2012-02-24

Documents où il est question d'Émilie Gamelin

Archives des Sœurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin. Canada,
ANQ-M, CE1-51, 20 févr. 1800, 4 juin 1823, 4 oct. 1827, 24 sept. 1851 ; CN1-134, 4 juin 1823.— Arch. des Soeurs de la charité de la Providence (Montréal), Fonds Émilie Gamelin, A3.1 ; A3.5 ; A3.7.— Canada, prov. du, Statuts, 1841, chap. 67.
Mélanges religieux, 30 sept. 1851.
F.-M. Bibaud, le Panthéon canadien (A. et V. Bibaud ; 1891), 102.
- [Thérèse Frigon, dite] sœur Paul-du-Sauveur, « Essai de bio-bibliographie de la révérende mère Gamelin, fondatrice des Filles de la charité servantes des pauvres dites Sœurs de la Providence » (thèse de bibliothéconomie, univ. de Montréal, 1958), 1–22.
— [L.-A. Huguet-Latour], Annuaire de Ville-Marie, origine, utilité et progrès des institutions catholiques de Montréal [...] (2 vol., Montréal, 1863–1882), 1 : 70–82.
— Le Jeune, Dictionnaire, 1 : 685–686.
— [J.-P.] Archambault, Sur les pas de Marthe et de Marie : congrégation de femmes au Canada français (Montréal, 1929), 93–99.
— [M.-J.-L. Blanchard, dite mère Marie-Antoinette], l’Institut de la Providence : histoire des Filles de la charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (6 vol., Montréal, 1925–1940), 1–2 ; 4 ; Notes historiques, 1799–1893, Sœurs de la Providence (Montréal, 1922), 61.
— Gustave Bourassa, Madame Gamelin et les Origines de la Providence (Montréal, 1892), 15, 56–57.
— M.-C. Daveluy, l’Orphelinat catholique de Montréal (18321932) (Montréal, 1933), 24–28, 314–316.
— N.-E. Dionne, Serviteurs et Servantes de Dieu en Canada : quarante biographies (Québec, 1904), 212–219.
— [M.-L. Duchaîne, dite sœur Jean-Baptiste], Biographies de la mère Gamelin et de ses six compagnes fondatrices de l’institut des Filles de charité servantes des pauvres, dites Sœurs de la Providence (Montréal, 1918), 11–56.
— Henri Giroux, Une héroïne du Canada : madame Gamelin et ses oeuvres (Montréal, 1885), 14s., 17s., 21–23.
— Maurice Hudon-Beaulieu, Mère Gamelin (Montréal, 1942), 6–27.
Mitri, A, O.M.I. - Mère Gamelin et sa Cause de Béatification, Montréal, 1978, 16 p.
- Mère Gamelin: une femme de compassion, 1984, 80 p.


Nadeau, Eugène, O.M.I. La femme au cœur attentif: Mère Gamelin, Montréal, Sœurs de la Providence,1969
— Pouliot, Mgr Bourget et son temps, 2 : 86–109.
— Irène Richer, Un cœur qui bat : itinéraire spirituel de mère Gamelin (Montréal, 1978), 30, 39, 69, 78.
— [Rose-de-Lima Tessier, dite sœur Rose-de-Marie], Vie de mère Gamelin, fondatrice et première supérieure des Saurs de la charité de la Providence (Montréal, 1900), 7–10, 12–19, 24–25, 28, 30, 32, 91, 100, 102.
— Léon Trépanier, On veut savoir (4 vol., Montréal, 1960–1962), 2 : 179–180.
— É.-J.[-A.] Auclair, « le Centenaire des Sœurs de la Providence », la Voix nationale (Saint-Justin, Québec), 17 (1943) : 12–13.
— Madeleine Durand, « Mère Gamelin et le service social », SCHÉC Rapport, 28 (1961) : 11–18.
— É.-Z. Massicotte, « le Refuge des filles repenties à Montréal », BRH, 46 (1940) : 373–377.
- Dubuc, Jean-Guy. Mère Émilie Gamelin: La meilleure amie des pauvres, 1999 (pour enfants)
- Robillard, Denise. Emilie Tavernier-Gamelin, Montréal, Éditions du Meridien, 1992

2012-02-15

RENDEZ-VOUS AVEC LA NATION SIKSIKA - ALBERTA

Thelma était une Associée Providence passionnée.  Son amour pour les membres de la nation Siksika était authentique et sincère.  Son récent décès fut une grande perte surtout pour les femmes de la réserve.  Thelma était devenue un visage familier sur la réserve où habitaient aussi des Soeurs de la Providence.  Elle construisait des liens de confiance et de bons rapports avec les autochtones tout en absorbant le charisme, la spiritualité et la bonté de Soeur Celine qui oeuvrait aussi sur cette réserve.  Sans s'en rendre compte, Thelma vivait déjà le charisme et la mission de la Bienheureuse Emilie Gamelin.  Elle a graduellement remplacé Soeur Celine qui est tombée malade.  Les gens de Siksika lui ont vraiment démontré leur appréciation et leur gratitude pour sa force, son soutien, sa patience et sa compréhension et pour les avoir encouragés, sans jamais les juger, à persévérer dans leur vie de prière et de spiritualité.

"L'Amour du Christ nous presse", devise des Soeurs de la Providence, était la mission que Thelma a vécue jusqu'à la fin.

(Extrait:  Bulletin des Associé(e)s Providence)

2012-02-05

INTENTIONS DE PRIÈRES

Bonjour à toi qui veux demander aux amis(es) d'Émilie de PRIER à tes intentions.
Tu n'as qu'à cliquer sur Commentaires (en bas de cette boîte) et inscrire tes demandes à ta façon ou encore nous envoyer un courriel à l'adresse suivante:
mlarche@netcourrier.com

Nous les PUBLIERONS ici sur le site et nous engageons à penser à vous dans nos prières.
Bienvenue

Si tu le désires, tu peux utiliser des prières chères à Emilie. Voir plus bas.
==================
1. Je confie à vos prières une situation très difficile afin que l'Esprit-Saint nous éclaire, merci.


2. Je confie à votre prière une jeune fille qui recherche la vérité, elle désire connaître l'amour, afin que le Seigneur l'éclaire et lui donne de la patience, de l'espérance et comble son coeur à la façon de la Providence, merci.
3. Je confie à vos prières un jeune garçon qui cherche un sens à sa vie afin que le Seigneur l'éclaire. Merci beaucoup. J'ai confiance.


4. Je vous recommande des personnes qui doivent mener présentement le combat de la maladie : Céline, Serge, Lucille T et son neveu Daniel, aussi Blanche. Merci de les confier à Emilie.
5. Voici une demande qui mérite bien notre attention et nos prières. L'emploi est un domaine cher à Émilie

Je confie ma personne a vos prières, je suis en recherche d’emploi et j’aurai grand besoin que Sainte Mère Gamelin intercède pour moi afin que le Saint Esprit me guide au bon endroit.
Je suis une bonne personne et nous attendons un petit garcon tout neuf dans les jours qui viennent.
Grand merci.

Patrick G.
6- Je recommande à vos précieuses prières un membre de notre communauté virtuelle, Lucille, qui subira une délicate opération au visage suite à un cancer. Elle a une grande confiance à Emilie. Elle a besoin de notre support.
7- Je vous confie ma tante Françoise qui souffre d'un cancer et aussi un collègue, franc-maçon, qui me persécute depuis 3 ans. Merci.
Marie-Pierre
8- J'ai une intention qui me tient fort à coeur et que je renouvelle à chaque anniversaire. Le 5 décembre 1990, décédait mon fiancé d'une rupture d'anévrisme, il avait 24 ans. L'amour qu'il avait dans le coeur le poussait toujours à aider son prochain. Pourriez-vous prier pour lui.
Dominique

Pour toutes demandes de prière par l'intercession d'Émilie Gamelin :
heritage1843@yahoo.ca

2012-01-21

DÉCOUVRIR L’HÉRITAGE D’ÉMILIE

En approfondissant toujours davantage la vie d’Émilie Gamelin, nous nous approchons d’une autre partie de son héritage : l’éducation aux personnes atteintes de surdité.

Au cours des premiers mois de l’année 1851 – qui sera la dernière pour Émilie – elle aura l’occasion de jeter les bases de sa dernière œuvre, celle de l’éducation aux sourdes-muettes.

« Dans les maisons qui existaient déjà, on comptait des sourdes, des muettes et des aveugles, parmi les femmes qui étaient hébergées, mais on ne savait comment les éduquer pour leur permettre de communiquer. »

Dès qu’elle apprend qu’un prêtre, l’Abbé Charles-Henri Lagorce, dirige une classe de garçons sourds, à Montréal, Mère Gamelin ouvre une salle pour filles sourdes et autorise une de ses compagnes, Sœur Gadebois, à suivre les leçons du prêtre pour en faire profiter les handicapées regroupées à l’Asile de la Providence.

Sœur Gadebois a d’abord deux jeunes filles comme élèves : Marguerite Hanley et Georgina Lavallée et elle enseigne selon les méthodes apprises de l’Abbé Lagorce. Avec l’approbation de Mère Gamelin, elle fait venir des livres d’Europe et réussit à enseigner à lire, à écrire et à prier. Les succès font que Mère Gamelin lui adjoint bientôt une compagne pour ses élèves maintenant au nombre de cinq.

Mgr Bourget reconnaît officiellement, en date du 19 février 1851, l’éducation auprès des sourdes comme une «œuvre propre à l’Institut». A la fin de 1851, les jeunes filles sourdes sont au nombre de dix. Après la mort de Mère Gamelin, l’œuvre connaîtra un essor extraordinaire.

Extraits de Émilie Tavernier-Gamelin, Denise Robillard, 1988

Dès 1864, une maison sera construite, rue Saint-Denis, Montréal, pour accueillir les jeunes filles sourdes
...........

2012-01-17

DES GESTES DE PROVIDENCE

Un homme tomba aux mains des brigands et fut roué de coups. Un Samaritain arriva près de lui. (Évangile de Luc)

Monsieur Jean-Baptiste Gamelin fut un jour assailli par un malfaiteur. Roué  de coups, c'en  était  fait de lui si, par ses cris, un pauvre idiot n’alerte des gens qui se portèrent à son secours. (Dodais fut une providence pour M. Gamelin.)

Un Samaritain le vit et fut touché de compassion, il s’approcha de l’homme et le conduisit à l’hôtellerie et prit soin de lui.

M. Gamelin prit soin du pauvre Dodais, il le reçut chez lui et l’entoura de toute sa sollicitude.
(M. Gamelin a été une providence pour Dodais.).

Le Samaritain, touché de compassion, tira deux deniers, les donna à l’hôtelier en disant : «Aie soin de lui…»

M. Gamelin, dans ses derniers jours dit à Émilie, son épouse : «prends bien soin de lui en souvenir de moi et de notre amour.» (Madame Gamelin a été une providence pour Dodais jusqu’à sa mort et la mort de sa mère).

Le Pain Providence

2012-01-12

La Mémoire d'Émilie

 La place Émilie- Gamelin à Montréal, vous connaissez?...Avant, on parlait du square Berri pour désigner le parc aménagé en 1992 à l’occasion d’un anniversaire de la ville. On avait alors changé la vocation d’un stationnement de la rue Ste-Catherine. Or, l’Asile de la Providence et sa très populaire œuvre de la soupe en avait occupé le site de 1843 à la construction du métro. Mais les passants qui se le rappelaient ou le savaient devaient être rares. Fort heureusement, on a réparé cet oubli et le nom évocateur de Mère Gamelin reprendra la place qui lui revient dans notre mémoire collective.

"Souvenez-vous des actions accomplies par vos pères en leur temps" (1Maccabées 2, 51)

Émilie a nourri, logé et consolée le Christ à travers une multitude de pauvres. En perpétuant son souvenir, les autorités municipales nous ramènent, à leur insu sans doute, à un devoir que la Bible a privilégié et qui justifie, une fois de plus la devise du Québec : Je me souviens.

(Extrait de la revue Viser juste : article de André Leblanc)

2012-01-05

Journée mondiale du refus de la misère

L'équipe du Mouvement ATD Quart-Monde, depuis longtemps solidaire avec les Soeurs de la Providence, dans la lutte pour l'élimination de la pauvreté,  a bien voulu inviter l'une d'elles, soeur Thérèse Drainville, à venir parler de la fondatrice de sa communauté , Émilie Tavernier Gamelin, le soir de la marche du 17 octobre dernier.  La Place Émilie Gamelin où se trouve le monument d'Émilie était  toute désignée pour une pareille rencontre. Les marcheurs se sont arrêtés et ont  manifesté leur intérêt à l'écoute et à la suite d'un court mais instructif exposé...

Vous avez ci-dessous une reconnaissance d'un membre de l'équipe d'ATD Quart-Monde et quelques photos.

« Bonjour sœur Thérèse,
Un petit mot pour vous remercier de votre présence, votre participation et votre appui pour la soirée du 17 octobre, la Journée mondiale du refus de la misère. Sans vous, cet événement n’aurait pas eu le même impact. Merci d’avoir mis de votre temps et de votre générosité.

Merci beaucoup d’avoir pris la parole et d’avoir témoigné sur Émilie Tavernier Gamelin  et ses œuvres. Nous avons appris sur une grande dame.
                                                                                   
Ci-joint, vous avez quelques photos de l’événement.

Cordialement


Stéphanie et Bert
Pour l’équipe d’ATD Quart-Monde »


2012-01-02

Gratitudes à Émilie Gamelin...

  J'ai prié la bienheureuse Émilie pour une amie qui désirait
trouver un bon travail et elle l’a obtenu; j’ai aussi demandé
que ma fille rencontre un bon copain, si c’était ce que Dieu
voulait pour elle, et elle a un ami sérieux. Grand merci.
M.C., Edmonton, AB 
J’ai bien confiance en la bienheureuse Émilie Gamelin, je

lui demande souvent de m’aider dans ma vie, et de

protéger ma famille, mes amis et aussi tous les démunis,

je suis certain qu’un jour elle sera déclarée « sainte ».

J.T., Montréal, QC

Merci, Mère Gamelin, pour m’avoir accompagnée pendant
cette période la plus pénible de ma vie, alors que je voyais
souffrir ma sœur et sa fille. Je les vois maintenant toutes
deux plus heureuses. C’est vraiment merveilleux.
C.B., Hudson, QC

Les médecins avaient diagnostiqué le cancer à un de mes

amis. Après quelques traitements de chimiothérapie, et

surtout à la suite de plusieurs neuvaines par l’intercession

de Mère Gamelin, la masse a disparu; mon ami a pris du

poids et son état général est au beau fixe. Merci à ma

bonne Mère Gamelin. R. B., La Baie, QC
Extrait de "Échos d'Émilie", novembre 2011

Adresse pour les gens intéressés à recommander des
intentions de prière à Émilie Gamelin.Soyez assurés
que les sœurs de la Providence uniront leur prière
à la vôtre:    heritage1843@yahoo.com

2011-12-25

Réflexion pour le Jour de Noël...

Le rôle de Marie est très discret dans la naissance de Jésus. Voici de quoi nous faire réfléchir!

Publié avec l'autorisation de l'auteur

2011-12-01

Émilie, tu parles à notre coeur...(suite et fin)


Ce chant, composé par Sœur Madeleine Dubé, o.p., inspire nos réflexions en ce 10e anniversaire de la béatification d'Émilie Gamelin.

Émilie, tu continues ta mission de service... (6e couplet)

Émilie, tu parles à notre cœur,

tu continues ta mission de service.

Le couvert est toujours prêt,

Pour tous ceux qui ont besoin,

La Providence reçoit tous ses enfants.



Émilie, merci de nous embraser de ta charité...
Émilie a été choisie pour manifester au monde un aspect du mystère global que le Christ, envoyé du Père, avait mission de révéler aux humains : proclamer le mystère de la Providence de Dieu et celui de Notre-Dame des-Sept-Douleurs.  Aujourd'hui, elle vient nous rappeler l'amour préférentiel du Christ, pour les pauvres, les souffrants : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Cf. Mt, 25, 40). Bien sûr, le monde changé, des réseaux d'aide sociale se sont organisés, mais malgré cela, il y a tellement de pauvreté, de souffrance, de solitude  et de misère!

Comme Émilie l'a été en son temps, soyons à l'écoute des besoins d'aujourd'hui pour y répondre,  comptant sur la Providence...et nous rappelant qu'Émilie, au dernier moment de sa vie, a laissé jaillir ces quelques mots de son cœur :

 HUMILITÉ, SIMPLICITÉ, CHARITÉ... SURTOUT, CHA...RI...TÉ...

C'était le 23 septembre 1851, à 4 heures de l'après-midi...


(Tiré d'un article publié par sœur Yvette Demers, sœur de la Providence, dans "l'Échos d'Émilie".)
Voir le vidéo et écouter le chant: Émilie, tu parles à notre coeur

2011-11-24

SAINTE ÉMILIE DE VIALAR:  1797-1856   
Un parallèle avec Émilie Gamelin : 1800-1851

Sainte Émilie de Vialar est née à Gaillac (sud-ouest de la France) le 12 septembre 1797.
Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin est née à Montréal, Québec, le 19 février 1800.

Jeune fille de famille aisée, Émilie de Vialar désire faire connaître et aimer Jésus, secourir les pauvres, les malades et les enfants abandonnés. À Gaillac, l’hôpital municipal, tenu par les Sœurs de Nevers, soigne déjà les malades pauvres et recueille les enfants abandonnés.  Enfant et jeune fille, Émilie Tavernier est touchée par les pauvres autour d’elle; après la mort de ses parents, elle se rend chez son frère pour lui apporter son aide, suite au décès de son épouse, elle ouvre alors une table pour recevoir les pauvres qui se présentent nombreux, elle l’appellera La Table du Roi.

Par contre, personne ne s’occupe de l’éducation des enfants pauvres; elle commence donc par une école. Elle s’entoure de quelques jeunes filles de Gaillac et fonde à Noël 1832 une Congrégation, les Sœurs de St Joseph de l’Apparition.  Émilie Tavernier mariée à Jean-Baptiste Gamelin, mère de 3 enfants, devient veuve et sans famille dans l’espace de 4 ans de mariage. Aidée par un prêtre à vivre son deuil , elle découvre bientôt de nombreux besoins autour d’elle : des femmes âgées, seules, infirmes. Elle décide de les accueillir dans sa propre maison, mais bientôt elle doit en ouvrir une autre, puis une 3e, grâce à un généreux donateur. De plus, elle accepte de prendre en charge une maison pour des jeunes enfants orphelins Irlandais, ayant fui leur pays à cause du typhus et perdu leur famille durant la traversée. Comme l’Évêque du lieu désire assurer l’avenir de l’œuvre de Madame Gamelin, il en arrive, avec elle et quelques jeunes filles, ses collaboratrices, à fonder la Communauté des Sœurs de la Providence, le 25 mars 1843.

Le nom de Sœurs de St-Joseph de l’Apparition exprime la mission et la spiritualité de la Congrégation: contribuer au plan d’amour sauveur de Dieu comme l’a fait Joseph averti par l’ange d’accueillir Jésus en Marie (Mt 1, 20-21). Le nom de ‘Providence’ est attribué par le peuple montréalais, car Émilie Gamelin est considérée comme une ‘vraie Providence’ et les gens se disent les uns aux autres, quand un besoin se présente : «Va à la Providence» en indiquant la maison de Madame Gamelin.

On appelle les Sœurs en Algérie, puis en Tunisie et dans divers pays de la Méditerranée, pour révéler par leur dévouement l’amour infini de Dieu pour l’humanité. Quand Émilie meurt à Marseille, le 24 août 1856, les premières Sœurs arrivent en Australie.  En plus des dames âgées et des enfants irlandais immigrés à Montréal, Émilie Gamelin est appelée à soigner également un jeune idiot, Dodais, que son mari lui a laissé en mourant, en gage de son amour pour elle; ce fut le début de l’Oeuvre des malades mentaux que les Sœurs de la Providence poursuivront durant de nombreuses années. Une autre œuvre chère à Émilie Gamelin fut l’Oeuvre de la soupe pour soulager de nombreux pauvres qui venaient frapper à la porte chez les Sœurs de la Providence. Cette œuvre s’est terminée en 1962 alors que la ville achète la Maison de la Providence et le terrain pour la construction du métro.

Un site rassemble les écrits de Sainte Émilie, retranscrits de façon fiable et complète à partir des documents originaux: Un texte spirituel, la Relation des grâces qu’elle a reçues de Dieu et toutes les lettres connues de Sainte Émilie, soit 550 lettres classées dans l’ordre chronologique, ainsi que quelques nominations à diverses charges. Mère Gamelin a peu écrit au cours des 8 années qu’elle a vécues dans la Communauté, cependant ses notes de retraite, ses communications avec son Évêque, avec ses Sœurs parties en mission, sont révélatrices de la vie intérieure de cette grande âme, de son humilité, de sa simplicité et de sa charité, ses 3 derniers mots prononcés lors de sa mort considérés comme son testament à la Communauté et à l’Église. C’était le 23 septembre 1851. Le pape Jean-Paul II a reconnu en Mère Émilie Tavernier-Gamelin un modèle d’abandon à la Providence, en même temps qu’un cœur ouvert à toute détresse, en la présentant au monde entier, lors de son discours de Béatification, le 7 octobre 2001.
Pour en savoir davantage on peut consulter le blog d’Émilie : http://heritagedemilie.blogspot.com     
et une communauté virtuelle à son nom : http://heritagedemilie.affinitiz.com

2011-11-22

Émilie, tu parles à notre coeur...(suite)

Le chant composé par soeur Madeleine Dubé lors de la béatification d'Émilie Gamelin, le 7 octobre 2001,  nous inspire encore aujourd'hui.  Regardons les 3e et 4e couplets:

3- Émilie, tu parles à notre cœur,
tu as voulu t’approcher des plus pauvres.

Ton amour allume en nous
un grand feu de compassion
nous répandrons la tendresse de Jésus.

 4- Émilie, tu parles à notre cœur,
tu as compris la souffrance du monde.
Ton offrande crée en nous
Le désir de tout donner,
Pour que renaisse partout le vrai bonheur.

Emilie, tu as voulu t'approcher des plus pauvres...

Émilie sera à l'écoute des besoins des pauvres, des souffrants, des petits, comptant sur la Providence, dans une grande disponibilité et une générosité à toute épreuve; chez tous ceux que la misère oppresse, elle voit Dieu souffrant en eux et c'est Lui qu'elle veut secourir et soulager. Elle se fait prévenante pour aller au-devant d'eux; compatissante, pour leur apporter le meilleur d'elle-même, sans jamais laisser pressentir ce qu'il lui en coûte pour aller jusqu'à eux. Un de ses biographes écrira : « Elle mourra littéralement mangée par sa charité. » (La femme au coeur attentif, p. 251).

Écouter le chant et voir le video : Émilie tu parles à notre coeur

2011-11-08

Émilie, tu parles à notre coeur...

Il y a dix ans, le 7 octobre 2001, Émilie Tavernier- Gamelin, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Providence, était proclamée bienheureuse, par le pape Jean-Paul II. Le lendemain, le 8 octobre, le chant : « Gloire au Seigneur qui fait merveilles...» résonnait sous les voûtes de la coupole de la Basilique St-Pierre de Rome, au début de la première Eucharistie célébrée en son honneur,

Ce chant, composé par Sœur Madeleine Dubé, o.p., ne pourrait-il pas inspirer nos réflexions en cette année jubilaire?

Émilie, tu es pour nous un témoin d'espérance... (2e couplet)

 Émilie, tu parles à notre cœur,

tu es pour nous un témoin d’espérance.

Ta confiance nous redit :

Dieu est là, toujours présent,

Tournons vers lui le regard de notre foi.

 Toute la vie de Mère Gamelin reflète le courage, la force et la foi. Loin de se décourager devant la souffrance ou les difficultés, elle sait trouver son réconfort, son appui, auprès de la Vierge Marie au pied de la Croix, assurée qu'elle est là où Dieu la veut. De cette confiance jaillit une ferme espérance : « qu'importe ce qui m'arrivera, rien ne pourra m'arriver sans votre permission. » (Notes de retraites, mars 1846). Elle s'appuie sur la toute-puissance miséricordieuse de Dieu, dans une confiance totale, un abandon complet.
Tiré de "Échos d'Émilie  (sœur Yvette Demers) Voir vidéo et chant plus bas

Émilie, tu parles à notre coeur

2011-10-30

LES QUÉBÉCOISES DE 1837-39

MADAME GAMELIN, née Emilie Tavernier

Toute sa vie, Emilie Gamelin (1800-1851) aura à subir de terribles épreuves. Dès l'enfance, elle perd ses parents. On la confie alors aûx bons soins d'une tante. Elle épouse ensuite un pomiculteur aisé, de 27 ans son aîné, dont elle a trois garçons. Mais le destin emporte coup sur coup chacun des quatre hommes de sa vie! Si bien qu'à 27 ans, elle se retrouve seule. Encore jeune et jolie, elle renonce pourtant à la vie mondaine et se consacre désormais aux pauvres, aux malades, ainsi qu'aux personnes seules.

En décembre 1837, elle obtient le droit de visiter les Patriotes emprisonnés et de leur apporter de la nourriture. Elle le fait d'autant plus volontiers que son propre frère, François Tavernier, est lui-même du nombre. Boucher-Belleville écrit d'elle que « son patriotisme mérite les plus grands éloges, elle fournit tous les jours de la soupe à ceux des prisonniers qui n'ont que la livre et demie de pain pour subsister. » La bienfaitrice des Patriotes assure aussi le lien entre les prisonniers et leur famille, qui n'ont alors aucun droit de visite. On lui doit d'avoir conservé pour la postérité le sublime testament de Chevalier De Lorimier, que tout Québécois devrait lire et relire.

Remarquable pour sa bonté, elle recevra un jour le surnom d'Ange des prisonniers. En 1844, Mgr Bourget consacre son association sous le nom de Filles de la charité de la Providence. C'est seulement alors qu'Emilie prononce des voeux. Ces religieuses ont continué longtemps à visiter les prisonniers et à accompagner les condamnés jusqu'au pied de l'échafaud.

Tiré de la brochure: 'Les Amis des Patriotes'

Chant en l'honneur d'Émilie...

En l'année du 125ième anniversaire de la fondation de la communauté
des sœurs de la Providence par la Bienheureuse Émilie Gamelin,
la communauté a voulu lui rendre hommage.

Air : La prière en famille

PAROLES: Sœur Louis-Michel

En ce jour d'allégresse, nos cœurs à l'unisson
Te chantent avec tendresse, en bénissant ton nom.
En gardant la mémoire de ton noble destin;
C'est un jour de victoire, ô Mère Gamelin.

En terre canadienne, vaillamment tu as semé
Une petite graine, un grand arbre a levé;
Sous ses branches, bien vite, les pauvres du Seigneur
Ont trouvé un doux gîte, comme dans ton grand cœur.


Ton âme magnanime, secourait tout malheur;
Saluons l'héroïne, semeuse de bonheur.
A l'orphelin sans mère, au malade sans soin,
Tu donnas la chaumière, soulageant tout besoin.

Cent vingt-cinq ans d'histoire sur ton œuvre ont passé,
De labeurs méritoires, chaque jour fut marqué.
Aujourd'hui dans la pierre, ton nom est buriné,
Et ta famille entière chante ta CHARITÉ.


Te croyant la dernière, dans ton HUMILITÉ
L'ombre, tu la préfères au triomphe loué;
Et regardant Marie, la Mère de Douleurs,
Tu trouvas dans la vie, réconfort pour ton cœur.


Sur les bords du grand fleuve qui te vit grandissant
A l'œuvre et à l'épreuve, ton rêve poursuivant,
Consolant toute peine, ange des prisonniers,
Apaisant toute haine, prodiguant tes bontés.


Du cher et vieil Asile, un jour il faut partir,
Même si l'on s'exile, reste le souvenir ;
Et notre Maison Mère, en ses murs garde encore
Ta présence si chère, comme un précieux trésor.


O noble Fondatrice, un sillon tu as tracé,
Tissé de sacrifices, de tes pleurs arrosé.
Et nous voulons te suivre, au chemin de la croix
Partout faire revivre ta vaillance et ta foi.


La douce Providence, fut toujours ton appui,
Ta grande confiance jamais ne fut sans fruit.
Dans ton âme d'apôtre, brûlait un feu divin;
Tu voyais dans le pauvre, Jésus tendant la main.


Vers toi, Mère chérie, se tournent nos regards,
En cette heure bénie, nous te faisons rempart,
Souhaitant joie plus pleine, ô Mère Gamelin,
Te voir, bonheur suprême, dans la gloire, demain!

2011-10-07

10e Anniversaire - BÉATIFICATION D'ÉMILIE TAVERNIER-GAMELIN 7 OCTOBRE 2001-2011

Sous un soleil radieux, le 7 octobre 2001, les milliers de pèlerins, venus des quatre coins de la planète, remplissaient la Place St-Pierre, à Rome, pour assister à la Béatification de sept nouveaux bienheureux, dont la fondatrice des Soeurs de la Providence, la bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin, première bienheureuse montréalaise.  Nous célébrons donc, cette année le 10e anniversaire de cette grande grâce qui est accordée à certains membres de l'Église, après une étude spécialisée par la Congrégation des Saints.

Nous avons besoin de personnes qui ont surmonté, dans la foi, les difficultés et les épreuves de la vie, et qui peuvent servir d'exemples pour nous donner du courage;  ils deviennent des modèles dans nos propres vies.  Il va sans dire qu'une béatification ou une canonisation ne change rien au Serviteur de Dieu:  le saint n'a pas besoin d'être canonisé, et une servante de Dieu que l'on canonise n'occupera pas au ciel une meilleure place que les saints non canonisés!  Ce qui importe pour nous, en marche sur la terre, c'est de suivre le Christ pour posséder Dieu à l'heure de notre mort, et être dans son amour éternel.

Qu'apportera donc de plus la Canonisation?
La canonisation consiste en une déclaration solennelle du Souverain Pontife attestant que ces personnes ajoutent leur plénitude à la vie de l'Église universelle, et qu'elles sont offertes comme modèles et intercesseurs auprès de Dieu.  La grâce de la canonisation est une force et une inspiration pour le bien pastoral des fidèles, un acte d'authenticité scellé par l'intervention de Dieu, à travers l'obtention d'un miracle dû à l'intercession du saint.  Il est alors porté au calendrier de l'Eglise universelle.  C'est là le don ultime que le saint fait à l'Église.
Yvette Demers, s.p.

2011-10-06

LE SEIGNEUR, C’EST MON PÈRE ! (ps.23)

SI ÉMILIE PRIAIT CE PSAUME…

Seigneur, tu es pour moi un Père,
Avec toi, je ne manque de rien.

Tu guides toi-même tes enfants
Sur le chemin de ta Maison,
Comme le berger ramène ses brebis
En veillant sur les forces de chacune.

Même dans les moments difficiles,
Mon Seigneur, Père et Providence
Je n’ai peur de rien.

Je sais que tu m’accompagnes toujours
Pour me garder sur le chemin de la Vie.

De tout mal tu me protèges
C’est là ma sécurité.

Tu me nourris de ta tendresse,
Tu m’enveloppes de ta douceur,
Tu rassasies ma soif de ta présence.

Tous les jours, tu m’accompagnes,
Chaque instant est rempli
De ta bonté et de ta générosité.

C’est chez TOI que je veux habiter
Aussi longtemps que je vivrai,
C’est dans ta maison que je reviendrai,
O mon Père et Providence.

(En ce 10e anniversaire de béatification : 7 octobre 2001-2011)

2011-09-23

Anniversaire du décès d'Émilie Gamelin (23 septembre)

Voici une réflexion sur la femme extraordinaire qu'a été Émilie Gamelin , faite par l'abbé Gérald Chaput en ce jour de son anniversaire.

Réjouissons-nous. Nous célébrons la mémoire d'une femme d'ici, née ici, dont la manière de vivre fut signé  Jésus-Christ, femme aux comportements divins et dont la fascination pour les exclus, les sans «situations», les sans emploi, les repoussés, en a interpellé d'autres à faire de même.
Réjouissons-nous. Ceux qui n'étaient bon à rien pour le monde de son temps étaient pour elle dignes du Dieu de sa foi. Elle est sortie à la première, troisième, cinquième et neuvième heure du jour pour offrir au non « recherchés », au non «désirés», un même regard de dignité (Mt 20, 1-16). Pour elle, ces visages étaient des pages d'Évangile sur lesquelles Jésus avait gravé son visage divin.


Réjouissons-nous. Ceux que la société considérait comme inutilisables, les incapables, les infirmes, les sans éducation, les maladroits, les peu ou pas « doués», ceux qui n'ont rien su faire de leurs talents (Mt 25, 14-18) comme ceux qui étaient sans «situation», sans «espérance», sans emploi, sans «apparence», parce que personne ne daignait poser sur eux un regard « invitant », Mère Gamelin les recherchait, les désirait. Avec des moyens dérisoires, elle s'empressait de les inviter à une table de noces, une table divine (Mt 22, 1-14), une table royale.  Sa table et son cœur n'étaient fermés à personne.

Réjouissons-nous. Elle s'en est allée aux croisés des chemins car la Sagesse crie aux carrefours (Pr 1, 20). Elle a parcouru les places publics -ne trouve-ton pas un place Gamelin!- à la rencontre des drogués et des moins que désirables de la société. Elle s'est hâtée d'être femme de visitation auprès des veuves et des sans abris, des prisonniers et des malades.  Elle était Écriture que pouvait lire les illettrés parce qu'elle était comme l'exprime un psaume (103, 15), le pain [qui] fortifie et le vin [qui] réjouit le cœur de l'homme. 



Réjouissons- nous. Cette femme vaillante (Pro 31, 10), «en or», entreprenante, avisée, attentive, perle précieuse de savoir-faire et de savoir-vivre, pour rendre le monde plus humain (GS 40), s'est faite débitrice (Mt 18, 21-35) de tous ses contemporains. Pour elle, et en cela elle signait de sa vie ce que saint Léon le Grand exprimait (et c'est très fort, très ébranlant) : lorsque nous donnons aux miséreux ce qui leur est nécessaire, nous ne leur faisons pas de largesses, nous ne faisons que rendre ce qui leur appartient.
Mère Gamelin en devait toujours à tout le monde. Elle recherchait vivre avec les moins que rien, les non éduqués pour leur offrir un visage de compassion. Elle avait cette vive conscience que sa foi la rendait débitrice des talents qu'elle avait reçus. Pour elle, ses biens n'étaient pas les siens. Elle n'en était que dispensatrice.



Heureux qui comprend ce grand mystère de la désappropriation de tout, même de sa vie. Heureux qui regarde non pas la pauvreté, mais la personne du pauvre. Heureux qui considère un corps défiguré par la souffrance non indigne de son assistance. Heureux qui voit non le prisonnier, mais un « adoré» que Dieu recherche. Voilà ce que Mère Gamelin a compris.  



À votre contemplation : C’est aux fruits que nous reconnaissons un arbre (Mt 12,33). C’est à leurs œuvres que nous reconnaissons ceux qui font profession d’appartenir au Christ. Mère Gamelin a mise sa confiance en Dieu comme si tout dépendait d'elle et non de lui. Elle s'est livrée à l'Action comme si tout dépendait de Lui et non d'elle (Maxime du  jésuite hongrois Hevenesi (XVIIIe siècle) attribuée à saint Ignace). AMEN. (Avec permission de l'auteur)

2011-08-30

Un JUBILE S'ESTOMPE..

DES ANNIVERSAIRES S'ANNONCENT...



Les feux du Jubilé d'Or de la Cause de Mère Gamelin (1960-2010) s'éteignent
doucement... alors que d'heureux anniversaires pointent à l'aurore de 2011, pour
célébrer notre bienheureuse Mère et fondatrice.
170e anniversaire
« Bill d'Incorporation de l'Asile de Montréal pour les femmes âgées et infirmes »
 18 septembre 1841-2011

Le 7 août 1841, Madame Gamelin et ses collaboratrices avaient fait des démarches
en vue d'obtenir une charte civile pour la Maison de la Providence. Cette charte est
accordée le 18 septembre 1841, et la corporation prend le nom de « Corporation de
l'Asile des femmes âgées et infirmes de Montréal ».
Mis au courant de cette démarche, à son retour d'Europe, Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, y voit un signe providentiel et dévoile son projet de faire venir des religieuses pour assurer la permanence de l'œuvre de Madame Gamelin qu'il considère comme « une œuvre très importante pour le diocèse ».
À partir de 1843, année de la fondation de la communauté religieuse des Sœurs de
la Providence, les œuvres de la Providence ont continué d'évoluer sous cette corporation jusqu'en 1861. Ce n'est que le 18 mai 1861 que la charte fut amendée pour adopter le nom de : Sœurs de l'Asile de la Providence de Montréal. Le 10 juin 1884, un Acte pour refondre et amender les actes précédents de ladite corporation est décrété par la législature du Québec et dorénavant le nom corporatif devient : La Communauté des Sœurs de Charité de la Providence. Cette corporation-mère existe encore aujourd'hui au niveau de l'Administration générale de la Congrégation.




160e anniversaire
 Décès de Mère Émilie Tavernier-Gamelin
23 septembre 1851-2011
Victime de l'épidémie de choléra qui sévit à Montréal et aux environs, Mère Gamelin,
enflammée par sa charité, rend son âme à Dieu, le 23 septembre 1851, après douze
heures de maladie, laissant à ses filles, comme testament spirituel, ces trois simples mots:

 « Humilité, simplicité, charité ».
(Dernières paroles de Mère Gamelin adressées à ses filles)  le 23 septembre 1851, au moment de rendre l'âme.
Dans l'après-midi du 24 septembre 1851, après les funérailles, Mgr Bourget visite les
Sœurs pour les entretenir des vertus de leur fondatrice, et leur dit: « Ayant fait passer
votre mère par de rudes épreuves pour purifier sa vertu, j'ai par là contracté une vraie
obligation de révéler après sa mort les solidesvertus que renfermait sa belle âme, et qui
sont restées cachées jusqu'à ce jour».
10e anniversaire
Béatification d'Émilie Tavernier-Gamelin
7octobre 2001-2011
Sous un soleil radieux, le 7 octobre 2001, les pèlerins, venus des quatre coins
de la planète remplissaient la Place St-Pierre, à Rome, pour assister à la Béatification
de sept nouveaux bienheureux,dont notre chère fondatrice et mère,
Émilie Tavernier-Gamelin, première bienheureuse montréalaise.Dans son homélie,
le pape Jean-Paul II parla de Mère Gamelin en ces termes : « Dans sa vie de
mère de famille et de religieuse fondatrice des Sœurs de la Providence,
Émilie Tavernier- Gamelin a été le modèle d'un courageux abandon à la Providence.
Elle avait un cœur ouvert à toute détresse, servant spécialement les pauvres
et les petits, qu'elle désirait traiter comme des rois. Que la nouvelle
bienheureuse soit un modèle de contemplation et d'action pour les Sœurs de
son Institut et pour les personnes qui travaillent avec elles.

2011-08-23

EMILIE, UNE FEMME DE COMPASSION


Émilie Gamelin est née à Montréal en 1800.

Elle a vécu sa petite enfance dans le climat de misère, d’incertitude et de pauvreté qui a caractérisé cette époque où les ressources suffisaient à peine pour survivre.

Émilie perd sa mère à 4 ans et son père dix ans plus tard, elle est placée sous la tutelle de son frère.

A 23 ans, elle épouse Jean-Baptiste Gamelin, un commerçant de 50 ans. La différence d’âge n’empêche pas le couple de connaître 4 années de bonheur, entre les exigences du commerce et 3 grossesses.  A 28 ans, Émilie se retrouve seule, après avoir perdu son marie et ses 3 enfants.

Ces épreuves vont permettre à Émilie de trouver en elle de remarquables ressources de cœur.  La leçon apprise de sa mère qui l’avait initiée à l’amour des pauvres et au partage devient sa raison de vivre.  Une leçon qui, à l’adolescence, lui avait inspiré de dresser chez son frère la ‘table du roi’ pour les pauvres.  Une leçon qu’elle avait recueillie quand son mari lui avait demandé, en souvenir de leur amour, de s’occuper de l’idiot Dodais qu’il avait pris en charge ainsi que sa vieille mère.

Loin de se replier sur sa douleur, Émilie trouve la force de se mettre au service des plus démunis.  Elle se joint à un groupe de dames, dans le but de porter remède à la misère  qui frappait de nombreux pauvres à Montréal.

De plus, Émilie accueille chez elle des femmes âgées, infirmes ou abandonnées qu’elle découvre.  Elle ne tarde pas à fonder une société anonyme de dames pour l’aider dans la visite des pauvres à domicile.  Les besoins vont se diversifier au rythme des épidémies de choléra et de typhus de 1832 et au rythme de l’apparition de nouvelles misères : jeunes filles venues de la campagne, orphelines, aliénés, etc…  Lors des troubles de 1837-38, elle ajoute la visite des prisonniers politiques.  Pour la population elle est ‘la Providence des pauvres’ et aussi « l’ange des prisonniers politiques ».



A 42 ans, elle fait vœu de se consacrer au service des pauvres et fait don de ses biens à la Corporation de son œuvre : L’Asile de la Providence.



Dans la suite, Émilie rejoint un groupe de novices d’une communauté fondée par l’Évêque pour continuer son œuvre.  Elle est emportée par le choléra en 1851, après avoir fondé 4 maisons et jeté les bases d’une œuvre auprès des aveugles, des sourdes et des malades mentaux.



Émilie a laissé peu d’écrits, mais à travers son action et la direction donnée à son œuvre elle a transmis son esprit; elle a développé une spiritualité à base de confiance en la providence de Dieu et reflétant la compassion.



Émilie, toi qui as vécu tant de deuils et connu tant de souffrances,

sans te replier sur toi-même;



Toi qui, dans ton époque troublée, as fréquenté toutes les classes sociales

sans mépriser personne;



Sois notre sœur, notre amie,

dans nos temps troublés à nous.



Reviens parcourir nos rues,

te pencher sur les laissés-pour-compte d’aujourd’hui,

les sans-abri et les sans-amour,

les affamés de pain et de justice.



FAIS REVIVRE EN NOUS TON ESPRIT DE COMPASSION.



(Extraits de En mémoire d’elles, article de Denise Robillard)