste Gamelin, mère de 3 enfants, devient veuve et sans famille dans l’espace de 4 ans de mariage. Aidée par un prêtre à vivre son deuil , elle découvre bientôt de nombreux besoins autour d’elle : des femmes âgées, seules, infirmes. Elle décide de les accueillir dans sa propre maison, mais bientôt elle doit en ouvrir une autre, puis une 3e, grâce à un généreux donateur. De plus, elle accepte de prendre en charge une maison pour des jeunes enfants orphelins Irlandais, ayant fui leur pays à cause du typhus et perdu leur famille durant la traversée. Comme l’Évêque du lieu désire assurer l’avenir de l’œuvre de Madame Gamelin, il en arrive, avec elle et quelques jeunes filles, ses collaboratrices, à fonder la Communauté des Sœurs de la Providence, le 25 mars 1843.

Le nom de Sœurs de St-Joseph de l’Apparition exprime la mission et la spiritualité de la Congrégation: contribuer au plan d’amour sauveur de Dieu comme l’a fait Joseph averti par l’ange d’accueillir Jésus en Marie (Mt 1, 20-21). Le nom de ‘Providence’ est attribué par le peuple montréalais, car Émilie Gamelin est considérée comme une ‘vraie Providence’ et les gens se disent les uns aux autres, quand un besoin se présente : «Va à la Providence» en indiquant la maison de Madame Gamelin.

On appelle les Sœurs en Algérie, puis en Tunisie et dans divers pays de la Méditerranée, pour révéler par leur dévouement l’amour infini de Dieu pour l’humanité. Quand Émilie meurt à Marseille, le 24 août 1856, les premières Sœurs arrivent en Australie.  En plus des dames âgées et des enfants irlandais immigrés à Montréal, Émilie Gamelin est appelée à soigner également un jeune idiot, Dodais, que son mari lui a laissé en mourant, en gage de son amour pour elle; ce fut le début de l’Oeuvre des malades mentaux que les Sœurs de la Providence poursuivront durant de nombreuses années. Une autre œuvre chère à Émilie Gamelin fut l’Oeuvre de la soupe pour soulager de nombreux pauvres qui venaient frapper à la porte chez les Sœurs de la Providence. Cette œuvre s’est terminée en 1962 alors que la ville achète la Maison de la Providence et le terrain pour la construction du métro.

Un site rassemble les écrits de Sainte Émilie, retranscrits de façon fiable et complète à partir des documents originaux: Un texte spirituel, la Relation des grâces qu’elle a reçues de Dieu et toutes les lettres connues de Sainte Émilie, soit 550 lettres classées dans l’ordre chronologique, ainsi que quelques nominations à diverses charges. Mère Gamelin a peu écrit au cours des 8 années qu’elle a vécues dans la Communauté, cependant ses notes de retraite, ses communications avec son Évêque, avec ses Sœurs parties en mission, sont révélatrices de la vie intérieure de cette grande âme, de son humilité, de sa simplicité et de sa charité, ses 3 derniers mots prononcés lors de sa mort considérés comme son testament à la Communauté et à l’Église. C’était le 23 septembre 1851. Le pape Jean-Paul II a reconnu en Mère Émilie Tavernier-Gamelin un modèle d’abandon à la Providence, en même temps qu’un cœur ouvert à toute détresse, en la présentant au monde entier, lors de son discours de Béatification, le 7 octobre 2001.
Pour en savoir davantage on peut consulter le blog d’Émilie : http://heritagedemilie.blogspot.com     
et une communauté virtuelle à son nom : http://heritagedemilie.affinitiz.com

2011-06-08

ÉMILIE AU CAMEROUN, AFRIQUE

Pour la fête du 7 octobre marquant l'anniversaire de la béatification de Mère Gamelin en 2001, le groupe d'Associé(e)s Providence consacre l'avant-midi en action de grâce pour le don fait à l'Eglise en la personne d'Émilie. Puis, ce sont les agapes fraternelles et le partage du poisson fumé, du riz et du savon que chacune et chacun va distribuer aux familles pauvres qu'ils assistent.

Comme la petite Émilie devant le sac du mendiant qui n'est pas rempli, ils voudraient faire davantage,  c'est pourquoi ils ont élaboré un projet pour l'élevage de poulets de chair afin d'avoir des revenus pour les plus pauvres qu'eux. Quelle belle initiative! Et le chantier est terminé: ils ont leur poulailler Providence.

Chacun a contribué, soit pour le débroussage du terrain, soit pour la confection des planches fabriquées à même des arbres donnés par d'autres, soit par le don du terrain même. Bravo à ce groupe plein d'enthousiasme dans l'exercice du charisme de compassion envers les plus pauvres qu'eux.
(Marie-Rose St-Amant, s.p.)

2011-03-07

ÉMILIE GAMELIN ET LES TROIS MYSTÈRES »»»

»»» LA PROVIDENCE, NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS ET LES PAUVRES

Madame Gamelin a excellé dans la communion à ces trois mystères, elle les a incarnés et les a proclamés, donnant vitalité à l’Église, grâce à son parti pris pour les pauvres.

Comme Paul disait aux Corinthiens en parlant de Jésus, de riche qu’elle était elle s’est faite pauvre afin d’enrichir les pauvres de sa pauvreté. Elle a fait un choix radical, elle en a même fait le vœu, sans faiblir ni regarder en arrière. Elle s’est entourée de pauvres et elle en a fait ses familiers. Elle n’a pas brisé ses liens de parenté et d’amitié avec les riches, mais c’était pour les inviter, les solliciter, les inciter à agir en faveur des pauvres.

En nous référant à Madame Gamelin ou à Mère Émilie Gamelin, nous reconnaissons sa Mission d’incarner les trois aspects du Mystère de Jésus : le parti pris en faveur des pauvres, la Providence amoureuse de Dieu attentive aux besoins  des nécessiteux, Notre-Dame des Sept Douleurs, par une station compatissante auprès de toute personne broyée par la douleur....

(Rapport Cambron, p.90-91)

2011-02-02

VOEU PRIVÉ D'ÉMILIE


 Je Souligné, Veuve Gamelin pour la plus  Grande Gloire de mon Dieu, et l'honneur de la Bienheureuse Vierge ; fais Voeux aujourdhuy deux Fevrier, JOUR de la Purification de la Ste Vierge de Vivre le Reste de mes jours dans une Continence Parfaite attendant de mon Dieu et de Marie toujours pure et immaculée la grâce qui m'est nécessaire pour être toute ma vie fidele à cette engagement, que je prends de grand cœur et avec joie et aussi je fais Voeu d'etre la Servante des Pauvres autant que mes forces pourront me le permettre, je fais ces promesse en présence de mon Dieu et des Patron et Patronne de cette Chapelle, et aussi detre plus Vigilante sur moi même dans les Conversations; et aussi dans mes Habits et déloigné de moi ce qui a l'air de luxe et de Parure; je veux me donné a mon Dieu quil fasse ce quil voudra de moi; je m'y soumets avec résignation; aidez moi 0 mon Dieu dans ces résolutions que je vous est faite aujourdhuy 2 fevrier 1842; âgé de 42 (ans) le 20 fevrier.
(Le texte est celui d'Émilie elle-même)