2013-05-14

« Walt Disney » dans les Archives Providence à Montréal?


2013-02-20

Le St. Joseph Hospital, à Burbank: un hôpital touché par la magie de Disney

« Quoi ? Walt Disney dans les Archives Providence de Montréal ?! »

 Quand j’ai vu pour la première fois la mention « Walt Disney » dans les Archives Providence, je me suis arrêtée pour lire une deuxième fois. Quoi ? Walt Disney dans mes archives ?! Je dis « mes » archives, je pourrais dire  « les archives de mes patronnes » mais, après onze ans chez les Sœurs de la Providence, je les considère un peu comme les miennes. Par souci de fidélité, rectifions donc un peu le tir : « Quoi ? Walt Disney dans les Archives Providence de Montréal ?! ». Il s’agit de belles photos en noir et blanc représentant une cérémonie de première pelletée de terre. Sur ces images, Sœur Agnes of the Sacred Heart, la supérieure du St. Joseph Hospital de Burbank, en Californie, se trouve aux côtés du grand Walt Disney. Étant une fan de l’homme et de son œuvre, je me suis apprêtée à en savoir plus sur cette relation entre les Sœurs dela Providence et Disney.

  Pour avoir accès au texte intégral incluant les photos, cliquez sur le document PDF ici-bas.

Voir le PDF associé à cette nouvelle

2013-05-02

ÉMILIE ET SON ACTION PROPHÉTIQUE


’’Je sais les projets que j’ai formés pour vous, Oracle de Yahvé’’ (Jér.29)
Homélie de Mgr Mario Paquette, 19 février 2000

en ce 200e anniversaire de naissance d’Émilie Gamelin


Dès la naissance d’Émilie, Dieu l’appelait déjà pour de grands projets dont les visées apostoliques tiennent d’un certain prophétisme. À la manière du prophète, Émilie deviendra, par ses paroles et ses gestes, l’instrument de Dieu, en se livrant, dès l’âge de 27 ans (1827), au soulagement des misères des pauvres de sa ville, alors qu’elle vient à peine d’enterrer son mari Jean-Baptiste Gamelin.

Madame Gamelin se sent appelée à une mission de compassion auprès de ceux qui souffrent, consciente que ses propres épreuves l’ont préparée à assumer un rôle prophétique dans la société montréalaise.En 1830, elle ouvre un refuge pour dames âgées et infirmes, puis ce sont des orphelines qu’elle accueille, en même temps qu’elle s’intéresse aux prisonniers et aux désespérés, leur manifestant la tendresse de Dieu Providence.

La vocation prophétique de Madame Gamelin ne s’arrête pas là : les œuvres sociales, souhaitées par son évêque Mgr Bourget, trouvent en elle un écho profond et une attitude de total dévouement. Elle fait vœu privé de servir les pauvres pour toute la vie. Instrument docile, porte-parole de Dieu, elle a marqué ses contemporains par sa charité et son action prophétique.

L’appel de Dieu exige davantage : à 43 ans (1843), elle fait profession religieuse, devient supérieure et fondatrice et avec sa Communauté, les Sœurs de la Providence, étendra son action apostolique aux orphelines, aux insensés, aux personnes sourdes et aux prêtres invalides. L’Esprit de Dieu est vraiment sur elle, il a utilisé ses talents et son prophétisme pour réaliser ses œuvres de miséricorde et de compassion en faveur des défavorisés.

Nous sommes aujourd’hui le cœur et les mains d’Émilie, nous éprouvons une grande fierté devant cette femme de chez nous qui a marqué son époque (1800-1851), voulant constamment, comme le prophète, être l’instrument de Dieu, pour porter son message de tendresse et de compassion.

Nous sommes invités à marcher sur ses traces en gardant au cœur le désir que d’autres marcheuses viendront, s’engageront à prolonger la vocation prophétique d’Émilie Gamelin, quelque soit leur style de vie et les personnes qui seront l’objet de leur action compatissante, dans notre monde en continuelle évolution.





2013-04-27

170e anniversaire de l'Institut des Soeurs de la Providence


Le 25 mars 2013 marque le 170e anniversaire de la fondation de l'Institut des Soeurs de la Providence à Montréal.  Le chant  "O douce Providence",  dont voici les origines, a depuis toujours été chanté par les Soeurs de la Providence.

Le cantique  "O douce Providence"  (dont l'air primitif était celui de la chanson Partant pour la Syrie) a été publié, avec les sept couplets que nous connaissons, dans un recueil de cantiques qu'on trouvait à Québec en 1819, sous la signature de l'abbé Jean-Denis Daulé.

On sait qu'Émilie Tavernier a connu personnellement l'abbé Daulé.  Alors qu'elle est en service chez une cousine de Québec (Julie Perrault-Leblond), elle écrit, le 20 mai 1820, à sa cousine Agathe Perrault-Nowlan, à Montréal: "...veuillez dire à Marguerite (Perrault) que M. Daulé a pris le thé avec nous ces jours derniers et s'est informé d'elle..."

On ne connaît l'auteur ni des paroles, ni de la mélodie, mais ce qui est sûr, c'est qu'au temps de Mère Gamelin on le chantait selon la mélodie actuelle.

Ce "cantique de Mère Gamelin" est resté comme l'hymne familial de la Congrégation des Soeurs de la Providence, qui veut garder bien vivante, présente et toujours agissante, la foi en la Providence.  En 1853, cet air est déjà utilisé, quand nos Soeurs partent pour le Chili.

Pour en connître davantage sur les origines de l'Institut des Soeurs de la Providence:
http://www.providenceintl.org/fr/histoire historique 1845.php

Yvette Demers, s.p.

2013-04-13

50e anniversaires de l'exhumation des restes mortels d'Émilie Gamelin

Depuis son décès, le 23 septembre 1851, les  restes de notre fondatrice,
Émilie Tavernier-Gamelin reposaient dans le caveau de l’Asile de la Providence.

                 En octobre 1962, alors que cette maison devait passer à l’histoire, et
que  le travail de la Cause de Béatification était amorcé, la Congrégation
obtint les permis nécessaires pour faire exhumer les restes mortels de la
fondatrice pour les transporter dans un tombeau de marbre, prévu à cette fin,
face à la chapelle, dans la nouvelle Maison Mère, à Cartierville. L’événement
s’est déroulé du 17 au 19 octobre 1962.
 

Lors de la messe de funérailles qui avait lieu à l’Asile de la Providence, le 18 octobre, avant le transport du cercueil de notre fondatrice à Cartierville,
Monsieur le chanoine Raoul Drouin, délégué de l’Archevêché, terminait son
homélie par ces paroles de Mgr Bourget aux Filles de Mère Gamelin, le
4 septembre 1876: « Plus vous ferez mémoire de votre Mère Fondatrice,
plus vous vivrez de son esprit. La Communauté trouvera dans son souvenir
la source de charité qui unit les cœurs, la force qui produit le dévouement ....

Pour sa part, Mgr Paul Grégoire, alors évêque auxiliaire à Montréal, présidait les funérailles à la maison mère de Cartierville, et terminait ainsi son message : « Chères filles de Mère Gamelin, vivez dans cet esprit de foi en la Providence, légué par votre mère, vous le ferez en ayant une confiance immense en Dieu, sachant que ce Dieu, comme le dit le Psalmiste, vous porte toutes et toujours dans sa main affectueuse et puissante. Avoir foi en la Providence, c’est donner sa vie aux autres, ans un esprit de charité…voilà le secret de la vie de votre Mère Gamelin. »
Voilà aussi son héritage.

 Merci de porter dans vos prières ces grands moments que la Congrégation des Sœurs de la Providence vivra au cours des mois à venir. Nous vous assurons, fidèles amis et amies de notre bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin, de nos prières près de son Tombeau et nous vous invitons à venir personnellement lui confier vos intentions. Elle vous y attend,
 
au 5655, rue De Salaberry, Montréal

Sœur Yvette Demers, s.p.

2013-03-29

STABAT MATER

Debout, la Mère des douleurs,
au pied de la croix, tout en pleurs,
regardait Jésus mourir

Et sa tristesse et son malheur
plongent un glaive dans son cœur;
 sa grande âme va souffrir.

Combien triste et combien cruel
fut, pour son cœur si maternel,
le calvaire de Jésus!

Quel tourment , quel supplice affreux
de voir les coups si douloureux
que son Fils avait reçus!

Quel homme, sans verser des pleurs,
verrait  la Mère des douleurs
dans un si cruel tourment?

Quel cœur ne pourrait s'attendrir
de la voir si  bien compatir
aux douleurs de son enfant

Pour les pécheurs il s'est livré:
son corps mourant tout déchiré
devant  elle souffre encore.

 Elle voit son enfant chéri,
dans la détresse d'un grand cri,
s'abandonner à la mort.

Fais-nous sentir à notre tour
Mère au grand cœur, source d'amour,
la vertu de ta douleur.

Et fais surtout que notre cœur
enfin se donne avec ardeur
à l'amour du Rédempteur.

Ô sainte Mère, dans nos cœurs,
fixe l'empreinte des douleurs
dont souffrait le Christ en croix.

Il nous aima jusqu'à mourir.
Fais-nous la grâce de souffrir
comme il souffrit autrefois.

Fais-nous pleurer près de ton cœur
et compatir à sa douleur
Mère, jusqu'à notre mort.

Pécheurs debout près de la croix,
à tes pleurs nous mêlons nos voix,
dans l'amour et le remords.
 




Laisse-nous, Vierge de bonté,                                    
Vierge de grâce et de clarté,                                       
nous repentir près de toi.

Fais-nous porter le souvenir
de tout ce qu'il voulut souffrir
et de sa mort sur la croix.

Que notre coeur compatissant                                     
s'échauffe encore par le sang         
que nous donna son amour!                                           

Toi qui pour nous as tant souffert
viens me défendre de l'enfer,
Sainte Vierge, au dernier jour.

Ô Christ, lorsqu'il faudra mourir,                                   
par elle daigne m'accueillir                                              
dans la gloire de ton ciel.                                                  

Ô Mère, quand mon corps mourra,
par toi, mon âme s'en ira
dans le bonheur éternel. Amen



 

2013-03-19

Madame Gamelin, les Dames de Charité et les bazars ...

Voici  un  exemple de la contagion du bien et de l'émulation chrétienne. Tiré du livre:"Vie de Mère Gamelin " 1900
  
"Madame Gamelin elle-même avait renoncé, à cette époque(1841), à tout ce qui pouvait sentir la vanité ou la mondanité dans sa mise et dans sa tenue, aux ornements de tête, aux bijoux, aux parfums, toutes choses auxquelles elle attachait naguère un certain prix.
Les travaux et les occupations nouvelles que lui créait cette multiplication d'activités charitables ne l'empêchait pas de donner à ses vieilles le même temps et les mêmes soins affectueux et assidus qu'auparavant.....Elle continuait de les servir à tables, de présider à leurs exercices de piété, de leur prodiguer ses attentions délicates et tendres.
Puis elle créa une Société de neuf dames patronnesses, connu par la suite sous le nom de Dames de Charité. Madame Gamelin trouvait consolation à voir son zèle et son initiative multiplier au loin les fruits de charité que suscitait son exemple et celui de ses associées. Les paroisses de la campagne et de petites villes environnantes, ne tardèrent pas, à l'exemple de Montréal, à organiser à leur tour des associations de Dame de Charité... Les femmes les plus distinguées de ces différentes localités tinrent à honneur d'en accepter la présidence, telle la baronne de Longueuil, Mme Masson,... : touchant exemple de la contagion du bien et de l'émulation chrétienne.
Les enfants eux-mêmes étaient gagnés par cette ardeur de zèle. On se plaît à rappeler le fait d'un futur archevêque de Montréal, le jeune Édouard-Charles Fabre, alors âgé de douze ans; sa mère déployait beaucoup d'activité pour les bazars de l'asile et l'enfant lui apportait avec empressement les services et le dévouement de son âge.

Et que dire de ce joli trait de quatre fillettes de Montréal, qui organisèrent à elles seules un bazar en faveur de l'asile? .... L'aînée d'entre elles avait neuf ans. ... Elles se mirent à confectionner des vêtements de poupées, et au bout de trois semaines elles demandaient à Mme Bourret, mère de l'une d'entre elles, dont le mari était maire de Montréal, de vouloir bien mettre son salon à leur disposition, pour y tenir leur petit bazar sous son patronage. Ce fut l'affaire d'une soirée. Inutile de dire que les gentilles vendeuses eurent grand succès et que tous leurs objets furent enlevés. le lendemain, ces bons petits cœurs, présentés à leur évêque par madame la mairesse, remettaient entre ses mains une dizaine de louis, en lui adressant ces paroles d'une naïveté touchante: "Monseigneur, nous avons fait un grand bazar. Nous vous en apportons le produit, que vous donnerez, s'il vous plaît, à l'asile de la Providence, que vous faites bâtir pour les pauvres de madame Gamelin".

2013-03-12

Émilie Gamelin et sa confiance en la Providence...


En 1900, dans une "Vie de Mère Gamelin", on écrit: "On pourrait citer  cent autres traits de sa charité. La mémoire de nombre de braves gens du peuple en a conservé le souvenir, qui revient encore souvent dans leurs conversations, avec un touchant accent de gratitude et d'émotion.

Madame Gamelin poursuivait depuis quatre ans, à l'asile de la rue Saint-Philippe, sa généreuse entreprise. Sa famille de pauvres s'était accrue; le logement était devenu beaucoup trop petit, et le loyer absorbait une partie de ses minces revenus. Pleine de confiance en la divine Providence, elle priait et faisait prier ses vieilles, pour obtenir qu'une personne charitable voulût bien lui donner une maison qui répondît mieux aux besoins de son œuvre.

Sa foi et sa confiance étaient trop grandes pour n'être pas exaucées, et ce fut Dieu sans doute qui lui inspira l'heureuse pensée de s'adresser à M. Olivier Berthelet, dont la charité a immortalisé le nom dans les communautés de cette ville et notamment dans celle de la Providence, dont il a été l'un des insignes bienfaiteurs.

Madame Gamelin invita M. Berthelet à venir visiter ses vieilles. Il se rendit à sa demande, et l'une d'entre elles implora son assistance dans un naïf et touchant langage qui trouva le chemin de son cœur. Sans tarder, il fit don à madame Gamelin d'une maison plus spacieuse, située sur la rue Sainte-Catherine.
 
À considérer les choses d'un point de vue purement humain, on pourrait s'étonner que madame Gamelin ait pu songer à agrandir sa maison et accroître le nombre de ses pauvres, dans un moment où elle disposait de si minces ressources. Mais sa foi en la Providence était d'autant plus grande que les moyens humains lui manquaient davantage; elle se tenait toujours assurée que Dieu lui enverrait du secours à l'heure propice.


2013-02-22

ÉMILIE EST DE LA FÊTE AU CHILI

Fin 2012, la communauté religieuse et éducative du Colegio Sagrados Corazones de la Serena, au Chili, était heureuse d'accueillir deux nouvelles Associées Providence lors de l'Eucharistie par laquelle le Colegio fait culminer la SEMAINE DE LA FAMILLE.   Au  cours de cette semaine, notre institution éducative a participé à diverses activités qui donnaient priorité aux parents, aux élèves et aux enseignants.  Une kermesse familiale, des conférences de formation, un pèlerinage au Sanctuaire de la Vierge du Rosaire d'Andacollo ainsi que l'Eucharistie familiale, à laquelle étaient invités tous les membres de la famille Providence de Sagrados Corazones. 

Les célébrations de la SEMAINE DE LA FAMILLE soulignaient également l'anniversaire de la béatification de notre fondatrice, Mère Émilie Gamelin.  C'est dans ce contexte que nous avons fait nôtre la joie des Associés Providence en accueillant très chaleureusement l'engagement de deux nouvelles Associées.

Nous rendons grâce à Dieu pour la vie nouvelle que ces deux Associées apportent à leurs compagnes et compagnons, aux Soeurs de la Providence et aux personnes qui découvent le visage de Dieu Providence à travers leur présence.

(Gloria Garcia, s.p.)

2013-02-21

20e anniversaire de la Place Émilie-Gamelin




Clocher de l'Asile de la Providence (arrière)
+ un spectacle de cirque Caserne
Le 16 novembre dernier fut un jour mémorable pour le début de la revitalisation de la mémoire collective montréalaise concernant Émilie Tavernier-Gamelin, mais aussi en ce qui a trait à la congrégation qu’elle a fondée, les Sœurs de la Providence. En effet, cette date a marqué le début d’une semaine d’activités, au cœur même de Montréal, à la Place Émilie-Gamelin, qui fêtait fièrement ainsi son 20e anniversaire.
 
C’est par l’intermédiaire de FIN NOVEMBRE, un événement annuel d’art et de solidarité sociale tenu la dernière semaine de novembre sur la Place Émilie-Gamelin à Montréal, que l’idée de cette commémoration a vu le jour. Ils ont pu compter sur l’appui de ATSA*, et de plusieurs autres organismes qui œuvrent  auprès des plus démunis de la société montréalaise.
Exposition de photos historiques
La thématique de cette année porte sur le 20e anniversaire de la Place et souligne l’œuvre d’Émilie Tavernier-Gamelin, « ainsi que la capacité de notre action à soulager temporairement les conditions de vie des plus démunis et à sensibiliser et impliquer le grand public envers la détresse sociale », explique Annie Roy, cofondatrice de l’ATSA. Pour ce faire, la Fondation Émilie-Tavernier-Gamelin a apporté sa contribution pour reconstruire les structures architecturales  évoquant les bâtiments fondés par Émilie (clocher de l’Asile de la Providence et Maison jaune) et elle se rend responsable de coordonner les dons en vêtements d’hiver et en repas chauds aux plus démunis, dans la lignée de l’Œuvre de la Soupe d’Émilie Gamelin.
 





Sœurs Annette Noël et Annette Coutu.
En arrière, l'œuvre de la soupe des années 30.
Soeur Annette Noël, supérieure de la province Émilie-Gamelin, est intervenue lors de cet événement, accompagnée des députés Daniel Breton et Hélène Laverdière, ainsi que de Pierre Gaudreault, coordonnateur général du RAPSIM (Réseau d’Aide aux Personnes Seules et Itinérantes de Montréal). Ensemble, ils ont donné le coup d’envoi aux activités, incluant
incluant spectacles de cirque, contes,visites guidées historiques, exposition d’oeuvres et de photos à caractère historique, etc., pour redécouvrir et revaloriser la Place Émilie-Gamelin, si chère à la famille Providence. Plusieurs Soeurs de la Providence, parmi une foule nombreuse, y étaient présentes. Nous avons pu observer également la présence de plusieurs médias de la Métropole. Lors de son allocution inaugurale, Soeur Annette a rappelé que « durant plus d’un siècle, l’Asile de la Providence fut l’endroit où s’est exercée l’Œuvre de la Soupe. Cette idée germa chez les Dames de Charité à l’occasion des durs hivers de 1827-1828.
 
En 1844, cette œuvre déménagea à l’Asile de la Providence et fut l’une des principales œuvres de l’Asile. Elle fut l’une des rares organisations à fonctionner sans carte d’identification et sans vraie comptabilité, sans discrimination de race et de religion. On donna à manger à tous, à toute heure... cela signifiait d’abord la soupe grassement vitaminée, mais aussi des sandwiches, servis à la centaine, à des ventres creux anonymes. La Soupe couvrait aussi une distribution de linge ou de chaussures aux pauvres, et même des emplois pour chômeurs de bonne volonté. La Soupe signifiait surtout sympathie, réconfort, confidence pour les personnes rejetées ou bannies de la société.

Soeur Concombre (actrice )sert de la soupe à soeur Solange Bélair
  


L’Œuvre de la Soupe a cessé le 14 août 1963, car la construction du Métro Berri-UQAM nécessitait la disparition de l’Asile de la Providence.
 
Cette " terre qui était d’abord un verger avant la construction de l’Asile", a servi de stationnement pendant plus de 30 ans après que l’Asile fut démoli », nous explique l’historien Bernard Vallée, et ce n’est qu’après que l’idée de construire une place portant le nom d’Émilie Tavernier-Gamelin a surgi. (Plus de details sur: www.providenceintl.org, après le 15 janvier 2013).
 Monic Beaulieu, s.p.  Missive Providence déc.2012
           
L’ATSA (*Action Terroriste Socialement Acceptable) est un organisme à but non lucratif fondé en 1998 par les artistes Pierre Allard et Annie Roy. Sur un ton ludique et percutant, ils créent, produisent et diffusent des œuvres et événements transdisciplinaires afin d’interpeller la population envers différentes causes.
 
 
 

2013-02-18

19 FÉVRIER : ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE D’ÉMILIE

Le 19 février 1800, un 15e enfant naît au foyer d’Antoine Tavernier et de son épouse M.-Josephte Maurice. Le lendemain, le père attelle le cheval et emprunte le chemin Saint-Laurent pour se rendre à l’église Notre-Dame, Montréal, avec son fils aîné qui sera parrain. La petite sera baptisée Marie Émilie Eugène, et sa cousine Marie-Claire Perrault sera sa marraine.

Cette enfant vivra-t-elle? L’angoisse de cette question se lit dans le regard de la mère alors qu’elle lange la petite, car 9 de ses enfants sont déjà morts et la menace des épidémies est toujours là. De plus, la disette fait qu’il est ordinaire de voir des personnes qui passent 3 ou 4 jours sans manger. Le père Tavernier louera la terre Providence pour s’assurer que, dans sa maison, il y aura toujours du pain sur la table.

Dans les quelques années qui suivront, la petite Émilie est à l’abri des problèmes. L’affection et la sécurité du foyer lui servent de rempart contre la dure réalité sociale de l’époque. À 3 ans, elle se révèle déjà une enfant précoce et déterminée. Elle manifeste une vivacité d’intelligence remarquable et une très grande sensibilité de cœur. La mère profite du passage des mendiants pour transmettre à sa fille son amour des pauvres et lui apprendre à partager. Le cœur et l’intelligence de la petite s’ouvrent à la compassion.

Prière : Providence de Dieu, toi qui as fait don à Émilie d’une charité toute compatissante pour tous ceux qui souffrent, illumine de ta clarté la route de ceux qui t’implorent par son intercession, réponds à leurs prières et glorifie au plus tôt ta fidèle servante, la Bienheureuse Émilie Gamelin. AMEN.


2013-02-14

NOS PATRIOTES

Aujourd'hui, en ce 15 février 2013, nous faisons rappel de l'exécution, à l'échafaud, de 12 des patriotes canadiens-français,  dans la cour de la prison Au Pied Du Courant, à Montréal, pour avoir lutté en faveur de leur langue française, de leur foi et de leurs droits. Aujourd'hui même, est le 175e anniversaire!

Le court texte qui suit est un extrait d'article paru sur ce blog, le
15 novembre 2012 et intitulé: ''Un témoin de la compassion d'Émilie pour les patriotes'' (Voir aux archives, à droite de l'écran.)

«Cent douze patriotes subirent leur procès devant la Cour martiale, du 28 novembre 1838 au 1er mai 1839; quatre-vingt-dix-huit furent condamnés à mort; douze furent exécutés; douze, mis hors de cause ou acquittés; trente, libérés sous caution, et cinquante-huit, exilés.»


2013-02-02

VISITES ÉTONNANTES

Nous constatons avec joie, qu'Émilie Gamelin est de plus en plus connue de par le monde:
Durant le mois de janvier,
65 personnes sont venues des États-Unis, visiter le blog d'Émilie
16, de la France
13, de Pologne
6, d'Israël
4, d'Allemagne
3, de Taïwan
2, de Ukraine
1, d'Algérie
1, d'Espagne
et 56 du Québec et des autres provinces du Canada

Les motifs de visites sont divers: une prière à Émilie Gamelin, à Notre-Dame des Sept Douleurs qu'Émilie a beaucoup contemplée, un pèlerinage virtuel 'Sur les pas d'Émilie Gamelin', l'Héritage d'Émilie, prières pour obtenir des faveurs, désir de connaître la Providence, etc..

Une personne de Belgique, désireuse d'organiser une bibliothèque de BD religieuses, demande un exemplaire de la vie d'Émilie Gamelin en Bandes Dessinées.  Nous lui ferons parvenir bientôt.
Le site de la Communauté virtuelle a été visité 627 fois au cours du mois.

Nous rendons grâce au Seigneur pour Émilie, pour toutes ces personnes qui continuent d'approfondir la vie et l'Héritage d'Émilie. 

Th.


Impressionnant cet amour du pauvre!....


 Court extrait tiré du livre :"Vie de Mère Gamelin" écrit par une Religieuse de sa communauté, en l'année 1900.

«Un fait touchant nous montre les attentions délicates que ces dames (Dames de Charité, 1930) savaient témoigner à leurs humbles protégées, et la part de joie qu'elles aimaient à leur assurer dans leurs fêtes de famille.

Mme Julien Tavernier, belle-sœur de madame Gamelin, célébrait les noces de sa fille unique. Après les réunions intimes de la famille et des amis, voulait donner un caractère de charité religieuse au souvenir  de ces jours de bonheur, elle offrit un banquet aux pauvres de l'asile en l'honneur des jeunes époux. Toute la famille y fut conviée, et les nouveaux mariés se firent un bonheur de servir de leurs mains les hôtes de la charité . Saintes agapes, qui rappelaient les pieux repas des premiers chrétiens, où l'indigent et le riche mangeaient à la même table le pain de la charité fraternelle! Pieuse pensée, qui associait la reconnaissance et la prière des membres souffrants de Jésus-Christ aux espérances et aux promesses d'un nouveau foyer chrétien! »

Qui de Mme Gamelin qui insuffla cet amour du pauvre à ces Dames de Charité, association fondée par elle, ou de sa famille qui lui a communiqué cette flamme de charité, on ne le sait. Ce qui importe,  c'est que des faits semblables se retrouvent à profusion dans toute sa vie.

2013-01-19

La PIETA, le célèbre chef d'oeuvre de Michel-Ange

Émilie Gamelin a beaucoup contemplé cette représentation de Marie suite à ses nombreux deuils : père, mère, époux et ses trois fils. Elle y a trouvé la force de continuer à vivre. 

           

 Avec l’auteur de cet article, laissons-nous émouvoir.


Dans cette magistrale sculpture de Michel-Ange, nous sommes éblouis par la tendresse de cette mère Marie qui tient dans ses bras son Jésus crucifié. Son visage penché sur ce corps inerte et affaissé démontre une dignité éblouissante et une très grande fierté.  Par l’attitude sereine de son visage, la Vierge imprègne à cette sculpture une noblesse hors du commun.

Quand on contemple une telle œuvre d’art, on ressent toute la beauté et l’énergie qui peuvent, sous les saccades d’un marteau et d’un ciseau, émaner d’un bloc de marbre.  Peu à peu le génie de l’artiste donne vie à ses personnages : un à un leurs membres surgissent de la pierre.  Grâce à la magie de l’artiste, un bloc de marbre devient l’un de nous et nous questionne sur notre beauté.  Devant de tels chefs-d’œuvre, nous ressentons des sentiments profonds d’éternité et de transcendance.  La Pieta de Michel-Ange nous transporte au-delà du Calvaire.

Quand j’ai pu admirer cette sculpture dans l’entrée de la Basilique Saint-Pierre de Rome, mon cœur s’est emballé et mes genoux ont fléchi.  Pendant quelques minutes, j’ai ressenti une plénitude indescriptible.  Les arts ont cette capacité de nous faire vivre des fascinations intenses qui déposent en nous des parcelles d’éternité.

La Pieta est ineffable ! Quand nous nous retrouvons à quelques mètres de cette sculpture, nous avons l’impression de pénétrer dans un autre monde , une autre dimension !

Richard B.
(N.D. du Cap)





2013-01-11

Vous trouverez la reproduction de cette brochure sur:

http://www.ecrits-libres.fr/lireunlivre-2-2996-Mere-Gamelin-femme-de-compassion.html

Publiée en 1984 par le Centre Émilie Gamelin, elle trace d'une façon simple, claire et nette le vécu de cette grande dame qui a évoluée dans un Montréal où les misères de différentes formes ne manquaient pas.

2012-12-09

LETTRE À ÉMILIE



Bonsoir Émilie,

Chère Émilie, on ne peut pas dire que les échanges d'avant la période des fêtes ont été très volumineux n'est ce pas? Famille, travail, obligations de toutes sortes ont minés nos conversations écrites. Mais l'amitié a le don de toujours rester présente et de frapper à la porte au moment opportun. Me revoilà donc.

Le temps des fêtes est à nos portes et je sais que certains parmi nous n'ont pas reçu toute la douceur tant demandée tant espérée. Pour eux je te dis que tu devrais cette année mettre les bouchées doubles et beaucoup de temps, d'énergie sur leur bien être. Je connais leur attente et tu peux grandement les soulager. Use un peu de ta force afin de les transporter dans un monde de santé et qu'ainsi ils puissent renaître transformés. Je suis convaincu que la source de vie que tu leur donneras sera reflétée dans un demain incomparable. Debout après un long combat on ne peut se permettre de garder secret nos miracles, et on va sur le chemin qui nous est ouvert pour aider l'autre qui en a besoin.

C'est un peu le prix à payer pour nos succès. Alors Émilie pour les étrennes de cette année il est je crois essentielle de te les renommées; santé, force de reconnaître l'autre dans son besoin, présence constante et chaleureuse, et plus encore. Le bas de Noël est très grand cette année tu sais. Quelqu'un l'a tricoté ainsi pour une bonne raison j'imagine. Mais inutile d'y mettre de gros objets, une pomme d'amour, un brocoli de santé, une poire d'espoir. On oubli les raisins de la colère, car tout cela peut faire l'affaire. Tu peux y glisser un brin de tire pour le rire et le sourire, un peu de cannelle pour l'éternel.

Et n'oublie pas de suspendre ton bas car je cherche encore le cadeau qui te conviendra. J'ai quand même une bonne idée de ce que tu aimerais.

Une prière pour toi en ces jours ou tous et chacun vont leur chemin tête baissée dans la tempête, col relevé pour se protéger, mais confiant de trouver pour l'enfant le plus beau des cadeaux!

Je suis toujours là Émilie et je garde toujours les doigts agiles sur le clavier pour t'envoyer encore et encore mon souvenir et mes pensées.
Avec amitiés et espoir
C...
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2012-12-08

Nouveau témoin de la compassion d'Émilie: J.J.Girouard, notaire


Lettre du Notaire Jean-Joseph Girouard à son épouse. Montréal, novembre 1841. Orig.: AFLG. P4-B24.
M. Jean-Joseph Girouard, ex-prisonnier des troubles de 1837, rend témoignage à la Servante de Dieu en racontant lui-même ce qu'il a vu et entendu à la Maison de la Providence. Nous donnons ici la copie du texte à partir de l'original.

«La charité, l'amour explique tout, est capable de tout».

Je vais te faire part des souvenirs qui me restent d'une visite que j'ai dernièrement faite dans la Maison de providence établie par Mmc Gamelin. II y avait longtemps que je désirais aller voir madame Gamelin. La reconnaissance m'en faisait un devoir; car je vous ai souvent entretenu de toutes les peines que cette bonne dame s'était données pour secourir les pauvres prisonniers, et cela, dans un temps où un pouvoir farouche faisait, pour ainsi dire, un crime de l'humanité & de la bienfaisance. Dans ces temps malheureux. les femmes seules se montrèrent au-dessus des circonstances et soutinrent un courage que le sombre despotisme voulait entièrement abattre.
L'excellente femme dont je viens de parler ne trouvait plus dans les donjons de l'inquisition politique de malheureux compatriotes à secourir, à consoler, mais ses entrailles de chrétienne lui ont bientôt fait découvrir d'autres objets non moins dignes de sa sollicitude. ... venez avec moi chez madame Gamelin.
J'avais vu la charité chrétienne prendre sous sa protection l'infortune dès son entrée dans le monde; j'avais vu le pauvre petit innocent enfant de la foiblesse, de l'amour, du crime ou de l'extrême misère recueilli dès sa naissance, par les mains de la Religion et sauvé d'une fin prématurée. Il me restait à voir l'humanité trouver les mêmes secours au bout de sa course. Mais ici ce ne sont plus des soins à donner à d'innocentes petites créatures, soins souvent payés par le doux sourire de l'enfance; c'est l'humanité dans sa décrépitude, dans son état le plus déplorable, dans ses formes les plus repoussantes, j'oserais dire les plus hideuses. Bon Dieu! pourquoi ne pas mourir dans l'âge de la santé et de la force? Faut-il attendre que nous soyions cruellement abandonné par les sens qui nous mettent en rapport avec tout ce qui nous entoure, et surtout avec nos semblables? Pourquoi donc attendre que nous soyons assailli par toutes les infirmités & les douleurs qu'amène la vétusté de la machine corporelle, et lorsqu'il ne nous reste plus qu'une espèce de vie végétative, et que le sentiment de la souffrance. Eh bien, c'est lorsque, pour comble d'infortune, ces maux sont joints à la misère & au dénûment, que la vertu d'une femme est venue au secours de tous ces malheurs. Sans richesses, sans pouvoirs, sans moyens apparens, elle est venue à bout de mettre son plan charitable à exécution. Encore un peu de temps, et elle aura bâti, avec l'aide de quelques dames charitables de Montréal, et sur un ter­rain qu'elle a acheté auprès de l'Évêché, un hospice spacieux et bien approprié à son objet. Le pouvoir civil a reconnu et sanctionné son existence, et l'évêque de ce diocèse vient de lui donner un mandement d'ins­titution. Ce mandement dont j'ai pris communication, respire la tendre sollicitude et la douce piété qui caractérisent ce vertueux prélat. Pour le présent, Madme Gamelin se trouve resserrée dans un bien petit local.Cependant, entrez-y & vous serez étonnée de l'ordre et de la propreté qui y régnent.
Une trentaine de vieilles femmes, qui seraient peut-être mortes de misère ou faute de soins, ont trouvé là un refuge contre la pauvreté, un asile de paix et de consolation, où elles reçoivent continuellement tous les secours qu'exigent la caducité jointe à la cécité, à la surdité, à la paralysie et à toutes les autres infirmités de la vieillesse. Ce sont presque toutes des sexagénaires ou octogénaires; on y trouve même des centenaires. Leurs âges réunis forment un total de 1841 ans.

Quel âge aviez-vous, ma bonne mère, quand les Anglais ont pris le pays? J'avais quinze ans, monsieur — Vous rappelez-vous bien tout ce qui s'est passé dans ce temps? Ô monsieur! tout comme si c'était aujourd'hui. — Et vous, en m'adressant à sa voisine, étiez-vous mariée au siège de Québec? Non, pas encore, monsieur, mais j'étais grandette, et je me souviens bien que... Bonjour, bonnes mères, (en m'adressant à toute la salle), je reviendrai vous voir, je veux converser avec vous & m'instruire de l'histoire traditionnelle de mon pays. Aimez bien votre excellente bienfaitrice, respectez-la, et payez-la des soins qu'elle vous donne par votre obéissance et votre affection. — Et toutes celles qui pouvaient m'entendre, de faire, chacune à sa manière, son cri de reconnaissance.
Celles de ces pauvres femmes qui ne sont pas entièrement impotentes s'occupent à divers ouvrages. Les unes filent, les autres échiffent des morceaux d'étoffe avec les seuls doigts qui leur restent, les autres coupent et lient des lanières pour fabriquer des catalognes; celles-ci tricottent, celles-là font des poches et autres ouvrages appropriés à leur capacité. Celles qui ne peuvent travailler, prient, et j'en vis trois en adoration dans la petite chapelle où un prêtre vient tous les jours dire la messe. Au reste, elles sont toutes mises proprement & presque entièrement avec des étoffes fabriquées dans la maison.
Mme Gamelin est seule à la tête de cette maison, sans autre aide qu'une bonne fille qui s'est vouée comme elle aux soins de la vieillesse infirme et pauvre. Elles n'ont guères d'assistance parmi leurs commensales, si ce n'est une jeune fille aveugle qui peut laver la vaisselle et ballayer.
J'avais oublié de te dire, ma chère amie, que la dame que j'accompa­gnais dans cette visite qui m'a inspiré tout ce que je viens de t'écrire, passant près du lit d'une pauvre vieille pour lui donner quelques bonbons qu'elle lui avait apportés, me donna une scène bien attendrissante. Cette vieille, octogénaire, que la dame avait recueillie et placée elle-même dans cette maison, ne l'eut pas plutôt aperçue qu'elle lui tendit les bras et la tint em(brassée] en fondant en larmes. C'étaient les larmes de la reconnaissance: je ne pus retenir les miennes.
J'avoue que je n'ai pu laisser cet asile sans un sentiment d'admiration pour le zèle de l'excellente Mme Gamelin, et pour la source où elle a pu puiser la pensée et la force d'âme nécessaires pour accomplir une si bonne œuvre. Quelle est donc cette religion qui inspire d'aussi beaux, d'aussi touchans dévoûments?... Laisser les jouissances du monde, toutes les douceurs et les aisances de la vie, pour se consacrer exclusivement au soulagement de la misère! Et quelle misère, bon Dieu! Celle de la décrépitude la plus dégoû­tante... À peine trouve-t-on chez un parent, chez un ami assez d'attachement et de courage pour surmonter toutes ces répugnances. J'abandonne tous les traités de morale: ils n'en ont jamais donné à ceux qui n'en avaient pas. Je brûle tous les livres de controverses: ils ont fait de la religion une affaire d'esprit, de raisonnement, d'érudition, de calcul, & ils n'ont opéré que je sache aucune conversion à cette religion qui parle bien plus au cœur qu'à l'esprit. Oui, c'est dans ces institutions de la plus pure charité qu'il faut l'étudier, pou la connaître, la comprendre, la chérir et l'admirer. La foi c'est l'amour. Je ne veux plus entrer dans de vaines disputes avec certains beaux esprits que je rencontre assez souvent: je les enverrai où j'ai retrouvé tout ce qu'il fallait pour renouveler chez moi de consolantes convictions, et ces sentimens qui font le bonheur de l'homme dans l'adversité, et qui ont tant allégé les souffrances de ton ami.
J.J. Girouard    (Jean-Joseph)

P.S.  «Je crois que la dame qui vous accompagnait était Madame [Louis-Hippolyte] Lafontaine», une grande bienfaitrice de l'œuvre de la Servante de Dieu et l'épouse du Procureur général .

2012-12-06

DES STATISTIQUES du blog d'Émilie

Au cours du mois de novembre 2012 :

203 personnes sont venues sur le blog venant du Québec ou de l'ensemble du Canada
27 des États-Unis
20 de l'Europe
6 de l'Afrique
8 des Iles (Madagascar, Guadeloupe, Martinique ou autres)

Elles sont venues pour prier Émilie Gamelin et la connaître davantage, ou pour prier la Providence et Notre-Dame des Douleurs, ou pour demander des faveurs.

452 pages ont été lues au cours du mois.

Au total, 15945 pages ont été lues.

Au prochain mois....