Émilie Gamelin est une Montréalaise qui a vécu dans les années 1800 et suivantes. Elle se maria et eut trois enfants. Devenue veuve et ayant perdu tous ses enfants, elle voua sa vie aux pauvres et fonda une communauté, les Soeurs de la Providence, pour l'aider dans sa tâche. Elle nous a laissé des valeurs toujours actuelles que nous connaîtrons dans les pages suivantes.
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2017-11-03
2016-12-10
La vie d’Émillie…une transformation perpétuelle
Bien que le mot ne se retrouve guère dans
le langage de son époque, Emilie Tavernier-Gamelin, cette première bienheureuse
montréalaise, s'est laissée transformer par les événements, tout au long des
diverses étapes de sa vie.
Orpheline de mère à l'âge de quatre ans,
Émilie se voit transplantée chez une tante paternelle; elle doit s'adapter à un
autre milieu de vie, à d'autres habitudes. Les deuils successifs déciment sa
famille, mais l'amour du pauvre inculqué par sa mère reste bien ancré dans son cœur.
Jeune fille, elle rêve de fonder un foyer bien à elle...
Le 4 juin 1823, Émilie Tavernier unira sa destinée
à Jean-Baptiste Gamelin, reconnu pour son action charitable : « ils seront deux maintenant pour exercer la
charité ».Trois enfants naissent de cette union; les deux premiers décèdent après trois mois d'existence; à son tour,
le mari succombe le 1er octobre 1827, et son dernier enfant meurt, le 28
juillet 1828, avant d'atteindre ses deux ans.
Émilie voit son rêve s'anéantir... Elle reste
seule, avec un jeune handicapé mental, légué par son mari qui lui devait la vie, alors que des bandits l'avaient laissé à demi-mort. « Prends soin
de lui en souvenir de notre amour». La voilà à un dur tournant de sa vie. Elle souffre,
et se demande ce que veut le Seigneur. Elle va chercher réconfort chez songuide spirituel, Monsieur Bréguier dit St-Pierre,
sulpicien, qui lui remet une image de la Vierge, seule au pied de la croix, avant la mise au Tombeau de Jésus,
et lui recommande d'aller prier et réfléchir.
Prière et contemplation transforment peu à peu la
jeune veuve; elle décide de ne pas se remarier : « son mari, ses enfants, ce
seront désormais les pauvres ». Elle va à la misère et son cœur est touché par
les souffrances rencontrées : personnes âgées, seules, infirmes, malades. Elle
ouvre sa maison, emploie les biens laissés par son mari pour trouver des
refuges, s'entoure de bénévoles, de dames de charité, pour mieux servir ses
protégées. Une autre forme de vie habite Émilie; les besoins se multiplient :
victimes d'épidémies, prisonniers, prêtres âgés ou malades; elle se donne sans
compter et travaille même à donner à son œuvre la stabilité en obtenant
l'Incorporation civile. Elle poursuit son action charitable, assurée qu'elle est là où Dieu la veut.
Pourtant un autre événement vient
bouleverser ses plans et sa vie. Mgr Bourget songe à assurer la perpétuité de
l'œuvre de sa diocésaine en la confiant à une congrégation religieuse. Émilie
collabore à la décision de son évêque et reste disponible à ce qui se prépare,
sachant que « les voies de Dieu ne sont
pas nos voies ». Aucunement attirée à la vie religieuse, le 2 février 1842,
Émilie s'engage par un vœu privé à «continuer
de servir les pauvres, tant que ses forces le lui permettront ».
Lorsque le projet de faire venir des
Sœurs, de France, échoue, et que Mgr Bourget décide de fonder sa propre
communauté religieuse canadienne, elle reste fidèle à son don; elle accepte de
former les novices à l'œuvre qui lui échappe des mains, sans penser une minute
à se joindre à cette communauté naissante.
Mais la grâce continue à agir en son
âme... La transformation progresse
toujours chez elle; Émilie perçoit un appel à se donner davantage; elle s'offre
à Mgr Bourget pour prendre rang parmi les novices; il hésite, mais elle revient
à la charge et finalement l'évêque « qui reconnaît en elle, la fondatrice dont il a besoin »
accepte, et lui confie même un mandat : il l'envoie à Emmitsbur aux États-Unis,
chez les Filles de la Charité pour visiter leurs œuvres et obtenir une copie de
leurs Constitutions. Au lendemain de son retour, le 8 octobre 1843, elle prend
l'habit des Filles de Charité Servante des
Pauvres.
La transformation de ses habitudes, de ses idées, de son
genre de vie se fait, non sans
souffrances, sans heurts, sans larmes parfois mais dans son cœur elle sent la
PAIX. Professe, le 29 mars 1844, élue supérieure le lendemain, elle se met
entre les mains de Celui qui l'appelle au « toujours plus et au toujours mieux
». Sa foi, son humilité, sa patience, sa tolérance se renforcent au rythme des
événements, des besoins qui se présentent, ou que son évêque Iui demande
d'ajouter à ceux qui occupent ses journées.
Oui, son âme se transforme... et quand un jour, son évêque se fait
incompréhensif et exigeant, malgré la blessure du cœur, elle voit encore la
main de Dieu qui la transforme. FIAT! Une réponse des plus détachées, des plus
humbles, à la lettre de reproches de son évêque, à qui elle offre même sa
démission, rassure Mgr Bourget.
Mère Gamelin continue, au jour le jour, sa mission de providence dans le
plus grand dévouement pour ses Sœurs et les œuvres de charité qui s'ajoutent...
Alors qu'Émilie assiste les cholériques, e temps d'épidémie, le divin Maître,
en ce 23 septembre 1851 l'accueille dans son Royaume : «J'ai eu faim, j'ai eu soif... viens entre dans la joie de ton maître
».
Docile à la transformation, que
lui a demandée le Seigneur, el est prête pour recevoir la récompense promise.
Émilie, en ces
temps où la Providence nous appelle à une transformation personnelle et
communautaire, donne-nous, un peu de cet abandon et de cette foi qui t'ont fait
réaliser une mission qui perdure au-delà du temps et des âges.
Providence de Dieu, nous vous remercions de tout! Echos d’Émilie, Volume38 no2 juin 2015
S. Yvette Demers, s.p., Vice-postulatrice
Cause Émilie Tavernier-Gamelin
2015-09-23
Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin

165ième anniversaire du décès d'Émilie:
Née à Montréal en 1800, Émilie Tavernier apprend de sa mère la confiance en Dieu-Providence. Au fil des épreuves que sont la mort de ses parents, de sa soeur, de deux de ses frères, puis celle de ses enfants et de son mari, Jean-Baptiste Gamelin, germe en son cœur une compassion profonde. Les itinérants, les orphelins, les sans-travail, les prisonniers, les sourds, les isolés, les malades, voilà sa famille. Émilie gagne des parentes et des amies à ses gestes de dévouement. À la demande de Mgr Bourget, la Congrégation des Sœurs de la Providence est fondée en 1843. Engagée comme laïc, puis comme religieuse, Émilie Tavernier-Gamelin demeure un modèle pour notre temps parce que "des pauvres, il y en aura toujours parmi nous".
Extrait du Prions en Église : Messe de la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin (24 sept)
2014-02-09
A LA PAROISSE ST PIERRE CLAVER
MES SALUTATIONS À CHACUNE DES PERSONNES ICI PRÉSENTES.
Il me fait plaisir d’être avec vous, aujourd’hui, pour faire mémoire des patriotes, ces canadiens-français du 19e siècle qui sont passés à l’histoire et dont le souvenir nous est rappelé, chaque année, en février et en mai. Nous parlerons également d’Émilie Gamelin qui a été proche des patriotes et de leurs familles. Avec d’autres femmes, elle a montré par sa vie qu’elle croyait au Dieu Providence qui demande notre collaboration pour réaliser ses plans.
Avant les troubles de 1837, les canadiens-français protestaient déjà au sujet des conditions qui leur étaient réservées; il y eut des articles de journaux, des rassemblements dans les rues, pour dénoncer les injustices envers eux et l’abus de pouvoir du Conseil législatif. Certains parmi eux sont emprisonnés, puis relâchés et les manifestations se continuent en différents endroits de Montréal ou de la vallée du Richelieu. Les hommes mènent leur combat politique contre la domination anglaise afin d’obtenir un gouvernement responsable, formé de canadiens-français élus.
Pendant ce temps, les femmes organisent un combat social et développent tout un réseau de services en faveur des familles démunies. On pourrait nommer plusieurs de ces femmes, mais une figure émerge, reconnue par les autorités civiles du temps, c’est Madame Émilie Gamelin. Sans richesse, sans pouvoir, sans moyen apparent, c’est avec son cœur tout de compassion et de charité qu’elle se fera accepter en prison pour apporter un peu de réconfort aux dames et aux malades mentaux incarcérés.
Quand les patriotes arrivent à la Prison Au Pied-du-Courant, en 1837, Madame Gamelin obtient du shérif, qui pourtant refusait toute visite, la permission de visiter les prisonniers, de leur apporter un peu de soupe et de pain, ainsi que des vêtements. De son cœur charitable, elle trouve moyen d’adoucir les mauvaises conditions de détention, se faisant messagère des familles et des prisonniers, priant avec eux et leur distribuant des images de N.D. de la Délivrance. Le régime carcéral aurait été insupportable sans le réconfort des visites de Madame Gamelin qui avaient la vertu d'atténuer l’amertume des privations. Dans la ville, on reconnaît Émilie Gamelin comme «l’Ange des prisonniers politiques».
Des témoignages nombreux confirment l’importance de son action qui n’avait rien de politique, mais était inspirée de sa charité et de la force de son implication citoyenne dans son milieu. Entre autres témoignages, le notaire Jean-Joseph Girouard, lui-même patriote et prisonnier lors des troubles de 1837, reconnaîtra plus tard en Madame Gamelin une femme toujours prête à secourir les infortunés et les plus malheureux. Un fait historique est à mentionner: on doit à Madame Gamelin d’avoir reçu des mains de François-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier, la veille de son exécution à l’échafaud, une lettre à son épouse et une autre à ses compatriotes qui tient lieu de testament. Elle remettra à son épouse les précieux documents et passera la nuit en prière avec elle.
Mais qui était donc cette Madame Gamelin ?
Née avec le 19e siècle, le 19 février 1800, elle était la dernière d’une famille de 15 enfants, dont 9 étaient déjà décédés à la naissance d’Émilie. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de l’actuel parc Jeanne-Mance, à Montréal; un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence ou allons à la providence’ !
Émilie Tavernier avait hérité de sa mère, surtout, un cœur de compassion et une grande générosité envers les démunis. Orpheline de mère à 4 ans, de père à 14 ans, elle est recueillie par une tante; elle ira aider son frère devenu veuf et sa cousine de Québec lors d’une grossesse difficile. A son retour à Montréal, elle fera la connaissance de Jean-Baptiste Gamelin, de 27 ans son aîné, pomiculteur, bourgeois et bienfaiteur envers les pauvres. Même si auparavant, Jean-Baptiste avait dit NON deux fois au pied de l’autel, Émilie accepte de l’épouser. Ils contractent mariage, deviennent parents de trois enfants qui décèdent successivement quelques mois après leur naissance; son époux partira de même, de sorte qu’à 28 ans, elle est veuve et seule dans sa douleur. Après quelque temps de deuil , elle trouvera dans la prière et dans la contemplation d’une image de la Vierge des Douleurs, la force de se lever, d’aller vers les autres, marchant dans les rues de la ville à la rencontre de plus malheureux, oubliant ses propres souffrances.
Durant 15 ans, elle continuera ses implications auprès des pauvres jusqu’à ce qu’elle fonde, avec l’Évêque du temps, la Communauté des Sœurs de la Providence, en 1843. Madame Gamelin deviendra Mère Gamelin. Elle ne vivra que huit ans dans sa Communauté et décèdera le 23 septembre 1851, d’une maladie contagieuse, contractée dans le service auprès des malades, venus en grand nombre de pays d’Europe. À travers le temps et en différents pays, les Sœurs de la Providence, ainsi que des personnes Associées, amies, collaboratrices, ont voulu poursuivre l’action engagée d’Émilie jusqu’à nos jours, en faveur des plus pauvres, tout en se laissant évangéliser par eux, car nous avons toujours besoin d’apprendre à aimer et à servir cette humanité souffrante en commençant par les plus pauvres, qu’ils soient malades, prisonniers, immigrés, jeunes toxicomanes, orphelines, personnes sourdes, malades mentaux, mères laissées seules ou vieillards oubliés.
En terminant, nous pouvons ici rendre hommage aux patriotes qui ont lutté pour leurs droits, leur liberté de foi et de langue. Il faut louer également leur courage, leur ténacité, leur amour de la patrie. Les Jeunes Patriotes et la Société St-Jean-Baptiste, et peut-être d’autres groupes, poursuivent, encore aujourd’hui, l’engagement de ces hommes valeureux que furent les Patriotes de 1837-39.
Nous rendons hommage également à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.
Thérèse Drainville, s.p. 16 février 2013, Paroisse Saint-Pierre Claver, Montréal
Il me fait plaisir d’être avec vous, aujourd’hui, pour faire mémoire des patriotes, ces canadiens-français du 19e siècle qui sont passés à l’histoire et dont le souvenir nous est rappelé, chaque année, en février et en mai. Nous parlerons également d’Émilie Gamelin qui a été proche des patriotes et de leurs familles. Avec d’autres femmes, elle a montré par sa vie qu’elle croyait au Dieu Providence qui demande notre collaboration pour réaliser ses plans.
Avant les troubles de 1837, les canadiens-français protestaient déjà au sujet des conditions qui leur étaient réservées; il y eut des articles de journaux, des rassemblements dans les rues, pour dénoncer les injustices envers eux et l’abus de pouvoir du Conseil législatif. Certains parmi eux sont emprisonnés, puis relâchés et les manifestations se continuent en différents endroits de Montréal ou de la vallée du Richelieu. Les hommes mènent leur combat politique contre la domination anglaise afin d’obtenir un gouvernement responsable, formé de canadiens-français élus.
Pendant ce temps, les femmes organisent un combat social et développent tout un réseau de services en faveur des familles démunies. On pourrait nommer plusieurs de ces femmes, mais une figure émerge, reconnue par les autorités civiles du temps, c’est Madame Émilie Gamelin. Sans richesse, sans pouvoir, sans moyen apparent, c’est avec son cœur tout de compassion et de charité qu’elle se fera accepter en prison pour apporter un peu de réconfort aux dames et aux malades mentaux incarcérés.
Quand les patriotes arrivent à la Prison Au Pied-du-Courant, en 1837, Madame Gamelin obtient du shérif, qui pourtant refusait toute visite, la permission de visiter les prisonniers, de leur apporter un peu de soupe et de pain, ainsi que des vêtements. De son cœur charitable, elle trouve moyen d’adoucir les mauvaises conditions de détention, se faisant messagère des familles et des prisonniers, priant avec eux et leur distribuant des images de N.D. de la Délivrance. Le régime carcéral aurait été insupportable sans le réconfort des visites de Madame Gamelin qui avaient la vertu d'atténuer l’amertume des privations. Dans la ville, on reconnaît Émilie Gamelin comme «l’Ange des prisonniers politiques».
Des témoignages nombreux confirment l’importance de son action qui n’avait rien de politique, mais était inspirée de sa charité et de la force de son implication citoyenne dans son milieu. Entre autres témoignages, le notaire Jean-Joseph Girouard, lui-même patriote et prisonnier lors des troubles de 1837, reconnaîtra plus tard en Madame Gamelin une femme toujours prête à secourir les infortunés et les plus malheureux. Un fait historique est à mentionner: on doit à Madame Gamelin d’avoir reçu des mains de François-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier, la veille de son exécution à l’échafaud, une lettre à son épouse et une autre à ses compatriotes qui tient lieu de testament. Elle remettra à son épouse les précieux documents et passera la nuit en prière avec elle.
Mais qui était donc cette Madame Gamelin ?
Née avec le 19e siècle, le 19 février 1800, elle était la dernière d’une famille de 15 enfants, dont 9 étaient déjà décédés à la naissance d’Émilie. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de l’actuel parc Jeanne-Mance, à Montréal; un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence ou allons à la providence’ !
Émilie Tavernier avait hérité de sa mère, surtout, un cœur de compassion et une grande générosité envers les démunis. Orpheline de mère à 4 ans, de père à 14 ans, elle est recueillie par une tante; elle ira aider son frère devenu veuf et sa cousine de Québec lors d’une grossesse difficile. A son retour à Montréal, elle fera la connaissance de Jean-Baptiste Gamelin, de 27 ans son aîné, pomiculteur, bourgeois et bienfaiteur envers les pauvres. Même si auparavant, Jean-Baptiste avait dit NON deux fois au pied de l’autel, Émilie accepte de l’épouser. Ils contractent mariage, deviennent parents de trois enfants qui décèdent successivement quelques mois après leur naissance; son époux partira de même, de sorte qu’à 28 ans, elle est veuve et seule dans sa douleur. Après quelque temps de deuil , elle trouvera dans la prière et dans la contemplation d’une image de la Vierge des Douleurs, la force de se lever, d’aller vers les autres, marchant dans les rues de la ville à la rencontre de plus malheureux, oubliant ses propres souffrances.
Durant 15 ans, elle continuera ses implications auprès des pauvres jusqu’à ce qu’elle fonde, avec l’Évêque du temps, la Communauté des Sœurs de la Providence, en 1843. Madame Gamelin deviendra Mère Gamelin. Elle ne vivra que huit ans dans sa Communauté et décèdera le 23 septembre 1851, d’une maladie contagieuse, contractée dans le service auprès des malades, venus en grand nombre de pays d’Europe. À travers le temps et en différents pays, les Sœurs de la Providence, ainsi que des personnes Associées, amies, collaboratrices, ont voulu poursuivre l’action engagée d’Émilie jusqu’à nos jours, en faveur des plus pauvres, tout en se laissant évangéliser par eux, car nous avons toujours besoin d’apprendre à aimer et à servir cette humanité souffrante en commençant par les plus pauvres, qu’ils soient malades, prisonniers, immigrés, jeunes toxicomanes, orphelines, personnes sourdes, malades mentaux, mères laissées seules ou vieillards oubliés.
En terminant, nous pouvons ici rendre hommage aux patriotes qui ont lutté pour leurs droits, leur liberté de foi et de langue. Il faut louer également leur courage, leur ténacité, leur amour de la patrie. Les Jeunes Patriotes et la Société St-Jean-Baptiste, et peut-être d’autres groupes, poursuivent, encore aujourd’hui, l’engagement de ces hommes valeureux que furent les Patriotes de 1837-39.
Nous rendons hommage également à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.
Thérèse Drainville, s.p. 16 février 2013, Paroisse Saint-Pierre Claver, Montréal
2013-10-18
LA PROVIDENCE VEILLE....
A l'instar des dames de la cour de Louis X111 , qui se dépouillèrent spontanément de leurs joyaux pour secourir les enfants abandonnés dont St-Vincent-de-Paul venait de leur révéler éloquemment la détresse, madame Gamelin elle-même avait renoncé à tout ce qui pouvait sentir la vanité ou la mondanité.
Les travaux et les occupations nouvelles que lui créait cette multiplication d'activité charitable ne l'empêchaient pas de donner à ses vieilles le même temps et les mêmes soins affectueux et assidus qu'auparavant. Ses chères vieilles allaient être confiées aux Sœurs de Charité que l'évêque Mgr Bourget feraient venir de France. Elle se consolait en se disant que ses sœurs seraient pour elles de vraies mères comme elle voulait l'être elle-même. En attendant, elle continuait de les servir à table, de présider à leurs exercices de piété, de leur prodiguer ses attentions délicates et tendres.
Son âme généreuse trouvait une autre consolation à voir son zèle et son initiative multiplier au loin les fruits de charité que suscitait son exemple et celui de ses associées. Les paroisses de la campagne et des petites villes environnantes ne tardèrent pas, à l'exemple de Montréal, à organiser à leur tour des associations de dames de charité. Touchant exemple de la contagion du bien et de l'émulation chrétienne!
Un contretemps providentiel survint qui sembla devoir un instant renverser toute espérance et compromettre à jamais les fruits de tant d'efforts et de travail: les filles de Saint-Vincent de Paul ne pouvaient venir prendre la relève telle que le clergé le désirait. Ceci permit à Émilie Gamelin de conserver l'Asile de la Providence qui ainsi, fut l'origine de la Communauté des Sœurs de la Charité de la Providence. Elles seront appelées à subvenir à de nouvelles nécessités, à soulager d'autres souffrances et à compléter ainsi l'organisation de la vie religieuse dans notre cité, à la suite de Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois et Marguerite d'Youville.
Source ?
Les travaux et les occupations nouvelles que lui créait cette multiplication d'activité charitable ne l'empêchaient pas de donner à ses vieilles le même temps et les mêmes soins affectueux et assidus qu'auparavant. Ses chères vieilles allaient être confiées aux Sœurs de Charité que l'évêque Mgr Bourget feraient venir de France. Elle se consolait en se disant que ses sœurs seraient pour elles de vraies mères comme elle voulait l'être elle-même. En attendant, elle continuait de les servir à table, de présider à leurs exercices de piété, de leur prodiguer ses attentions délicates et tendres.
Son âme généreuse trouvait une autre consolation à voir son zèle et son initiative multiplier au loin les fruits de charité que suscitait son exemple et celui de ses associées. Les paroisses de la campagne et des petites villes environnantes ne tardèrent pas, à l'exemple de Montréal, à organiser à leur tour des associations de dames de charité. Touchant exemple de la contagion du bien et de l'émulation chrétienne!
Un contretemps providentiel survint qui sembla devoir un instant renverser toute espérance et compromettre à jamais les fruits de tant d'efforts et de travail: les filles de Saint-Vincent de Paul ne pouvaient venir prendre la relève telle que le clergé le désirait. Ceci permit à Émilie Gamelin de conserver l'Asile de la Providence qui ainsi, fut l'origine de la Communauté des Sœurs de la Charité de la Providence. Elles seront appelées à subvenir à de nouvelles nécessités, à soulager d'autres souffrances et à compléter ainsi l'organisation de la vie religieuse dans notre cité, à la suite de Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois et Marguerite d'Youville.
Source ?
2013-02-02
VISITES ÉTONNANTES
Nous constatons avec joie, qu'Émilie Gamelin est de plus en plus connue de par le monde:
Durant le mois de janvier,
65 personnes sont venues des États-Unis, visiter le blog d'Émilie
16, de la France
13, de Pologne
6, d'Israël
4, d'Allemagne
3, de Taïwan
2, de Ukraine
1, d'Algérie
1, d'Espagne
et 56 du Québec et des autres provinces du Canada
Les motifs de visites sont divers: une prière à Émilie Gamelin, à Notre-Dame des Sept Douleurs qu'Émilie a beaucoup contemplée, un pèlerinage virtuel 'Sur les pas d'Émilie Gamelin', l'Héritage d'Émilie, prières pour obtenir des faveurs, désir de connaître la Providence, etc..
Une personne de Belgique, désireuse d'organiser une bibliothèque de BD religieuses, demande un exemplaire de la vie d'Émilie Gamelin en Bandes Dessinées. Nous lui ferons parvenir bientôt.
Le site de la Communauté virtuelle a été visité 627 fois au cours du mois.
Nous rendons grâce au Seigneur pour Émilie, pour toutes ces personnes qui continuent d'approfondir la vie et l'Héritage d'Émilie.
Th.
Durant le mois de janvier,
65 personnes sont venues des États-Unis, visiter le blog d'Émilie
16, de la France
13, de Pologne
6, d'Israël
4, d'Allemagne
3, de Taïwan
2, de Ukraine
1, d'Algérie
1, d'Espagne
et 56 du Québec et des autres provinces du Canada
Les motifs de visites sont divers: une prière à Émilie Gamelin, à Notre-Dame des Sept Douleurs qu'Émilie a beaucoup contemplée, un pèlerinage virtuel 'Sur les pas d'Émilie Gamelin', l'Héritage d'Émilie, prières pour obtenir des faveurs, désir de connaître la Providence, etc..
Une personne de Belgique, désireuse d'organiser une bibliothèque de BD religieuses, demande un exemplaire de la vie d'Émilie Gamelin en Bandes Dessinées. Nous lui ferons parvenir bientôt.
Le site de la Communauté virtuelle a été visité 627 fois au cours du mois.
Nous rendons grâce au Seigneur pour Émilie, pour toutes ces personnes qui continuent d'approfondir la vie et l'Héritage d'Émilie.
Th.
2012-09-25
MESSAGE LUMIÈRE
C'est la fête de la Bienheureuse Émilie Gamelin, une Canadienne qui fonda la communauté des Sœurs de la Providence.
En passant près de son monument, regardez-la avec son panier, prête à tout donner ce qui lui fut donné de la part de notre Dieu-Père-Providence.
L'Évangile, en ce jour de sa fête, est celui du jugement dernier :
« J'avais faim, et tu M'as donné à manger... j'étais en prison et tu es venu Me visiter... »
Famille Myriam
En passant près de son monument, regardez-la avec son panier, prête à tout donner ce qui lui fut donné de la part de notre Dieu-Père-Providence.
L'Évangile, en ce jour de sa fête, est celui du jugement dernier :
« J'avais faim, et tu M'as donné à manger... j'étais en prison et tu es venu Me visiter... »
Famille Myriam
2012-07-17
LIBÉRER LE TRÉSOR
Quels parents n’ont pas dit un jour à leur enfant nouveau-né : ‘’Mon beau trésor’’!
Créatures de Dieu, tous les humains, de tout âge ou de toute condition SONT des trésors et PORTENT en eux des trésors d’amour à faire grandir en eux, de talents et d’aptitudes à développer, pour que le Monde soit plus beau et la Terre plus agréable à habiter.
Pourtant, dans nos communautés, nous rencontrons des personnes dont les trésors n’ont pas eu le privilège d’être reconnus. Pour ma part, je veux parler ici de personnes nées sourdes ou devenues sourdes dans le bas âge, de sorte que leurs trésors intérieurs ont été développés plus lentement : le langage plus difficile à acquérir, la communication plus limitée, les relations avec les autres presque impossibles à établir. Jusqu’à……..
Un jour, des personnes -comme L’Abbé Michel de l’Épée-, éducatrices de cœur et de profession, se sont donné la mission de ‘’libérer le trésor’’ que les enfants sourds devaient certainement porter en eux; mais par quelle clé ouvrir ce coffre précieux ? Au milieu du 18e siècle, ce prêtre français, l'Abbé de l'Épée, prit l’initiative d’ouvrir une école afin de développer les enfants sourds à partir de leur propre langage, celui des signes. Ce fut le début d’une longue aventure : de recherches, d’expériences, de méthodes diverses, de découvertes techniques, de possibilités d’apprentissage, autant en Europe que chez nous, en Amérique, et jusqu'à maintenant, au 21e siècle.
Émilie Gamelin, attentive à tous les besoins, fut sensible à la présence d’enfants sourds dans son entourage et permit à l’une de ses compagnes de Communauté, Albine Gadbois, d’aller passer un an à New-York pour se familiariser avec le langage des signes et avec des méthodes appropriées d’enseignement.
C’est peu à peu, au fil des ans et des siècles, grâce à une foi inébranlable en l’être humain, que se sont brisées les entraves et développées les richesses de toute une population spéciale de personnes apparemment dénudées de richesses et de talents.
LIBÉRER LE TRÉSOR, c’est aussi le nom d’une exposition que l’on peut visiter au Centre International des Sœurs de la Providence, en téléphonant au 514-334-9090.
Texte inspiré de la brochure LIBÉRER LE TRÉSOR, Les Sœurs de la Providence et l’éducation des filles sourdes.
2012-06-05
2012-05-27
Bienhereuse Émilie Tavernier Gamelin
Voici un bref résumé de la vie d'Émilie Gamelin
http://www.sprovidencegamelin.com/emilie.html
A voir aussi...
Sur les Pas d'Émilie Gamelin
http://www.sprovidencegamelin.com/emilie.html
A voir aussi...
Sur les Pas d'Émilie Gamelin
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