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2015-02-21

Émilie... hier : Mère Gamelin est toujours aux aguets

« Ce respect pour les pauvres et les malades, cette attention à leurs besoins, ce regard de foi désintéressé, Mère Gamelin les prodigue à tous ceux qu'elle rencontre et elle les exige de toutes ses collaboratrices. Son attitude est aussi simple que magnanime, c'est la logique d'un cœur qui a connu la pauvreté et qui ne s'embarrasse pas d'idéologie. Aussi à l'aise avec les riches qu'avec les pauvres, toute sa vie, elle a répondu à des besoins, sans se soucier du rang social des personnes qu'elle aidait. C'est ce même esprit de service qu'elle déploiera auprès des pensionnaires, des prêtres, des orphelines, des insensées, les filles de service, toutes ces œuvres qu'elle accepte d'assumer dès septembre 1844.

« L'œuvre des dames pensionnaires est un service à l'intention des femmes seules, capables de subvenir financièrement à leurs besoins, mais pour qui il n'existait aucune ressource d'accueil autre que la famille. Quand la maladie ou les infirmités privent ces femmes de leur autonomie, plusieurs cherchent un lieu où, moyennant une pension, elles seront en sécurité, pourront recevoir des soins de santé et vaquer à la prière, tout en continuant à se rendre utiles. Cette pension constitue une source de revenu pour l'Asile. Mgr Bourget dira, dans le mandement du 8 mai 1845, que les dames pensionnaires contribuent à la sécurité de l'œuvre pour les dames âgées et infirmes. Plusieurs exécutent aussi des travaux qui sont vendus dans les bazars au profit de l'Asile.

Émilie... Aujourd'hui : Les Sœurs de la Providence Aujourd'hui...


Une équation remarquable existe entre ces deux membres de phrases. L'étude de la vie  de Mère Gamelin nous démontre que, fidèle à ses inspirations, elle déléguait beaucoup pour que le travail auprès des personnes démunies et celui auprès de la société en général, se fasse sans que ce soit toujours elle qui prenne la vedette.

Elle allait installer les sœurs à telle mission; elle confiait les orphelines à une ou deux compagnes, etc En somme, elle savait se faire aider.

En relisant la vie de Mère Gamelin écrite par Madame Denise Robillard, je constatais avec fierté que nous, les Sœurs de la Providence, continuons l'œuvre de notre fondatrice.



En effet, dans plusieurs de nos maisons, nous accueillons des membres de diverses communautés religieuses qui demeurent chez nous comme pensionnaires à long terme, des représentantes de plusieurs pays viennent séjourner dans quelques-unes de nos maisons pour le temps de leurs études. Dans certaines maisons, il y a encore des dames pensionnaires.

La maison de Madame Gamelin était ouverte, celles des Sœurs de la Providence le sont aussi.

En parlant équation... nous pouvons nous rappeler les diverses appellations pour désigner
les personnes que la Providence désigne pour aider les Sœurs dans leurs divers ministères.



Dans le même esprit que celui qui animait Mère Gamelin, nous parlons maintenant de nos 
employé-e-s, de nos Associé-e-s Providence de nos collègues de travail, de nos ancien-ne-s 
élèves, de nos x-bénéficiaires, de nos ami-e-s, des membres de nos familles, tous ces termes 
pour désigner des personnes sur lesquelles nous pouvons compter pour faire revivre l'esprit 
de Mère Gamelin dans nos différentes activités.

La devise de la communauté « La charité du Christ nous presse » (est toujours de mise, quels
que soient l'âge, l'état de santé ou les occupations des Sœurs de la Providence.

Tiré de ‘’Écho d’Émilie , été 1999 – Passage pris dans «Émilie Tavernier-Gamelin» écrit par Denise Robillard

2015-01-20

Mois de Bénédictions pour Émilie Gamelin : mai 1844

À l’occasion du 5e anniversaire du séisme en Haïti, nous avons entendu parler des nombreuses adoptions d’enfants effectuer durant ces années par des familles québécoises. Un orphelinat au complet avait été dévasté là-bas. De la même façon Émilie décida-t-elle en 1844 de venir en aide à cette clientèle sans ressource. Remarquez la puissance de décision de ces dames de Charité qui avec très peu de ressources décident d’aider des orphelins. Voici comment Émilie parvint à ses fins.
Le mois de mai 1844 fut pour la petite communauté un mois de bénédictions. La Vierge Immaculée s’y montra prodigue de ses faveurs. Aussi ses filles redoublèrent-elles à son égard les hommages de leur respect et de leur reconnaissance. Mère Gamelin voulait que chaque jour les plus belles fleurs du jardin ornent son autel. « Puisse, disait-elle, le parfum de ces fleurs cicatriser les blessures de son cœur maternel, percé de tant de glaives de douleur ! » Le soir, la petite famille se réunissait dans l’humble chapelle et y chantait ses plus beaux cantiques. Mais l’offrande la plus riche quelle présenta à la Mère de Dieu fut l’œuvre des orphelines, inaugurée le premier jour du mois de mai.

Le cœur compatissant de Mère Gamelin ne pouvait voir sans douleur le grand nombre de pauvres orphelines qui demeuraient sans asile et sans protection. Dans leur isolement, ces jeunes filles étaient exposées à toutes sortes de dangers. Les ressources restreintes de l’asile ne semblaient pas lui permettre d’entreprendre l’œuvre d’un orphelinat. Cependant son zèle industrieux lui en fit trouver bientôt le moyen. Elle convoqua les dames de la charité à une assemblée extraordinaire et elle leur parla avec tant d’onction et de chaleur.

Le mois de mai 1844 fut pour la petite communauté un mois de bénédictions. La Vierge Immaculée s’y montra pro­digue de ses faveurs. Aussi ses filles redoublèrent-elles à son égard les hommages de leur respect et de leur reconnais­sance. Mère Gamelin voulait que chaque jour les plus belles fleurs du jardin ornent son autel. « Puisse, disait-elle, le parfum de ces fleurs cicatriser les blessures de son cœur maternel, percé de tant de glaives de douleur ! » Le soir, la petite famille se réunissait dans l’humble chapelle et y chantait ses plus beaux cantiques. Mais l’offrande la plus riche quelle présenta à la Mère de Dieu fut l’œuvre des orphelines, inaugurée le premier jour du mois de mai.


Le cœur compatissant de Mère Gamelin ne pouvait voir sans douleur le grand nombre de pauvres orphelines qui demeuraient sans asile et sans protection. Dans leur isolement, ces jeunes filles étaient exposées à toutes sortes de dangers. Les ressources restreintes de l’asile ne semblaient pas lui per­mettre d’entreprendre l’œuvre d’un orphelinat. Cependant son zèle industrieux lui en fit trouver bientôt le moyen. Elle convoqua les dames de la charité à une assemblée extra­ordinaire et elle leur parla avec tant d’onction et de chaleur  de ces pauvres enfants dont les mères, plus d’une fois, avaient expiré entre ses bras, que les dames décidèrent sans hésitation de se préparer à recevoir immédiatement douze orphelines, pour lesquelles elles s’engageaient à payer une pension de dix à quinze schellings par mois. 

Non seulement le principe de l’œuvre était-il accepté, mais l’œuvre même était fondée, et ce fut une grande joie pour le cœur de Mère Gamelin.