2014-09-30

Et la Providence veillait!

Extrait de « Vie de Mère Gamelin » (chap. 1V, p.33)

Son refuge, (Asile de la Providence) où aller tendre la main, le cœur gros d’inquiétude, voyant ses pauvres sur le point de manquer de nourriture, elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces et tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain. Mais Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.
qui compta bientôt trente internes, constituait déjà, pour ses ressources, une œuvre considérable. Elle (Mme Gamelin) avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture et du vêtement. Que de fois, ne sachant

Un jour d’ hiver, entre autres, où elle venait d’acheter quelques cordons de bois, il ne lui restait pas un sou pour se procurer le dîner de sa maisonnée, qui avait mangé le matin même son dernier morceau de pain. En proie à la plus vive inquiétude, elle entra dans l’église Notre-Dame et, se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? » puis elle se releva pleine de courage, sûre que le Dieu de l’Eucharistie avait entendu sa plainte. Essuyant ses larmes, elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle et lui dit : « N’êtes-vous pas cette dame Gamelin qui s’occupe des pauvres?  Et sur sa réponse affirmative, il lui remit un billet de vingt-cinq louis. Elle n’eut pas le temps de le remercier, il s’était déjà éloigné.

Qui se refuserait à voir dans ce fait une intervention extraordinaire de Dieu

2014-09-21

La Minerve et le décès d'Émilie Gamelin (1851)

Le Journal de ce temps-là, LA MINERVE du 2 octobre 1851 parut tout encadrée de noir pour parler en 2 pages de la mort d'Émilie Gamelin. La Minerve était un journal montréalais fondé par Augustin-Norbert Morin pour promouvoir les buts politiques du Parti canadien  de Louis-Joseph Papineau. Il a été dirigé par Ludger Duvernay .

En voici le texte intégral:


LA MINERVE 2 OCTOBRE 1851    - NOTICE NÉCROLOGIQUE

Une mort soudaine, accompagnée de tous les symptômes du choléra, vient de plonger la communauté des Sœur de Charité de cette ville, connues sous le nom de « Sœurs de la Providence, » dans une affliction bien profonde. Leur supérieure et Fondatrice, la Rév. Mère Gamelin, est décédée mardi, le 23 septembre, après douze heures seulement de maladie. Atteinte à quatre heures du matin des premières douleurs, il a fallu, dès huit heures, se hâter de lui administrer les derniers sacrements de l’Église. A quatre heures du soir, elle expirait, environnée de ses filles éplorées qui ne pouvaient plus l’assister que de leurs ferventes prières.

Cette vénérable défunte n’était âgée que de 51 ans sept mois et deux jours, étant née à Montréal sur le Fief de la Providence, le 20 février 1800. Ses parents étaient plus recommandables par leur probité que par leur fortune. Elle avait reçu au baptême le nom de Marie Émilie. Les premières années de sa jeunesse furent celles d’une enfant intéressante par sa candeur et sa docilité. Élève de l’Institution des Srs de la Congrégation de N.D. de cette ville, elle se forma sous leurs soins à la piété, et mérita toute l’affection de ces excellentes institutrices du jeune âge. Entrée dans le monde, elle s’y fit aimer et respecter universellement. Se croyant appelée à contracter une alliance conjugale, elle fixa son choix sur un vertueux célibataire dont le goût conforme au sien était de secourir les pauvres et d’abriter l’orphelin. Après quelques années d’un heureux ménage, elle vit cet époux chrétien s’éteindre sous le poids de longues et cruelles souffrances. Dieu sait combien les soins assidus et prolongés qu’elle lui donna, combien les pieux encouragements qu’elle lui adressa fréquemment, durent procurer de force et de consolation à cet homme mourant! Cette perte déjà si sensible fut aggravée par une autre non moins douloureuse, celle des deux enfants qu’il lui avait laissés, uniques objets de ses soins maternels. En peu de temps, le même tombeau réunit ces tendres fils à leur père.


2014-09-15

Fête de Notre-Dame des Douleurs

Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie :

La remise d'une image de la Vierge des Douleurs après la mort de son époux et de ses trois enfants, permit à Émilie de redresser la tête et de se vouer à soulager la souffrance autour d'elle avec une grande compassion


Prière:



2014-09-02

Mère Gamelin, tableau donné par la famille Shefteshy


Prière à Sœur Émilie Gamelin


O divine Providence, qui avez mis au cœur de Mère Gamelin une charité compatissante envers toutes les misères, et qui lui a inspiré une vraie communion à la Vierge des Douleurs, daigne écouter nos prières. glorifie au plus tôt ta fidèle servante Mère Gamelin; fais, qu'à votre exemple, nous soyons fidèles à la mission que tu nous confies; sensibilise nos cœurs à la misère humaine; mais en nos âmes le désir de travailler à te faire connaître ici-bas et accorde-nous, si telle est ta volonté, la faveur que nous sollicitons par son intercession. Amen 


Famille Shefteshy  

2014-08-08

Un témoignage


Émilie a relevé le défi des difficultés financières de ses refuges , a connu les joies de trois maternités et a vécu de nombreux deuils…

C'est donc dans ces domaines : maternité, achat et vente de maisons, travail et souffrances de toutes sortes qu'elle semble apporter de l'aide à ceux qui la prient. Devant la souffrance, Émilie encourageait et réconfortait en invitant à se confier à la Providence. Il ne se passe pas de jour sans que des gens de partout écrivent leur reconnaissance pour quelques secours reçus par l'intercession de la Bienheureuse Émilie Gamelin.
 En voici quelques exemples: 

«Depuis quatre ans, mon mari était sans travail et je sentais qu'il perdait confiance en lui . J'ai commencé à prier Mère Gamelin pour qu'il se trouve un travail dans un domaine qui l'intéresserait. Voilà qu'un poste s'est présenté dans le cadre de ce qu'il aime le plus et maintenant je le sens très heureux . Tous les jours, je remercie Mère Gamelin (Terrebonne)»

«Depuis deux ans, mon fils avait une propriété à vendre et il ne réussissait pas. Une amie m'a suggéré de commencer une neuvaine à Mère Gamelin et dès le premier jour, un acheteur s'est présenté et le marché s'est conclu en peu de temps. Merci, merci. (Joliette)»

N'est-ce pas extraordinaire d'avoir quelqu'un d'aussi puissant pour intercéder pour nous auprès du Père?

 

2014-07-24

Mère Gamelin et le Service Social

En venant vous entretenir de « Mère Gamelin et le Service Social », je n'ai pas l'intention de présenter 
une conférence savante, fortement charpentée, à base de documents et étayée de nombreuses références,
ce que, d'ailleurs, je n'aurais pu faire. Je veux, tout simplement, souligner un aspect de l'activité charitable de 
notre vénérée Mère Fondatrice et lui offrir, en même temps, un filial hommage d'admiration et de gratitude. 
Ce ne sera une surprise pour personne, nous semble-t-il, que d'entendre une Sœur de la Providence parler de
la fondatrice de son Institut  et du sceau qu'elle a imprimé à la charité dans le Montréal de la dernière moitié 
du XIXe siècle.

Ce XIXe siècle venait à peine de naître que Marie-Émilie-Eugène Tavernier ouvrait les yeux à la lumière. Il est une
 ironie des noms comme il en est une des choses : la famille dans laquelle l'enfant vient prendre place porte le nom de 
« Tavernier dit Sanspitié ». Son grand-père, Julien Tavernier, venu de Picardie à Montréal, était sergent dans la 
Compagnie du chevalier de Lacorne. Il tombait glorieusement au champ d'honneur en juillet 1756, dans les environs 
du lac Champlain, laissant une veuve et quatre enfants dont le plus jeune, Antoine, fut le père de notre Fondatrice.

Dès ses plus jeunes années, la petite semble vouloir faire mentir le nom de « Sanspitié » accolé à celui de « Tavernier ». 
La précocité de sa compassion envers les pauvres fait l'étonnement de son entourage. Sa maman, heureuse de constater les belles dispositions de sa fillette, se plaît à faire passer par ses mains enfantines, l'aumône destinée au mendiant 
qui la sollicite pour l'amour du bon Dieu. Or, un matin, Émilie voit venir dans le chemin montant qui conduit  à la maison paternelle, un vieillard qui s'avance péniblement, appuyé sur son bâton. Elle se hâte à sa rencontre avec son petit panier plein de provisions qu'elle jette dans la grande besace que le mendiant ouvre  devant elle. En voyant sa légère offrande s'abîmer dans le fond du sac, elle se met à pleurer et revient vers sa maman : « Maman, maman, le sac n'est pas plein ! » Celle-ci essaie de lui faire comprendre, pour la consoler, que le pauvre commence sa tournée quotidienne et que, à son retour, le soir, il aura suffisamment ramassé pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais, pour son cœur compatissant, la besace du pauvre lui paraît déjà, et lui paraîtra toujours, trop grande, jusqu'à ce qu'elle lui ait donné ses biens, sa santé, sa vie, tous les trésors de son esprit et de son cœur.

2014-07-15

La compassion à la manière d'Émilie Gamelin


 Faire preuve de compassion : accompagner une personne dans l'écoute, le non-jugement, l'acception de ce que la personne vit. Lui donner espoir, lui aider à ce qu'elle trouve de sérénité. Prier pour elle et, si elle le désire, prier avec elle. 

«Ne pas tomber dans la pitié :  
on limite  alors la personne:
« Elle fait donc pitié, elle ne s'en sortira jamais... »
Comme si la personne n'avait pas intérieurement ce qu'il faut pour s'en sortir ou pour passer à travers l'épreuve qu'elle vit.
 

  
 Croire à l'amour inconditionnel du Père envers chacun de ses enfants :  
  dans leurs limites de toutes sortes, dans leurs faiblesses,       
particulièrement lorsqu'il y a une dépendance à  l'alcool, au jeu, etc.  

Se rappeler également l'amour qu'Émilie et son mari ont eu pour Dodais
 les personnes avec de lourds handicaps, un handicap mental,  de graves dépressions, la démence, les pertes cognitives..aux yeux de Dieu, il n'y aucune différence et s'il y en a une, c'est qu'il aime peut-être un peu plus ces personnes tout comme il aime également les brebis perdues.

Une personne qui a compris que l'amour du plus petit:passe par notre présence est certainement plus compatissante   Jean Vanier
 


                 

2014-06-21

Mme Veuve Émilie Gamelin au Musée Mccord

Clefs pour l'histoire
Émilie Gamelin (1800-1851), née Tavernier, consacre sa vie à aider les démunis de Montréal à une époque où la mort et la pauvreté sont omniprésentes. Les incendies, la maladie et les épidémies, notamment dues aux piètres conditions d'hygiène, frappent de nombreuses familles et laissent dans le besoin d'innombrables malheureux, notamment des orphelins et des veuves.

Émilie Gamelin,(clic) elle aussi, pleure la mort prématurée de nombreux êtres chers : ses parents, neuf frères et soeurs, son mari et ses trois enfants. Après la mort de son époux, elle investit temps et argent afin de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Elle agit au sein de différentes organisations charitables avant d'ouvrir elle-même un refuge à Montréal pour les femmes seules, âgées et malades : dirigé par elle, l'Asile de la Providence est construit en 1842, à Montréal.

L'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), souhaite que les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, des religieuses de France, viennent à Montréal pour prendre en charge l'oeuvre de Mme Gamelin. Essuyant un refus, Mgr Bourget décide de fonder un ordre religieux qui assurera le fonctionnement de l'Asile de la Providence. Émilie prend alors le voile et devient la première mère supérieure de la communauté des soeurs de la Charité de la Providence. L'ordre religieux poursuit le travail entamé par Émilie, en oeuvrant auprès des vieux, des orphelins, des victimes d'épidémies et des chômeurs, et ouvre notamment des refuges, des hospices et des couvents.

• QUOI
Une couche de peinture à l'aquarelle a été appliquée sur cette photographie. Le visage d'Émilie Gamelin est la seule partie de la photographie n'ayant pas été retouchée au pinceau. Pour donner couleur et réalisme à certaines photographies, ce type de procédé est employé à l'époque dans les studios de photographies. Musée Mccord (clic)

• OÙ
Photographie | Mère
Veuve Gamelin, vers 1890 | MP-0000.864.9Avec les soeurs de la Charité de la Providence,(clic) Émilie Gamelin met sur pied de nombreuses institutions à Montréal telles que l'hospice Saint-Joseph, un refuge pour les vieux prêtres infirmes, un bureau d'emploi et d'aide aux chômeurs, l'hospice Saint-Jérôme-Émilien pour les enfants d'immigrants irlandais morts du typhus, un établissement d'isolement pour les victimes du choléra et une institution pour les sourds-muets.

• QUAND
Au 19e siècle, la pauvreté touche près de la moitié de la population au pays. À l'époque, une personne peut être considérée comme pauvre lorsqu'elle n'est pas en mesure de se loger, de se nourrir, de se vêtir ou de se chauffer décemment.

• QUI
Orpheline à 14 ans, Émilie Gamelin perd neuf de ses 15 frères et soeurs avant qu'ils n'aient atteint l'âge adulte. Une fois mariée, elle perd ses trois enfants en bas âge et son mari Jean-Baptiste, après seulement cinq ans de vie commune. Émilie, quant à elle, meurt du choléra, en 1851.

2014-06-14

Sites où il est question d'Émilie Gamelin

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)


1. Site très complet :

2. Site à la fois bref et complet sur Émilie Tarvernier-Gamelin :
3. Site de l’ambassade du Canada au Vatican :
 

4. Site très complet sur Émilie Tavernier-Gamelin
http://grandquebec.com/gens-du-pays/emilie-gamelin/

5. Site qui aborde très brièvement la vie et l’œuvre d’Émilie Gamelin :
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/milie-jeune-fille.html
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/pouse-et-mre.html
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/religieuse.html


6. Site du Vatican créé autour de la béatification d’Émilie Gamelin :

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20011007_beat-tavernier_fr.html

7. Site faisant référence à la béatification d’Émilie Gamelin :

http://le24juin.qc.ca/tcul1b.html

8. Site créé pour présenté la statue d’Émilie Gamelin que l’on trouve à l’entrée du métro Berri-Uqam (entrée St-Hubert et Ste-Catherine) :

http://www.metrodemontreal.com/art/hunter/metro.html


9. Document audio rappelant le fait que la place Émilie Gamelin a été nommée d’après une femme qui s’est engagée auprès des pauvres :

http://citoyen.onf.ca/node/21262&dossier_nid=21334

1
2. Trois sites religieux catholiques faisant l’apologie d’Émilie Gamelin à la suite de sa béatification; il faut comprendre ici que le style de ces textes est le propre de ce qu’on appelle une hagiographie, c’est-à-dire une biographie de saint où l’on vante ses vertus chrétiennes :

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10125/Bienheureuse-%C9milie-Tavernier-Gamelin.html

http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_emilie_tavernier-gamelin.pdf

http://nouvl.evangelisation.free.fr/emilie_tavernier.htm
Émilie Gamelin http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Emilie_Gamelin
 Fondation Lionel Groulx : www. fondationlionelgroulx.org/...                                         
Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat
1 févr. 2011 – Montréal : Presses de l'Université de Montréal, 1973. ...... Bio-bibliographie du R.P. Georges Simard, O.M.I. / par une ... Biographies de la mère Gamelin et de ses six compagnes ... Charité servantes des pauvres dites Soeurs de la Providence de Montréal ...... Écoute, ma fille / Paul Claudel

2014-05-27

Emilie et sa foi en la Providence

Émilie puisait, dans son inaltérable foi en la Providence, la confiance dont elle avait besoin au sein des embarras et des exigences d’une administration qui allait se compliquant. Elle avait mille moyens ingénieux pour calmer les inquiétudes et ranimer la confiance.

Un jour, la cuisinière vint l’avertir qu’il n’y avait rien pour le dîner : « Ne craignez pas, ma fille, lui dit-elle paisiblement, la Providence ne saurait manquer de nous envoyer notre dîner. Venez avec moi, nous irons chanter, pour prouver que nous sommes nullement inquiètes. »

Elles se rendirent à la salle des « vieilles »; celles-ci, en voyant arriver la mère, vinrent se grouper autour d’elle, comme à leur habitude : «J’ai une faveur à obtenir tout de suite de la divine Providence, leur dit-elle, voulez-vous m’aider à chanter notre beau cantique?

Aussitôt, les bonnes « vieilles » se recueillant, mêlèrent leur voix chevrotante à celles de la mère et de sa compagne, qui chantaient à pleine voix :

O douce Providence
Dont les divines mains
Sur nous en abondance
Répandent tous les biens!
Qui pourrait méconnaître
L’auteur de ces présents
Et ne pas se remettre
Entre ses bras puissants?

Ce midi-là toute la maisonnée eut à manger.


Hymne à la Providence    Hymne préféré d'Émilie


J'imagine que sa confiance ressemblait à celle-ci:


Croire en la Providence
c'est croire en un Dieu bon, c'est croire en un Dieu Père,
en un Dieu qui pourvoit à nos moindres besoins,
et dirige nos pas par le meilleur chemin.

Croire en la Providence,
c'est croire en ton amour, Père de Jésus-Christ,
qui aimes tes enfants en ton unique Fils
et leur ouvres ton cœur avec surabondance.

Croire en la Providence,
c'est croire en ta sagesse, infiniment plus haute
que toutes mes pensées, plus apte à me conduire
que mes propres désirs et mes petits projets.

Croire en la Providence,
c'est recourir à toi en toutes circonstances,
t'exposer mes ennuis et mes difficultés,
te confier mes souhaits, réclamer ton secours.
Croire en la Providence,
c'est vivre de confiance, inébranlablement,
laisser toute inquiétude et aller de l'avant,

dans la sérénité de l'abandon filial.

2014-05-19

Émilie Gamelin déambulant dans le Montréal de 1841, aux service des pauvres.
Suivez-la dans son périple. Faisons notre pèlerinage.

Sur les Pas d'Émilie Gamelin



2014-05-12

DODAIS un héritage !

Plusieurs années avant son mariage, M. Jean-Baptiste Gamelin (futur époux d’Émilie) avait failli périr en de singulières circonstances.

Un jour qu’il travaillait paisiblement, un personnage, que l’alcool rendait furieux, l’attaqua si brutalement que M. Gamelin perdit connaissance. Après l’avoir roué de coups, le lâche assaillant, croyant sans doute qu’il était mort, l’abandonna. C’en était fait de M. Gamelin sans l’arrivée soudaine d’un pauvre idiot surnommé Dodais, qui parvint, par ses cris, à attirer l’attention de personnes secourables.

La reconnaissance est l’apanage des cœurs nobles : celle de M. Gamelin pour son sauveur fut particulièrement touchante : durant plusieurs années, il pourvut à l’entretien du pauvre Dodais puis, plus tard après son mariage, sentant sa fin approcher, il le légua à son épouse en lui disant : « Prenez soin de lui en souvenir de moi et de mon amour. »

Émilie prit soin de Dodais, fidèle à son amour pour son époux. Bel exemple de compassion que nous donne Émilie ! C'est un précurseur de l'Hôpital St-Jean de Dieu fondé un peu plus tard...

2014-04-22

Humilité, simplicité, charité!

Humilité, simplicité, charité! Voilà trois mots pleins de saveur de la spiritualité Providence. Ils sont les derniers que la bienheureuse Émilie Gamelin a prononcés avant de quitter cette terre; ils sont tombés de ses lèvres comme des fruits longuement mûris au soleil de l’amour de son cœur.

En entrant dans le cœur d’Émilie, en la regardant aller par les rues de la ville, ou chanter la Providence avec les malades qu’elle avait recueillis dans sa maison, ces mots prennent tout leur sens. Ce cœur a accueilli pleinement le précieux levain de l’Évangile, il s’est laissé pétrir quotidiennement par l’Esprit avec une grande souplesse et également au contact des pauvres.

Émilie Gamelin pratiquait la vertu à un degré supérieur et savait aussi l’inspirer aux autres.
Elle n’épargnait rien pour inculquer aux membres de l’Institut qu’elle venait de fonder, l’esprit qui peut se résumer dans ces trois mots : Humilité, simplicité, charité (cliquer).

« Tant que l’on s’attachera à ces trois fortes racines, disait-elle, notre petit Institut subsistera; mais si vous essayez d’y greffer d’autres rameaux, quelque beaux qu’ils vous paraissent , vous n’aurez que des fruits sauvages, et les nôtres perdront leur saveur! »
Vie de Mère Gamelin, p.241.

Ces vertus n’ont peut-être pas bonne presse de nos jours, surtout dans le contexte social où nous vivons mais toute personne qui se réfère à la parole de Dieu y trouve de nombreux exemples humilité (cliquer). La Parole de Dieu elle-même est humble. Elle n’approche pas sans qu’on lui fasse signe. Elle n’entre pas sans qu’on lui ouvre. Elle ne s’impose pas. Elle n’élève pas la voix. Elle se fait sentir de manière silencieuse, dans la brise de l’Esprit. Elle est douce et humble, comme Dieu devant sa créature qu’il sait ombrageuse quand il s’agit de liberté. Cette Parole humble et puissante est vivante aujourd’hui.

Il est écrit d’Émilie Gamelin que « son humilité ne se bornait pas à des paroles, elle se traduisait dans tous ses actes. » On pourrait en dire autant de sa simplicité (cliquer) et de sa charité toute compatissante.

Texte inspiré de : « Le Pain Providence »


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2014-03-20

Bienheureuse Émilie Tavernier Gamelin
(1800 -1851)
une femme éprouvée qui se fait compassion et providence


Notice biographique


                   Émilie Tavernier naît le 19 février 1800 à Montréal, la dernière  de quinze enfants. Elle admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant qui frappe à leur porte repartir les mains vides. À vingt-trois ans, Émilie fait un heureux mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, un pomiculteur de vingt- sept ans son aîné.   Les époux partagent un intérêt et un amour communs pour les pauvres. Ce bonheur ne durera que peu de temps. Les deux premiers de leurs trois enfants meurent, trois mois après leur naissance. Après seulement quatre années de mariage, Émilie perd ensuite son mari. Ce décès est suivi quelques mois plus tard, à l'été 1 828, de celui de son troisième enfant, alors âgé de vingt-et-un mois. En moins de cinq ans, Émilie avait tout perdu.

 Elle se sent appelée à manifester sa confiance en la Providence et à incarner la compassion de la Mère des douleurs en allant au-devant des plus nécessiteux. Les œuvres de charité deviennent une consolation à ses souffrances personnelles, qui prennent désormais un tout autre sens. Dès lors, elle consacre sa vie et met tous ses moyens au service des personnes âgées, des malades et des orphelines de l'épidémie de choléra (1832), 
des prisonniers de l'insurrection (1837-1838) et des  «aliénés », comme on appelle alors les personnes atteintes de maladie mentale.

Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, désirait fonder une communauté de sœurs canadiennes dans son diocèse. En 1843, avec l'évêque, Émilie Tavernier-Gamelin fonde la communauté des Sœurs de la Providence, alors désignée sous le nom de Filles de la Charité Servantes des Pauvres. L'année suivante, elle devient la première supérieure de la congrégation, à l'âge de quarante-quatre ans. Elle poursuit sa mission dans la vie religieuse jusqu'à sa mort, qui survient sept ans plus tard, le 23 septembre 1851.

Les derniers mots qu'elle adresse à ses sœurs sont : 
« Humilité, simplicité, chari... » (té). Les pauvres, les vulnérables et les laissés-pour-compte, à qui elle a consacré sa vie, sont le cœur même de la mission apostolique qu'elle a léguée aux Sœurs de la Providence. Elle a été proclamée bienheureuse le 7 octobre 2001 par Jean-Paul II.

Prière

Bienheureuse Émilie, tu avais un époux et des enfants qui faisaient ta joie. Comme Job, tu as tout perdu sans te perdre. Tu as guéri ton cœur blessé en donnant ta vie pour soulager les plus nécessiteux. Remplie de l'amour du Christ, tu es devenue modèle d'humilité, de simplicité et de charité. Maintenant que tu vis auprès du Père, prie pour nous afin qu'il nous soit donné d'ouvrir nos cœurs à la compassion et au dévouement au nom de jésus notre Sauveur.Tiré "Habités par sa Parole (Diocèse Saint-Jean-Longueuil (Novalis)

2014-03-06

Une mère qui "prend soin"


Nous admirons, en Émilie Gamelin, l’attitude compatissante de « prendre soin ». Regardons-là en relation avec les personnes qu’elle rencontre et découvrons dans sa personne une « Mère qui prend soin » constamment des autres. Toujours pleine de sollicitude, d’attention, de prévenance envers les personnes qui sont à sa charge, elle ne cesse de veiller sur elles, de s’occuper de leur bien-être. Les yeux fixés sur le Dieu-Providence, Émilie Gamelin découvre, observe, contemple, expérimente et imite, dans le concret de sa vie, surtout dans les moments les plus difficiles, cet amour qui, tout en libérant son cœur, la tourne résolument vers les autres dans un engagement quotidien de prendre soin.
Conséquemment, Émilie Gamelin, établie solidement dans la confiance en la Providence, recevra par surcroît tout de ce dont elle aura besoin pour elle et pour ses protégés. Elle recommandait à ses adjointes l’amour des pauvres et la confiance en Dieu. « Ne craignez rien, leur répétait-elle souvent, tant que vous serez entourées de pauvres, la Providence sera votre nourrice et votre fidèle économe; rien, croyez-le, ne vous manquera. (Cf, Vie de Mère Gamelin, p. 256)

À l’exemple d’Émilie et du Samaritain de l’Évangile, développons en nous cette attitude compatissante de « prendre soin ». Nous sommes entourés de personnes dans le besoin d’être secourues. Ne laissons pas notre cœur s’endurcir à la vue de la souffrance de notre entourage.

Cliquer sur le lien pour entendre l'Hymne préférée d'Émilie:

Hymne préférée d'Émilie Gamelin

2014-03-01

ÉMILIE GAMELIN, une femme au cœur attentif

ÉMILIE GAMELIN, une femme au cœur attentif !  Mère des pauvres et des orphelins, une femme qui a su répondre aux besoins de son temps, en prenant souci d’abord et avant tout de la misère la plus misérable, en en faisant même une priorité dans son activité charitable; une femme qui a crié au monde que le Seigneur est Providence et qui a incarné cette Providence par toute sa vie, en compatissant vraiment aux misères humaines, compassion qu’elle a puisée au cœur même de la Vierge des Douleurs, de la Mère de la Compassion.

 Nous en avons la preuve dans ces quelques extraits des 226 lettres adressées au Saint-Père en faveur de la béatification de cette fondatrice qui a eu lieu le 7 octobre 2001, bientôt 10 ans :

 « Mère Gamelin est pour  nous un exemple de charité, d’humilité et de confiance en la Providence. Nos concitoyens, surtout les jeunes, ont besoin qu’on mette sous leurs yeux cet exemple et ce signe de l’amour de Dieu pour les pauvres. »


 « La cause de béatification me semble d’une grande actualité en raison de la mission et du charisme bien distinctifs de cette fondatrice et de sa Communauté : une mission qui veut révéler cette Providence de Dieu aux hommes, et un charisme de charité compatissante à l’endroit de toutes les misères humaines, spécialement les plus pauvres et les plus démunis. »

«  La vie de Mère Gamelin est un enseignement dont notre société a grand besoin, où il  y a un grand vide qu’il faut combler, et c’est l’exemple de ces femmes, comme Mère Gamelin, qui nous fait découvrir ce qu’il y a d’irremplaçable : la Providence et la charité. »

 « Mère Gamelin serait un modèle tout indiqué à ceux qui se portent au soulagement de la misère humaine : elle encouragerait au don de soi dans un désintéressement total, elle susciterait sûrement d’autres personnes généreuses à marcher dans les sillons tracés. »

 « Les réalisations de Mère Gamelin attestent une foi débordante et le sens du réel face aux nécessités du quotidien. Ses vertus, que d’aucuns qualifient d’héroïques, lui ont mérité la vénération de ses contemporains et de tous les malades et déshérités qui depuis 150 ans l’ont comme une dispensatrice de secours providentiels. »

2014-02-10

STATISTIQUES DE JANVIER 2014

PROVENANCE DES VISITEURS EN JANVIER:

DU QUÉBEC: Montréal, Beloeil, Gatineau, Longueuil, Laval, Donnacona, Jonquière, Gaspé, Lévis: 74....

ONTARIO: 7.....

U.S.A.: 28....

EUROPE: FRANCE, BELGIQUE, GRÈCE, ANGLETERRE: 18.....

AUTRES: 55 ....

TOTAL: 178 VISITEURS / PAGES LUES: 502...

2014-02-09

A LA PAROISSE ST PIERRE CLAVER

MES SALUTATIONS À CHACUNE DES PERSONNES ICI PRÉSENTES.

Il me fait plaisir d’être avec vous, aujourd’hui, pour faire mémoire des patriotes, ces canadiens-français du 19e siècle qui sont passés à l’histoire et dont le souvenir nous est rappelé, chaque année, en février et en mai. Nous parlerons également d’Émilie Gamelin qui a été proche des patriotes et de leurs familles. Avec d’autres femmes, elle a montré par sa vie qu’elle croyait au Dieu Providence qui demande notre collaboration pour réaliser ses plans.

Avant les troubles de 1837, les canadiens-français protestaient déjà au sujet des conditions qui leur étaient réservées; il y eut des articles de journaux, des rassemblements dans les rues, pour dénoncer les injustices envers eux et l’abus de pouvoir du Conseil législatif. Certains parmi eux sont emprisonnés, puis relâchés et les manifestations se continuent en différents endroits de Montréal ou de la vallée du Richelieu. Les hommes mènent leur combat politique contre la domination anglaise afin d’obtenir un gouvernement responsable, formé de canadiens-français élus.

Pendant ce temps, les femmes organisent un combat social et développent tout un réseau de services en faveur des familles démunies. On pourrait nommer plusieurs de ces femmes, mais une figure émerge, reconnue par les autorités civiles du temps, c’est Madame Émilie Gamelin. Sans richesse, sans pouvoir, sans moyen apparent, c’est avec son cœur tout de compassion et de charité qu’elle se fera accepter en prison pour apporter un peu de réconfort aux dames et aux malades mentaux incarcérés.

Quand les patriotes arrivent à la Prison Au Pied-du-Courant, en 1837, Madame Gamelin obtient du shérif, qui pourtant refusait toute visite, la permission de visiter les prisonniers, de leur apporter un peu de soupe et de pain, ainsi que des vêtements. De son cœur charitable, elle trouve moyen d’adoucir les mauvaises conditions de détention, se faisant messagère des familles et des prisonniers, priant avec eux et leur distribuant des images de N.D. de la Délivrance. Le régime carcéral aurait été insupportable sans le réconfort des visites de Madame Gamelin qui avaient la vertu d'atténuer l’amertume des privations. Dans la ville, on reconnaît Émilie Gamelin comme «l’Ange des prisonniers politiques».

Des témoignages nombreux confirment l’importance de son action qui n’avait rien de politique, mais était inspirée de sa charité et de la force de son implication citoyenne dans son milieu. Entre autres témoignages, le notaire Jean-Joseph Girouard, lui-même patriote et prisonnier lors des troubles de 1837, reconnaîtra plus tard en Madame Gamelin une femme toujours prête à secourir les infortunés et les plus malheureux. Un fait historique est à mentionner: on doit à Madame Gamelin d’avoir reçu des mains de François-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier, la veille de son exécution à l’échafaud, une lettre à son épouse et une autre à ses compatriotes qui tient lieu de testament. Elle remettra à son épouse les précieux documents et passera la nuit en prière avec elle.


Mais qui était donc cette Madame Gamelin ?
Née avec le 19e siècle, le 19 février 1800, elle était la dernière d’une famille de 15 enfants, dont 9 étaient déjà décédés à la naissance d’Émilie. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de l’actuel parc Jeanne-Mance, à Montréal; un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence ou allons à la providence’ !

Émilie Tavernier avait hérité de sa mère, surtout, un cœur de compassion et une grande générosité envers les démunis. Orpheline de mère à 4 ans, de père à 14 ans, elle est recueillie par une tante; elle ira aider son frère devenu veuf et sa cousine de Québec lors d’une grossesse difficile. A son retour à Montréal, elle fera la connaissance de Jean-Baptiste Gamelin, de 27 ans son aîné, pomiculteur, bourgeois et bienfaiteur envers les pauvres. Même si auparavant, Jean-Baptiste avait dit NON deux fois au pied de l’autel, Émilie accepte de l’épouser. Ils contractent mariage, deviennent parents de trois enfants qui décèdent successivement quelques mois après leur naissance; son époux partira de même, de sorte qu’à 28 ans, elle est veuve et seule dans sa douleur. Après quelque temps de deuil , elle trouvera dans la prière et dans la contemplation d’une image de la Vierge des Douleurs, la force de se lever, d’aller vers les autres, marchant dans les rues de la ville à la rencontre de plus malheureux, oubliant ses propres souffrances.

Durant 15 ans, elle continuera ses implications auprès des pauvres jusqu’à ce qu’elle fonde, avec l’Évêque du temps, la Communauté des Sœurs de la Providence, en 1843. Madame Gamelin deviendra Mère Gamelin. Elle ne vivra que huit ans dans sa Communauté et décèdera le 23 septembre 1851, d’une maladie contagieuse, contractée dans le service auprès des malades, venus en grand nombre de pays d’Europe. À travers le temps et en différents pays, les Sœurs de la Providence, ainsi que des personnes Associées, amies, collaboratrices, ont voulu poursuivre l’action engagée d’Émilie jusqu’à nos jours, en faveur des plus pauvres, tout en se laissant évangéliser par eux, car nous avons toujours besoin d’apprendre à aimer et à servir cette humanité souffrante en commençant par les plus pauvres, qu’ils soient malades, prisonniers, immigrés, jeunes toxicomanes, orphelines, personnes sourdes, malades mentaux, mères laissées seules ou vieillards oubliés.

En terminant, nous pouvons ici rendre hommage aux patriotes qui ont lutté pour leurs droits, leur liberté de foi et de langue. Il faut louer également leur courage, leur ténacité, leur amour de la patrie. Les Jeunes Patriotes et la Société St-Jean-Baptiste, et peut-être d’autres groupes, poursuivent, encore aujourd’hui, l’engagement de ces hommes valeureux que furent les Patriotes de 1837-39.

Nous rendons hommage également à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.

Thérèse Drainville, s.p. 16 février 2013, Paroisse Saint-Pierre Claver, Montréal