2015-06-20

Liens entre la Parole de Dieu (Mt 6, 23-34) et la vie d’Émilie Gamelin

Tiré du PAIN PROVIDENCE : Mt 6, 25-34

Voyez combien l"Évangile selon St Matthieu s'applique parfaitement à la vie d'Émilie Gamelin, elle dont la confiance en la Providence a rendu si audacieuse au service des pauvres



Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que  mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. (v25)

-          « Elle avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture, et du vêtement ».

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain.(v34)

-          Elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces ou tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain.

Voyez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit. (v26)

-          Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.

Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. (v 32)


-          Se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? »

Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.(v33)

-          Elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle (Il lui demanda: ''Ëtes-vous cette dame Gamelin qui s'occupe des pauvres?''…) et lui remit un billet de vingt-cinq louis.



2015-06-02

Une mystérieuse histoire de la vie d'Émilie Gamelin

Vie de Mère Gamelin (chapitre V11, PP. 123-124)


Notre vénérée mère puisait dans son inaltérable foi en la Providence la confiance dont elle avait besoin au sein des embarras et des exigences d’une administration qui allait se compliquant. Elle avait mille moyens ingénieux pour calmer les inquiétudes et ranimer la confiance.

Elle avait mille moyens ingénieux pour calmer les inquiétudes et ranimer la confiance.

Un jour, la sœur cuisinière vint l’avertir qu’il n’y avait rien pour le dîner: «Ne craignez pas, ma fille, lui dit- elle paisiblement, la Providence ne saurait manquer de nous envoyer notre dîner. Venez avec moi, nous irons chanter, pour prouver que nous sommes nullement inquiètes,» et elles se rendirent à la salle des vieilles; celles-ci, en voyant arriver la mère, vinrent se grouper autour d’elle, à leur habitude: «J’ai une faveur à obtenir tout de suite de la divine Providence, leur dit-elle, voulez-vous m’aider à chanter notre beau cantique?» Et aussitôt les bonnes vieilles, se recueillant, mêlèrent leur voix chevrotante à celles de la mère et de sa compagne, qui chantaient à pleine voix le cantique suivant:       

          S’il verse ses richesses
          Sur la fleur du printemps, 
          S’il étend ses largesses
          Jusqu'à l’herbe des champs,
          Que fera sa tendresse
           Pour l’homme qu’il chérit,
           Pour l’être où sa sagesse
           Imprima son esprit?

En quittant la salle, mère Gamelin se rendit à la cuisine. Elle y trouva quelques restes du dîner de la veille, à peine suffisants pour le repas de cinq ou six personnes: «Faites-les réchauffer, dit-elle en riant à la sœur cuisinière, et vous verrez que vous pourrez servir votre dîner.» En effet, le repas de toute la maison fut servi; les plats de chaque table furent remplis; et il en resta après le dîner.


La dépositaire de l’époque et celles qui l’ont suivie assurent que ce miracle de la Providence s’est renouvelé plusieurs fois, et que des provisions, qui auraient dû s’épuiser en une semaine, durèrent des mois entiers, sans paraître diminuer.

Ref: Le Pain Providence

2015-05-31

La compassion

La compassion pour moi c'est:
. une tape sur l'épaule de quelqu'un pour l'encourager
. un sourire aux personnes que je croise sur la rue
. un bras pour aider une personne aveugle à traverser la rue
. écouter avec le coeur une amie
. accueillir la personne blessée
La compassion c'est une réalité qui nous propulse hors de nous, nous pousse vers les autres, nous rend créatifs et créatives pour nos frères et nos soeurs dans le besoin.

Lucille

Parole de Jean-Paul 11

« Regarder la vie d’Emilie Gamelin, c’est voir l’amour et la compassion en son cœur, dans le service du prochain.

Toute petite déjà, elle insistait pour obtenir la permission de dresser la table et de servir aux pauvres des repas quotidiens, ce qu’elle appelait la ‘Table du Roi’. Jeune épouse et même après le décès de son mari et de ses enfants, elle continue de pratiquer ce service. Elle visite les malades à domicile, s’occupe des orphelins, adopte un garçon mentalement retardé, accueille chez elle des femmes âgées et handicapées, distribue chaque jour nourriture et vêtements aux gens dans le besoin. Elle visite et réconforte les détenus, aide des jeunes filles à se trouver un emploi. Elle vend sa maison pour en acheter une plus grande afin d’y héberger un nombre croissant de démunis et d’infortunés qui viennent à elle…


Comme la ville de Montréal est en pleine croissance, l’évêque Ignace Bourget, décide de fonder une congrégation religieuse féminine pour s’occuper des pauvres, et de lui donner le nom de Sœurs de la Charité. Il a trouvé en Emilie la fondatrice qu’il fallait…» Aujourd'hui la communauté fondée par Émilie Gamelin et Mgr Bourget s'appelle Sœurs de la Providence. Elle continue à servir et à aimer les pauvres à l'exemple de leur fondatrice et dans la mesure de leur force.

2015-04-19

ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE DE MERE JOSEPH-DU-SACRE-CŒUR

Qui est Mère Josph-du-Sacré-Coeur?

Une dame qui demande à Mère Gamelin en personne à être admise dans la communauté des Soeurs de la Providence.
Aujourd’hui nous célébrons le 192e anniversaire de naissance de Mère Joseph-du-Sacré- Cœur.Nous rendons grâce à Dieu Providence pour le don de sa vie comme Sœur de la Providence. Voici un rappel de son histoire, extraits du livre II m’a donné une flamme, Collection Providence.
« Mère Joseph était une femme prophétique, une femme que le
difficultés n’arrêtaient pas. Elle dut affronter maintes oppositions
et, à l’instar des autres pionnières de son époque, surmonter les
obstacles de communication que créent les barrières culturelles

tout comme les répressions sociales du dix-neuvième siècle. Toutefois
elle partagea, avec ces mêmes pionnières, la détermination,
l’endurance, le désir d’atteindre son objectif. » (introduction)


Esther... c'était un nom puissant, un nom riche dans l'histoire biblique celui d'une héroïne qui risqua tout pour ses sujets et qui fit passer leurs besoins avant sa propre vie, une histoire familière à la famille Pariseau.


« Esther, que demandez-vous à l’Église de Dieu ?
La foi. »

Ce sera probablement la plus courte réponse qu’Esther Pariseau n’aura jamais formulée une question concernant ses aspirations ou ce qu’elle était appelée à devenir, (p. 1)
Le 26 décembre 1 843, Esther, accompagnée de son père, demandait à être acceptée chez lesFilles de la Charité, Servantes des Pauvres. Mère Émilie Gamelin les rencontra à la porte de l’Asile,ce jour-là. Esther fut impressionnée en présence de cette femme qui était : respectée de Mgr  Bourget et qui était publiquement reconnue pour son engagement envers les pauvres. Elle se trouva tout à fait interloquée, mais il n’en fut pas ainsi pour son père.

« Madame, je vous amène ma fille. La famille a prié avec elle pour demander des lumière: C’est un grand sacrifice de nous séparer d’elle... Elle peut faire beaucoup de choses, » et avec une note de fierté, « elle peut lire, écrire et compter correctement. Elle peut cuisiner, coudre et filer, et bien faire toutes sortes de travaux domestiques. » Alors, regardant 
    carrément Esther, il ajouta : « Madame, elle a appris la menuiserie à mon école et elle peut 
     manier les outils aussi bien que moi. »
Il parla de sa persévérance à accomplir un travail et de son habilité à superviser celui des autres; sûrement que la tenue de la maison Pariseau l’avait prouvé. Sa recommandation finale fut la suivante : « Un jour, elle vous fera une très bonne supérieure. »

Telles furent les lettres de créance d’Esther en cette journée froide où elle regardait le nouvel Asile, et MèreGamelin, debout, écoutant attentivement un père fier, qui, selon lui, avait présenté « notre cadeau de Noël au Divin Enfant. » (p. 7)
« La vénérée fondatrice des missions de l’Ouest, Mère Joseph-du-
Sacré-Cœur, a été reconnue par divers groupes pour ce qu’elle fit et
pour ce qu’elle fut. En 1 953, ses talents en sculpture et en architecture
furent reconnus dans un hommage présenté par l’Institut Américain des 
Architectes, lui décernant le mérite d’être la première architecte du
Nord-Ouest. La reconnaissance de 1980 la conduisit du petit cercle
missionnaire des années 1800 à un niveau nationalement reconnu
quand, choisie par l’État de Washington comme l’une de ses deux
représentants, sa statue, sculptée par Félix de Weldon, fut placée dans
la Salle de la Statuaire à Washington, D.C., de même que dans
l’édifice du Capitole à Olympia, Washington. Cette courte biographie
ne représente qu’un mince tribut à une grande femme dont le génie et
les rêves ne furent que compassion et sollicitude. » (p. 110)

Alba Letelier, s.p.

2015-04-16

DU NOUVEAU… AU SUJET D’ÉMILIE

Nous ignorions que Monsieur Jean-Baptiste Gamelin, avant de mourir, avait eu l’heureuse inspiration, dans sa grande générosité, d’assumer les frais d’études d’un jeune garçon qui voulait devenir médecin.  Il s’agissait de Bernard Dansereau qui deviendra plus tard médecin à l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, au temps de Sœur Thérèse de Jésus (Cléophée Têtu), Sœur de la Providence et fondatrice de l’Hôpital mentionné.  Ce détail nous est fourni par François Gravel, auteur du volume ‘Bonheur fou’ qui ajoute que le montant versé par M. Jean-Baptiste Gamelin, pour la formation du jeune Bernard Dansereau fut géré par Madame Émilie Gamelin.

L’auteur du volume nous révèle également que la mère de Bernard Dansereau souffrait de dégénérescence mentale, une maladie qui met du temps à faire son apparition.  Jusqu’à ce qu’il ait terminé ses études, sa mère était parfois incohérente mais le jeune médecin attribuait son comportement à la fatigue, au surmenage.  En l’espace de quelques mois, elle est devenue méconnaissable. Elle qui avait toujours fait preuve d’une certaine réserve, elle s’est mise à dire des grossièretés, à oublier le nom de son fils, puis le sien, et négligeait son entretien personnel.  C’est Madame Gamelin qui l’a accueillie chez elle. «Une sainte femme, cette  Madame Gamelin, elle qui s’était fait connaître comme l’ange des prisonniers politiques », concluait-il.

Tiré du volume ‘Bonheur fou’, par François Gravel, 1990.


 Selon ce livre, le docteur Dansereau fut un chercheur émérite qui a fait des découvertes intéresantes dans le domaine de la santé mentale.

2015-04-04

MERE GAMELIN, modèle de dévotion envers Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Émilie trouve un charme particulier à parler de cette dévotion et elle aime à rappeler que son directeur spirituel (M. Saint-Pierre) lui a donné Notre-Dame des Sept-Douleurs comme seule consolation dans ses épreuves. Elle dit qu’elle a toujours regardé la Mère de la Compassion comme sa patronne et sa protectrice. Aussi, malgré les obstacles de tous genres, elle parvint pour la première fois, à faire imprimer, dans notre ville, l’effigie du scapulaire de Notre-Dame des Sept-Douleurs. Sa dévotion à la Compassion de Marie est si bien connue, que le chanoine Hyacinthe Hudon, vicaire général, voyant en France un groupe représentant Notre-Dame des Sept-Douleurs, se rappelle aussitôt la dévotion de notre vénérée Mère. Il fait l’acquisition de cette pieuse représentation, l’expédie en Canada afin qu’elle soit déposée dans l’Église de la Providence. Comment après ces exemples de notre pieuse Fondatrice ne pas aimer Notre-Dame des Sept-Douleurs, comment ne pas se confier en sa bonté maternelle?... Elle a trop protégé la mère pour ne pas protéger les filles qui veulent marcher sur ses traces.  (Prier ensemble, Collection Providence)

En ces jours de préparation à Pâques nous pensons à la souffrance de la mère voyant son fils mort. Mais son espérance en la résurrection ne la décevra pas! Prions-la.

2015-02-28

COEUR OUVERT... et MAIN TENDUE...

Née à Montréal, le 19 février 1800
Sur un terrain qui a nom
" TERRE PROVIDENCE "
Émilie Tavernier apprend de sa mère
A se faire Providence
Et à ouvrir son cœur à la souffrance.

Un mendiant se présente
Et tend la main
A la demeure des Tavernier.
Émilie n'a que quatre ans
Mais elle court pour
Emplir le sac du malheureux!
Sa mère lui a enseigné que
" Donner aux pauvres, c'est donner à Dieu ".
A dix-huit ans, chez son frère devenu veuf,
 A vingt ans, chez une cousine de Québec,
La jeune Émilie sera disponible :
Cœur ouvert et main tendue
Attentive à ceux qui ont besoin d'elle.

Lorsque les deuils successifs
Auront buriné la jeune veuve,
La Vierge des Douleurs,
Devenue son modèle, son inspiration,
Entrera dans sa vie.
Émilie ouvrira son cœur
À toute misère humaine,
Et sa maison, à qui sera dans le besoin.
Elle tendra la main au vieillard sans toit,
Au mendiant affamé,
À l'enfant orphelin,
Au prisonnier isolé,
A l'immigré désemparé,
A l'infirme, et au malade.

On l'appellera : " une vraie Providence "
Ses refuges deviendront : " Maisons de Providence "
Et sa Communauté : Les Sœurs de la Providence.

Le Monument de Mère Gamelin
Inauguré le 25 mai 2000
 Rappelle les gestes de compassion
De celle qui a " passé en faisant le bien "

Sa main tendue accueille, aujourd'hui
Tous les usagers du métro
Qui empruntent la sortie " rue Ste-Catherine"
On lui donne la main,
On la salue en passant,
On lui confie des intentions,
On y dépose des fleurs...

Son cœur s'ouvre
A qui se recommande à elle,
Aux besoins qui lui sont confiés.
Émilie, veille sur ta Ville
Qui a voulu te redonner ta place,
Là où tu es " passée en faisant le bien! "


Sœur Yvette Demers

2015-02-21

Émilie... hier : Mère Gamelin est toujours aux aguets

« Ce respect pour les pauvres et les malades, cette attention à leurs besoins, ce regard de foi désintéressé, Mère Gamelin les prodigue à tous ceux qu'elle rencontre et elle les exige de toutes ses collaboratrices. Son attitude est aussi simple que magnanime, c'est la logique d'un cœur qui a connu la pauvreté et qui ne s'embarrasse pas d'idéologie. Aussi à l'aise avec les riches qu'avec les pauvres, toute sa vie, elle a répondu à des besoins, sans se soucier du rang social des personnes qu'elle aidait. C'est ce même esprit de service qu'elle déploiera auprès des pensionnaires, des prêtres, des orphelines, des insensées, les filles de service, toutes ces œuvres qu'elle accepte d'assumer dès septembre 1844.

« L'œuvre des dames pensionnaires est un service à l'intention des femmes seules, capables de subvenir financièrement à leurs besoins, mais pour qui il n'existait aucune ressource d'accueil autre que la famille. Quand la maladie ou les infirmités privent ces femmes de leur autonomie, plusieurs cherchent un lieu où, moyennant une pension, elles seront en sécurité, pourront recevoir des soins de santé et vaquer à la prière, tout en continuant à se rendre utiles. Cette pension constitue une source de revenu pour l'Asile. Mgr Bourget dira, dans le mandement du 8 mai 1845, que les dames pensionnaires contribuent à la sécurité de l'œuvre pour les dames âgées et infirmes. Plusieurs exécutent aussi des travaux qui sont vendus dans les bazars au profit de l'Asile.

Émilie... Aujourd'hui : Les Sœurs de la Providence Aujourd'hui...


Une équation remarquable existe entre ces deux membres de phrases. L'étude de la vie  de Mère Gamelin nous démontre que, fidèle à ses inspirations, elle déléguait beaucoup pour que le travail auprès des personnes démunies et celui auprès de la société en général, se fasse sans que ce soit toujours elle qui prenne la vedette.

Elle allait installer les sœurs à telle mission; elle confiait les orphelines à une ou deux compagnes, etc En somme, elle savait se faire aider.

En relisant la vie de Mère Gamelin écrite par Madame Denise Robillard, je constatais avec fierté que nous, les Sœurs de la Providence, continuons l'œuvre de notre fondatrice.



En effet, dans plusieurs de nos maisons, nous accueillons des membres de diverses communautés religieuses qui demeurent chez nous comme pensionnaires à long terme, des représentantes de plusieurs pays viennent séjourner dans quelques-unes de nos maisons pour le temps de leurs études. Dans certaines maisons, il y a encore des dames pensionnaires.

La maison de Madame Gamelin était ouverte, celles des Sœurs de la Providence le sont aussi.

En parlant équation... nous pouvons nous rappeler les diverses appellations pour désigner
les personnes que la Providence désigne pour aider les Sœurs dans leurs divers ministères.



Dans le même esprit que celui qui animait Mère Gamelin, nous parlons maintenant de nos 
employé-e-s, de nos Associé-e-s Providence de nos collègues de travail, de nos ancien-ne-s 
élèves, de nos x-bénéficiaires, de nos ami-e-s, des membres de nos familles, tous ces termes 
pour désigner des personnes sur lesquelles nous pouvons compter pour faire revivre l'esprit 
de Mère Gamelin dans nos différentes activités.

La devise de la communauté « La charité du Christ nous presse » (est toujours de mise, quels
que soient l'âge, l'état de santé ou les occupations des Sœurs de la Providence.

Tiré de ‘’Écho d’Émilie , été 1999 – Passage pris dans «Émilie Tavernier-Gamelin» écrit par Denise Robillard

2015-02-14

ÉMILIE, L'ANGE DES PRISONNIERS

Au début de l’été 2004, on nous annonçait une exposition à la prison au Pied-du-Courant, sur la rue Delorimier, à Montréal.

Avec une amie, je suis allée visiter l’exposition-musée, attirée à cet endroit où Emilie est entrée maintes fois pour visiter les prisonniers .

J’ai donc marché à la place même où elle a marché, mais, en son temps, c’était sur la terre battue et les prisonniers étaient placés dans des cellules à peine éclairées. Et je pensais à Emilie qui visiterait certainement encore les prisonniers de nos jours, sans les juger, sans les condamner, le cœur plein de compassion pour eux et leurs familles.

Je cite ici un extrait d’un article paru en janvier 1991, dans la revue ‘Communiqu’Elles’ et qui présente un livre sur Emilie Gamelin en la situant dans le contexte social et politique où elle a vécu:

« Figure dominante de la société montréalaise, la vie d’Emilie Gamelin s’inscrit dans l’histoire du développement industriel et commercial de cette ville du début du 19e siècle. Au plan politique, c’est l’époque où les hommes luttent contre la domination anglaise, pour obtenir un gouvernement responsable (où les Canadiens-français pourraient être élus), on les appelait les patriotes. Les femmes, elles, organisent le combat social : elles vont développer un réseau de services pour permettre aux démunis d’échapper aux conséquences désastreuses de la crise économique. Sur le front social, Emilie déploiera tout son génie.

Lors des troubles de 1837-38, des membres de la famille d’Emilie, probablement eux aussi ‘des patriotes’, furent tués. Bien connue du shérif, Madame Gamelin avait le privilège d’être admise à la prison du Pied-du-Courant, elle apportait aux détenus des victuailles, des lettres de leurs familles, elle se faisait accompagner parfois par la petite fille d’un prisonnier : pas étonnant que l’opinion publique la surnomma l’Ange des prisonniers politiques ».
Et l’article conclut : « L’histoire d’Emilie Gamelin est une lecture passionnante qui rend justice à une femme exceptionnelle. »
En marchant sur les traces d’Emilie, je faisais le vœu d’avoir au cœur un peu de sa compassion et de son amour pour les plus démunis.


Lecture suggérée : Denise Robillard, Emilie Tavernier-Gamelin, Editions du Méridien, 1989, 330 pages.------------------
http://amisdespatriotes.qc.ca/2007/07340-homelie.html

2015-01-20

Mois de Bénédictions pour Émilie Gamelin : mai 1844

À l’occasion du 5e anniversaire du séisme en Haïti, nous avons entendu parler des nombreuses adoptions d’enfants effectuer durant ces années par des familles québécoises. Un orphelinat au complet avait été dévasté là-bas. De la même façon Émilie décida-t-elle en 1844 de venir en aide à cette clientèle sans ressource. Remarquez la puissance de décision de ces dames de Charité qui avec très peu de ressources décident d’aider des orphelins. Voici comment Émilie parvint à ses fins.
Le mois de mai 1844 fut pour la petite communauté un mois de bénédictions. La Vierge Immaculée s’y montra prodigue de ses faveurs. Aussi ses filles redoublèrent-elles à son égard les hommages de leur respect et de leur reconnaissance. Mère Gamelin voulait que chaque jour les plus belles fleurs du jardin ornent son autel. « Puisse, disait-elle, le parfum de ces fleurs cicatriser les blessures de son cœur maternel, percé de tant de glaives de douleur ! » Le soir, la petite famille se réunissait dans l’humble chapelle et y chantait ses plus beaux cantiques. Mais l’offrande la plus riche quelle présenta à la Mère de Dieu fut l’œuvre des orphelines, inaugurée le premier jour du mois de mai.

Le cœur compatissant de Mère Gamelin ne pouvait voir sans douleur le grand nombre de pauvres orphelines qui demeuraient sans asile et sans protection. Dans leur isolement, ces jeunes filles étaient exposées à toutes sortes de dangers. Les ressources restreintes de l’asile ne semblaient pas lui permettre d’entreprendre l’œuvre d’un orphelinat. Cependant son zèle industrieux lui en fit trouver bientôt le moyen. Elle convoqua les dames de la charité à une assemblée extraordinaire et elle leur parla avec tant d’onction et de chaleur.

Le mois de mai 1844 fut pour la petite communauté un mois de bénédictions. La Vierge Immaculée s’y montra pro­digue de ses faveurs. Aussi ses filles redoublèrent-elles à son égard les hommages de leur respect et de leur reconnais­sance. Mère Gamelin voulait que chaque jour les plus belles fleurs du jardin ornent son autel. « Puisse, disait-elle, le parfum de ces fleurs cicatriser les blessures de son cœur maternel, percé de tant de glaives de douleur ! » Le soir, la petite famille se réunissait dans l’humble chapelle et y chantait ses plus beaux cantiques. Mais l’offrande la plus riche quelle présenta à la Mère de Dieu fut l’œuvre des orphelines, inaugurée le premier jour du mois de mai.


Le cœur compatissant de Mère Gamelin ne pouvait voir sans douleur le grand nombre de pauvres orphelines qui demeuraient sans asile et sans protection. Dans leur isolement, ces jeunes filles étaient exposées à toutes sortes de dangers. Les ressources restreintes de l’asile ne semblaient pas lui per­mettre d’entreprendre l’œuvre d’un orphelinat. Cependant son zèle industrieux lui en fit trouver bientôt le moyen. Elle convoqua les dames de la charité à une assemblée extra­ordinaire et elle leur parla avec tant d’onction et de chaleur  de ces pauvres enfants dont les mères, plus d’une fois, avaient expiré entre ses bras, que les dames décidèrent sans hésitation de se préparer à recevoir immédiatement douze orphelines, pour lesquelles elles s’engageaient à payer une pension de dix à quinze schellings par mois. 

Non seulement le principe de l’œuvre était-il accepté, mais l’œuvre même était fondée, et ce fut une grande joie pour le cœur de Mère Gamelin.

2014-12-26

Émilie et son talent d"organisation...

On retrouve très tôt chez Émilie Tavernier une capacité de s'affirmer, un talent d'organisation et une facilité à trouver des coopérateurs et coopératrices.
Ces qualités se révèlent déjà chez elle lorsque, à 18 ans, elle tient maison chez son frère devenu veuf, alors qu'elle inaugure la « table du roi » pour accueillir les mendiants qui frappent à la porte; pour eux, une table est toujours mise et elle les sert elle-même.
En 1823, Émilie épouse Jean-Baptiste Gamelin et s'ingénie à collaborer avec lui pour subvenir aux besoins des démunis de la ville. Elle seconde ses activités et ses démarches.
Devenue veuve en 1828, elle découvre, en contemplant la Vierge au pied de la croix, la mission que Dieu lui confie : à l'avenir, son mari et ses enfants seront tous ceux qui souffrent de quelque façon. Elle parcourt les faubourgs de l'époque, recueille chez elle les dames âgées et infirmes les plus vulnérables et s'adjoint des bénévoles pour tenir la maison et lui prêter main-forte pour les diverses besognes; elle recourt aussi à des parentes et à des amies pour la seconder dans son action charitable. Femme d'affaires, elle verra à vendre des propriétés héritées de son mari afin de pouvoir subvenir aux besoins de ses protégées. Elle organise des bazars, visite les garde-robes des riches..., ce qui fera dire à certains, « cela ne coûte pas de donner à Madame Gamelin, car on sait que le tout sera bien utilisé, pour les pauvres ».
Au moment où Mgr Ignace Bourget décide de demander les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul pour prendre la relève de l'œuvre de la Providence, Émilie s'offre à quêter afin de trouver les fonds nécessaires pour construire une maison pour les futures « Sœurs.
Devenue elle-même religieuse le 29 mars 1844, ses qualités d'organisation et de leadership sont reconnues et elle est élue supérieure dès le lendemain de sa profession, le 30 mars 1844; elle sera réélue à chaque élection.
Elle saura préparer les novices et les jeunes Sœurs à l'œuvre de charité et de Providence; elle se rendra disponible pour répondre à tous les nombreux besoins qui se présenteront; elle verra à répondre aux désirs des évêques qui veulent des maisons Providence dans leur milieu et accompagnera elle-même les Sœurs nommées pour ces diverses fondations.
Partout, elle est reconnue comme une « vraie Providence »; on la demande au chevet des malades et des mourants, on loue son dévouement et sa générosité.
Ce charisme de leadership, elle le passera d'une façon spéciale et sans le savoir à deux grandes femmes qu'elle a accueillies elle-même au noviciat : Esther Pariseau, le 26 décembre 1843 et Vénérance Morin, le 11 mai 1850. La première sera la pionnière de nos missions de l'Ouest américain et canadien tandis que la deuxième deviendra la fondatrice de la communauté de la Providence à Santiago, Chili.
Dans les journaux du temps, au lendemain de la mort de Mère Émilie Gamelin, survenue rapidement le 23 septembre 1851 on écrivait, « Gloire soit éternellement rendue à Dieu, qui a donné une semblable héroïne à notre siècle, un tel exemple à notre peuple. »

Bureau de la Cause Émilie-Gameliin

2014-12-11

Émilie Gamelin: la compassion en oeuvre

Ce fut dans le village de la Longue-Pointe que Mère Gamelin fonda sa première mission. Prévit-elle, dès ce moment , l'avantage que pourrait offrir cette situation .... : deux de nos œuvres  les plus considérables ont pris naissance en ce lieu, celle des sourdes-muettes et celle des aliénés. Au printemps de l'année 1846, mère Gamelin alla installer deux de ses filles dans la maison de la ferme St-Isidore, pour y ouvrir une école élémentaire. La première année, la classe comptait trente élèves.
Les sœurs exercèrent dans cette mission toutes les œuvres propres à la congrégation: l'hospitalité des orphelines et des infirmes, la visite des malades, etc... Pour s'assurer des ressources, elles prirent, dès la première année, des élèves en pension, ce qu'elles firent jusqu'en  1870.

En 1847, mère Gamelin fit ajouter une allonge considérable à la maison, devenue trop petite.

En 1852, nos sœurs ouvrirent à cet endroit, un hospice d'aliénés (malades mentaux). Les classes furent converties en cellules et dix-sept aliénés en prirent possession.  Depuis l'adoption qu'elle avait faite, à la mort de son mari, du pauvre idiot Dodais, elle avait toujours porté un singulier intérêt à ces infortunés. Dieu bénit cet œuvre, comme toutes celles qu'elle a entreprises. Le petit hospice de St-Jean-de-Dieu, en compte en 1900, dix-sept cents.
La petite graine devint le grand hôpital St-Jean-de-Dieu puis Hyppolite Lafontaine. Il abrita jusqu'à environ 6000 malade mentaux un jour.

Cette même année, la ferme St-Isidore donna l'hospitalité aux prêtres âgés ou malades, à qui l'infatigable charité de mère Gamelin avait ouvert, dès 1846, une maison de retraite.
Presqu'en même temps, on fit appel à mère Gamelin pour ouvrir un hospice à Laprairie (devenue La Belle Époque aujourd'hui). Elle se sentit d'autant plus inclinée à répondre à cet appel qu'il venait de la part de la société des dames de charité. Ces dernières avaient pris l'initiative de la visite et du soin des pauvres. Elles avaient même loué une maison pour y recevoir ceux qui n'avaient pas de demeure convenable.

C'est cette même maison que les dames remirent à mère Gamelin , le 15 mai 1846. Elle abritait à ce moment-là huit vieilles infirmes. L'arrivée des sœurs causa une grande joie parmi les familles pauvres du village. Malgré le peu de ressources de cette maison, qui dépendait uniquement de la charité publique, la fondation s'annonçait sous les plus heureux auspices... quand un incendie détruisit une partie du village dont une portion de l'hospice. Le feu s'arrêta à l'église.
Les sœurs et les pauvres infirmes, au nombre de quatorze, se réfugièrent au bord du fleuve. C'est là que notre vénérable mère, accourue dès le matin , les trouva au milieu de centaines de malheureux sans asile, groupés autour des quelques meubles et des quelques habits qu'on avait pu sauver du désastre.

Après avoir distribué autour d'elle, avec sa bonté et sa cordialité accoutumées, des consolations et des encouragements, la bonne mère repartit immédiatement pour la ville, ramenant à l'Asile les quatorze vieilles de l'hospice, pendant que les religieuses trouvaient refuge chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.

Mère Gamelin revint incessamment, accompagnée de sœur Caron, pour distribuer les secours les plus urgents à ces familles en détresse. Dans l'intervalle, des comités de secours s'organisèrent à la ville et dans les campagnes voisines, pour venir en aide aux incendiés. Nos sœurs furent chargées de distribuer les dons en argent, en aliments et en vêtements, et mère Gamelin, assistée de sœur Caron, présida dès le lendemain à la première distribution.

Les anciennes pensionnaires purent rentrer dans leur maison après les premières réparations,  dès le 24 septembre; leurs pauvres sans abris les y suivirent au mois de novembre..
Cependant, la pauvreté de la maison ne cessait pas d'être extrême ; on y manquait parfois du nécessaire. Mère Gamelin fut sur le point de rappeler ses religieuses. Elle dut céder à leurs instances car elles ne pouvaient se résoudre à abandonner leurs pauvres.


Moins d'un an plus tard, mère Gamelin était forcée d'ouvrir dans cette mission une salle d'orphelines . Plusieurs de ces pauvres enfants abandonnés ne pouvaient que très difficilement trouver  place dans d'autres établissements de charité. Pour subvenir aux besoins de ces nouvelles pensionnaires, les sœurs s'imposèrent un surcroît de travail et les plus grandes privations, jusqu'à se contenter pour leur nourriture, des restes des pauvres. 

Émilie faisait toujours confiance à la Providence et prenait souvent des risques pour le bien-être de ses malades. Elle a ouvert beaucoup de maisons pour couvrir les besoins des pauvres de son temps. C'est ce qui fait d'elle aussi efficace quand on lui confie les achats ou ventes de maison. Merci Émilie.

Auteur: Une sœur de la Providence inconnue

2014-11-27

Le 26 octobre : Événement à Saint-Calixte, La géante Émilie Gamelin

Le 26 octobre dernier, l’église de Saint-Calixte a reçu de la grande visite. En effet, pour souligner le changement de nom de la paroisse, l’entreprise « AU PAYS DES GÉANTS», a réalisé une Émilie Gamelin plus grande que nature. L’œuvre sera exposée en permanence en l’église.

L’auteur, Guy Pelletier, est président et directeur artistique et bachelier en Art dramatique de l’UQAM. Il est considéré par ses pairs comme étant le « maître de la marionnette de rue au Québec »! 

Bien sûr,  au fil des années, il a proposé une grande variété de façons d’utiliser ces personnages plus grands que nature au profit d’événements grandioses tels que : défilés de rue, cérémonies officielles ou lors d’animations déambulatoires sur le site d’événements spéciaux.

Monsieur Pelletier est né au Faubourg à m’lasse, non loin du couvent des Sœurs de la Providence, rue Fullum, Montréal. Il a reçu de son père et de son grand-père une foi en Dieu solide qu’il veut transmettre à travers ses œuvres.

Son père était le chauffeur du Frère André. Une tante malade d’un cancer avait confiance en Émilie Gamelin. Pour Guy,  Émilie Gamelin est une géante par sa foi et ses œuvres sociales. Lui-même artiste engagé  a à cœur la diffusion de la culture sous toutes ses formes et plus particulièrement par le médium de la marionnette.

Les membres fondateurs de la compagnie « AU PAYS DES GÉANTS» continuent sans relâche la mission qu’ils se sont donnée, il y a trente ans : promouvoir l’art de la marionnette géante à un très large public.

Plusieurs personnalités ont pris part à ce dévoilement. On retrouve notamment Sœur Monique Lauzon et autres représentantes de la communauté des Sœurs de la Providence fondée par Émilie Gamelin, Guy Pelletier, AU PAYS DES GÉANTS, Josée Lapointe, responsable de la pastorale, Denise Campeau, « AU PAYS DES GÉANTS ».

AU PAYS DES GÉANTS a vu grand! Qu’Émilie, la géante, veille toujours sur nous.



Inspiré du Journal Montcalm l’Express   Micheline et Thérèse

2014-11-20

Moments touchants à La Belle Époque, Laprairie

Dimanche, le 16 novembre, nous étions invitées à la résidence de ''La Belle époque'' à Laprairie, pour y visionner le documentaire ''Les discrètes'' réaliser par Mme Hélène Choquette, sur la communauté des sœurs de la Providence. L'assistance s'est montrée très intéressée d'après les commentaires et les questions d'après le tournage. Un dame présente à la représentation dit avoir été guérie par Mère Gamelin. Elle est la responsable de l'érection du monument représenté ici, monument qui rend hommage à Émilie Gamelin et souligne les 140 ans de présence des Soeurs de la Providence dans l'édifice même où nous étions.Les deux religieuses présentes ont vécu de belles émotions! Deo Gratias. Merci Émilie!

2014-11-15

UNE FAVEUR A OBTENIR ? Neuvaine

PAR ÉMILIE GAMELIN

1er jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à connaître en entrant dans la vie, ouvre nos yeux à la lumière de ta présence et fais qu’à son exemple, le pauvre ait toujours place en nos vies.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

2e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à découvrir, dans les événements quotidiens, joies, souffrances, deuils, solitude, fais qu’à son exemple nous sachions te rencontrer et comprendre que tu nous aimes, quoi qu’il arrive.
Accorde-nous la faveur que nous demandons par son intercession, si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

3e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à servir dans une grande fidélité aux devoirs de la vie chrétienne et familiale, et dans une héroïque acceptation des épreuves inhérentes à toute condition humaine, fais qu’à son exemple nous sachions accepter dans la foi ce dont la vie est faite.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

4e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a découvert dans les pauvres et les démunis et qu’elle a voulu servir en se faisant elle-même leur providence, fais qu’à son exemple nous soyons toujours disponibles pour aider les autres dans leurs difficultés.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

5e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a aimé, prié et chanté comme l’auteur de tout don, fais qu’à son exemple, nous puissions t’aimer, te prier et te chanter. Que toutes nos demandes trouvent en toi leur réalisation pour ta plus grande gloire.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si elle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

6e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a voulu servir et aimer dans l’état saint du mariage et en celui de la vie religieuse, fais qu’à son exemple nous vivions intensément notre vie de baptisés là où tu nous as accueillis.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

7e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a reconnu dans l’enfant orphelin, dans le jeune sans travail, dans le couple en difficulté, dans le malade isolé, dans le pauvre sans toit, dans le vieillard sans ami, fais qu’à son exemple nous donnions de notre confort et de notre temps pour te servir en eux.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

8e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a voulu aimer chaque jour davantage et aimer aussi, en paroles et en actes, tous ses frères et sœurs, fais qu’à son exemple nous sachions oublier tout ce qui fait mal et pardonner en toute sérénité.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

9e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a été heureuse de connaître, d’aimer et de servir ici-bas, fais qu’à son exemple, nous cheminions avec toi, en cette vie, pour te retrouver et te glorifier éternellement.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)


Prière finale :
Providence de Dieu, Toi qui as fait don à Emilie d’une charité toute compatissante pour tous ceux qui souffrent, souviens-toi de sa foi, illumine de ta clarté la route de ceux et celles qui t’ implorent par son intercession et glorifie ta fidèle Servante, la Bienheureuse Emilie Gamelin. Amen.



Pour demande de prières: heritage1843@yahoo.ca