2008-11-10

RELIGIEUSE


Afin de perpétuer l’œuvre charitable de Madame Gamelin, l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, décide de la confier à une communauté religieuse de France, les Filles de la Charité. Madame Gamelin seconde le projet de son évêque et une maison se construit pour recevoir cette communauté. L’Asile de la Providence est presque achevée quand les Sœurs de France renoncent au projet. Mgr Bourget décide alors de fonder une communauté à Montéal. Madame Gamelin se sent appelée à ce nouveau dépassement et le 29 mars 1844 elle prononce ses vœux en même temps que six autres dames tandis que Mgr Bourget érige selon les règles l’Institut que le peuple nomme «Providence» parce que, depuis longtemps, il a vu Madame Gamelin se faire «providence» pour les démunis.

Animée de compassion, femme forte en dépit de ses multiples épreuves, Mère Gamelin continue de se donner sans compter. Son œuvre ne cessera pas de grandir : soin des personnes âgées, des malades, des immigrés, des orphelins, des sourdes, des handicapés mentaux, etc… Que de pauvres et de souffrants seront par elle réconfortés!
Mère Gamelin ne vivra que 7 ans en communauté. Le 23 septembre 1851, l’épidémie de choléra l’emporte après 12 heures de maladie nous laissant l’héritage de son grand amour pour les pauvres.
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2008-10-14

LETTRE À ÉMILIE

Bonsoir Émilie

Un petit mot juste pour te dire que ce soir c'était bien nul chez moi. Je peux pas tout t'expliquer mais c'était vraiment une soirée lourde et pleine de ressentiments, de ..... tout quoi mais rien de bien bon.
Lâche pas ma main Émilie, parce que ce soir c'est pas ma soirée de bonté tu vois.
Oui tu as bien lue! J'espère rester ton amie malgré tout.
Céline

Publié sur le site de la Communauté virtuelle: http://heritagedemilie.affinitiz.com

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Commentaires de Lucille
Garde ta confiance
Oui, continue d'espérer, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, nous sommes là avec toi, nous luttons avec toi, nous supllions avec toi, ne baisse surtout pas les bras, compte sur Emilie et sur Lui.
L.V.

2008-10-06

Emilie parmi les paroissiens de Montréal

Emilie Gamelin est une figure de charité qui, après avoir été longtemps laissée dans l’ombre, est maintenant de plus en plus connue et aimée. A la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes au Centre-ville de Montréal, Emilie rayonne par sa présence.
En 1995, la Ville de Montréal accepte de rebaptiser le parc central « Place Emilie Gamelin », devenu au fil des ans, le refuge de nombreux itinérants, de jeunes de la rue et de toxicomanes.
Il semble que cet événement ait servi d’élément déclencheur à une prise de conscience de la place qu’Emilie a occupée pendant de nombreuses années et permis à la communauté paroissiale de renouer avec ses racines : aider les pauvres ( comme le raconte Monsieur Pierre Gosselin, premier responsable de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes) .
Aussi, une soupe populaire a été inaugurée au sous-sol de l’église, en souvenir de l’Oeuvre de la Soupe d’Emilie. Cette initiative se veut plus qu’un simple comptoir alimentaire mais un lieu où l’on peut briser la solitude et chercher l’énergie nécessaire pour s’en sortir.
Sous l’inspiration d’Emilie, un autre projet est né : Le Projet Compassion qui consiste à aller dans la rue, dans les parcs pour rencontrer les jeunes et les itinérants et aussi porter la communion aux malades.

En 2001, la paroisse a décidé de mieux connaître les dames charitables qui ont agi au Centre-ville de Montréal. Ils ont choisi trois figures à découvrir pour les trois ans à venir : la première était Emilie Gamelin; ainsi pour mieux faire connaître Emilie, furent organisées des visites au tombeau et au musée, des pèlerinages sur les pas d’Emilie. Madame Denise Robillard, auteure d’une excellente biographie d’Emilie, compte parmi les paroissiens; cette dernière leur a parlé plusieurs fois de cette femme qu’a été Emilie au cœur de Montréal. Emilie est devenue ainsi une familière, une amie, une protectrice.
A un tel point que le projet de découvrir deux autres pionnières a été oublié! La figure d’Emilie s’est donc imposée d’elle-même, la paroisse est « tombée en amour» avec elle, et c’est peut-être là le signe que sa présence est à la fois essentielle et naturelle dans ce quartier qui voit défiler toutes les misères.

Emilie est très présente à Notre-Dame-de-Lourdes : on la mentionne à toutes les messes et au chapelet. On y célèbre aussi sa fête liturgique en septembre, la fête de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, ainsi que la Fête des patriotes ( à cause de son engagement envers les prisonniers). Pour Monsieur Pierre Gosselin en particulier, elle est un modèle de laïque au service de l’Eglise et des besoins de son temps, est la preuve (par ses quinze années de charité comme laïque) que l’on peut « donner sa vie au bon Dieu » sans nécessairement être membre d’une congrégation religieuse. Émilie est une femme agissante qui continue son œuvre ( à travers les Sœurs de la Providence) et aussi par les travailleurs comme ceux de cette chapelle, animés par son esprit.
L.V.

2008-10-04

OFFRANDE DE L'HEURE


(Prière que récitait Emilie avec ses "vieilles" à chaque heure de la journée)

SOUVENONS-NOUS DE LA PRÉSENCE DE DIEU

A cette heure et à toutes les heures du jour et de la nuit
que le bon Jésus soit dans mon coeur;
béni soit le moment dans lequel mon Sauveur s'est incarné,
est mort et est ressuscité pour sauver les âmes.

(ici, on peut mentionner une intention personnelle; puis on continue)

Que le Seigneur conserve notre Saint-Père le Pape,
qu'il le fortifie, qu'il le rende heureux sur le terre
et ne permette pas qu'il tombe entre les mains de ses ennemis.

2008-09-09

La compassion d’Émilie en faveur des enfants…

Un nouveau domaine de charité s’offre à l’audace et à la compassion d’Émilie : les enfants orphelins. Maurice Zundel a parlé de la voie de l’enfance en ces termes : « Parmi toutes les voies qui s’ouvrent à l’homme pour faire la rencontre de Dieu, la plus universelle et la plus irrésistible est celle de l’enfance. S’il y a au monde une image de la transparence divine, c’est celle d’un petit enfant. » Cette voie de l’enfance rejoint bien Émilie Gamelin dans sa spiritualité de confiance en la Providence qu’elle considère comme un « Père qui veille sur ses enfants ». C’est sans aucun doute grâce à cette grande foi que le cœur si maternelle d’Émilie brava toutes les difficultés lorsqu’elle répondit à la demande de son évêque , Mgr Bourget, et ouvrit une maison pour accueillir les orphelins irlandais dont les parents étaient décédés du typhus en faisant la traversée de l’Irlande au Canada. Dans une des biographies d’Émilie Tavernier Gamelin ont peut lire : « Mgr Bourget proposa à Mère Gamelin de prendre en soin les orphelins qui, au nombre de plus de six cents, occupaient deux des hôpitaux provisoires. Profondément émue du sort de ces petits abandonnés, elle accepta l’offre avec bonheur. » (p. 217) La compassion d’Émilie est universelle et la conduit maintenant dans un nouveau domaine où des besoins ne sont pas comblés. Ce fut la naissance du premier des nombreux orphelinats ouverts à la suite d’Émilie. Émilie Gamelin marchait à la suite de Jésus qui " prit alors un enfant, le plaça auprès de lui, et leur dit: "Celui qui reçoit cet enfant par amour pour moi, me reçoit moi-même; et celui qui me reçoit, reçoit aussi celui qui m'a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c'est lui qui est le plus grand." (Luc 9.47-48)(Photo : Sisters of Providence, Spokane , Washington, U.S.A.)

2008-09-07

Sur les pas d'Émilie


À toute personne intéressée à l'histoire de Montréal au temps d'Émilie, ce lien vous conduira vers elle, pas à pas. . . Tiré du site des soeurs de la Providence.

cliquer ici.
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2008-09-04

ÉMILIE EST PASSÉE EN FAISANT LE BIEN

Comme Jésus, dont on dit qu’il est passé en faisant le bien car il ne peut s’empêcher d’aller vers toute souffrance, Émilie, elle aussi, par sa vie et son œuvre a laissé passer Jésus pour faire le bien aux pauvres, aux malades, aux personnes qui sont seules, abandonnées.
Toutes les œuvres d’amour qui sont sorties de son cœur témoignent qu’elle portait Dieu.

L’histoire de la vie d’Émilie témoigne qu’elle était mue par un grand humanisme, mais surtout qu’il y avait en elle un amour de compassion qui lui faisait contempler la dignité qui habite tous les souffrants de la terre.

Cet humanisme et cet amour de compassion : deux pôles qui ont permis au Christ de dire son amour et d’être proche des enfants orphelins, des personnes âgées, des victimes du typhus, etc… en passant par Émilie.

Cette force en elle est encore vivante aujourd’hui. Des merveilles de guérison, de compassion, de dévouement, d’amour se réalisent de nos jours, par la présence et l’intercession d’Émilie, celle qui a voulu se faire ‘la servante et l’amie des pauvres’. Bien plus, nombreuses sont les personnes qui veulent la prendre pour modèle, alors son cheminement de vie devient leur cheminement, ses pieds sont leurs pieds; Émilie marche où nous marchons, elle s’arrête où nous nous arrêtons, elle parle quand nous parlons.


Émilie continue de vivre dans nos vies, dans tous nos gestes de compassion.
(conférence : J. Fitzpatrick, postulateur pour la cause d’Émilie)

2008-09-02

Émilie, Incarnation du Mystère de la Providence

Madame Gamelin fit la découverte de Dieu, Providence aimante pour tous les humains, elle contempla assidûment ce Mystère, l’incarna pour le proclamer et pour contribuer ainsi au salut de plusieurs. C’est encore en allant aux pauvres et en les servant qu’elle s’éveilla à la conscience de la Providence. Bien que riche au départ et disposant de ressources personnelles qui lui permettaient de se porter au secours des nécessiteux, par les engagements toujours plus nombreux et irréversibles, elle fut vite conduite à des impasses dont elle ne put se tirer que par miracle. En somme elle se rendit compte qu’au delà de son propre souci des pauvres et, d’ailleurs, l’expliquant tout à fait, se trouvait toujours présente l’attention aimante de Dieu en faveur de tous et chacun. Elle prit conscience qu’elle ne devenait elle-même providence que mue par la Providence. Elle accepta donc d’en devenir le ministre privilégié. Elle lui attribua tout ce qu’elle faisait de bien en faveur des miséreux et elle en fit mention publiquement… Elle devint hardie, entreprit tout ce qui lui paraissait nécessaire, toujours au nom de la Providence. (Inspiré du Rapport Cambron)
Aujourd'hui encore, des personnes pleines d'audace , de compassion et de confaince en la Providence se dévouent auprès des sidéens, des alcooliques, des itinérants... Bref, de toute personne dont les besoins me sont pas rejoints par les organismes gouvernementaux. Émilie, tu es encore présente dans notre socuiété.

2008-08-21

LE COURAGE D'ANNICK

Je m'appelle Annick, j'ai 32 ans et je suis atteinte de fibrose kystique. Malgré ma maladie, j'ai eu la chance de donner la vie à une belle petite fille qui a aujourd'hui 9 ans et qui est en excellente santé. J'ai aussi adopté un superbe garçon de 6 ans et un troisième est en cours d'adoption. La décision d'avoir des enfants pour une adulte qui a une telle maladie est très personnelle, certains n'osent même pas l'envisager, pour d'autres, c'est le rêve d'une vie. C'était mon cas.
Nous confions Annick et ses enfants à Émilie Gamelin pour qu'elle les soutienne et les garde ensemble longtemps !

Th.

GEORGINE SE CONFIE À ÉMILIE

Elle a 60 ans, se confie à Émilie et demande des prières pour elle et son neveu Mario qui a connu la prison durant quelques années. Comment l'aider sans le protéger, le stimuler sans le blâmer, lui ouvrir sa porte et son coeur en cherchant avec lui des ressources, un travail... ?

Émilie, je te parle aujourd'hui de Georgine en faisant appel à ton coeur compatissant et ouvert à toutes les détresses. Je te parle aussi de Mario, ce jeune qui voudrait se réinsérer à la société, trouver un travail et qui frappe le mur des préjugés, des refus, parce qu'un dossier le devance toujours.

T.D.

2008-08-16

Liens entre la Parole de Dieu (Mt 6, 23-34) et la vie d’Émilie Gamelin

Sans qu’elle en soit tout à fait consciente, Émilie vivait, au jour le jour, la Parole de Dieu incarnée dans son cœur :

"Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. (v.25)’’

Émilie avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture et du vêtement.

"Ne vous inquiétez donc pas du lendemain (v.34)"
Émilie s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces ou tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain.

"Voyez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit (v. 26)''
Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, n’avait jamais laissé Émilie sans secours.

"Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. (v.32)"

Émilie, se prosternant au pied du tabernacle, versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? »

"Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît (v.33)"

Émilie allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle (…) et lui remit un billet de vingt-cinq louis.

2008-08-09

PRIÈRE À LA BIENHEUREUSE MÈRE GAMELIN

Bienheureuse Mère Gamelin,
un temps tu as marché
sur les routes de notre pays.
Tu as prié dans le silence de nos églises.
Tu as servi avec compassion et intelligence
les vieillards, les orphelins,les pauvres,
les sans travail, les prionniers, les sourds,
les isolés, les malades et les mourants.
Tu accueillais chaque personne
qui venait à ta recherche.

Tu étais pour tous la Providence du pauvre!
Aujourd'hui, moi aussi j'ai recours à toi.
Aide-moi à guérir dans mon corps
et dans mon esprit. Accorde à la société
de notre temps le bonheur et la paix.
Et à notre Eglise, la foi capable de voir en
toute personne le visage de Jésus. Amen

(composé par le Père Joseph Ronco, i.m.c. 2007)

2008-08-05

Missionner à la manière d’Émilie…

Espoir et vie : deux réalités importantes à l’heure actuelle puisque la société entière gémit, comme dit saint Paul : « Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement (Rm 8, 22) ». Oui, l’univers entier gémit : tant de situations font pleurer, souffrir et en même temps les gens espèrent, ils désirent mieux, davantage.

La société d’Émilie, les gens qui vivaient dans son milieu, avaient, aussi, bien des raisons de gémir. Émilie, après avoir connu pour elle-même des épreuves, le désert, la solitude dans la perte de ses trois enfants et de son époux, avait trouvé un moment de plénitude spirituelle duquel elle avait tiré un surcroît de joie et de force pour aller vers ceux et celles qui avaient besoin d’une oreille attentive, de mots gentils et compréhensifs, de sourire, d’encouragement, d’appui matériel et spirituel.

À la manière d’Émilie, mais dans un contexte différent, nous pouvons proclamer la mission Providence. Quelle que soit la manière dont on exerce la mission. plus elle engendre l’espoir et la vie, plus elle rayonne la plénitude de l’amour et de la fidélité de Dieu et le charisme d’Émilie :
« Femme vaillante, femme digne de toute confiance, femme attentive à toutes et à tous, femme charitable, femme pleine de savoir-vivre et de savoir-faire, femme-Providence des pauvres, ange des prisonniers, (…) femme à la foi intrépide, femme compatissante, femme qui a connu la souffrance. Elle trouvait dans la contemplation du Christ mort et ressuscité, la force, le courage et la joie d’être auprès des déshérités et des plus blessés. »
(Extrait de l’homélie du Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, lors du dévoilement de la statue de Mère Émilie à la Basilique Notre-Dame, le 16 mai 2007).
Inspiré de Maria Elisa Munoz, s.p. dans le Bulletin « Les Associés et Associés Providence » août 2007

2008-06-25

Et la Vierge des Douleurs...


La dévotion à la Vierge des Douleurs a animé toute l'oeuvre d'Émilie Gamelin, précieux héritage qu'elle nous a laissé. Voilà ce qui a joué un rôle décisif dans sa vie. Prostrée par la mort de son mari et de ses enfants, épouse et mère sans postérité, elle frôlait , une fois dans sa vie, l'abîme du déses poir quand son directeur lui fit présent d'un tableau de Notre-Dame des Douleurs. Contemplant l'immense compassion de Marie, qui communiait aux souffrances de son Fils perdu et retrouvait par là une maternité innombrable sur les pécheurs rachetés, madame Gamelin reconnut la signification de sa propre douleur. Elle comprit que la maternité de la chair, plénitude naturelle de la femme, n'épuisait pas toutes ses capacités d'aimer. Sa foi et son éducation l'avaient préparée à comprendre qu'une fécondité infiniment plus riche lui serait accessible.

C'est alors qu'elle s'était levée et avait quitté sa maison, pèlerine du bon secours, pour recueillir et embrasser dans un amour élargi tous les abandonés et les sans-soutien de sa ville. Méditant les douleurs de la Vierge, de station en station de la Passion. la vertueuse veuve éprouva l'efficacité infinie de la souffrance rédemptrice. Cette révélation l'anima désormais dans toutes ses actions...

Diaporama de la Vierge des Douleurs

2008-06-12

La Providence… C’est qui? C’est quoi?

As-tu essayé de répondre à ces deux questions?

D’abord et avant tout c’est le « nom de Dieu » qui prend soin de nous et qui nous aime.

Il ne veut pas la souffrance. Il ne veut pas le mal. Il ne veut pas la mort… il nous veut heureux sur cette terre et en l’autre vie, parce qu’il nous aime.

La maladie, les accidents, les catastrophes, les ouragans sont des bouleversements de la nature, de l’atmosphère, de notre être même, ils ne sont pas des châtiments ni des punitions.

Mieux que cela, ils peuvent m’ouvrir à une vie nouvelle, si j’y rencontre Dieu.

Émilie a découvert sa voie, à la mort de son époux, de ses enfants, à l’ anéantissement de son propre foyer…

De toute éternité, Dieu avait prévu dans sa sagesse divine qu’une âme –Émilie Tavernier- proclamerait, dirait sa Providence en ce 19e siècle, et le signe de cette manifestation n’est-il pas dans le fait qu’elle naît sur une terre qui a nom officiel de « Terre Providence »?

Dès son baptême, elle porte en elle cette mission; sa maman l’initie peu à peu à cette mystique du Dieu qui prend soin de nous et qui nous aime, et qu’en retour on doit être providence pour ceux qui souffrent, pour les malmenés de la vie, sous quelque angle que ce soit.

Émilie est tellement une manifestation de Dieu-Providence, qu’on la nomme en sa ville, en son pays, la « providence des pauvres », sa main, son cœur s’ouvrent pour eux, ses pas la dirigent vers les prisonniers, vers les couples en difficulté, vers les drogués de l’alcool et vers tant d’autres.

Et toujours dans un geste désintéressé, avec des dames qui ont compris sa mission et la partagent. Dieu-Providence est mieux connu, mieux aimé…

(extrait d’un écrit de sœur Thérèse Frigon dans « Échos d’Émilie »

Hymne à la Providence préférée d'Émilie

2008-05-20

Comme Emilie, des femmes pleurent leurs enfants

Presque chaque jour, les médias relatent pour nous des faits troublants, émouvants, inquiétants, entr’autres des femmes qui ont perdu des êtres chers et qui les pleurent : accidents, suicides, overdose, victimes du sida, victimes de violence et quoi encore!…
Sur le passage de l’ouragan ‘Jeanne’ en Haïti, des gens sont disparus; à New-York le 11 septembre 2001 que de vies perdues; chez nous des enlèvements se produisent, par des pères violents, ou ce sont des jeunes qui ont le ‘mal de vivre’ et qui veulent en finir avec la vie, et la liste s’allonge.
Les parents qui survivent et doivent faire face à la situation : ou bien ils se révoltent ou ils pardonnent ou ils en viennent à pouvoir se réconcilier avec la vie.
Emilie Gamelin a connu la douleur de perdre des êtres chers : ses 3 enfants et son époux en 4 ans, victimes de maladies infectieuses. Brisée par la douleur, elle se confie à un prêtre de sa paroisse qui lui remet une image de Notre-Dame-des-Douleurs au pied de la Croix de son Fils Jésus mourant. La contemplation de Marie éplorée mais forte, debout, amène Emilie à comprendre les pauvres et les malades de son milieu et à donner son temps, ses biens, sa maison, sa personne pour soulager la souffrance des autres. En se donnant à sa mission de compassion, peu à peu Emilie se réconcilie avec la vie… Bravo Emilie, tu parles à notre cœur!

2008-04-19

HOMMAGE À ÉMILIE

Une femme est passée
Nous laissant un message
Fait de joie et d'amitié:
L'amour est son langage.

Une femme s'est donnée
Toute sa vie entière,
Sur les pauvres s'est penchée
Soulageant leurs misères.

Une femme a partagé
Toutes les joies, toutes les peines:
Au ciel, elle doit briller
Comme une étoile sur la plaine.

Une femme a chanté
Sa foi, son espérance.
Elle a surtout compté
Sur la Providence.

Emilie, vous êtes comblée
De bonheur à l'infini
Nous allons vous prier
Vous, notre soeur, notre amie

(Mme T. B.-L, Associée Providence)

2008-04-08

Les FILLES d'EMILIE et les Prisonniers (ères)

Les Filles d'Emilie continuent à s'engager auprès des victimes d'injustice, à démontrer leur compassion envers les prisonniers, (ères).

Fernande a fait sienne la mission d'apporter un soulagement aux prisonniers. Pendant dix ans, elle a été assistante-aumônier au pénitencier fédéral de Laval avant de devenir la première Canadienne aumônier, en 1986, à la Macaza; elle n'a jamais eu peur d'eux car ils la considéraient comme une grande soeur et la protégeaient. "Le seul diplôme pour travailler en milieu carcéral, c'est l'amour. Si on savait découvrir la bonté qu'il y a dans les coeurs des gras qui sont ici, on n'aurait pas besoin de clôtures et de béton."

Eva-Rose elle aussi, parle d'une "présence aimante"auprès de ces femmes qui souffrent à la prison Tanguay (Montréal), elle s'y rend àa chaque semaine elle tente de leur apporter réconfort et tendresse par son écoute attentive.

Madeleine témoigne aussi dune grande compassion envers ces résidentes de Tanguay, par son accueil inconditionnel, elle leur rend visible la bienveillance de Dieu-Providence,chaque dimanche.

Dévouement à la manière d'Emilie

Les filles d'Emilie s'engagent encore pour les victimes d'injustice, les prisonniers, c'est comme cela que Soeur Fernande De Grâce a fait sienne la mission d'apporter soulagement aux prisonniers. Pendant dix ans, elle a été l'assistante aumônier au pénitencier fédéral de Laval (Québec) avant de devenir la première Canadienne aumônier dans un centre de détention en 1996, à la Macaza. Elle n'a jamais eu peur de ces personnes car ils la considéraient comme une grande soeur et ils la protégeaient; et de son côté, S Fernande leur démontrait compassion, confiance et les considérait comme des êtres humains ayant besoin d'être aimés.

"Le seul diplôme pour travailler en milieu carcéral, c'est l'amour. Si on savait découvrir toute la bonté qu'il y a dans les coeurs des gars qui sont ici, on n'aurait pas besoin de clôtures et de béton."

Soeur Eva-Rose Rheault aussi parle d'une présence aimante auprès des résidentes de Tanguay(Montréal) qu'elle visite hebdomadairement, malgré ses 78 ans bien sonnés. Dans le comité de Pastorale, elle reflète l'amour de Dieu par son écoute des femmes qui ont besoin elles aussi d'être reconnues.

Soeur Madeleine Gascon témoigne d'une présence accueillante, fraternelle et aimante; les femmes se sentent aimées malgré leur passé et Soeur Madeleine essaie de valoriser chacune
par son accueil inconditionnel et son amour compatissant.

2008-04-06

IL Y A 150 ANS

Les annales du temps rapportent que, par un mandement en date du 1er mai 1848 , Mgr Bourget, évêque du temps, pour s'acquitter d'une obligation contractée l'année précédente, lors de la terrible épidémie du typhus, rétablit la coutume, tombée en désuétude, des pieux pèlerinages à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le vieux Montréal.
A l'entrée de la chapelle, au plafond, une peinture représente des malades du typhus secourus par une Soeur Grise, une Soeur de la Providence et une Soeur de l'Hôtel-Dieu. Cette Soeur de la Providence représente bien toutes les Soeurs qui, depuis la fondation de la Communauté, ont soulagé les misères humaines de leur temps, dans tous les lieux du monde où elles ont été envoyées en mission.
Les petits coeurs, dans le sanctuaire, expriment la gratitude des pèlerins et des pèlerines envers Marie. Le 26 mai 1848, Mère Emilie Gamelin a offert deux coeurs en bronze doré dans lesquels elle avait inséré les noms des Soeurs vivantes à cette date, soient quarante(40). Mère Gamelin avait aussi inséré dans ces coeurs les noms de ses protégé(e)s.
Tous peuvent aller prier Notre-Dame-de-Bon-Secours. Ne passer jamais devant ce lieu saint sans entrer saluer Marie et lui recommander vos malades, vos personnes âgées et toutes celles qui ont besoin de secours, disait Mgr Bourget.