2012-04-05

CHEMIN DE CROIX Jésus et Émilie

1re station : LE CÉNACLE

Comme les disciples partagent avec Jésus un dernier repas, au soir de sa vie,
Émilie obtient de son frère de pouvoir dresser une table, ‘la table du roi’, pour recevoir les démunis de son milieu et leur offrir quelque nourriture.
Donne-nous, Seigneur la compassion envers toute personne dans la souffrance. Amen.

2e station : LES FEMMES

En rencontrant des femmes sur le chemin de sa Passion, Jésus leur dit de ne pas pleurer sur elles-mêmes.
Émilie, après la mort de son époux et de ses trois enfants, ne reste pas là à pleurer, elle recueille chez elle des femmes âgées, infirmes et seules.
Donne-nous, Seigneur, de ne pas nous attrister sur nos problèmes, mais de regarder autour de nous pour découvrir les besoins du monde de notre temps. Amen

3e station : CHEZ PILATE
Jésus est jugé par Pilate qui le laisse aux mains de ses ennemis pour qu’il soit crucifié.
Émilie est jugée par son évêque qui lui fait parvenir une lettre de 22 griefs et la menace de la laisser à elle-même, avec son œuvre commencée et sa Communauté déjà fondée.
Donne-nous, Seigneur, l’humilité nécessaire pour affronter certains jugements de notre entourage. Amen

4e station : LA CROIX
Les bourreaux déposent, sur les épaules de Jésus, une lourde croix qui deviendra son lit de mort.
Émilie accepte le lourd poids des jugements des siens et se confie au Dieu Providence.
Donne-nous, Seigneur, la force dont nous avons besoin pour supporter les souffrances qui nous viennent parfois de nos proches. Amen.

5e station : MARIE
Marie est là debout au pied de la croix sur laquelle son Fils Jésus meurt et sauve le monde.
Émilie a maintes fois contemplé Marie debout dans sa souffrance et associée à la Mission de son Fils. Pour elle, Marie devient la Vierge des Douleurs, son modèle et son inspiration dans son action auprès des démunis, des orphelins, des immigrés, des prisonniers.
Donne-nous, Seigneur, la grâce d’une contemplation qui pousse à l’action et au service de toutes personnes. Amen

6e station : LA MORT
Jésus est condamné à mort pour s’être dit ‘Fils de Dieu’.
Émilie contracte une maladie mortelle pour s’être donnée, avec ses compagnes, au soin des étrangers migrant dans sa ville.
Donne-nous, Seigneur, de nous donner, au maximum de nos possibilités, pour des personnes dans le besoin, même si notre engagement n’est pas toujours reconnu. Amen

7e station : LA MISSION
Jésus sort du tombeau et apparaît, ressuscité, à Marie-Madeleine, à ses amis et leur confie la Mission d’annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.
Émilie revit et se prolonge en ses œuvres encore aujourd’hui, dans plusieurs régions du monde, dans sa Communauté, dans les associés et amis pour que la Bonne Nouvelle de l’Amour du Père Providence soit annoncé partout.
Donne-nous, Seigneur, la grâce de sortir de nos tombeaux, paresse, léthargie, indifférence, et d’aller, avec Marie, vers nos frères et sœurs pour leur annoncer l’Amour de ton Cœur pour le monde. Amen.

(Inspiré d'un chemin de croix, OMI, Québec


2012-03-29

Entretien aux Jeunes Patriotes du Québec (15 février 2012) suite...

 Implication de madame Gamelin à la prison "Au pied-du-Courant" , lors de la Rébellion de 1837-

On doit aussi à madame Gamelin, amie de la famille De Lorimier d’avoir rapporté de sa visite à la prison la veille de l’exécution, une lettre et le testament de monsieur De Lorimier. C’est ainsi que le testament fut conservé pour la postérité. (On dit que Mme Gamelin a passé la nuit à prier avec Mme Delorimier).

Pour madame Gamelin, la fin des troubles ne marque pas la fin de la visite aux prisonniers. Elle continue d’apporter les ressources de son cœur et de sa générosité à ceux qui attendront près d’un an l’heure de s’embarquer pour l’exil.

Je termine cette période par le témoignage de Joseph-Jean Girouard, notaire à Saint-Benoit des Deux-Montagnes, ex-député et ex-détenu politique. Il tint à faire, en 1841, une visite de reconnaissance au refuge de madame Gamelin, la visiteuse inoubliée des mauvais jours. Il en résulta une longue lettre à sa femme, qui fit à l’époque son tour de presse, et dont nous citons les extraits significatifs :

(…) Il y avait longtemps que je désirais aller voir Mme Gamelin. La reconnaissance m’en faisait un devoir après toutes les peines que cette bonne dame s’étaient données pour secourir les pauvres prisonniers, et cela dans un temps où un pouvoir farouche faisait, pour ainsi dire, un crime de l’humanité et de la bienfaisance. Dans ces temps malheureux, les femmes seules se montrèrent au-dessus des circonstances et soutinrent un courage que le sombre destin voulait entièrement abattre…

Ce qui émeut maintenant l’ardent Girouard, ce sont moins les prisons de ’37-38, que l’œuvre admirable de Madame Gamelin envers ses vieilles abandonnées de la rue Sainte-Catherine:...

.... Venez avec moi, dit-il, chez Madame Gamelin voir la charité en action(…).Ici c’est l’humanité dans sa décrépitude, dans son état le plus déplorable(…).Une trentaine de vieilles femmes qui seraient peut-être mortes de misère ou faute de soins, ont trouvé là un refuge contre la pauvreté, un asile de paix et de consolation (…).

En 1843, l'évêque de Montréal, voulant perpétuer l'œuvre à laquelle la charitable Madame Gamelin se dévoue depuis 15 ans, décide de fonder une communauté, Émilie seconde le dessein de son évêque et elle est parmi les 7 premières fondatrices.

Mère Gamelin continue de se donner sans compter. Son œuvre ne cesse de grandir: soin des personnes âgées et infirmes, des malades, des immigrés, des sourdes, des orphelines, des handicapés mentaux.


Mère Gamelin ne vivra que 7 ans en communauté. Le 23 septembre 1851, elle meurt du choléra après 12 heures de maladie.


Aujourd'hui, la communauté internationale, est répandue au Canada, aux États-Unis, au Chili, en Argentine, au Cameroun, en Haïti, en Égypte, aux Philippines, et au Salvador.

Références :
Nadeau Eugène, La femme au cœur attentif, Éditions Providence Montréal 1969
Robillard Denise, Émilie Tavernier Gamelin, Édition du Méridien 1988


(Courts extraits d'un entretien aux Jeunes Patriotes (février 2012) par une sœur de la Providence, soeur Madeleine Coutu)
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2012-03-26

NOUS AIMONS NOUS RASSEMBLER


(Chant sur l’air de ‘Une boîte à chanson'

en Hommage à Émilie Gamelin)


1. Nous venons te louer

Nous venons t’acclamer

Aujourd’hui quelle chance!

Nous t’oublions souvent

Ça peut être le temps

Ou bien la négligence.


Refrain : Oui, nous aimons nous rassembler

Dans ta maison

Où nous pouvons chanter ton nom

A l’unisson. (bis)


2. Nous venons jusqu’à toi

Et tu viens jusqu’à nous

En cet anniversaire!

Ton souvenir très cher

Ravive en tous nos cœurs

Le désir de ton ardeur.


3. Puisse ta charité

Toujours nous inspirer

Au-delà de nos rêves!

Quand demain nous irons

Dans le feu de l’action

Vers chacun de nos frères.







2012-03-21

Entretien aux JEUNES PATRIOTES DU QUÉBEC

15 FÉVRIER 2012 Place Dupuis, au Pub de la Place, 1475, rue St-Hubert, Montréal

Comme à chaque année, Les Jeunes Patriotes veulent honorer les Dames Patriotes et spécifiquement Émilie Gamelin en invitant une soeur de la Providence à leur parler d'Émilie et en déposant une gerbe de fleurs à son monument de la station Berri Uquam . Voici quelques courts extraits de l'entretien de soeur Madeleine Coutu.

Cadette d'une famille de quinze enfants, Émilie Tavernier naît à Montréal, le 19 février 1800, sur un terrain qui a nom "Terre Providence" et propriété des Sœurs de l'Hôtel-Dieu. La maman Tavernier l'initie très tôt à l'amour du pauvre.

Émilie émerge de son entourage par ses bonnes manières affables, sa jovialité, mais surtout par sa grande disponibilité. On la retrouve à 18 ans, tenant maison chez son frère veuf, et à 21 ans à Québec chez sa cousine. Émilie a demandé à son frère de pouvoir recevoir un pauvre à une table réservée pour lui, table qu'on a appellera "Table du Roi".

A 23 ans, Émilie contracte mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, dans l'église paroissiale Notre-Dame. Ils seront maintenant deux pour soulager les miséreux car l'époux est animé du même désir, et la pauvreté est grande autour d'eux. En l'espace de 4 ans de 1823 à 1827, Émilie verra naître et mourir ses trois enfants ainsi que son mari. Les pauvres seront ensuite sa grande famille. Trois fois, elle déménagera pour pouvoir recueillir chez elle un plus grand nombre de vieilles infirmes.
Pour Madame Gamelin, visiter les prisonniers politiques, c’était continuer ce qu’elle faisait déjà pour les femmes prisonnières et les malades mentaux.

Le 16 novembre 1837, 26 mandats d’arrestation sont émis à Montréal. Madame Gamelin apprend que son frère François Tavernier est du nombre. Il sera libéré lors de l’amnistie du 8 juillet 1838 moyennant une caution de 1000 livres. Il poursuivra son engagement politique et sera de nouveau emprisonné le 24 décembre 1838.
C’est le shérif qui empêche les visites aux prisonniers, avait écrit le notaire Girouard à sa femme, le 21 mai 1838. Il se montra inflexible et refusa d’autoriser les visites sauf à madame Gamelin. Le notaire confirme … « que des dames charitables de Montréal ont la permission d’apporter de la soupe aux pauvres prisonniers ». Le régime carcéral était austère. Sans ces visites et ces secours, les prisonniers n’auraient eu « que du pain pour toute nourriture » précisent certains prisonniers.

Il écrit encore …« Ceux qui se trouvaient dans la pénurie, ne devaient les moyens d’adoucir l’amertume de leurs privations qu’à des secours obtenus des citoyens, surtout par les soins d’un nombre de Dames de Montréal dont la conduite au-dessus de tout éloge, en particulier Mmes Gamelin et Gauvin, qui recueillaient ces produits de la charité, qu’elles venaient distribuer plusieurs fois par semaine, aux habitants de ce séjour de douleur. »

La nouvelle se répand vite. Madame Gamelin, qui compte des amis et des alliés dans tous les partis, n’hésite pas à se faire la messagère des familles et des prisonniers et remet aux uns et aux autres les lettres et les colis qui lui sont confiés. Dans la ville, on la surnomme « l’ange des prisonniers politiques ».  Des témoignages de plus en plus nombreux viendront confirmer l’importance de son action.
Le 7 novembre 1838, madame Gamelin se présente comme d’habitude à la prison « avec des paroles de consolation sur les lèvres et de bonnes provisions dans ses mains. Elle prie avec les prisonniers, leur fait une lecture spirituelle et distribue avant de partir des images de Notre-Dame-de-la-Délivrance. Léandre Ducharme, un commis de Montréal âgé de 21 ans, conservera précieusement cette image durant son exil en Australie et la rapportera à son retour aux Sœurs de la Providence.
(À suivre)

2012-03-06

RECONNAISSANCE À ÉMILIE

- J'ai beaucoup demandé à la Bienheureuse Émilie de me guérir de ma tendance à l'alcoolisme; je suis heureuse de dire que présentement, je suis complètement guérie. Grand merci!
D.T.M. Montréal, Qc

- Je veux remercier Mère Gamelin de sa grande protection envers notre famille.  Le Seigneur a rappelé à Lui nos deux parents en cinq mois; même si cela a été très difficile, nous avons la consolation d'avoir vu nos parents vivre de belles années ensemble, 68 ans de mariage heureux; ils s'aimaient et ils furent des parents extraordinaires.  C.C. Sherbrooke, Qc

- Je remercie Mère Gamelin à qui nous avions confié le succès de ma grossesse qui s'avérait difficile.  Je suis heureuse de dire que ma fille est née en santé et que je lui ai donné le nom d'Émilie.  En reconnaissance, nous, les heureux parents, sommes devenus Associée et Associé Providence. T.J. de Port-au-Prince

(Échos d'Émilie, février 2012)

pour demander des prières: heritage1843@yahoo.ca

Émilie , tu parles à notre coeur

2012-02-29

Visite à la Place Émilie-Gamelin - Présence Compassion

« Le 19 mai 2011, nous, la communauté internationale de formation initiale des Sœurs de la Providence, avons effectué une visite au centre-ville de Montréal, précisément à la place Émilie-Gamelin, où nous avons rencontré les membres d'un organisme appelé « Présence Compassion ». Nous avons été émerveillées par la présentation de Daniel Paradis, responsable dudit organisme, secondé par son adjoint Gilles Langlois. Nous avons été touchées par Daniel Paradis qui, dès l'âge de 4 ans, s'est montré très compatissant envers les pauvres. Il nous a expliqué par le menu les objectifs fondamentaux de cet organisme : « En réalité, les gens de la rue à Montréal n'ont pas tant faim de nourriture mais plutôt d'écoute, d'attention, d'affection, bref de compassion ». Grande fut notre satisfaction de savoir qu'une dizaine de personnes veillent bénévolement au bon fonctionnement de cette œuvre charitable sans but lucratif et ont pour préoccupation première de redonner à la personne sa dignité humaine.

Par la suite nous sommes descendues dans la rue accompagnées de deux bénévoles (Sœur Annette Coutu, s.p. et Louise Mercier) qui ont servi de lien entre les personnes de la rue et nous. Sincèrement, il n'a pas été facile de toucher du doigt cette triste réalité. Nous nous sommes senties poussées à réagir d'une façon concrète. Être témoin d'une telle situation nous a amenées à nous questionner sur ce défi de charité dont l'invitation se fait pressante. Heureusement le témoignage de Louise nous a apporté une grande consolation du fait qu'elle a été, elle-même, dans la rue, et qu'un jour elle a accepté de prendre une main généreuse qui lui a été tendue; aujourd'hui elle est capable, à son tour, de servir passionnément ces personnes pour qui elle a beaucoup d'affection.


Toute notre reconnaissance aux âmes généreuses qui se dévouent activement à la pratique de la charité compatissante envers les personnes dans le besoin. Merci beaucoup. »

Pris sur le Site: http://www.providenceintl.org/

Le 19 juin 2018, les Sœurs de la Providence se joignaient aux visiteurs de la Place Émilie Gamelin pour célébrer le 175e anniversaire de leur Fondation. Pour la circonstance, de nombreux ami(e)s: pauvres, novices, grand public, une invitée de marque: l'artiste Nathalie Choquette  se sont regroupé(e)s pour le "Temps d'une Soupe".
Voici quelques photos souvenirs:

2012-02-24

Documents où il est question d'Émilie Gamelin

Archives des Sœurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin. Canada,
ANQ-M, CE1-51, 20 févr. 1800, 4 juin 1823, 4 oct. 1827, 24 sept. 1851 ; CN1-134, 4 juin 1823.— Arch. des Soeurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin, A3.1 ; A3.5 ; A3.7.— Canada, prov. du, Statuts, 1841, chap. 67.
—Mélanges religieux, 30 sept. 1851.
F.-M. Bibaud, le Panthéon canadien (A. et V. Bibaud ; 1891), 102.
- [Thérèse Frigon, dite] sœur Paul-du-Sauveur, « Essai de bio-bibliographie de la révérende mère Gamelin, fondatrice des Filles de la charité servantes des pauvres dites Sœurs de la Providence » (thèse de bibliothéconomie, univ. de Montréal, 1958), 1–22.
— [L.-A. Huguet-Latour], Annuaire de Ville-Marie, origine, utilité et progrès des institutions catholiques de Montréal [...] (2 vol., Montréal, 1863–1882), 1 : 70–82.
— Le Jeune, Dictionnaire, 1 : 685–686.
— [J.-P.] Archambault, Sur les pas de Marthe et de Marie : congrégation de femmes au Canada français (Montréal, 1929), 93–99.
— [M.-J.-L. Blanchard, dite mère Marie-Antoinette], l’Institut de la Providence : histoire des Filles de la charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (6 vol., Montréal, 1925–1940), 1–2 ; 4 ; Notes historiques, 1799–1893, Sœurs de la Providence (Montréal, 1922), 61.
— Gustave Bourassa, Madame Gamelin et les Origines de la Providence (Montréal, 1892), 15, 56–57.
— M.-C. Daveluy, l’Orphelinat catholique de Montréal (1832–1932) (Montréal, 1933), 24–28, 314–316.
— N.-E. Dionne, Serviteurs et Servantes de Dieu en Canada : quarante biographies (Québec, 1904), 212–219.
— [M.-L. Duchaîne, dite sœur Jean-Baptiste], Biographies de la mère Gamelin et de ses six compagnes fondatrices de l’institut des Filles de charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (Montréal, 1918), 11–56.
— Henri Giroux, Une héroïne du Canada : madame Gamelin et ses oeuvres (Montréal, 1885), 14s., 17s., 21–23.
— Maurice Hudon-Beaulieu, Mère Gamelin (Montréal, 1942), 6–27.
Mitri, A, O.M.I. - Mère Gamelin et sa Cause de Béatification, Montréal, 1978, 16 p.
- Mère Gamelin: une femme de compassion, 1984, 80 p.


Nadeau, Eugène, O.M.I. La femme au cœur attentif: Mère Gamelin, Montréal, Sœurs de la Providence,1969
— Pouliot, Mgr Bourget et son temps, 2 : 86–109.
— Irène Richer, Un cœur qui bat : itinéraire spirituel de mère Gamelin (Montréal, 1978), 30, 39, 69, 78.
— [Rose-de-Lima Tessier, dite sœur Rose-de-Marie], Vie de mère Gamelin, fondatrice et première supérieure des Saurs de la charité de la Providence (Montréal, 1900), 7–10, 12–19, 24–25, 28, 30, 32, 91, 100, 102.
— Léon Trépanier, On veut savoir (4 vol., Montréal, 1960–1962), 2 : 179–180.
— É.-J.[-A.] Auclair, « le Centenaire des Sœurs de la Providence », la Voix nationale (Saint-Justin, Québec), 17 (1943) : 12–13.
— Madeleine Durand, « Mère Gamelin et le service social », SCHÉC Rapport, 28 (1961) : 11–18.
— É.-Z. Massicotte, « le Refuge des filles repenties à Montréal », BRH, 46 (1940) : 373–377.
- Dubuc, Jean-Guy. Mère Émilie Gamelin: La meilleure amie des pauvres, 1999 (pour enfants)
- Robillard, Denise. Emilie Tavernier-Gamelin, Montréal, Éditions du Meridien, 1992

2012-02-15

RENDEZ-VOUS AVEC LA NATION SIKSIKA - ALBERTA

Thelma était une Associée Providence passionnée.  Son amour pour les membres de la nation Siksika était authentique et sincère.  Son récent décès fut une grande perte surtout pour les femmes de la réserve.  Thelma était devenue un visage familier sur la réserve où habitaient aussi des Soeurs de la Providence.  Elle construisait des liens de confiance et de bons rapports avec les autochtones tout en absorbant le charisme, la spiritualité et la bonté de Soeur Celine qui oeuvrait aussi sur cette réserve.  Sans s'en rendre compte, Thelma vivait déjà le charisme et la mission de la Bienheureuse Emilie Gamelin.  Elle a graduellement remplacé Soeur Celine qui est tombée malade.  Les gens de Siksika lui ont vraiment démontré leur appréciation et leur gratitude pour sa force, son soutien, sa patience et sa compréhension et pour les avoir encouragés, sans jamais les juger, à persévérer dans leur vie de prière et de spiritualité.

"L'Amour du Christ nous presse", devise des Soeurs de la Providence, était la mission que Thelma a vécue jusqu'à la fin.

(Extrait:  Bulletin des Associé(e)s Providence)

2012-02-05

INTENTIONS DE PRIÈRES

Bonjour à toi qui veux demander aux amis(es) d'Émilie de PRIER à tes intentions.
Tu n'as qu'à cliquer sur Commentaires (en bas de cette boîte) et inscrire tes demandes à ta façon ou encore nous envoyer un courriel à l'adresse suivante:
mlarche@netcourrier.com

Nous les PUBLIERONS ici sur le site et nous engageons à penser à vous dans nos prières.
Bienvenue

Si tu le désires, tu peux utiliser des prières chères à Emilie. Voir plus bas.
==================
1. Je confie à vos prières une situation très difficile afin que l'Esprit-Saint nous éclaire, merci.


2. Je confie à votre prière une jeune fille qui recherche la vérité, elle désire connaître l'amour, afin que le Seigneur l'éclaire et lui donne de la patience, de l'espérance et comble son coeur à la façon de la Providence, merci.
3. Je confie à vos prières un jeune garçon qui cherche un sens à sa vie afin que le Seigneur l'éclaire. Merci beaucoup. J'ai confiance.


4. Je vous recommande des personnes qui doivent mener présentement le combat de la maladie : Céline, Serge, Lucille T et son neveu Daniel, aussi Blanche. Merci de les confier à Emilie.
5. Voici une demande qui mérite bien notre attention et nos prières. L'emploi est un domaine cher à Émilie

Je confie ma personne a vos prières, je suis en recherche d’emploi et j’aurai grand besoin que Sainte Mère Gamelin intercède pour moi afin que le Saint Esprit me guide au bon endroit.
Je suis une bonne personne et nous attendons un petit garcon tout neuf dans les jours qui viennent.
Grand merci.

Patrick G.
6- Je recommande à vos précieuses prières un membre de notre communauté virtuelle, Lucille, qui subira une délicate opération au visage suite à un cancer. Elle a une grande confiance à Emilie. Elle a besoin de notre support.
7- Je vous confie ma tante Françoise qui souffre d'un cancer et aussi un collègue, franc-maçon, qui me persécute depuis 3 ans. Merci.
Marie-Pierre
8- J'ai une intention qui me tient fort à coeur et que je renouvelle à chaque anniversaire. Le 5 décembre 1990, décédait mon fiancé d'une rupture d'anévrisme, il avait 24 ans. L'amour qu'il avait dans le coeur le poussait toujours à aider son prochain. Pourriez-vous prier pour lui.
Dominique

Pour toutes demandes de prière par l'intercession d'Émilie Gamelin :
heritage1843@yahoo.ca

2012-01-21

DÉCOUVRIR L’HÉRITAGE D’ÉMILIE

En approfondissant toujours davantage la vie d’Émilie Gamelin, nous nous approchons d’une autre partie de son héritage : l’éducation aux personnes atteintes de surdité.

Au cours des premiers mois de l’année 1851 – qui sera la dernière pour Émilie – elle aura l’occasion de jeter les bases de sa dernière œuvre, celle de l’éducation aux sourdes-muettes.

« Dans les maisons qui existaient déjà, on comptait des sourdes, des muettes et des aveugles, parmi les femmes qui étaient hébergées, mais on ne savait comment les éduquer pour leur permettre de communiquer. »

Dès qu’elle apprend qu’un prêtre, l’Abbé Charles-Henri Lagorce, dirige une classe de garçons sourds, à Montréal, Mère Gamelin ouvre une salle pour filles sourdes et autorise une de ses compagnes, Sœur Gadebois, à suivre les leçons du prêtre pour en faire profiter les handicapées regroupées à l’Asile de la Providence.

Sœur Gadebois a d’abord deux jeunes filles comme élèves : Marguerite Hanley et Georgina Lavallée et elle enseigne selon les méthodes apprises de l’Abbé Lagorce. Avec l’approbation de Mère Gamelin, elle fait venir des livres d’Europe et réussit à enseigner à lire, à écrire et à prier. Les succès font que Mère Gamelin lui adjoint bientôt une compagne pour ses élèves maintenant au nombre de cinq.

Mgr Bourget reconnaît officiellement, en date du 19 février 1851, l’éducation auprès des sourdes comme une «œuvre propre à l’Institut». A la fin de 1851, les jeunes filles sourdes sont au nombre de dix. Après la mort de Mère Gamelin, l’œuvre connaîtra un essor extraordinaire.

Extraits de Émilie Tavernier-Gamelin, Denise Robillard, 1988

Dès 1864, une maison sera construite, rue Saint-Denis, Montréal, pour accueillir les jeunes filles sourdes
...........

2012-01-17

DES GESTES DE PROVIDENCE

Un homme tomba aux mains des brigands et fut roué de coups. Un Samaritain arriva près de lui. (Évangile de Luc)

Monsieur Jean-Baptiste Gamelin fut un jour assailli par un malfaiteur. Roué  de coups, c'en  était  fait de lui si, par ses cris, un pauvre idiot n’alerte des gens qui se portèrent à son secours. (Dodais fut une providence pour M. Gamelin.)

Un Samaritain le vit et fut touché de compassion, il s’approcha de l’homme et le conduisit à l’hôtellerie et prit soin de lui.

M. Gamelin prit soin du pauvre Dodais, il le reçut chez lui et l’entoura de toute sa sollicitude.
(M. Gamelin a été une providence pour Dodais.).

Le Samaritain, touché de compassion, tira deux deniers, les donna à l’hôtelier en disant : «Aie soin de lui…»

M. Gamelin, dans ses derniers jours dit à Émilie, son épouse : «prends bien soin de lui en souvenir de moi et de notre amour.» (Madame Gamelin a été une providence pour Dodais jusqu’à sa mort et la mort de sa mère).

Le Pain Providence

2012-01-12

La Mémoire d'Émilie

 La place Émilie- Gamelin à Montréal, vous connaissez?...Avant, on parlait du square Berri pour désigner le parc aménagé en 1992 à l’occasion d’un anniversaire de la ville. On avait alors changé la vocation d’un stationnement de la rue Ste-Catherine. Or, l’Asile de la Providence et sa très populaire œuvre de la soupe en avait occupé le site de 1843 à la construction du métro. Mais les passants qui se le rappelaient ou le savaient devaient être rares. Fort heureusement, on a réparé cet oubli et le nom évocateur de Mère Gamelin reprendra la place qui lui revient dans notre mémoire collective.

"Souvenez-vous des actions accomplies par vos pères en leur temps" (1Maccabées 2, 51)

Émilie a nourri, logé et consolée le Christ à travers une multitude de pauvres. En perpétuant son souvenir, les autorités municipales nous ramènent, à leur insu sans doute, à un devoir que la Bible a privilégié et qui justifie, une fois de plus la devise du Québec : Je me souviens.

(Extrait de la revue Viser juste : article de André Leblanc)

2012-01-05

Journée mondiale du refus de la misère

L'équipe du Mouvement ATD Quart-Monde, depuis longtemps solidaire avec les Soeurs de la Providence, dans la lutte pour l'élimination de la pauvreté,  a bien voulu inviter l'une d'elles, soeur Thérèse Drainville, à venir parler de la fondatrice de sa communauté , Émilie Tavernier Gamelin, le soir de la marche du 17 octobre dernier.  La Place Émilie Gamelin où se trouve le monument d'Émilie était  toute désignée pour une pareille rencontre. Les marcheurs se sont arrêtés et ont  manifesté leur intérêt à l'écoute et à la suite d'un court mais instructif exposé...

Vous avez ci-dessous une reconnaissance d'un membre de l'équipe d'ATD Quart-Monde et quelques photos.

« Bonjour sœur Thérèse,
Un petit mot pour vous remercier de votre présence, votre participation et votre appui pour la soirée du 17 octobre, la Journée mondiale du refus de la misère. Sans vous, cet événement n’aurait pas eu le même impact. Merci d’avoir mis de votre temps et de votre générosité.

Merci beaucoup d’avoir pris la parole et d’avoir témoigné sur Émilie Tavernier Gamelin  et ses œuvres. Nous avons appris sur une grande dame.
                                                                                   
Ci-joint, vous avez quelques photos de l’événement.

Cordialement


Stéphanie et Bert
Pour l’équipe d’ATD Quart-Monde »


2012-01-02

Gratitudes à Émilie Gamelin...

  J'ai prié la bienheureuse Émilie pour une amie qui désirait
trouver un bon travail et elle l’a obtenu; j’ai aussi demandé
que ma fille rencontre un bon copain, si c’était ce que Dieu
voulait pour elle, et elle a un ami sérieux. Grand merci.
M.C., Edmonton, AB 
J’ai bien confiance en la bienheureuse Émilie Gamelin, je

lui demande souvent de m’aider dans ma vie, et de

protéger ma famille, mes amis et aussi tous les démunis,

je suis certain qu’un jour elle sera déclarée « sainte ».

J.T., Montréal, QC

Merci, Mère Gamelin, pour m’avoir accompagnée pendant
cette période la plus pénible de ma vie, alors que je voyais
souffrir ma sœur et sa fille. Je les vois maintenant toutes
deux plus heureuses. C’est vraiment merveilleux.
C.B., Hudson, QC

Les médecins avaient diagnostiqué le cancer à un de mes

amis. Après quelques traitements de chimiothérapie, et

surtout à la suite de plusieurs neuvaines par l’intercession

de Mère Gamelin, la masse a disparu; mon ami a pris du

poids et son état général est au beau fixe. Merci à ma

bonne Mère Gamelin. R. B., La Baie, QC
Extrait de "Échos d'Émilie", novembre 2011

Adresse pour les gens intéressés à recommander des
intentions de prière à Émilie Gamelin.Soyez assurés
que les sœurs de la Providence uniront leur prière
à la vôtre:    heritage1843@yahoo.com

2011-12-25

Réflexion pour le Jour de Noël...

Le rôle de Marie est très discret dans la naissance de Jésus. Voici de quoi nous faire réfléchir!

Publié avec l'autorisation de l'auteur

2011-12-01

Émilie, tu parles à notre coeur...(suite et fin)


Ce chant, composé par Sœur Madeleine Dubé, o.p., inspire nos réflexions en ce 10e anniversaire de la béatification d'Émilie Gamelin.

Émilie, tu continues ta mission de service... (6e couplet)

Émilie, tu parles à notre cœur,

tu continues ta mission de service.

Le couvert est toujours prêt,

Pour tous ceux qui ont besoin,

La Providence reçoit tous ses enfants.



Émilie, merci de nous embraser de ta charité...
Émilie a été choisie pour manifester au monde un aspect du mystère global que le Christ, envoyé du Père, avait mission de révéler aux humains : proclamer le mystère de la Providence de Dieu et celui de Notre-Dame des-Sept-Douleurs.  Aujourd'hui, elle vient nous rappeler l'amour préférentiel du Christ, pour les pauvres, les souffrants : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Cf. Mt, 25, 40). Bien sûr, le monde changé, des réseaux d'aide sociale se sont organisés, mais malgré cela, il y a tellement de pauvreté, de souffrance, de solitude  et de misère!

Comme Émilie l'a été en son temps, soyons à l'écoute des besoins d'aujourd'hui pour y répondre,  comptant sur la Providence...et nous rappelant qu'Émilie, au dernier moment de sa vie, a laissé jaillir ces quelques mots de son cœur :

 HUMILITÉ, SIMPLICITÉ, CHARITÉ... SURTOUT, CHA...RI...TÉ...

C'était le 23 septembre 1851, à 4 heures de l'après-midi...


(Tiré d'un article publié par sœur Yvette Demers, sœur de la Providence, dans "l'Échos d'Émilie".)
Voir le vidéo et écouter le chant: Émilie, tu parles à notre coeur

2011-11-24

SAINTE ÉMILIE DE VIALAR:  1797-1856   
Un parallèle avec Émilie Gamelin : 1800-1851

Sainte Émilie de Vialar est née à Gaillac (sud-ouest de la France) le 12 septembre 1797.
Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin est née à Montréal, Québec, le 19 février 1800.

Jeune fille de famille aisée, Émilie de Vialar désire faire connaître et aimer Jésus, secourir les pauvres, les malades et les enfants abandonnés. À Gaillac, l’hôpital municipal, tenu par les Sœurs de Nevers, soigne déjà les malades pauvres et recueille les enfants abandonnés.  Enfant et jeune fille, Émilie Tavernier est touchée par les pauvres autour d’elle; après la mort de ses parents, elle se rend chez son frère pour lui apporter son aide, suite au décès de son épouse, elle ouvre alors une table pour recevoir les pauvres qui se présentent nombreux, elle l’appellera La Table du Roi.

Par contre, personne ne s’occupe de l’éducation des enfants pauvres; elle commence donc par une école. Elle s’entoure de quelques jeunes filles de Gaillac et fonde à Noël 1832 une Congrégation, les Sœurs de St Joseph de l’Apparition.  Émilie Tavernier mariée à Jean-Baptiste Gamelin, mère de 3 enfants, devient veuve et sans famille dans l’espace de 4 ans de mariage. Aidée par un prêtre à vivre son deuil , elle découvre bientôt de nombreux besoins autour d’elle : des femmes âgées, seules, infirmes. Elle décide de les accueillir dans sa propre maison, mais bientôt elle doit en ouvrir une autre, puis une 3e, grâce à un généreux donateur. De plus, elle accepte de prendre en charge une maison pour des jeunes enfants orphelins Irlandais, ayant fui leur pays à cause du typhus et perdu leur famille durant la traversée. Comme l’Évêque du lieu désire assurer l’avenir de l’œuvre de Madame Gamelin, il en arrive, avec elle et quelques jeunes filles, ses collaboratrices, à fonder la Communauté des Sœurs de la Providence, le 25 mars 1843.

Le nom de Sœurs de St-Joseph de l’Apparition exprime la mission et la spiritualité de la Congrégation: contribuer au plan d’amour sauveur de Dieu comme l’a fait Joseph averti par l’ange d’accueillir Jésus en Marie (Mt 1, 20-21). Le nom de ‘Providence’ est attribué par le peuple montréalais, car Émilie Gamelin est considérée comme une ‘vraie Providence’ et les gens se disent les uns aux autres, quand un besoin se présente : «Va à la Providence» en indiquant la maison de Madame Gamelin.

On appelle les Sœurs en Algérie, puis en Tunisie et dans divers pays de la Méditerranée, pour révéler par leur dévouement l’amour infini de Dieu pour l’humanité. Quand Émilie meurt à Marseille, le 24 août 1856, les premières Sœurs arrivent en Australie.  En plus des dames âgées et des enfants irlandais immigrés à Montréal, Émilie Gamelin est appelée à soigner également un jeune idiot, Dodais, que son mari lui a laissé en mourant, en gage de son amour pour elle; ce fut le début de l’Oeuvre des malades mentaux que les Sœurs de la Providence poursuivront durant de nombreuses années. Une autre œuvre chère à Émilie Gamelin fut l’Oeuvre de la soupe pour soulager de nombreux pauvres qui venaient frapper à la porte chez les Sœurs de la Providence. Cette œuvre s’est terminée en 1962 alors que la ville achète la Maison de la Providence et le terrain pour la construction du métro.

Un site rassemble les écrits de Sainte Émilie, retranscrits de façon fiable et complète à partir des documents originaux: Un texte spirituel, la Relation des grâces qu’elle a reçues de Dieu et toutes les lettres connues de Sainte Émilie, soit 550 lettres classées dans l’ordre chronologique, ainsi que quelques nominations à diverses charges. Mère Gamelin a peu écrit au cours des 8 années qu’elle a vécues dans la Communauté, cependant ses notes de retraite, ses communications avec son Évêque, avec ses Sœurs parties en mission, sont révélatrices de la vie intérieure de cette grande âme, de son humilité, de sa simplicité et de sa charité, ses 3 derniers mots prononcés lors de sa mort considérés comme son testament à la Communauté et à l’Église. C’était le 23 septembre 1851. Le pape Jean-Paul II a reconnu en Mère Émilie Tavernier-Gamelin un modèle d’abandon à la Providence, en même temps qu’un cœur ouvert à toute détresse, en la présentant au monde entier, lors de son discours de Béatification, le 7 octobre 2001.
Pour en savoir davantage on peut consulter le blog d’Émilie : http://heritagedemilie.blogspot.com     
et une communauté virtuelle à son nom : http://heritagedemilie.affinitiz.com

2011-11-22

Émilie, tu parles à notre coeur...(suite)

Le chant composé par soeur Madeleine Dubé lors de la béatification d'Émilie Gamelin, le 7 octobre 2001,  nous inspire encore aujourd'hui.  Regardons les 3e et 4e couplets:

3- Émilie, tu parles à notre cœur,
tu as voulu t’approcher des plus pauvres.

Ton amour allume en nous
un grand feu de compassion
nous répandrons la tendresse de Jésus.

 4- Émilie, tu parles à notre cœur,
tu as compris la souffrance du monde.
Ton offrande crée en nous
Le désir de tout donner,
Pour que renaisse partout le vrai bonheur.

Emilie, tu as voulu t'approcher des plus pauvres...

Émilie sera à l'écoute des besoins des pauvres, des souffrants, des petits, comptant sur la Providence, dans une grande disponibilité et une générosité à toute épreuve; chez tous ceux que la misère oppresse, elle voit Dieu souffrant en eux et c'est Lui qu'elle veut secourir et soulager. Elle se fait prévenante pour aller au-devant d'eux; compatissante, pour leur apporter le meilleur d'elle-même, sans jamais laisser pressentir ce qu'il lui en coûte pour aller jusqu'à eux. Un de ses biographes écrira : « Elle mourra littéralement mangée par sa charité. » (La femme au coeur attentif, p. 251).

Écouter le chant et voir le video : Émilie tu parles à notre coeur

2011-11-08

Émilie, tu parles à notre coeur...

Il y a dix ans, le 7 octobre 2001, Émilie Tavernier- Gamelin, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Providence, était proclamée bienheureuse, par le pape Jean-Paul II. Le lendemain, le 8 octobre, le chant : « Gloire au Seigneur qui fait merveilles...» résonnait sous les voûtes de la coupole de la Basilique St-Pierre de Rome, au début de la première Eucharistie célébrée en son honneur,

Ce chant, composé par Sœur Madeleine Dubé, o.p., ne pourrait-il pas inspirer nos réflexions en cette année jubilaire?

Émilie, tu es pour nous un témoin d'espérance... (2e couplet)

 Émilie, tu parles à notre cœur,

tu es pour nous un témoin d’espérance.

Ta confiance nous redit :

Dieu est là, toujours présent,

Tournons vers lui le regard de notre foi.

 Toute la vie de Mère Gamelin reflète le courage, la force et la foi. Loin de se décourager devant la souffrance ou les difficultés, elle sait trouver son réconfort, son appui, auprès de la Vierge Marie au pied de la Croix, assurée qu'elle est là où Dieu la veut. De cette confiance jaillit une ferme espérance : « qu'importe ce qui m'arrivera, rien ne pourra m'arriver sans votre permission. » (Notes de retraites, mars 1846). Elle s'appuie sur la toute-puissance miséricordieuse de Dieu, dans une confiance totale, un abandon complet.
Tiré de "Échos d'Émilie  (sœur Yvette Demers) Voir vidéo et chant plus bas

Émilie, tu parles à notre coeur

2011-10-30

LES QUÉBÉCOISES DE 1837-39

MADAME GAMELIN, née Emilie Tavernier

Toute sa vie, Emilie Gamelin (1800-1851) aura à subir de terribles épreuves. Dès l'enfance, elle perd ses parents. On la confie alors aûx bons soins d'une tante. Elle épouse ensuite un pomiculteur aisé, de 27 ans son aîné, dont elle a trois garçons. Mais le destin emporte coup sur coup chacun des quatre hommes de sa vie! Si bien qu'à 27 ans, elle se retrouve seule. Encore jeune et jolie, elle renonce pourtant à la vie mondaine et se consacre désormais aux pauvres, aux malades, ainsi qu'aux personnes seules.

En décembre 1837, elle obtient le droit de visiter les Patriotes emprisonnés et de leur apporter de la nourriture. Elle le fait d'autant plus volontiers que son propre frère, François Tavernier, est lui-même du nombre. Boucher-Belleville écrit d'elle que « son patriotisme mérite les plus grands éloges, elle fournit tous les jours de la soupe à ceux des prisonniers qui n'ont que la livre et demie de pain pour subsister. » La bienfaitrice des Patriotes assure aussi le lien entre les prisonniers et leur famille, qui n'ont alors aucun droit de visite. On lui doit d'avoir conservé pour la postérité le sublime testament de Chevalier De Lorimier, que tout Québécois devrait lire et relire.

Remarquable pour sa bonté, elle recevra un jour le surnom d'Ange des prisonniers. En 1844, Mgr Bourget consacre son association sous le nom de Filles de la charité de la Providence. C'est seulement alors qu'Emilie prononce des voeux. Ces religieuses ont continué longtemps à visiter les prisonniers et à accompagner les condamnés jusqu'au pied de l'échafaud.

Tiré de la brochure: 'Les Amis des Patriotes'

Chant en l'honneur d'Émilie...

En l'année du 125ième anniversaire de la fondation de la communauté
des sœurs de la Providence par la Bienheureuse Émilie Gamelin,
la communauté a voulu lui rendre hommage.

Air : La prière en famille

PAROLES: Sœur Louis-Michel

En ce jour d'allégresse, nos cœurs à l'unisson
Te chantent avec tendresse, en bénissant ton nom.
En gardant la mémoire de ton noble destin;
C'est un jour de victoire, ô Mère Gamelin.

En terre canadienne, vaillamment tu as semé
Une petite graine, un grand arbre a levé;
Sous ses branches, bien vite, les pauvres du Seigneur
Ont trouvé un doux gîte, comme dans ton grand cœur.


Ton âme magnanime, secourait tout malheur;
Saluons l'héroïne, semeuse de bonheur.
A l'orphelin sans mère, au malade sans soin,
Tu donnas la chaumière, soulageant tout besoin.

Cent vingt-cinq ans d'histoire sur ton œuvre ont passé,
De labeurs méritoires, chaque jour fut marqué.
Aujourd'hui dans la pierre, ton nom est buriné,
Et ta famille entière chante ta CHARITÉ.


Te croyant la dernière, dans ton HUMILITÉ
L'ombre, tu la préfères au triomphe loué;
Et regardant Marie, la Mère de Douleurs,
Tu trouvas dans la vie, réconfort pour ton cœur.


Sur les bords du grand fleuve qui te vit grandissant
A l'œuvre et à l'épreuve, ton rêve poursuivant,
Consolant toute peine, ange des prisonniers,
Apaisant toute haine, prodiguant tes bontés.


Du cher et vieil Asile, un jour il faut partir,
Même si l'on s'exile, reste le souvenir ;
Et notre Maison Mère, en ses murs garde encore
Ta présence si chère, comme un précieux trésor.


O noble Fondatrice, un sillon tu as tracé,
Tissé de sacrifices, de tes pleurs arrosé.
Et nous voulons te suivre, au chemin de la croix
Partout faire revivre ta vaillance et ta foi.


La douce Providence, fut toujours ton appui,
Ta grande confiance jamais ne fut sans fruit.
Dans ton âme d'apôtre, brûlait un feu divin;
Tu voyais dans le pauvre, Jésus tendant la main.


Vers toi, Mère chérie, se tournent nos regards,
En cette heure bénie, nous te faisons rempart,
Souhaitant joie plus pleine, ô Mère Gamelin,
Te voir, bonheur suprême, dans la gloire, demain!

2011-10-07

10e Anniversaire - BÉATIFICATION D'ÉMILIE TAVERNIER-GAMELIN 7 OCTOBRE 2001-2011

Sous un soleil radieux, le 7 octobre 2001, les milliers de pèlerins, venus des quatre coins de la planète, remplissaient la Place St-Pierre, à Rome, pour assister à la Béatification de sept nouveaux bienheureux, dont la fondatrice des Soeurs de la Providence, la bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin, première bienheureuse montréalaise.  Nous célébrons donc, cette année le 10e anniversaire de cette grande grâce qui est accordée à certains membres de l'Église, après une étude spécialisée par la Congrégation des Saints.

Nous avons besoin de personnes qui ont surmonté, dans la foi, les difficultés et les épreuves de la vie, et qui peuvent servir d'exemples pour nous donner du courage;  ils deviennent des modèles dans nos propres vies.  Il va sans dire qu'une béatification ou une canonisation ne change rien au Serviteur de Dieu:  le saint n'a pas besoin d'être canonisé, et une servante de Dieu que l'on canonise n'occupera pas au ciel une meilleure place que les saints non canonisés!  Ce qui importe pour nous, en marche sur la terre, c'est de suivre le Christ pour posséder Dieu à l'heure de notre mort, et être dans son amour éternel.

Qu'apportera donc de plus la Canonisation?
La canonisation consiste en une déclaration solennelle du Souverain Pontife attestant que ces personnes ajoutent leur plénitude à la vie de l'Église universelle, et qu'elles sont offertes comme modèles et intercesseurs auprès de Dieu.  La grâce de la canonisation est une force et une inspiration pour le bien pastoral des fidèles, un acte d'authenticité scellé par l'intervention de Dieu, à travers l'obtention d'un miracle dû à l'intercession du saint.  Il est alors porté au calendrier de l'Eglise universelle.  C'est là le don ultime que le saint fait à l'Église.
Yvette Demers, s.p.

2011-10-06

LE SEIGNEUR, C’EST MON PÈRE ! (ps.23)

SI ÉMILIE PRIAIT CE PSAUME…

Seigneur, tu es pour moi un Père,
Avec toi, je ne manque de rien.

Tu guides toi-même tes enfants
Sur le chemin de ta Maison,
Comme le berger ramène ses brebis
En veillant sur les forces de chacune.

Même dans les moments difficiles,
Mon Seigneur, Père et Providence
Je n’ai peur de rien.

Je sais que tu m’accompagnes toujours
Pour me garder sur le chemin de la Vie.

De tout mal tu me protèges
C’est là ma sécurité.

Tu me nourris de ta tendresse,
Tu m’enveloppes de ta douceur,
Tu rassasies ma soif de ta présence.

Tous les jours, tu m’accompagnes,
Chaque instant est rempli
De ta bonté et de ta générosité.

C’est chez TOI que je veux habiter
Aussi longtemps que je vivrai,
C’est dans ta maison que je reviendrai,
O mon Père et Providence.

(En ce 10e anniversaire de béatification : 7 octobre 2001-2011)