2011-08-23

EMILIE, UNE FEMME DE COMPASSION


Émilie Gamelin est née à Montréal en 1800.

Elle a vécu sa petite enfance dans le climat de misère, d’incertitude et de pauvreté qui a caractérisé cette époque où les ressources suffisaient à peine pour survivre.

Émilie perd sa mère à 4 ans et son père dix ans plus tard, elle est placée sous la tutelle de son frère.

A 23 ans, elle épouse Jean-Baptiste Gamelin, un commerçant de 50 ans. La différence d’âge n’empêche pas le couple de connaître 4 années de bonheur, entre les exigences du commerce et 3 grossesses.  A 28 ans, Émilie se retrouve seule, après avoir perdu son marie et ses 3 enfants.

Ces épreuves vont permettre à Émilie de trouver en elle de remarquables ressources de cœur.  La leçon apprise de sa mère qui l’avait initiée à l’amour des pauvres et au partage devient sa raison de vivre.  Une leçon qui, à l’adolescence, lui avait inspiré de dresser chez son frère la ‘table du roi’ pour les pauvres.  Une leçon qu’elle avait recueillie quand son mari lui avait demandé, en souvenir de leur amour, de s’occuper de l’idiot Dodais qu’il avait pris en charge ainsi que sa vieille mère.

Loin de se replier sur sa douleur, Émilie trouve la force de se mettre au service des plus démunis.  Elle se joint à un groupe de dames, dans le but de porter remède à la misère  qui frappait de nombreux pauvres à Montréal.

De plus, Émilie accueille chez elle des femmes âgées, infirmes ou abandonnées qu’elle découvre.  Elle ne tarde pas à fonder une société anonyme de dames pour l’aider dans la visite des pauvres à domicile.  Les besoins vont se diversifier au rythme des épidémies de choléra et de typhus de 1832 et au rythme de l’apparition de nouvelles misères : jeunes filles venues de la campagne, orphelines, aliénés, etc…  Lors des troubles de 1837-38, elle ajoute la visite des prisonniers politiques.  Pour la population elle est ‘la Providence des pauvres’ et aussi « l’ange des prisonniers politiques ».



A 42 ans, elle fait vœu de se consacrer au service des pauvres et fait don de ses biens à la Corporation de son œuvre : L’Asile de la Providence.



Dans la suite, Émilie rejoint un groupe de novices d’une communauté fondée par l’Évêque pour continuer son œuvre.  Elle est emportée par le choléra en 1851, après avoir fondé 4 maisons et jeté les bases d’une œuvre auprès des aveugles, des sourdes et des malades mentaux.



Émilie a laissé peu d’écrits, mais à travers son action et la direction donnée à son œuvre elle a transmis son esprit; elle a développé une spiritualité à base de confiance en la providence de Dieu et reflétant la compassion.



Émilie, toi qui as vécu tant de deuils et connu tant de souffrances,

sans te replier sur toi-même;



Toi qui, dans ton époque troublée, as fréquenté toutes les classes sociales

sans mépriser personne;



Sois notre sœur, notre amie,

dans nos temps troublés à nous.



Reviens parcourir nos rues,

te pencher sur les laissés-pour-compte d’aujourd’hui,

les sans-abri et les sans-amour,

les affamés de pain et de justice.



FAIS REVIVRE EN NOUS TON ESPRIT DE COMPASSION.



(Extraits de En mémoire d’elles, article de Denise Robillard)

2011-07-19

Bienheureuse depuis bientôt 10 ans!

ÉMILIE GAMELIN, une femme au cœur attentif !  Mère des pauvres et des orphelins, une femme qui a su répondre aux besoins de son temps, en prenant souci d’abord et avant tout de la misère la plus misérable, en en faisant même une priorité dans son activité charitable; une femme qui a crié au monde que le Seigneur est Providence et qui a incarné cette Providence par toute sa vie, en compatissant vraiment aux misères humaines, compassion qu’elle a puisée au cœur même de la Vierge des Douleurs, de la Mère de la Compassion.


 Nous en avons la preuve dans ces quelques extraits des 226 lettres adressées au Saint-Père en faveur de la béatification de cette fondatrice qui a eu lieu le 7 octobre 2001, bientôt 10 ans :

« Mère Gamelin est pour  nous un exemple de charité, d’humilité et de confiance en la Providence. Nos concitoyens, surtout les jeunes, ont besoin qu’on mette sous leurs yeux cet exemple et ce signe de l’amour de Dieu pour les pauvres» 

 « La cause de béatification me semble d’une grande actualité en raison de la mission et du charisme bien distinctifs de cette fondatrice et de sa Communauté : une mission qui veut révéler cette Providence de Dieu aux hommes, et un charisme de charité compatissante à l’endroit de toutes les misères humaines, spécialement les plus pauvres et les plus démunis. » 

«  La vie de Mère Gamelin est un enseignement dont notre société a grand besoin, où il  y a un grand vide qu’il faut combler, et c’est l’exemple de ces femmes, comme Mère Gamelin, qui nous fait découvrir ce qu’il y a d’irremplaçable : la Providence et la charité. » 

«Mère Gamelin serait un modèle tout indiqué à ceux qui se portent au soulagement de la misère humaine : elle encouragerait au don de soi dans un désintéressement total, elle susciterait sûrement d’autres personnes généreuses à marcher dans les sillons tracés. »
 
« Les réalisations de Mère Gamelin attestent une foi débordante et le sens du réel face aux nécessités du quotidien. Ses vertus, que d’aucuns qualifient d’héroïques, lui ont mérité la vénération de ses contemporains et de tous les malades et déshérités qui depuis 150 ans l’ont comme une dispensatrice de secours providentiels. » 

« Très Saint Père, vos filles et vos fils de l’Église du Canada seraient fortement encouragés et réjouis si l’Église universelle, par Votre auguste ministère, reconnaissait les vertus apostoliques et la sainteté authentique de Mère Gamelin, l’éminente Fondatrice des Sœurs de la Providence. »

« Sans l’ombre d’un doute, si j’étais postulateur de cette Cause, je mettrais en parallèle l’hymne de la charité de saint Paul et je prouverais que cette Parole de Dieu a été le point de départ de toute la vie caritative de Mère Gamelin. Elle a voulu être toute charité, elle a vu la misère de son temps, elle a tout quitté, et avec cette foi qui traverse les montagnes, elle s’est donnée corps et âme en entraînant avec elle ses compagnes pour visiter les pauvres, soigner les malades, et même rendre visite aux prisonniers.  » 
Ces témoignages ne sont que l’écho des 226 qui ont été adressés au Saint-Père pour solliciter cette grande faveur de la Béatification, laquelle permettra de proposer Émilie Gamelin en modèle au peuple de Dieu, à notre monde contemporain, pour marcher de plus en plus dans les traces de son charisme et de sa mission.      Sœur Thérèse Frigon

2011-06-16

NOUS SOMMES PÈLERINES…

Depuis dix ans, nous vivons dans les émouvants souvenirs de la Béatification d’Émilie Gamelin, à Rome, le 7 octobre 2001, car ce que nous avons vécu, ce jour-là, c’était pour une bonne part, une immense reconnaissance et une étape importante dans le long pèlerinage de l’histoire de cette grande dame.

Toute sa vie, Émilie Gamelin a été pèlerine et nous tentons, à notre tour, de marcher sur ses traces :

Pèlerines de la foi, notre cœur porte comme un long désir d’avancer sur des chemins d’espoir, avec toutes les personnes désespérées, se sentant abandonnées, sans réconfort, sans solution à des problèmes qui durent;

Pèlerines de la liberté, nous voulons être prêtes, et à tout moment devenir des veilleuses avec toutes les personnes qui attendent une libération, un moyen pour abandonner l’alcool ou la drogue;

Pèlerines de la paix, nous marchons avec toutes les personnes qui attendent que la guerre cesse au foyer, que l’on trouve des moyens de faire cesser la violence faite aux femmes, aux enfants sans défense;

Pèlerines en solidarité avec les familles, avec les organismes qui recherchent des solutions, avec les différents milieux qui donnent le témoignage de la présence aimante d’un Dieu Providence, avec les jeunes qui trouvent chez les adultes une inspiration qui donne sens à leur vie.

ÉMILIE, TU AS MARCHÉ D’UN PAS CERTAIN, SERVANTE AU CŒUR DE FLAMME, FEMME FORTE ET SANS CRAINTE !

PUISSE TON FEU BRILLER AUX DIMENSIONS D’UN MONDE EN QUETE DE VALEURS QUE NI LE TEMPS NI LA ROUILLE N’ÉPUISENT !

Hélène J.

2011-06-08

ÉMILIE AU CAMEROUN, AFRIQUE

Pour la fête du 7 octobre marquant l'anniversaire de la béatification de Mère Gamelin en 2001, le groupe d'Associé(e)s Providence consacre l'avant-midi en action de grâce pour le don fait à l'Eglise en la personne d'Émilie. Puis, ce sont les agapes fraternelles et le partage du poisson fumé, du riz et du savon que chacune et chacun va distribuer aux familles pauvres qu'ils assistent.

Comme la petite Émilie devant le sac du mendiant qui n'est pas rempli, ils voudraient faire davantage,  c'est pourquoi ils ont élaboré un projet pour l'élevage de poulets de chair afin d'avoir des revenus pour les plus pauvres qu'eux. Quelle belle initiative! Et le chantier est terminé: ils ont leur poulailler Providence.

Chacun a contribué, soit pour le débroussage du terrain, soit pour la confection des planches fabriquées à même des arbres donnés par d'autres, soit par le don du terrain même. Bravo à ce groupe plein d'enthousiasme dans l'exercice du charisme de compassion envers les plus pauvres qu'eux.
(Marie-Rose St-Amant, s.p.)

2011-06-02

Émilie Tavernier Gamelin et la lutte contre la pauvreté

Une contribution du Mouvement ATD Quart Monde

http://parolecitoyenne.org/emilie-tavernier-gamelin-et-la-lutte-contre-la-pauvrete?dossier_nid=21334

Le 17 octobre 2007, Journée mondiale du refus de la misère, plus de 300 personnes se sont réunies à la Place Émilie Gamelin à Montréal pour témoigner de la pauvreté et de l'engagement commun nécessaire pour l'éliminer.
La Place Émilie Gamelin a emprunté le nom de la femme qui a dévoué une grande partie de sa vie à l'aide aux personnes en situation de pauvreté. Écoutons soeur Annette Coutu, soeur de la Providence, sur la vie et l'engagement d'Émilie Tavernier Gamelin.


« Un chemin de Paix... Refuser la misère. »

2011-04-22

LE CHAPELET DES 7 DOULEURS

Le message principal donné à Marie Claire Mukangango concerne la récitation du chapelet des 7 douleurs. Ce chapelet, qui ne remplace pas le Rosaire, est connu depuis le XIV° et le XV° siècle. Il a été diffusé par les mystiques rhénans, les dominicains, les servites de Marie... Et cependant, il a été oublié. Tellement oublié que personne au collège ne sait le réciter avec précision. Il y a tout juste une soeur ancienne qui s'en souvient, encore que vaguement. C'est l'apparition qui enseigne Marie-Claire à le réciter. Il ne s'agit donc pas d'une révélation nouvelle, mais du rappel d'un élément de la tradition de l'Eglise (apparition du 6 mars 1982).

La voyante Marie-Claire Mukangango dit avoir reçu des révélations sur ce chapelet. La Vierge aime ce chapelet. Connu autrefois, celui-ci était tombé dans l'oubli. Notre-Dame de Kibeho désire qu'il soit remis à l'honneur et répandu dans l'Eglise. Mais le chapelet des Douleurs ne supplante point le Saint Rosaire...

 LE CHAPELET DE NOTRE-DAME DES DOULEURS

Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentants les 7 douleurs de Marie à méditer.

Voici les 7 douleurs, dans l'ordre :

1. Le vieillard Siméon annonce à Marie qu'un glaive de douleur percera son âme. (Lc 2,25-35)

2. La fuite en Égypte. (Mt 2,13-15)

3. La disparition de Jésus. (Lc 2,41-52)

4. Marie voit son fils chargé de la croix. (Lc 23,27)

5. Marie au pied de la Croix. (Jn 19,25-27)

6. Marie reçoit le corps inanimé de son Fils. (Jn 19,38-40)

7. Marie au tombeau de Jésus. (Jn 19,41-42) 


VOICI COMMENT RÉCITER LE CHAPELET DES SEPT DOULEURS


Sur les 7 grains  on récite 7 Je vous salue Marie.

Après chaque Je vous salue Marie on récite l’invocation suivante :

Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

On termine le chapelet sur les trois grains du début. On récite 3 Je vous Salue Marie et 1 Notre Père sur la médaille principale de Notre Dame des 7 Douleurs.

On peut réciter le Je vous salue Marie traditionnel ou le remplacer par le Je vous salue Marie de Notre Dame des Douleurs de Saint Bonaventure, dont voici le texte :

«Je vous salue Marie, pleine de douleurs, le Seigneur crucifié est avec vous. Vous êtes éplorée entre toutes les femmes, et Jésus le fruit béni de vos entrailles, est éploré.

Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié, donnez nous vos larmes, nous qui avons crucifié Votre fils, maintenant et à l’heure de notre mort ! AMEN. »


Film sur Notre-Dame des Sept Douleurs

2011-04-08

`PRIÈRE POUR LA GLORIFICATION D'ÉMILIE

Ô divine Providence, qui as mis au coeur de Mère Gamelin une charité compatissante envers toutes les misères, et qui lui as inspiré une vraie communion à la Vierge des Douleurs, daigne écouter nos prières.  Glorifie au plus tôt ta fidèle servante Mère Gamelin;  fais, qu'à son exemple, nous soyons fidèles à la mission que tu nous confies;  sensibilise nos coeurs à la souffrance humaine;  mets en nos âmes le désir de travailler à te faire connaître ici-bas, et accorde-nous, si telle est ta volonté, la faveur que nous sollicitons par ton intercession.   Amen
(Gracieuseté de la famille Shefteshy)

2011-03-31

SAVIEZ-VOUS QUE...?

L'action communautaire d'Émilie Gamelin, en 2011, est présente dans le monde et rejoint, pour les assister avec compassion, les personnes dans le besoin : les personnes démunies, les handicapés mentaux, les toxicomanes, les personnes atteintes du SIDA, les personnes âgées, parfois en perte d'autonomie, les orphelins, les immigrants.

Les personnes engagées dans cette action, avec leurs associé(e)s, s'emploient à combattre les causes d'injustice, à promouvoir les droits des femmes, le bien-être des enfants et à respecter l'environnement.

Échos d'Émilie

2011-03-10

LA GLOIRE DU BERNIN

Lors de la cérémonie de la béatification ou de la canonisation d'une personne, un tableau de cette personne est exposé sur la façade de la Basilique St-Pierre à Rome comme ce fut la cas pour la bienheureuse Emilie Gamelin.  C'est ce qu'on appelle être dans La Gloire du Bernin.

L'expression "La Gloire du Bernin" fait référence au chef-d'oeuvre de l'artiste baroque, architecte et sculpteur italien, Lorenzo Bernini (dit Le Bernin), érigé dans le choeur de la Basilique St-Pierre, à Rome.  Le point central de cette magistrale sculpture dédiée à l'Esprit Saint, est un envol d'anges adorateurs autour d'une colonne blanche, laquelle repose sur un vitrail qui évoque des rayons de soleil.  Qu'un serviteur ou une servante de Dieu soit "dans la Gloire du Bernin", veut dire que cette personne a eu l'honneur d'être reconnue bienheure ou sainte; son effigie, affichée sur la façade de la Basilique St-Pierre à Rome, est dévoilée lors de la célébration officielle.

(Dans Echos d'Émilie)

2011-03-07

ÉMILIE GAMELIN ET LES TROIS MYSTÈRES »»»

»»» LA PROVIDENCE, NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS ET LES PAUVRES

Madame Gamelin a excellé dans la communion à ces trois mystères, elle les a incarnés et les a proclamés, donnant vitalité à l’Église, grâce à son parti pris pour les pauvres.

Comme Paul disait aux Corinthiens en parlant de Jésus, de riche qu’elle était elle s’est faite pauvre afin d’enrichir les pauvres de sa pauvreté. Elle a fait un choix radical, elle en a même fait le vœu, sans faiblir ni regarder en arrière. Elle s’est entourée de pauvres et elle en a fait ses familiers. Elle n’a pas brisé ses liens de parenté et d’amitié avec les riches, mais c’était pour les inviter, les solliciter, les inciter à agir en faveur des pauvres.

En nous référant à Madame Gamelin ou à Mère Émilie Gamelin, nous reconnaissons sa Mission d’incarner les trois aspects du Mystère de Jésus : le parti pris en faveur des pauvres, la Providence amoureuse de Dieu attentive aux besoins  des nécessiteux, Notre-Dame des Sept Douleurs, par une station compatissante auprès de toute personne broyée par la douleur....

(Rapport Cambron, p.90-91)

2011-02-28

Une exposition à Québec fait place à Mère Gamelin

L'Arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, de la Ville de Québec a voulu rendre hommage à un grand Québécois, Monsieur Raoul Hunter, sculpteur, en présentant l'exposition «Raoul Hunter Sculpteur d'identité», à la Maison Hamel-Bruneau, 2608, chemin Saint-Louis, Québec, du 1er juin au 22 août 2010.

Pour les Sœurs de la Providence, les Associées et Associés Providence et tous les amis de Mère Gamelin, le nom de Monsieur Raoul Hunter fait référence au Monument de Mère Gamelin, érigé par la Ville de Montréal dans l'édicule du Métro Berri-UQAM, le 25 mai 2000, et que des milliers de voyageuses et voyageurs saluent et contemplent à chaque semaine, en passant.

Sœur Thérèse Frigon, responsable du Bureau de la Cause de Mère Gamelin avait été mandatée pour représenter la Congrégation sur le comité des démarches, conjointes avec la Ville de Montréal, entre 1996 et 2000,  en vue de la réalisation d'un Monument. Elle a donc eu occasion de travailler de près avec le sculpteur choisi par la Ville, monsieur Raoul Hunter.

Monsieur Raoul Hunter était très fier lorsque,
parmi plusieurs autres oeuvres, sa sculpture
a gagné le concours , et a été sélectionnée pour
être produite pour la ville de Montréal. Il désirait
réaliser une sculpture en mouvement, pour
montrer que la religieuse allait au devant des pauvres, en leur tendant la main. Depuis son installation à la station Berri-Uquam du Métro de Montréal , quadrilatère occupé autrefois par l'Asile de la Providence, de nombreux passants lui serrent main, ce qui a pour effet de la polir.

Nos hommages, notre gratitude, nos félicitations rejoignent Monsieur Raoul Hunter, tout en demandant à notre bienheureuse Émilie Gamelin de continuer à veiller sur lui et sur sa famille.

Bureau de la Cause Émilie Gamelin





2011-02-15

EN CE 15 FÉVRIER 2011

Le 15 février de chaque année, les Jeunes Patriotes du Québec soulignent l'événement de l'exécution sur l'échafaud, en 1839, de 5 patriotes canadiens-français, à cause de leur allégeance politique et de leur foi. Ils sont incarcérés à la Prison Au Pied-du-Courant, rue la rue Notre-Dame à Montréal, avec défense de recevoir leur famille. 

Les Jeunes Patriotes ont voulu, cette annnée, reconnaître le ministère de compassion exercé par Madame Émilie Gamelin, par les visites qu'elle rendait  aux prisonniers et le réconfort qu'elle leur apportait, en échangeant des nouvelles avec les familles, en priant avec eux et en leur laissant quelques victuailles. 

Après une marche aux flambeaux, à partir de la Prison jusqu'au Centre Ville de Montréal et pour répondre à l'invitation des organisateurs, une amie d'Émilie adresse la parole aux personnes regroupées autour du 
monument érigé à sa mémoire: elle fait rappel des événements douloureux, témoigne de la grande charité d'Émilie, souligne le travail, à portée historique, des Jeunes Patriotes et les remercie  de l'invitation à participer à l'événement.

Un chant à la Providence termine la rencontre toute de simplicité et de ferveur.

2011-02-02

VOEU PRIVÉ D'ÉMILIE


 Je Souligné, Veuve Gamelin pour la plus  Grande Gloire de mon Dieu, et l'honneur de la Bienheureuse Vierge ; fais Voeux aujourdhuy deux Fevrier, JOUR de la Purification de la Ste Vierge de Vivre le Reste de mes jours dans une Continence Parfaite attendant de mon Dieu et de Marie toujours pure et immaculée la grâce qui m'est nécessaire pour être toute ma vie fidele à cette engagement, que je prends de grand cœur et avec joie et aussi je fais Voeu d'etre la Servante des Pauvres autant que mes forces pourront me le permettre, je fais ces promesse en présence de mon Dieu et des Patron et Patronne de cette Chapelle, et aussi detre plus Vigilante sur moi même dans les Conversations; et aussi dans mes Habits et déloigné de moi ce qui a l'air de luxe et de Parure; je veux me donné a mon Dieu quil fasse ce quil voudra de moi; je m'y soumets avec résignation; aidez moi 0 mon Dieu dans ces résolutions que je vous est faite aujourdhuy 2 fevrier 1842; âgé de 42 (ans) le 20 fevrier.
(Le texte est celui d'Émilie elle-même)

2 FÉVRIER: voeu privé

Émilie Gamelin est veuve depuis 1827 alors qu’elle vient de perdre son dernier enfant, les deux autres et son époux étant disparus dans les 3 ans qui avaient précédé. Durant 15 ans, elle poursuit son action charitable auprès des pauvres, des orphelins, des femmes âgées, des prisonniers.


En ce 2 février 1842, alors qu’elle ignore tout de ce que deviendra son œuvre bienfaisante, elle prononce un vœu privé de servir les pauvres le reste de sa vie. « Je veux me donner à Dieu, qu’il fasse ce qu’il voudra de moi. Je m’y soumets avec résignation. »

Voilà Madame Gamelin, Émilie, en profondeur, à ce moment critique de sa vie. Ce sont les circonstances qui la conduiront, dans les années qui viendront, à fonder la Communauté des Sœurs de la Providence, avec Mgr Bourget, évêque de Montréal, admirateur de l’œuvre, à ses yeux grandiose, et qu’il veut poursuivre selon l’esprit de Saint-Vincent-de-Paul.


Femme de compassion, constante dans l’action, toujours debout, animée d’une grande foi, d’une confiance inébranlable en la Providence, Émilie, en ce 2 février,  demeure toujours un modèle et un appel à la suivre sur le chemin des pauvres, dans une société en quête de besoins, de sens spirituel, de valeurs d’Évangile.

(Inspiré de ‘Mère Gamelin femme de compassion')

2010-12-09

ÉMLIE GAMELIN, une femme de réseau

Dès ses 27 ans, devenue veuve et pleurant encore ses 3 enfants emportés par les fièvres, Émilie commence une œuvre de bienfaisance : le service d’une soupe nourrissante aux personnes âgées, aux chômeurs saisonniers ou occasionnels, aux mendiants.  C’est avec des Dames de charité qu’elle entreprend ce service.

Quelques années plus tard, approuvée par son Directeur, soutenue par des dames associées, elle ouvre un asile pour les dames âgées et infirmes, dans le bas d’une maison prêtée par le curé de la paroisse, sur la rue Saint-Laurent, à Montréal,

Elle trouve une dame bénévole pour diriger et assister ses protégées et un certain nombre de femmes se forment en association pour le soutien du refuge.

Au cours de ses seize années de collaboration avec d’autres, au service des personnes démunies, comme au cours des huit années qui suivront dans la Communauté qu’elle aura fondée avec l’évêque de Montréal Mgr Bourget, Émilie verra à ce que s’établisse une communauté de vue et d’action, certaines travaillant à procurer des moyens à la charité, les autres payant de leur personne pour visiter les pauvres et soigner les malades.

Émilie, une femme de collaboration dans sa jeunesse, d’exemple de communion dans son œuvre d’action bienfaisante, de réseau avant le temps!

ÉMILIE, TU NOUS INSPIRES ENCORE CHAQUE JOUR, DANS NOTRE MONDE EN CONSTANTE ÉVOLUTION.

Maria Ant. (extraits de Missive 2010)

2010-12-07

BIENHEUREUSE ÉMILIE GAMELIN

    Une femme est passée
    Nous laissant un message
    Fait de joie et d'amitié:
    L'amour est son langage.


    Une femme s'est donnée
    Toute sa vie entière,
    Sur les pauvres s'est penchée
    Soulageant leurs misères.  

         
Une femme a partagé
Toutes les joies, toutes les peines
Au ciel, elle doit briller
Comme une étoile sur la plaine.

Une femme a chanté
Sa foi, son espérance,                                               
Elle a surtout compté
Sur la Providence.

Émilie, vous êtes comblée
De bonheur à l'infini
Nous allons vous prier                                                                 
Vous, notre soeur, notre amie.

(Mme Thérèse Bélanger-Léveillée)

2010-11-23

JÉSUS ET ÉMILIE à genoux…

La veille de sa mort, Jésus se mit à laver les pieds de ses disciples, à genoux, parce qu’il comprenait qu’il était en présence d’un mystère divin en chaque personne.

C’est cela qu’Émilie a compris, et elle a posé le geste de servir les nécessiteux de son temps, reconnaissant en eux la présence de Dieu, surtout chez les oubliés de sa société. Consciente de la réalité qui l’entourait, elle a été mue par sa compassion et, reconnaissant la dignité humaine, elle s’est mise à genoux.

Pour Jésus comme pour Émilie, c’est une relation profonde avec Dieu par la prière, les espaces de silence, l’écoute, la fidélité à l’Esprit et les moments d’intimité avec leur être intérieur qui les a rendus plus sensibles à la présence divine en eux, les a poussés à la miséricorde et leur a fait concrétiser par le service l’amour qui les habitait, manifestant en cela leur mission d’être le Visage de Dieu au milieu de son peuple.

ET NOUS ? Nous sommes appelés à être des êtres de prière en relation profonde avec Dieu et nos frères et sœurs, spécialement les plus marginaux de notre société, pour leur redonner leur dignité de personnes.

Nadia B. A.P.

2010-10-26

DEBOUT DEVANT TON FILS EN CROIX

Debout devant ton Fils en croix,
Tu ne dis rien, tu es silencieuse,
Ton coeur aimant est compassion,
Vierge Marie, tu es présence.

                         Marie, touchée par la Passion
                         De ton enfant, ton Bien-Aimé,
                         Tu acceptas cette mission
                         D'être la Mère des humains.

 La foi en la résurrection
 T'a fait garder un coeur ouvert,
 Coeur libéré, femme d'action,
 Tu es tournée vers l'univers.

                         Tu vis la solidarité
                         Avec les pauvres et les souffrants,
                         Tu es blessée, désemparée,
                         Mais tu soutiens tous les humains.

(Ghislaine Landry, dans le Pain Providence)
                                             
                                               

2010-10-21

PLACE AUX HUMBLES ET AUX PETITS

Jésus, par sa vie et sa mission, nous a révélé un Dieu compatissant et sensible à toutes les douleurs humaines, un Dieu pour qui la dignité ne dépend pas des classes sociales, un Dieu qui prend le parti de chaque personne, spécialement celui des humbles et des petits.


Jésus s’est abaissé lui-même au niveau des humbles, il a pris la dernière place en se plaçant du côté des petits et des humbles.


Jésus nous demande à nous aussi de prendre la défense des défavorisés : les sans-voix, les exclus, les enfants négligés, les femmes battues, les dépendants à la drogue, au jeu, les personnes que l’on condamne parce qu’elles sont différentes, mal vêtues, qui dérangent, qui ne cadrent pas avec nos modèles. Jésus ne les a pas exclus, il a pris leur parti, il a donné sa vie pour eux et pour nous tous.


(Inspiré du Prions en Église)





LES AMIES D’ÉMILIE

Un peu remise du décès de son époux et de ses enfants, Émilie découvre que les besoins dépassent de beaucoup les ressources disponibles à Montréal. Dès 1829, deux ans après la mort de tous ses êtres chers, elle décide d’ouvrir sa propre maison à celles qui seront au cœur de son œuvre : les dames âgées.

L’année suivante, elle obtient l’autorisation d’utiliser le bas d’une maison du faubourg Saint-Laurent pour installer « ses vieilles ». Madame Gamelin peut compter sur divers appuis pour nourrir, vêtir et chauffer ses protégées.

La vie en groupe de ces femmes d’origines diverses n’est pas toujours de tout repos, et Émilie fait tout pour que règne l’harmonie. Celles qui le peuvent aident à gagner le pain quotidien, par leurs travaux à l’ouvroir ou en quêtant. Émilie frappe aux portes des plus nantis ou encore demande qu’on lui laisse les restes de table des hôtels de la ville.

En 1836, M. Olivier Berthelet, un donateur généreux, se laisse émouvoir par la grandeur de l’œuvre et offre à Madame Gamelin l’usage de la grande « Maison jaune ». Elle achète, à même ses fonds, le terrain adjacent qui permet d’avoir accès à un puits et à des arbres fruitiers. La maison, située près de l’évêché, est visitée par les prêtres. Elle pourra abriter jusqu’à 32 femmes et sera également le berceau de la future communauté religieuse.

Musée des Sœurs de la Providence