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2015-09-25

ÉMILIE EST PASSÉE...

Comme Jésus, dont on dit qu’il est passé en faisant le bien car il ne peut s’empêcher d’aller vers toute souffrance, Émilie, elle aussi, par sa vie et son œuvre a laissé passer Jésus pour faire le bien aux pauvres, aux malades, aux personnes qui sont seules, abandonnées. Toutes les œuvres d’amour qui sont sorties de son cœur témoignent qu’elle portait Dieu.

  L’histoire de la vie d’Émilie témoigne qu’elle était mue par un grand humanisme, mais surtout qu’il y avait en elle un amour de compassion qui lui faisait contempler la dignité qui habite tous les souffrants de la terre.

Cet humanisme et cet amour de compassion : deux pôles qui ont permis au Christ de dire son amour et d’être proche des enfants orphelins, des personnes âgées, des victimes du typhus, etc… en passant par Émilie.

Cette force en elle est encore vivante aujourd’hui.  Des merveilles de guérison, de compassion, de dévouement, d’amour se réalisent de nos jours, par la présence et l’intercession d’Émilie, celle qui a voulu se faire ‘la servante et l’amie des pauvres’.  Bien plus, nombreuses sont les personnes qui veulent la prendre pour modèle, alors son cheminement de vie devient leur cheminement, ses pieds sont leurs pieds;  Émilie marche où nous marchons, elle s’arrête où nous nous arrêtons, elle parle quand nous parlons. 

Émilie, continue de vivre dans nos vies,
 dans tous nos gestes de compassion.

Publié par Thérèse Dr.
Conférence du postulateur Fitzpatrick



2012-10-25

Réflexion sur la spiritualité d'Émilie Gamelin

Lorsque Madame Gamelin devint Sœur Gamelin, les traits de sa physionomie spirituelle étaient tout formés. Sa vie antérieure, toute de charité, avait jailli d’une nature broyée tôt par la souffrance; son âme s’était nourrie de la contemplation de Marie au pied de la croix. De le Mère de Compassion, elle avait appris à communier toujours plus au mystère du Christ souffrant dans ses membres. Le cœur de Madame Gamelin uni au cœur de la Vierge compatissante s’ouvre à toutes les souffrances et à toutes les nécessités : destitués de la fortune, déficients mentaux, vieillards, orphelins, prisonniers et bien d’autres… Femme de volonté et de caractère, elle avait mis et développé au service de ses frères, les pauvres, toutes les richesses d’une nature forte, guidée par un zèle ardent allié à la confiance en la Providence et à une force d’action sûre et constante. Par sa consécration à la vie religieuse, Mère Gamelin entre dans la dernière étape de sa vie : elle n’a plus que huit ans à vivre..

Partout on admire cette femme généreuse qui sait embrigader la bonne volonté de tous en faveur de ses privilégiés et la collaboration à ses activités de bienfaisance. De plus, pour satisfaire aux exigences de son amour compatissant à l’égard de ses protégés, Madame Gamelin a vécu un détachement complet de ses biens, de sa personne et même de l’œuvre pour laquelle elle a tout sacrifié. Elle sacrifie même le bien-être de sa vie privée et sociale pour aller vivre avec ses pauvres.

Inspiré des "Notes de retraite de MÈre Émilie Gamelin" Collection Providence

2012-09-12

MÈRE GAMELIN CHEZ LES ARABES


En 1961, un prêtre catholique de rite melkite demande aux Soeurs de la Providence une aide technique pour l'éducation des sourds-muets à Alep, ville située au nord de la Syrie. Après un long temps d'échanges et d'informations de part et d'autre, en 1963 le projet est enfin accepté. Deux Soeurs: Louis-Gérard et Stanislas-Joseph quittent Montréal le 9 décembre vers Beyrouth.  Ces Soeurs se familiarisent avec les habitudes du pays et l'étude de la langue, difficile à apprendre.

Elles se rendent à Alep où elles sont accueillies par le vicaire général et différentes communautés religieuses féminines.  Après une longue préparation, elles commencent l'enseignement à l'archevêché pendant que le Père Giamal est à la recherche d'une école.  Le prêtre catholique avait déjà fait traduire en arabe la prière à Mère Gamelin et agrandir son image.  Quelle joie pour les deux enseignantes!

À cause de difficultés allarmantes de guerre entre Israël et la Syrie, les Soeurs doivent quitter avec tristesse en 1965.  Heureusement Mère Gamelin a permis que leur méthode d'enseignement continue après leur départ.  LA PROVIDENCE ÉTAIT LÀ.
(tiré du volume:  Les aventurières de l'ombre)


2010-10-21

LES AMIES D’ÉMILIE

Un peu remise du décès de son époux et de ses enfants, Émilie découvre que les besoins dépassent de beaucoup les ressources disponibles à Montréal. Dès 1829, deux ans après la mort de tous ses êtres chers, elle décide d’ouvrir sa propre maison à celles qui seront au cœur de son œuvre : les dames âgées.

L’année suivante, elle obtient l’autorisation d’utiliser le bas d’une maison du faubourg Saint-Laurent pour installer « ses vieilles ». Madame Gamelin peut compter sur divers appuis pour nourrir, vêtir et chauffer ses protégées.

La vie en groupe de ces femmes d’origines diverses n’est pas toujours de tout repos, et Émilie fait tout pour que règne l’harmonie. Celles qui le peuvent aident à gagner le pain quotidien, par leurs travaux à l’ouvroir ou en quêtant. Émilie frappe aux portes des plus nantis ou encore demande qu’on lui laisse les restes de table des hôtels de la ville.

En 1836, M. Olivier Berthelet, un donateur généreux, se laisse émouvoir par la grandeur de l’œuvre et offre à Madame Gamelin l’usage de la grande « Maison jaune ». Elle achète, à même ses fonds, le terrain adjacent qui permet d’avoir accès à un puits et à des arbres fruitiers. La maison, située près de l’évêché, est visitée par les prêtres. Elle pourra abriter jusqu’à 32 femmes et sera également le berceau de la future communauté religieuse.

Musée des Sœurs de la Providence

2010-06-16

EMILIE...POURQUOI? POUR QUI?


Qu'est-ce qui motive une femme bien ancré dans son siècle à donner sa vie au service de personnes qui ont besoin d'elle? De toute évidence, il faut un grand amour des autres, de la vie des autres. Il faut quelqu'un qui incarne l'Amour du Dieu de la vie, comme Jésus il y a 2000 ans. Et puis dans son sillon, on découvre d'autres témoins. Un de ceux-là est bien incarné dans le présent comme dans le passé. C'est celui d'une femme exceptionnelle, d'une femme qui, depuis un siècle et demi, a su transmettre sa flamme à plus de 6000 jeunes filles. De haute stature, de grande conviction: une femme qui a pour nom: Emilie Tavernier Gamelin.

Emilie décide de répondre à l'appel qu'elle entend au fond d'elle-même, de bien des façons et toujours pour la même raison: servir le Christ. Elle ouvre des refuges pour personnes âgées, elle quête auprès des riches pour soutenir les pauvres.

Elle verse dans les coffres de ses refuges son argent personnel. Elle accueille, elle organise, elles visite, les journaux l'appellent "l'ange des prisonniers politiques". Elle trouve la force d'une telle générosité dans la prière et surtout dans la dévotion à la Vierge des Douleurs. Emilie ne pouvait répondre seule à tous les besoins qui se manifestent à Montréal, elle s'associe des femmes laïques qui partagent leurs biens avec leurs compatriotes que la société risquait d'ignorer. Elles s'appelaient "les Dames de Charité".

Photos et Monuments d'Émilie Gamelin

2009-05-11

Les amies d'Émilie


Un peu remise du décès de son époux et de ses enfants, Émilie découvre que les besoins dépassent de beaucoup les ressources disponibles à Montréal. Dès 1829, deux ans après la mort de tous ses êtres chers, elle décide d'ouvrir sa propre maison à celles qui seront au coeur de son oeuvre: les dames âgées. L'année suivante, elle obtient l'autorisation d'utiliser le bas d'une maison du faubourg Saint-Laurent pour installer "ses vieilles". Madame Gamelin peut compter sur divers appuis pour nourrier, vêtir et chauffer ses protégées. La vie en groupe de ces femmes d'origines diverses n'est pas toujours de tout repos, et Émilie fait tout pour que règne l'harmonie. Celles qui le peuvent aident à gagner le pain quotidien, par leurs travaux à l'ouvroir ou en quêtant. Émilie frappe aux portes des plus nantis ou encore demande qu'on lui laisse les restes de tables des hôtels de la ville.

En 1836, M. Olivier Berthelet, un donateur généreux, se laisse émouvoir par la grandeur de l'oeuvre et offre à Madame Gamelin l'usage de la grande "Maison jaune". Elle achète, à même ses fonds, le terrain adjacent qui permet d'avoir accès à un puits et à des arbres fruitiers. La maison, située près de l'évêché, est visitée par les prêtres. Elle pourra abriter jusqu'à 32 femmes et sera également le berceau de la future communauté religieuse.

Musée des Soeurs de la Providence