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2017-07-05

Émilie Gamelin visite les prisonniers

Madame Gamelin obtint du Séminaire une partie des aumônes qu’il faisait pauvres de cette partie de la ville, avec le privilège d’en garder une part pour sa maison qui hébergeaient 24 dames âgées et infirmes.

Toujours prête du reste à soulager des infortunes et des douleurs nouvelles, Madame Gamelin ne confinait pas son dévouement et son zèle au service des pauvres de son asile et de son quartier. L’insurrection de 1837 lui fournit l’occasion d’en donner la preuve.

La prison de Montréal regorgeait de prisonniers politiques dont un grand nombre appartenait à de bonnes familles. Beaucoup d’entre eux avaient une femme et des enfants, avec lesquels il leur était rigoureusement défendu de communiquer. C’était pour tous une cruelle souffrance, qui venait aggraver l’incertitude et l’angoisse de leur situation.

Madame Gamelin s’émut de leur infortune et s’occupa  d’y  porter secours. À ce motif de compassion s’ajoutait le désir de faire quelque bien à leur âme, en ranimant en eux des  sentiments de foi et d’espérance.

Elle sollicita des autorités et obtint sans peine, grâce à l’estime et au prestige dont elle jouissait, un permis général pour pénétrer auprès des détenus, chaque fois qu’elle le désirait, et pour leur porter tous les secours quelle jugerait opportun.

Elle profita largement de l’autorisation, et on la vit chaque jour, ayant au bras un panier rempli de provisions et acccompagnée d’une dame, qui était le plus souvent madame Gauvin franchir le seuil du triste édifice, saluée au passage par les fonctionnaires anglais qui lui présentaient les armes.

La nouvelle de la faveur accordée à Madame Gamelin se répandit rapidement dans le pays, et elle ne tarda pas à recevoir une foule de visites ou de lettres des parents et des amis des captifs, qui lui confiaient leurs messages et leurs dons pour les prisonniers. Elle se chargeait avec bonheur de ce service.


Elle manifestait ainsi son ministère de compassion et de bonté, qui préparait la conversion de plus d’une âme. En ville, on l’avait surnommée « l’ange des prisonniers ».

2017-02-24

L'AMOUR

Personnellement, Dieu remplit mon vide intérieur et la nourriture  remplit mon estomac.

J’aime la diversité et je suis compatissante envers les pauvres. C’est important pour moi, l’ouverture d’esprit.

L’amour entre deux humains n’a pas de sexe. J’aime bien ma vie malgré mes hauts et mes bas.

J’aime beaucoup l’organisme L’Itinéraire qui m’aide en me donnant un emploi, de la nourriture et qui m’aidera à éventuellement trouver un logement abordable.

Mon but cette année, c’est de renouer avec ma famille.

Je n’appartiens à aucune institution religieuse, j’ai bâti mon propre autel dans ma chambre avec mes items spirituels et j’y ai inscrit mes valeurs donc j’ai ma propre spiritualité qui englobe toutes mes croyances personnelles.

Je prends ce qui est bon et je délaisse ce qui ne me convient pas.

S’il y a quelque chose que vous n’aimez pas dans votre vie, changez la situation.

Et n’oubliez pas d’aimer votre prochain comme vous aimeriez être aimé.

La vie c’est aussi facile que ça.

Bonne journée  à tous et merci à mes clients que j’aime.

Maxine

(Lu dans l’Itinéraire) Publié avec autorisation)
Thérèse Dr.

Aimons notre planète.
Aimons notre famille.
Aimons nos amis.
Aimons nos animaux.
Aimons la nature.
Aimons notre job.
Aimons notre domicile.
Aimons la vie.
Et aimons Dieu.

2016-12-27

Madame Gamelin et les Dames de la Charité



 L’année 1828 s’annonçant très rude surtout pour les pauvres, les citoyens de Montréal s’entendirent dès l’automne afin d’aviser aux moyens de prévenir les misères ou de les soulager en temps opportun.


Le 13 décembre 1827, quelques dames réunies chez Mme Gabriel Cotté, sous la présidence de M. Phelan, prêtre de Saint-Sulpice, avait proposé de former une association ayant pour fin de soulager les pauvres.


Cinq jours plus tard, a lieu chez Mme Cotté une nouvelle assemblée d’une cinquantaine de dames, toutes appartenant à la première société de Montréal. Avec l’approbation de Mgr Lartigue et sous la direction des Messieurs de Saint-Sulpice, elles fondent une société qu’elles intitulent: Association des Dames de la Charité. A cette même séance ont lieu l’élection des dignitaires et l’organisation de le Société qui comprendra: 1.un conseil dirigeant; 2. un comité chargé de distribuer la soupe dans une maison de la rue Saint-Éloi, mise à sa disposition ; 3. un comité dont les membres visiteront les pauvres : Mme Gamelin avait alors 27 ans et avait perdu son mari et ses trois enfants et était donc une des associées toute désignée pour ce service. L’une des obligations de ces dames visiteuses sera de mettre les pauvres en communication avec le comité de distribution. A cette même séance, l’assemblée décide que : a) la ration de soupe sera d’une pinte par pauvre; b) que l’on nommera une maîtresse pour instruire les pauvres qui viendront à la distribution et leur faire une lecture pieuse.


Cette association devint populaire dès son début. La Minerve se faisant l’écho de la sympathie générale publia l’article suivant:

« Une institution bien louable vient de s’élever en cette ville. Les dames canadiennes se sont formées en Société sous le titre de Dames de la Charité de Montréal. Leur but est de secourir les malheureux: indigents et infirmes, pendant la saison rigoureuse...


Pour seconder les vues bienveillantes et philanthropiques de nos dignes concitoyennes, nous ne devons pas hésiter, s’il le faut, à retrancher quelque chose de nos jouissances, puisque celles que nous éprouverons, en soulageant l’humanité souffrante, nous dédommageront amplement des faibles sacrifices que nous pourrions faire. Le même motif doit exciter puissamment l’industrie de toutes les classes. Une économie bien réglée, une attention soutenue et une application constante et raisonnée aux affaires de son état, mettront chacun de nous à même de porter son offrande. Le degré d’aisance qu’ont acquis une foule d’individus en cette ville sans avoir jamais embrassé de grandes affaires, mais uniquement par l’effet d’une stricte économie et d’une conduite sage, démontre qu’avec une industrie plus développée, il serait facile d’atteindre à un degré de prospérité qui, se manifestant par la formation d’institutions publiques et nationales, élèverait notre caractère et augmenterait notre importance, tout en nous attirant le respect et l’admiration des étrangers. » (La Minerve, 24 décembre 1827).


Bientôt, écrit Mlle Daveluy, la Société des dames de charité disposa de nombreux dons en argent et en nature.

Tiré du livre : L’Institut de la Providence, p.34

2016-10-08

15e ANNIVERSAIRE DE LA BÉATIFICATION DE NOTRE CHÈRE ÉMILIE TAVERNIER GAMELIN

Oui, c’est fête chez nous! Nous soulignons dans la joie et la reconnaissance le 15e anniversaire de                               Yannick Fréchette, le miraculé.
Béatification de notre fondatrice et mère : Émilie Tavernier-Gamelin, première montréalaise d’origine à recevoir cet honneur. Quels souvenirs gardent en leur cœur ceux et celles qui ont assisté à cet heureux événement, le 7 octobre 2001, sur la Place St-Pierre, à Rome, en l’année du 150e de décès de cette grande femme de compassion et de miséricorde. Voici quelques témoignages recueillis en ce jour mémorable. « Mère Gamelin est toujours avec moi. Je lui parle chaque jour. Lorsque je vis des moments difficiles, je me confie à elle. Lorsque j’ai de grands bonheurs, je les partage avec elle. Elle est omniprésente dans ma vie. »

« La béatification d’Émilie Gamelin a fait connaître davantage au monde notre besoin de modèles qui invitent à la pratique des vertus chrétiennes. Ce fut pour moi une grande fierté d’être Sœur de la Providence ayant pour fondatrice Émilie Gamelin, femme de charité et de simplicité, qui a su réaliser sa mission de compassion dans l’Église et dans la société de son temps et encore aujourd’hui, par ses filles et ses Associés. Cet honneur rejaillit sur toute la Congrégation; j’en remercie le Dieu Providence. »             Lucille Langlais, s.p.

« La béatification de notre Fondatrice, c’est une grâce et une bénédiction du ciel pour notre Institut, pour les personnes qui nous sont associées et pour tous ceux qui croient au pouvoir d’intercession d’Émilie.  Ce fut une occasion unique de coudoyer des gens de différentes nationalités qui partagent la même foi et la même jubilation pour la béatification d’une des leurs, «tous unis dans un même élan». Le Saint-Père, en de telles occasions, devient un modèle de ténacité et de courage dans la maladie qui l’affecte et une inspiration d’aller de l’avant dans notre foi avec audace jusqu’au bout de nos capacités. En quelques mots, ce séjour a élargi nos horizons et nous a fait comprendre un peu plus la grandeur et l’amour de Dieu qui nous entoure sans cesse de sa bienveillante attention. »                                                                             La Résidence Chambly, Montréal

Publié dans Vie Providence par Sœur Yvette Demers, s.p., Vice-postulatrice de la Cause

2016-02-18

Émilie Gamelin et la providence, en ce jour anniversaire

Émilie Tavernier naît le 19 février 1800 à Montréal, la dernière de 15 enfants dont 9 étaient déjà décédés à sa naissance. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de la ville de Montréal. Un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie, car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence’ ou ‘allons à la providence’ !
Toute jeune,  Émilie admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant, qui frappe à leur porte, repartir les mains vides. Émilie Gamelin a été cette femme appelée à vivre sous l'enseigne Providence. Sa vie entière nous parle de la sollicitude fidèle de Dieu.

A chaque moment de sa vie, elle est en relation avec Dieu qui se communique à elle par les événements et les personnes. Elle est consciente de ses failles et de ses échecs, mais convaincue de pouvoir, à un moment de grâce, dépasser les limites même de sa nature. Elle a le courage de croire en la divine bonté appelée Dieu et elle sait que cette Providence divine enveloppera d'amour sa propre histoire.

Sa communion constante avec la divine présence devient la base et l'horizon de toutes ses expériences et de sa sécurité. C'est la lumière dans laquelle elle voit toutes choses, le point de référence avec lequel elle évalue les événements, les faits, les relations et les situations dans sa vie. La Providence, c'est le regard qu'elle porte continuellement sur le pauvre.
Lorsque la nuit est au degré le plus sombre, elle prend ses ‘’lunettes Providence’’ et elle demeure convaincue que la "Providence se lèvera avant le soleil’’. Parce qu'elle se sait aimée et objet de l'amour divin, elle agit avec grande confiance, ce qui lui permet d’apporter le calme et la paix aux personnes anxieuses qu'elle rencontre.

Nous rendons hommage  à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.

Émilie Gamelin s’est sentie appelée par la Bonté divine à être cette bonté pour les autres, à aller là où d'autres ne peuvent aller, regardant et sentant ce que les autres ne peuvent voir et sentir.

Pour notre réflexion :  ’Aujourd'hui comment cette Femme Providence nous parle-t-elle? Quelle parole spéciale dit-elle à un monde inquiet et anxieux? Quel trait de la face de Jésus révèle-t-elle à ceux qui la connaissent?
Th.Dr.

2015-12-16

Émilie Tavernier Gamelin, la femme insaisissable..


En cherchant autre chose dans mes fichiers, je trouve ce beau texte d'une homélie faite par le Père Gérald Chaput un jour. Je ne peux m'empêcher de vous le partager.


Il convient de rendre grâce pour cette femme insaisissable que fut, dans notre histoire, Émilie Gamelin. Rendre grâce pour le bien qu'elle a fait en tissant un maillage humain si serré avec les habitants de la périphérie qu'elle n'a perdu aucun de ceux que tu m'as donnés (Cf. Jn 18, 9).
Bien avant l'arrivée des réseaux sociaux actuels, cette femme initia en écoutant les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de son temps, un réseau de solidarité dont elle fut la tête dirigeante durant toute sa vie.  Ce matin, notre jubilation est de voir se poursuivre à travers une communauté, son entêtement à ne pas laisser sans voix les sans voix.
Femme insaisissable, contrairement aux us et coutumes de la nature humaine d'hier et d'aujourd'hui, elle n'a pas engrangé pour elle-même, ni comptabilisé à son profit tout ce qu'elle a entrepris pour donner voix aux sans voix. Elle était moins préoccupée à promouvoir sa renommée que par  sortir de la périphérie les laissés-pour-compte.

Femme insaisissable, vaillante, elle a fait voir à son entourage des vidéos qui n'intéressaient personnes. Elle n'était pas très empressée de garder pour elle des informations qu'on devait taire. Elle privilégiait plutôt de montrer ce qui ne se montrait pas. Ce qui ne se voyait pas. Elle a refusé de rayer de la carte ceux qui n'étaient pas montrables. Elle a porté une cause humanitaire, dirions-nous aujourd'hui. Personne autre que Dieu n'avait pouvoir sur elle parce que tout lui avait été donné d'en haut (cf. Jn 19, 11). 

Elle a proposé de lancer le bouton : je n'aime PAS du tout. Elle n'a pas hésité à «retweeter» au quotidien, la passion de Jésus devenue sa passion, pour le peuple de la périphérie. Son seul péché, à elle et à ses «followers», fut d'incarner la bonne nouvelle en redonnant de la dignité à ceux qui vivaient en mode exclusion. Si notre regard aujourd'hui nous entraîne au péché de ne pas sortir, débranchons-le (Mt. 18, 8) pour le rebrancher sur sa manière de vivre.

Femme insaisissable, elle ne vivait pas selon ce mode humain si revendiqué aujourd'hui, de tout tourner, retourner vers nous-mêmes. Elle ne vivait et ne pensait qu'en mode divin, mode désappropriation d'elle-même,   d'abaissement et de renoncement kénotique. Son «je» était Le sien. Ce n'est plus moi qui vis (Gal 2, 20). Son âme contemplative lui a fait abandonner tout contrôle sur sa vie. Elle ne se souciait que de vivre à la mode Jésus, celle de porter droitement et fermement (Imitation de Jésus Christ, livre III) comme lui la volonté de son Père : offrir une parole salutaire, de salut à tous.  

Le Dieu de sa foi était son tout. Son époux. Incarner Jésus était son tout. Elle ne désirait rien d'autre que cela. Elle ne goûtait que cela. Elle n'avait de goût que pour Dieu qu'elle voyait en se tenant en périphérie. Elle n'a pas manqué d'huile (cf. Mt 25,1-13) ni contristé (Ep 4, 30) l'Esprit de Dieu dans sa manière de vivre. Elle vivait une grande paix et une imprenable joie intérieure. Sa vie fut un retournement de la nature et de ses tendances égoïstes en mouvement de grande compassion pour les autres. Elle fut PROVIDENCE DE DIEU.  C'est ce qui mesure la qualité de toute vie chrétienne.

Aujourd'hui, l'Église de chez nous peut la considérer avec quelques autres, comme une pionnière d'une église «sorteuse» que le pape François nomme plus éloquemment, celle de la périphérie, ce lieu moins que fascinant mais qui a tellement séduit, sa vie durant, Jésus de Nazareth. Émilie Gamelin voyait la beauté de l'Incarnation dans son contraire: les très-bas.

Cette femme insaisissable a conservé toute sa vie l'inquiétude (pape François) de chercher Dieu non pas par le chemin de l'union à Dieu mais plutôt par celui de l'imitation de Jésus. C'était pour elle plus que du mimétisme mais bien de devenir son image et ressemblance auprès de moins que rien. Seigneur allume en nos cœurs une charité toujours en éveil pour qu'à son exemple, nous soyons de plus en plus la providence des pauvres (Oraison). AMEN.

2015-10-27

La Providence des pauvres


Portrait d’une femme

Emilie Tavernier-Gamelin, fille d’Antoine Tavernier et de Marie-Josephte Maurice, naît le 19 février 1800 à Montréal sur la Terre Providence. Enfant, elle perd sa mère. Une vie bousculée par les épreuves et les séparations ouvre son esprit aux misères humaines.

Emilie Tavernier épouse Jean-Baptiste Gamelin, un pomiculteur de Montréal. Trois enfants naissent de cette union. La maladie foudroie cette famille: en cinq ans, Émilie perd ses enfants et son mari.

À travers ses souffrances, Émilie Tavernier-Gamelin bâtit une œuvre sociale qui rejoint le projet des autorités religieuses face à une mauvaise conjoncture économique, à une immigration massive, à une incurie du gouvernement et à une société canadienne- française en proie aux injustices et aux misères de la colonisation sous le régime anglais.

Instigatrice reconnue de multiples œuvres de charité, elle s'y consacre pleinement et généreusement. Elle organise l’association des dames de l’Asile de la Providence et, en 1843, Émilie Tavernier-Gamelin fonde la communauté des Filles de la Charité, Servantes des Pauvres, dites Sœurs de la Providence.
Surnommée La Providence des pauvres, cette femme au cœur attentif parcourt, tout au long de sa vie, un sentier qui fait d’elle, au 19e siècle, une femme d’action au cœur de l'Église canadienne dans un esprit de compassion, de charité et de service. 

Tiré d’un livret sur le Musée de la Providence, 12o55 rue Grenet, Montréal, 

2015-09-23

Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin


165ième anniversaire du décès d'Émilie:

Née à Montréal en 1800, Émilie Tavernier apprend de sa mère la confiance en Dieu-Providence. Au fil des épreuves que sont la mort de ses parents, de sa soeur, de deux de ses frères, puis celle de ses enfants et de son mari, Jean-Baptiste Gamelin, germe en son cœur une compassion profonde. Les itinérants, les orphelins, les sans-travail, les prisonniers, les sourds, les isolés, les malades, voilà sa famille. Émilie gagne des parentes et des amies à ses gestes de dévouement.  À la demande de Mgr Bourget, la Congrégation des Sœurs de la Providence est fondée en 1843. Engagée comme laïc, puis comme religieuse, Émilie Tavernier-Gamelin demeure un modèle pour notre temps parce que "des pauvres, il y en aura toujours parmi nous".


Extrait du Prions en Église : Messe de la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin (24 sept)

2015-09-17

Qu’est-ce qu’une personne de compassion?

La première personne qui me vient à l'esprit est une fille née ici, à Montréal, il y 215 ans. Toute sa vie, elle a répondu fidèlement aux besoins des personnes. Elle a laissé un héritage qui demeure bien vivant : celui de la compassion pour les pauvres, de la générosité et d’une confiance profonde en la Providence. Nous femmes et hommes de la Providence la connaissons sous le nom d’Émilie Tavernier Gamelin. L'Église a confirmé cet héritage en faisant d’elle la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin. Les récits illustrant sa foi, son audace et son dynamisme pour répondre aux besoins des pauvres continuent à influencer notre foi, notre vie, nos relations et notre service.
La bienheureuse Émilie, femme de compassion, savait faire preuve d'empathie et agir pour les autres dans leurs moments  de souffrance et de joie. Sa compassion incarnait ce que Meister Eckhart, moine dominicain allemand, enseignait : « Ce qui arrive à l’autre que ce soit une joie ou une peine, m’arrive à moi ... ; la compassion c’est là où la paix embrasse la justice. » 

Qui est une femme/un homme de compassion aujourd'hui?  Une personne de compassion ...

reconnaît le caractère sacré de sa personne, de l’autre et de la terre et respecte ce caractère. L’amour, l’humilité et l’unité émanent de sa présence;

s’émeut aussi bien du chagrin que de la joie de l’autre. Souvent, la personne en larmes est poussée à agir pour être une avec l’autre. Parfois cette action consiste simplement à être présente à l’autre, et les mots sont alors superflus;

est constamment présente pour écouter, encourager, provoquer et partager, avec les personnes nécessiteuses, le rôle mutuel de donner et recevoir la compassion;


est aussi attentive que Marie aux noces de Cana. Une telle personne est en mesure de ressentir et de connaître en profondeur qui est l’autre et où il est. Dans l’action, et parfois même sans paroles, cette personne transmet le message: « Tu n’es pas laissé(e) à toi-même... »;

elle possède la créativité et la vision des possibilités. ;

est sensible à la situation de l’autre. En allant vers celui-ci, elle peut reconnaître et procurer les ressources internes et externes qui créeront quelque chose de neuf.

2015-08-01

Aimer à la manière d'Émilie Gamelin



Aimer, c'est compatir!             

Aimer est un mot galvaudé. Aimer, c'est s'intéresser vraiment à quelqu'un, lui être attentif; c'est le respecter tel qu'il est, avec ses blessures, ses ténèbres et sa pauvreté, mais aussi avec ses potentialités, ses dons peut-être cachés; c'est croire en lui, en ses capacités de grandir, c'est vouloir qu'il progresse; c'est avoir pour lui une espérance folle: « Tu n'es pas foutu, tu es capable de grandir et de faire de belles choses, j'ai confiance en toi. » C'est se réjouir de sa présence et de la beauté de son cœur, même si elle reste encore cachée; c'est accepter de créer avec lui des liens profonds et durables, malgré ses faiblesses et sa vulnérabilité, ses capacités de révolte et de dépression. Si souvent je ne m'intéresse à quelqu'un que lorsque je sens que je peux lui faire du bien et avoir ainsi le sentiment d'être quelqu'un de bien ! A travers lui, c'est moi que j'aime. C'est facile d'aimer quelqu'un quand cela m'arrange ou parce que cela me donne le sentiment d'être utile, de réussir. Aimer c'est bien autre chose. C'est être assez dépouillé de moi- même pour que mon cœur puisse battre au rythme du cœur de l'autre, que sa souffrance devienne ma souffrance. C'est compatir.   Jean Vanier

2015-06-27

UNE PLACE PUBLIQUE nommée Place Émilie Gamelin

Un terrain situé à l'intersection des rues Berri et Ste-Catherine, à Montréal, aura changé de fonction à trois reprises : d'abord un édifice, appelé Asile de la Providence, fut construit en 1841 pour venir en aide aux malades, aux vieillards et aux sans-abri. C'est en ce lieu que fut fondée l'Oeuvre de la soupe, une œuvre charitable qui distribua, pendant près de 120 ans, pas moins de 500 bols de soupe par jour aux nécessiteux.

En 1963, la Ville de Montréal achète ce terrain afin de permettre la construction du métro. Au cours de la démolition un incendie ravage ce qui reste de l'Asile.Par la suite, l'endroit est occupé par un terrain de stationnement durant près de 30 ans, puis on choisit d'en faire une place publique, aménagée en 1992, puis appelée définitivement Place Émilie-Gamelin, en 1995, en l'honneur d'Émilie Gamelin qui a arpenté les rues du quartier, rencontré des démunis, visité des prisonniers, soigné des malades et y a laissé sa vie, à l'âge de 51 ans.

Le site est aujourd'hui occupé occasionnellement par des festivités et, de façon plus régulière, par des sans-abri, les amis d'Émilie.

Cet été 2015, on y a aménagé LES JARDINS GAMELIN, avec tables et parasols, resto-bar-café, culture de fleurs, légumes et  petits fruits vendus au kiosque. Du 2 au 12 juillet, des activités de cirque seront présentées selon le programme :
‘‘Montréal complètement cirque’’

Rejoignons les artistes, les professionnels et le public pour prolonger le plaisir. Émilie Gamelin s’en réjouira sûrement.

2015-05-31

Parole de Jean-Paul 11

« Regarder la vie d’Emilie Gamelin, c’est voir l’amour et la compassion en son cœur, dans le service du prochain.

Toute petite déjà, elle insistait pour obtenir la permission de dresser la table et de servir aux pauvres des repas quotidiens, ce qu’elle appelait la ‘Table du Roi’. Jeune épouse et même après le décès de son mari et de ses enfants, elle continue de pratiquer ce service. Elle visite les malades à domicile, s’occupe des orphelins, adopte un garçon mentalement retardé, accueille chez elle des femmes âgées et handicapées, distribue chaque jour nourriture et vêtements aux gens dans le besoin. Elle visite et réconforte les détenus, aide des jeunes filles à se trouver un emploi. Elle vend sa maison pour en acheter une plus grande afin d’y héberger un nombre croissant de démunis et d’infortunés qui viennent à elle…


Comme la ville de Montréal est en pleine croissance, l’évêque Ignace Bourget, décide de fonder une congrégation religieuse féminine pour s’occuper des pauvres, et de lui donner le nom de Sœurs de la Charité. Il a trouvé en Emilie la fondatrice qu’il fallait…» Aujourd'hui la communauté fondée par Émilie Gamelin et Mgr Bourget s'appelle Sœurs de la Providence. Elle continue à servir et à aimer les pauvres à l'exemple de leur fondatrice et dans la mesure de leur force.

2014-08-08

Un témoignage


Émilie a relevé le défi des difficultés financières de ses refuges , a connu les joies de trois maternités et a vécu de nombreux deuils…

C'est donc dans ces domaines : maternité, achat et vente de maisons, travail et souffrances de toutes sortes qu'elle semble apporter de l'aide à ceux qui la prient. Devant la souffrance, Émilie encourageait et réconfortait en invitant à se confier à la Providence. Il ne se passe pas de jour sans que des gens de partout écrivent leur reconnaissance pour quelques secours reçus par l'intercession de la Bienheureuse Émilie Gamelin.
 En voici quelques exemples: 

«Depuis quatre ans, mon mari était sans travail et je sentais qu'il perdait confiance en lui . J'ai commencé à prier Mère Gamelin pour qu'il se trouve un travail dans un domaine qui l'intéresserait. Voilà qu'un poste s'est présenté dans le cadre de ce qu'il aime le plus et maintenant je le sens très heureux . Tous les jours, je remercie Mère Gamelin (Terrebonne)»

«Depuis deux ans, mon fils avait une propriété à vendre et il ne réussissait pas. Une amie m'a suggéré de commencer une neuvaine à Mère Gamelin et dès le premier jour, un acheteur s'est présenté et le marché s'est conclu en peu de temps. Merci, merci. (Joliette)»

N'est-ce pas extraordinaire d'avoir quelqu'un d'aussi puissant pour intercéder pour nous auprès du Père?

 

2014-07-24

Mère Gamelin et le Service Social

En venant vous entretenir de « Mère Gamelin et le Service Social », je n'ai pas l'intention de présenter 
une conférence savante, fortement charpentée, à base de documents et étayée de nombreuses références,
ce que, d'ailleurs, je n'aurais pu faire. Je veux, tout simplement, souligner un aspect de l'activité charitable de 
notre vénérée Mère Fondatrice et lui offrir, en même temps, un filial hommage d'admiration et de gratitude. 
Ce ne sera une surprise pour personne, nous semble-t-il, que d'entendre une Sœur de la Providence parler de
la fondatrice de son Institut  et du sceau qu'elle a imprimé à la charité dans le Montréal de la dernière moitié 
du XIXe siècle.

Ce XIXe siècle venait à peine de naître que Marie-Émilie-Eugène Tavernier ouvrait les yeux à la lumière. Il est une
 ironie des noms comme il en est une des choses : la famille dans laquelle l'enfant vient prendre place porte le nom de 
« Tavernier dit Sanspitié ». Son grand-père, Julien Tavernier, venu de Picardie à Montréal, était sergent dans la 
Compagnie du chevalier de Lacorne. Il tombait glorieusement au champ d'honneur en juillet 1756, dans les environs 
du lac Champlain, laissant une veuve et quatre enfants dont le plus jeune, Antoine, fut le père de notre Fondatrice.

Dès ses plus jeunes années, la petite semble vouloir faire mentir le nom de « Sanspitié » accolé à celui de « Tavernier ». 
La précocité de sa compassion envers les pauvres fait l'étonnement de son entourage. Sa maman, heureuse de constater les belles dispositions de sa fillette, se plaît à faire passer par ses mains enfantines, l'aumône destinée au mendiant 
qui la sollicite pour l'amour du bon Dieu. Or, un matin, Émilie voit venir dans le chemin montant qui conduit  à la maison paternelle, un vieillard qui s'avance péniblement, appuyé sur son bâton. Elle se hâte à sa rencontre avec son petit panier plein de provisions qu'elle jette dans la grande besace que le mendiant ouvre  devant elle. En voyant sa légère offrande s'abîmer dans le fond du sac, elle se met à pleurer et revient vers sa maman : « Maman, maman, le sac n'est pas plein ! » Celle-ci essaie de lui faire comprendre, pour la consoler, que le pauvre commence sa tournée quotidienne et que, à son retour, le soir, il aura suffisamment ramassé pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais, pour son cœur compatissant, la besace du pauvre lui paraît déjà, et lui paraîtra toujours, trop grande, jusqu'à ce qu'elle lui ait donné ses biens, sa santé, sa vie, tous les trésors de son esprit et de son cœur.

2014-02-09

A LA PAROISSE ST PIERRE CLAVER

MES SALUTATIONS À CHACUNE DES PERSONNES ICI PRÉSENTES.

Il me fait plaisir d’être avec vous, aujourd’hui, pour faire mémoire des patriotes, ces canadiens-français du 19e siècle qui sont passés à l’histoire et dont le souvenir nous est rappelé, chaque année, en février et en mai. Nous parlerons également d’Émilie Gamelin qui a été proche des patriotes et de leurs familles. Avec d’autres femmes, elle a montré par sa vie qu’elle croyait au Dieu Providence qui demande notre collaboration pour réaliser ses plans.

Avant les troubles de 1837, les canadiens-français protestaient déjà au sujet des conditions qui leur étaient réservées; il y eut des articles de journaux, des rassemblements dans les rues, pour dénoncer les injustices envers eux et l’abus de pouvoir du Conseil législatif. Certains parmi eux sont emprisonnés, puis relâchés et les manifestations se continuent en différents endroits de Montréal ou de la vallée du Richelieu. Les hommes mènent leur combat politique contre la domination anglaise afin d’obtenir un gouvernement responsable, formé de canadiens-français élus.

Pendant ce temps, les femmes organisent un combat social et développent tout un réseau de services en faveur des familles démunies. On pourrait nommer plusieurs de ces femmes, mais une figure émerge, reconnue par les autorités civiles du temps, c’est Madame Émilie Gamelin. Sans richesse, sans pouvoir, sans moyen apparent, c’est avec son cœur tout de compassion et de charité qu’elle se fera accepter en prison pour apporter un peu de réconfort aux dames et aux malades mentaux incarcérés.

Quand les patriotes arrivent à la Prison Au Pied-du-Courant, en 1837, Madame Gamelin obtient du shérif, qui pourtant refusait toute visite, la permission de visiter les prisonniers, de leur apporter un peu de soupe et de pain, ainsi que des vêtements. De son cœur charitable, elle trouve moyen d’adoucir les mauvaises conditions de détention, se faisant messagère des familles et des prisonniers, priant avec eux et leur distribuant des images de N.D. de la Délivrance. Le régime carcéral aurait été insupportable sans le réconfort des visites de Madame Gamelin qui avaient la vertu d'atténuer l’amertume des privations. Dans la ville, on reconnaît Émilie Gamelin comme «l’Ange des prisonniers politiques».

Des témoignages nombreux confirment l’importance de son action qui n’avait rien de politique, mais était inspirée de sa charité et de la force de son implication citoyenne dans son milieu. Entre autres témoignages, le notaire Jean-Joseph Girouard, lui-même patriote et prisonnier lors des troubles de 1837, reconnaîtra plus tard en Madame Gamelin une femme toujours prête à secourir les infortunés et les plus malheureux. Un fait historique est à mentionner: on doit à Madame Gamelin d’avoir reçu des mains de François-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier, la veille de son exécution à l’échafaud, une lettre à son épouse et une autre à ses compatriotes qui tient lieu de testament. Elle remettra à son épouse les précieux documents et passera la nuit en prière avec elle.


Mais qui était donc cette Madame Gamelin ?
Née avec le 19e siècle, le 19 février 1800, elle était la dernière d’une famille de 15 enfants, dont 9 étaient déjà décédés à la naissance d’Émilie. La famille Tavernier était installée sur une terre appelée ‘Fief Providence’, située au nord de l’actuel parc Jeanne-Mance, à Montréal; un détail ordinaire peut-être, ce nom de Providence, mais qui aura son importance dans la vie d’Émilie car le peuple donnera plus tard à son œuvre le nom de ‘providence’ , en se disant les uns les autres : ‘C’est une vraie providence ou allons à la providence’ !

Émilie Tavernier avait hérité de sa mère, surtout, un cœur de compassion et une grande générosité envers les démunis. Orpheline de mère à 4 ans, de père à 14 ans, elle est recueillie par une tante; elle ira aider son frère devenu veuf et sa cousine de Québec lors d’une grossesse difficile. A son retour à Montréal, elle fera la connaissance de Jean-Baptiste Gamelin, de 27 ans son aîné, pomiculteur, bourgeois et bienfaiteur envers les pauvres. Même si auparavant, Jean-Baptiste avait dit NON deux fois au pied de l’autel, Émilie accepte de l’épouser. Ils contractent mariage, deviennent parents de trois enfants qui décèdent successivement quelques mois après leur naissance; son époux partira de même, de sorte qu’à 28 ans, elle est veuve et seule dans sa douleur. Après quelque temps de deuil , elle trouvera dans la prière et dans la contemplation d’une image de la Vierge des Douleurs, la force de se lever, d’aller vers les autres, marchant dans les rues de la ville à la rencontre de plus malheureux, oubliant ses propres souffrances.

Durant 15 ans, elle continuera ses implications auprès des pauvres jusqu’à ce qu’elle fonde, avec l’Évêque du temps, la Communauté des Sœurs de la Providence, en 1843. Madame Gamelin deviendra Mère Gamelin. Elle ne vivra que huit ans dans sa Communauté et décèdera le 23 septembre 1851, d’une maladie contagieuse, contractée dans le service auprès des malades, venus en grand nombre de pays d’Europe. À travers le temps et en différents pays, les Sœurs de la Providence, ainsi que des personnes Associées, amies, collaboratrices, ont voulu poursuivre l’action engagée d’Émilie jusqu’à nos jours, en faveur des plus pauvres, tout en se laissant évangéliser par eux, car nous avons toujours besoin d’apprendre à aimer et à servir cette humanité souffrante en commençant par les plus pauvres, qu’ils soient malades, prisonniers, immigrés, jeunes toxicomanes, orphelines, personnes sourdes, malades mentaux, mères laissées seules ou vieillards oubliés.

En terminant, nous pouvons ici rendre hommage aux patriotes qui ont lutté pour leurs droits, leur liberté de foi et de langue. Il faut louer également leur courage, leur ténacité, leur amour de la patrie. Les Jeunes Patriotes et la Société St-Jean-Baptiste, et peut-être d’autres groupes, poursuivent, encore aujourd’hui, l’engagement de ces hommes valeureux que furent les Patriotes de 1837-39.

Nous rendons hommage également à Émilie Gamelin et nous rendons grâce au Dieu Providence pour cette vie si bien remplie et totalement vouée au profit des plus faibles que Jésus a tant aimés et à qui il a montré un visage de miséricorde et de tendresse. À nous comme à Émilie, il redit : ‘’J’avais faim…, j’étais seul…, j’étais prisonnier…, et vous êtes venus jusqu’à moi’’. Nous aussi, allons de par les rues, dans nos milieux, et annonçons à tous la Bonne Nouvelle d’un Dieu Providence qui nous aime et nous invite à participer à son œuvre de salut.

Thérèse Drainville, s.p. 16 février 2013, Paroisse Saint-Pierre Claver, Montréal

2013-12-14

DES STATISTIQUES POUR NOVEMBRE

DES STATISTIQUES POUR VOUS INTÉRESSER

268 VISITES ont été effectuées au cours du mois.
585 PAGES ont été lues.

Depuis le début du blog d'Émilie, 28 904 pages ont été lues, par des visiteurs qui viennent du Canada, de France, des États-Unis, de Russie, d'Allemagne, et bien d'autres pays.


Émilie Gamelin suscite toujours un grand intérêt et une motivation à se préoccuper des personnes démunies,
à se nourrir de sa spiritualité et à l'imiter dans une mission de compassion.

Th.

2013-11-25

LA VIE D’ÉMILIE… UN CHEMINEMENT DANS LA FOI

EN TERMINANT L’ANNÉE DE LA FOI

Dans son plan d’amour, le Seigneur a tracé la route qui acheminait Émilie vers la réalisation d’une mission :

Au moment des deuils multiples qu’elle a connus, le OUI de l’acceptation généreuse la conduisit à une communion profonde avec la Vierge au pied de la Croix.

Après le décès de son époux et de ses enfants, Madame Gamelin choisit le célibat et s’engage, par vœu privé, à continuer de servir les pauvres le reste de sa vie. Le OUI de la compassion la fera Mère des pauvres, femme au cœur attentif, une vraie Providence.

Par le OUI d’une présence discrète, Émilie soignera les malades, les accueillera chez elle, les réconfortera et visitera les prisonniers, comme laïque engagée, durant quinze ans.

Le OUI du courage affermit la décision d’Émilie. Elle deviendra religieuse et pour ses filles, les Sœurs de la Providence, elle deviendra fondatrice.

Émilie souffrira dans son corps, dans son cœur, dans son âme. Mais le OUI de la force la gardera debout dans l’épreuve.

Son dernier OUI, celui de l’amour la conduit vers le Royaume, où l’attendent tous ceux qu’elle a servis comme ses maîtres et ses seigneurs.

Yvette D.
Échos d’Émilie (extraits)

2013-10-18

LA PROVIDENCE VEILLE....

A l'instar des dames de la cour de Louis X111 , qui se dépouillèrent spontanément de leurs joyaux pour secourir les enfants abandonnés dont St-Vincent-de-Paul venait de leur révéler éloquemment la détresse, madame Gamelin elle-même avait renoncé à tout ce qui pouvait sentir la vanité ou la mondanité.

Les travaux et les occupations nouvelles que lui créait cette multiplication d'activité charitable ne l'empêchaient pas de donner à ses vieilles le même temps et les mêmes soins affectueux et assidus qu'auparavant. Ses chères vieilles allaient être confiées aux Sœurs de Charité que l'évêque Mgr Bourget feraient venir de France. Elle se consolait en se disant que ses sœurs seraient pour elles de vraies mères comme elle voulait l'être elle-même. En attendant, elle continuait de les servir à table, de présider à leurs exercices de piété, de leur prodiguer ses attentions délicates et tendres.

Son âme généreuse trouvait une autre consolation à voir son zèle et son initiative multiplier au loin les fruits de charité que suscitait son exemple et celui de ses associées. Les paroisses de la campagne et des petites villes environnantes ne tardèrent pas, à l'exemple de Montréal, à organiser à leur tour des associations de dames de charité. Touchant exemple de la contagion du bien et de l'émulation chrétienne!

Un contretemps providentiel survint qui sembla devoir un instant renverser toute espérance et compromettre à jamais les fruits de tant d'efforts et de travail: les filles de Saint-Vincent de Paul ne pouvaient venir prendre la relève telle que le clergé le désirait. Ceci permit à Émilie Gamelin de conserver l'Asile de la Providence qui ainsi, fut l'origine de la Communauté des Sœurs de la Charité de la Providence. Elles seront appelées à subvenir à de nouvelles nécessités, à soulager d'autres souffrances et à compléter ainsi l'organisation de la vie religieuse dans notre cité, à la suite de Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois et Marguerite d'Youville.

Source ?

2013-06-06

Providence: doigt de Dieu dans notre vie quotidienne...

En tant que personnes qui souscrivent aux valeurs Providence, nous avons le défi d’interpréter l’expression ''lire les signes des temps'' dans le sens d' essayer de voir le doigt de Dieu au centre de la vie et des événements du quotidien (P.Ron Rolheiser,omi).  Quelle chance pour nous que la Providence soit au cœur de notre spiritualité, au cœur de notre mission, au cœur de notre vie! Nous sommes appelées à vivre la Providence comme un Mystère sacré présent avec nous, dans toutes les circonstances de notre vie et de celle des autres : joies et souffrances, santé et maladie, paix et conflits, obscurité et lumière. Voilà mon défi; voilà notre défi.

Grâce à notre confiance en la Providence, nous croyons être exactement là où nous sommes censées être. Nous sommes confiantes d’avoir tout ce qu’il nous faut, pour peu que nous reconnaissions et mettions à profit les ressources qui nous sont fournies par la Providence de Dieu. Nous croyons en notre appel à servir ceux et celles qui ont besoin de notre aide...

Dieu répond par nous et en nous, par les personnes que nous servons et à travers elles. Nous croyons fermement que notre mission nous demande d’être attentives aux signes que Dieu nous révèle et d’y répondre avec compassion, d’y répondre avec le cœur de la Providence, en gardant à l’esprit notre interdépendance avec l'autre, pour voir l’action de Dieu, l’identifier et y répondre dans les événements ordinaires et extraordinaires de notre vie et de celle des autres que nous sommes appelées à servir. Il est également important de regarder les événements qui se produisent dans l’Église, dans nos nations, sur notre terre et dans notre univers à travers la lentille de la Providence.

Selon James P. Mackey  « La Divine Providence est la conspiration de hasards par laquelle Dieu parle. » Quelle merveilleuse façon d’envisager tout ce qui arrive! Ce que nous percevons comme des hasards, ce sont en fait les canaux par lesquels Dieu nous parle, nous pousse du coude et nous force à répondre. L’écoute contemplative, le dialogue et le discernement sont nécessaires si nous voulons être vraiment attentives au mystère de la Providence à l’œuvre en nous.

P. Rolheiser ajoute quelques questions :
 (1) Quand nous essayons de lire les « signes des temps collectifs », c'est-à-dire quand nous essayons d’identifier ce qui se passe dans le monde et dans l'Église, ai-je la certitude que nous lisons les signes des temps correctement?

(2) Comment pouvons-nous, tant par notre fidélité personnelle que par notre image publique, faire rayonner davantage le fait que notre charisme émane d'une foi profonde en la Providence?

''Que Yahvé te découvre sa face et t’apporte la paix!" (Nombres 6,24-26)

Adaptation du texte de sœur Karin Dufault, leader congrégationnelle des Sœurs de la Providence, publié dans le Bulletin des Associées & Associés Providence
 
Cette belle réflexion nous concerne tous et nous fait prendre conscience que nous ne sommes jamais seules.