2008-03-18

Émilie Gamelin et…. les Irlandais

En 1847, des milliers d’Irlandais chassés de leur pays par la famine, débarquent au Canada. Mais hélas! La traversée a été difficile et les conditions insalubres ont fait que le typhus a fait des ravages parmi les malheureux…

Bon nombre de religieuses et de prêtres se dévouent auprès des malades arrivés à Montréal.

 Émilie et plusieurs de ses compagnes se dévouent auprès d’eux si bien que plusieurs sœurs ont été frappées par le fléau. Le typhus risque d’emporter une à une les sœurs de la petite communauté naissante. On adresse alors des prières à la Mère des Douleurs lui demandant de les préserver et on fait brûler sept cierges dans la petite chapelle. La Vierge entend leur prière : les sœurs malades se rétablissent et peuvent reprendre leur tâche.

Mais le terrible fléau a fait des centaines d’orphelins et d’orphelines… et Émilie désire un vaste refuge pour recevoir tous ces enfants… C’est ainsi qu’est fondé l’Hospice Saint-Jérôme-Émilien pouvant recevoir plus de six cents d’entre eux C’est l’ancêtre de nombreux autres orphelinats
.(Inspiré de "Émilie Tavernier-Gamelin: Les grands moments de l'Église canadienne"Posted by Picasa

2008-03-15

Émilie, Femme-Providence par excellence

Qui trouvera la Femme-Providence? (Myra Rodgers, CDP)


Elle est plus précieuse que les perles.
Elle a pour tous une tendre sollicitude,
Elle pratique la justice tous les jours de sa vie.
Elle recherche la Parole et l’écoute attentivement,
Et la Parole oriente la nacelle de sa vie.

Elle ceint de force ses reins et affermit son bras.
Sa lampe ne s’éteint pas de la nuit.
Elle ouvre sa main et la tend au pauvre.

Force et honneur la revêtent,
Elle sait que Dieu prend soin d’elle
Comme des oiseaux du ciel et des lys des champs.


Elle ouvre la bouche avec sagesse
Et la Parole de miséricorde est sur sa langue.
Elle surveille la marche de sa communauté
Et ne mange pas le pain de l’oisiveté.


Elle est dévouée, reconnue comme Providence
Ses amis l’appellent « Espérance ».
Bien des femmes ont fait preuve d’excellence,
Mais la Femme-Providence les surpasse toutes.


La grâce trompe, la beauté ne dure pas,
Mais la femme qui connaît intimement
La Providence de Dieu, voilà celle qu’on doit louer.


À elle, le fruit de son travail
Et que ses oeuvres publient la louange du Seigneur!

2008-03-02

INTERCESSIONS À LA PROVIDENCE

Émilie Tavernier-Gamelin a découvert la Providence et la compassion de la Vierge des Douleurs aux moments difficiles de son existence. Prions pour tous ceux et celles qui sont en proie à quelque difficulté, afin qu'ils trouvent dans le Seigneur réconfort et consolation.

Providence de Dieu,
je crois en vous.
Emilie Tavernier-Gamelin a ouvert sa propre maison et des refuges pour abriter les personnes âgées et informes. Prions pour les vieillards et les malades et aussi pour tous ceux et celles qui en prennent soin, afin qu'ils le fassent toujours avec dévouement et compassion.

Providence de Dieu,
j'espère en vous.

Emilie Tavernier-Gamelin a accueilli sans distinction de race ou de religion, les itinérants, les démunis, les sans-travail, les mal-aimés, les victimes de la drogue ou de quelque épidémie. Prions pour tous les pauvres d'aujourd'hui, afin qu'ils trouvent dans leur entourage les secours dont ils ont besoin.

Providence de Dieu,
je vous aime de tout mon coeur.

Emilie Tavernier-Gamelin rassemble sa famille providence: les religieuses, les associés, les collaborateurs, les bénévoles, les amis qui la connaissent. Prions pour les grands besoins de l'Église et du monde dans lequel elle a vécu.

Providence de Dieu,
je vous remercie de tout.


Hymne à la Providence, préférée d'Émilie

2008-02-28

Émilie continue à faire du bien sur la terre...

Durant sa vie, Émilie a relevé le défi des difficultés financières de ses refuges, a connu les joies de trois maternités et a vécu de nombreux deuils…
C'est donc dans ces domaines : maternité, achat et vente de maisons, travail et souffrances de toutes sortes qu'elle semble apporter de l'aide à ceux qui la prient. Devant la souffrance, Émilie encourageait et réconfortait en invitant à se confier à la Providence. Il ne se passe pas de jour sans que des gens de partout écrivent leur reconnaissance pour quelques secours reçus par l'intercession de la Bienheureuse Émilie Gamelin.

En voici quelques exemples tirés d’une petite revue des Sœurs de la Providence "Échos d'Émilie":
«Depuis quatre ans, mon mari était sans travail et je sentais qu'il perdait confiance en lui . J'ai commencé à prier Mère Gamelin pour qu'il se trouve un travail dans un domaine qui l'intéresserait. Voilà qu'un poste s'est présenté dans le cadre de ce qu'il aime le plus et maintenant je le sens très heureux . Tous les jours, je remercie Mère Gamelin. (Terrebonne)»

«J'éprouvais de la difficulté à vendre notre maison. J'ai alors commencé à prier la bienheureuse Mère Gamelin, et j'ai été exaucé, ce qui m'a permis d'ouvrir un petit commerce pour aider ma famille et faire soigner mon fils malade. L.M. Goiânias, Brésil

N'est-ce pas extraordinaire d'avoir quelqu'un d'aussi puissant pour intercéder pour nous auprès du Père. Faisons-lui confiance, elle saura sûrement avoir une oreille attentive à tous vos besoins?


Pour intentions de prière par l'intercession d'Émilie : heritage1843@yahoo.ca

2008-01-29

HYMNE À LA PROVIDENCE

Pour écouter le ''O douce Providence'' cliquer sur le lien ci-dessous:

Hymne à la Providence chantée

Ô douce Providence dont les divines mains
sur nous en abondance, répandent tous les biens.
Qui pourraient méconnaître l'auteur de ces présents
et ne pas se remettre entre ses bras puissants?

Ô sagesse profonde qui veille en même temps
sur les maîtres du monde et sur les fleurs des champs!
Quelle force invincible conduit tout à ses fins,
quelle douceur paisible dispose les moyens!

Dans toute la nature on voit briller ses dons,
jusque sur la verdure et l'émail des gazons!
Il donne leur parure aux lys éblouissants
et fournit leur pâture même aux oiseaux naissants.

S'il verse ses richesses sur la fleur du printemps,
s'il étend ses largesses jusqu'à l'herbe des champs.
Que fera sa tendresse pour l'homme qu'il chérit
pour l'être où sa sagesse imprima son esprit!

Si ce Dieu qui nous aime accorde son secours
au passereau lui-même dont il soutient les jours.
Auteur de la nature, mettra-t-il en oubli
l'homme, sa créature la plus digne de lui!

Oui, sa solicitude veille à tous nos besoins;
sans nulle inquiétude jetons sur lui nos soins:
Notre Dieu, c'est un Père qui nous porte en son coeur;
et la plus tendre mère n'eut jamais sa douceur.

Avant tout ô mon âme cherche sa sainte loi;
que son amour t'enflamme tout le reste est à toi.
Doucement endormie sur son sein maternel,
le chemin de la vie doit te conduire au ciel!

2008-01-21

ENSEMBLE, SE FAIRE PROVIDENCE AU COEUR DE NOTRE MONDE

Pour les jeunes: Pastorale jeunesse, résidences pour étudiantes, enseignement, maisons d'entraide populaire. Un service spécialisé pour personnes sourdes. Aide thérapeuthique et soutien dans la réinsertion sociale des jeunes toxicomanes ou sidéens.

Pour les personnes immigrantes: Réponse aux besoins de vêtements, de nourriture et de logement. Mais aussi pour les conduire à une plus grande autonomie, aide à l'intégration sociale par des cours de français, de services de référence, des conseils de nutrition; promotion du statut de la femme immigrante. Service de pastorale pour le développement de la foi de tous ces gens en recherche d'implantation dans un nouveau milieu.

Pour les personnes malades et âgées: pastorale aux malades, visites à domicile, hébergement de personnes âgées, autonomes ou malades, en traitement. Aide aux personnes psychiatrisées en collaborant avec les hôpitaux qui les traitent, leur offrant rencontres hebdomadaires services de jour, sociaux et pastoraux..Travail auprès des personnes atteintes du sida dans les centres de jour ou d'hébergement.

Les Filles d'Émilie Gamelin se lient aux inquiétudes de notre société. Elles sont à l'écoute des valeurs nouvelles, se préoccupent des injustices sociales, se portent à la défense des droits de la personne, s'associent aux inquiétudes écologiques, bref, elles participent aux défis sociaux qui touchent de près ou de loin le monde qui les entoure.

2008-01-20

Emilie nous apprend la compassion

ou L'EDUCATION À L'AMOUR DES PAUVRES

Dès sa plus tendre enfance, Emilie Gamelin apprend de sa mère qui est Dieu-Providence. A 18 ans, elle offre ses services gratuitement à un de ses frères devenu veuf, à la seule condition qu'il lui permette de dresser en permanence une table d'accueil pour les pauvres qui viennent frapper à sa porte. C'est ce qu'elle nomme
'la table du Roi'. En son cœur germe alors une compassion très profonde pour tous ceux qui souffrent autour d'elle. Emilie nous apprend comment, à notre tour, il faut nous faire 'providence' pour tous ceux qui ont été moins favorisés par la vie.
Th.

2007-11-20

ÉVEIL À LA VIE, ÉVEIL À LA COMPASSION

A la date de sa naissance, les parents d'Émilie Tavernier cultivaient une terre appelée Providence, prise à bail pour trente ans des Hospitalières de Saint-Joseph, le 7 novembre 1791. La terre s'étendait, suivant le cadastre actuel, de la rue Sherbrooke à la rue Bernard, entre la rue Saint-Urbain et l'avenue du Parc. C'est là que l'Hôtel-Dieu sera plus tard bâti. La maison s'élevait à l'angle des rues Mont-Royal et Jeanne-Mance C'était alors la pleine campagne. La famille vivait dans une atmosphère chrétienne très vivante, qui était celle des anciennes familles de Montréal.La mère d'Émilie initia sa fillette toute jeune à sa compassion pour les pauvres. On a souvent raconté comment celle-ci se désola un jour de ne pouvoir remplir de son panier de fruits et de friandises l'immense besace d'un vieillard mendiant. Elle se souvint alors d'avoir cueilli une boîte de cenelles dans la montagne. Elle y conduisit son protégé et vida la boîte dans le sac. Alors...elle fut pleine de bonheur.

2007-11-18

PRIÈRE À LA BIENHEUREUSE ÉMILIE GAMELIN


Bienheureuse Émilie Gamelin, un temps tu as marché sur les routes de notre pays.
Tu as prié dans le silence de nos églises.
Tu as servi avec compassion et intelligence les vieillards, les orphelins, les pauvres, les sans travail, les prisonniers, les sourds, les isolés, les malades et les mourants.
Tu accueillais chaque personne qui venait à ta recherche.
Tu étais pour tous la Providence du pauvre!



Aujourd’hui, moi aussi, j’ai recours à toi.
Aide-moi à guérir dans mon corps et dans mon esprit.

Accorde à la société de notre temps le bonheur et la paix, et à notre Église, la foi, capable de voir en toute personne le visage de Jésus.

Amen.


J. Ronco, 2007

2007-10-15

EMILIE ET SON ÉGLISE PAROISSIALE NOTRE-DAME

La première église Notre-Dame a été construite en 1672. Elle était située sur l'emplacement actuelle de la rue Notre-Dame, la façade tournée vers l'Ouest. Emilie Tavernier y a été baptisée. M. et Mme Gamelin s'y sont mariés le 4 juin 1823. M. Jean-Baptiste Gamelin et leurs trois enfants y ont eu leurs funérailles.

L'église actuelle, devenue basilique, est l'une des plus belles et des plus grandes en Amérique. C'est dans cette Basilique qu'a eu lieu le 16 mai 2007 l'installation solennelle d'une magnifique statue de grandeur nature, oeuvre de l'artiste Réjean Lord. Affectueusement appelée Mère Gamelin, elle est représentée avec un jeune garçon rappelant Dodais, un enfant déficient intellectuel qu'elle a gardé à sa charge après la mort de son mari et qui symbolise les pauvres et les vulnérables à qui elle a consacré sa vie. L'enfant tient une pomme dans la main pour représenter les vergers que possédait son mari et ainsi symboliser sa vie comme laïque et femme mariée.

Si vous passez dans le Vieux-Montréal, entrez dans cette magnifique Basilique et vous pourrez admirer cette oeuvre d'art placée près de l'autel latéral, à droite de l'autel principal.

2007-08-31

Regarder la vie d’Émilie Gamelin

Paroles de Jean-Paul II
lors de la béatification d'Émilie
le 7 octobre 2001, à Rome


Regarder la vie d’Émilie Gamelin, c’est voir l’amour et la compassion en son cœur, dans le service du prochain.

Toute petite déjà, elle insistait pour obtenir la permission de dresser la table et de servir aux pauvres des repas quotidiens, ce qu’elle appelait la ‘Table du Roi’. Jeune épouse et même après le décès de son mari et de ses enfants, elle continue de pratiquer ce service. Elle visite les malades à domicile, s’occupe des orphelins, adopte un garçon mentalement retardé, accueille chez elle des femmes âgées et handicapées, distribue chaque jour nourriture et vêtements aux gens dans le besoin. Elle visite et réconforte les détenus, aide des jeunes filles à se trouver un emploi. Elle vend sa maison pour en acheter une plus grande afin d’y héberger un nombre croissant de démunis et d’infortunés qui viennent à elle…

Comme la ville de Montréal est en pleine croissance, l’évêque Ignace Bourget, décide de fonder une congrégation religieuse féminine pour s’occuper des pauvres, et de lui donner le nom de Soeurs de la Charité. Il a trouvé en Émilie la fondatrice qu’il fallait…»

2007-08-30

Une main tendue

Posted by Picasa Pendant plusieurs années, des ami(e)s d'Émilie souhaitaient la contempler 'en personne', quelque part dans sa ville, sur les lieux où elle a vécu, marché. Le 25 mai 2000, dans la joie du souhait réalisé, avait lieu le dévoilement d'un monument en l'honneur d'Émilie, à la station du métro Berri, Montréal, et depuis, nombreuses sont les personnes qui passent la saluer et s'arrêtent pour lui parler.
Voici le témoignage de Luc, un membre de la communauté virtuelle «Héritage d'Émilie» :

Un jour, en sortant du métro Berri, j'ai vu la personne devant moi lui tendre la main et la lui caresser brièvement, le temps d'une pensée. J'ai fait de même, non par imitation mais par besoin. C'était il y a un peu plus d'un an. Depuis, lorsque je passe devant elle je répond à sa main tendu en ayant une pensée pour la condition humaine en général et pour les gens que je respecte en particulier.
Depuis, j'ai remarqué combien nous sommes assez nombreux à poser ce geste humble.
J'aimerais mettre en évidence les valeurs chrétiennes de la statue. La mettre un peu plus en valeur.
Je constate, comme beaucoup d'autres, le désarroi des esprits, ici à Montréal, tout comme au Québec et ailleurs dans le monde.
Je crois que la statue d'Émilie Gamelin constitue un vecteur des valeurs chrétiennes. Elle est stratégiquement située à un carrefour achalandé. Elle nous rappelle notre passé pas si lointain. Il me semble que plusieurs de ceux et celles qui répondent à sa main tendue prendraient un certain plaisir à connaitre davantage sa vie, son action et son oeuvre dans le contexte où se trouvait le peuple francophone montréalais de la première moitié du dix-huitième siècle.
À bientôt,

2007-03-22

MAISON DE MADAME GAMELIN

C'est au numéro 3 de la rue Saint-Antoine que Madame Gamelin vécut ses années de vie conjugale, de 1823 à 1827. M. Jean-Baptiste Gamelin y possédait un verger très productif. Il exportait les pommes en Europe. Madame Gamelin recueillit le dernier soupir de son époux et de ses trois enfants dans sa maison de la rue St-Antoine. L'emplacement se situe aujourd'hui, à l'arrière de la Gare Windsor, en direction ouest, sur la même rue St-Antoine. C'est dans cette maison que Madame Gamelin recueillit, selon le désir de son mari, le pauvre idiot Dodais et sa mère, inaugurant pour ainsi dire, l'oeuvre des aliénés. C'est un 1828 qu'elle avait reçu de son directeur spirituel, M. St-Pierre, une image de Marie Mère des Douleurs devant laquelle elle apprit la compassion pour les misères humaines.

La Providence veille...

Extrait de « Vie de Mère Gamelin » (chap. 1V, p.33)

Son
refuge, qui compta bientôt trente internes, constituait déjà, pour ses ressources, une œuvre considérable. Elle (Mme Gamelin) avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture et du vêtement. Que de fois, ne sachant où aller tendre la main, le cœur gros d’inquiétude, voyant ses pauvres sur le point de manquer de nourriture, elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces et tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain. Mais Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.

Un jour d’ hiver, entre autres, où elle venait d’acheter quelques cordons de bois, il ne lui restait pas un sou pour se procurer le dîner de sa maisonnée, qui avait mangé le matin même son dernier morceau de pain. En proie à la plus vive inquiétude, elle entra dans l’église Notre-Dame et, se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? » puis elle se releva pleine de courage, sûre que le Dieu de l’Eucharistie avait entendu sa plainte. Essuyant ses larmes, elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle et lui dit : « N’êtes-vous pas cette dame Gamelin qui s’occupe des pauvres? Et sur sa réponse affirmative, il lui remit un billet de vingt-cinq louis. Elle n’eut pas le temps de le remercier, il s’était déjà éloigné.

Qui se refuserait à voir dans ce fait une intervention extraordinaire de Dieu?

2007-02-06

17 ANS DÉJÀ…

Bien oui, c’était le 7 octobre 2001 que le Pape Jean-Paul II reconnaissait une guérison extraordinaire, dont le jeune Yannick Fréchette, de la région de Joliette, avait été l’objet, par l’entremise d’Émilie Gamelin.

En 1980, une leucémie avait été déclarée chez le jeune Yannick. A la suite de traitements suivis d’une rémission, d’une transplantation de la moelle osseuse suivie d’une nouvelle rémission, d’un rejet, puis de complications, de problèmes cardiaques, le pronostic des médecins quant aux chances de survie était nettement pessimiste.

Avec une grande ferveur, la grand’mère de Yannick, quelques parents, des amis, des enseignantes, invoquent Émilie Gamelin, confiants en sa grande compassion et en son pouvoir sur le cœur de Dieu Père. Le 21 décembre 1983, les médecins reconnaissent la reconstitution autonome de la moëlle épinière et la guérison complète de Yannick.

De 1983 à 2000 : des années de démarches, d’études de documents, de supplications, d’espoir pour que soit reconnue la puissance d’Émilie sur le cœur de Dieu.

Après cette période de supplication solidaire et soutenue, le 23 mai 2000, les théologiens, les cardinaux et les évêques apportent une réponse affirmative à l’action de Dieu qu’on appelle ‘miracle’ et aux nombreuses prières adressées au Ciel.


Puisse Émilie continuer d’intercéder pour nous et pour tous ceux et celles qui l’implorent aux jours de leur affliction.

(extraits du décret sur le miracle, 18 décembre 2000)

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2007-02-05

SUR LES TRACES D'ÉMILIE

Prière :

Jésus, toi qui as parcouru de longs chemins jusqu’à nous, des chemins sur notre terre, allant de lieu en lieu, de personne à personne, regarde, dans ta bienveillance, cette grande dame Emilie Gamelin qui t’a imité, en allant, parcourant des chemins de porte en porte, recherchant tes privilégiés, les pauvres, pour les honorer et les servir.

Donne-nous la grâce d’avoir une grande dévotion à Emilie et de vouloir comme elle, comme toi, parcourir des chemins, aller de porte en porte, de rue en rue, recherchant avec compassion, tes préférés, tes privilégiés, des pauvres, les aimant et les servant.

Nous te le demandons avec ferveur par les mérites de cette grande itinérante. Amen !

Gérard C., en ce jour anniversaire de la mort d’Emilie.

2006-06-20

Au Pied du Courant

C’est le nom de la prison que visitait Emilie, durant les troubles de 1837. Pourtant les visites aux prisonniers sont formellement interdites, sauf en quelques rares occasions. C’est sans doute à cause de sa grande réputation de femme charitable que ce privilège est accordée à Emilie. Ayant elle-même connu les dures séparations imposées par plusieurs deuils, Emilie n’hésite pas à se faire la messagère des familles des prisonniers. Dans sa charité compatissante, elle pousse même l’audace jusqu’à demander soit la mère, soit l’épouse ou la fille de l’un des détenus pour l’accompagner à la prison. Elle leur apporte de la soupe, prie avec eux, elle leur offre des paroles de consolation. Pour toutes ces attentions qui deviennent source de réconfort pour les prisonniers et leurs familles, dans la ville on la surnomme « l’ange des prisonniers politiques. »

2006-06-19

EMILIE, TA LUMIÈRE BRILLERA

ÉMILIE, TA LUMIÈRE BRILLERA…

De ces illustres noms, pierres vivantes au cœur d’une cité naissante, prémices d’une Église en voie de croissance, un peuple debout chante la gloire ! De ces illustres noms, un peuple en liesse a reconnu le tien, Heureuse Émilie !

Terre Providence ! Doux lieu de ton berceau ! Joie d’un foyer divinement comblé ! Terre Providence ! « Un arbre y est planté : ses rameaux s’étendront jusqu’à l’infini, son feuillage ne flétrit pas, ses fruits seront plus délicieux que le miel au palais » (Ps 1, 2)

Sous les portiques de Notre-Dame, un vingt fé-vrier, pour la première fois, l’Église acclame ton entrée ! Les cloches, à toute volée, annoncent ton baptême, Heureuse Émilie !

Avant les balbutiements d’un âge puéril, tu découvres la présence invisible de Celui qui veille sur l’herbe du matin, le premier vol de l’oisillon, le vagissement du nouveau-né dont il soutient les jours ! Tu découvres la douceur d’un Dieu Providence dont le nom vient, comme un céleste chant, caresser ton oreille !

Au fil des jours, l’œil vigilant d’une mère initie sa fillette à la vie domestique, au souci quotidien des enfants oubliés, des vieillards délaissés. Tendresse et compassion très tôt se révèlent en ton cœur trop sensible !

Un trait le prouve éloquemment alors qu’à trois ans, ta naïve ambition veut décidément remplir le sac d’un mendiant, dont le vide, un gouffre à tes yeux de bambine, te fait verser tant de larmes, mais qui, selon le calcul maternel, sera comblé lorsque viendra le soir !


À la «Table du roi », l’indigent, tu reçois ! Geste que méconnaît l’opulence des grands ! Aux salons somptueux, aux cercles élégants, ton altruisme préfère la masure du gueux occultant sa misère !

Et les jours passent ! Tu vas d’un pas certain, servante au cœur de flamme ! Car le creuset des deuils, au matin de la vie, a réveillé chez toi le culte des souffrants !

Marie compatissante, en te tendant la main, t’offre désormais son auguste oriflamme ! Avec vénération, ton « cœur » le portera ! Femme forte et sans crainte, tu défies la fatigue et la longueur des jours ! Sans esquiver les sentiers mal battus, tu cours porter secours au faible, apaiser du mourant les angoisses et les peurs, consoler l’orphelin au plus fort de ses pleurs !

Bienheureuse Émilie, tout comme aux premiers jours, ton charisme est vivant ! Tes filles, sous ton égide, poursuivent ta mission sur les places où sévissent la détresse et la faim ! À tes fières émules tu passes le flambeau de ta sage vaillance pour que luise toujours dans l’œil inquiet du pauvre l’espoir d’un jour plus serein, d’un lendemain plus beau !

Puisse ton feu briller aux dimensions d’un monde en quête de valeurs que ni le temps ni la rouille n’épuisent ! Que la nappe du pauvre reste mise en tout temps, et tous seront servis, même après deux cents ans ! Qu’ils aient gîte et couvert ! Bannie soit l’indigence !

Si tu donnes trois pains au voisin dans la nuit… (Luc 11, 5-7), si pour le rassurer, tu reviens avant l’aube, au lieu de ses haillons, s’il revêt ta tunique, « alors, en plein midi, brillera ta lumière, resplendira ton jour et celui de ton frère » ! (Isaïe 58, 10)

Video:  Émilie ta lumière

2006-06-18

Emilie et la société de son temps

Eveillée aux réalités sociales, Emilie aidait des personnes à trouver un toit et une formation pour d'autres qui donnaient un service à domicile. Elle a répondu aux besoins des immigrants, des orphelines, des personnes sans éducation. Comme les personnes sourdes n'avaient aucun recours, Emilie a cherché des façons de répondre à leurs besoins. Le manque d'assistance aux personnes mentalement perturbées a touché son cœur et lui a inspiré une nouvelle grande œuvre secourable. Adulte, mature, le cœur plein de compassion! Invitée, elle a répondu! Et nous, aujourd'hui ?

2006-06-17

Émilie, une femme de compassion

Emilie Gamelin est née à Montréal en 1800.
Elle a vécu sa petite enfance dans le climat de misère, d’incertitude et de pauvreté qui a caractérisé cette époque où les ressources suffisaient à peine pour survivre.
Emilie perd sa mère à 4 ans et son père dix ans plus tard, elle est placée sous la tutelle de son frère.
A 23 ans, elle épouse Jean-Baptiste Gamelin, un commerçant de 50 ans. La différence d’âge n’empêche pas le couple de connaître 4 années de bonheur, entre les exigences du commerce et 3 grossesses. A 28 ans, Emilie se retrouve seule, après avoir perdu son marie et ses 3 enfants.
Ces épreuves vont permettre à Emilie de trouver en elle de remarquables ressources de cœur. La leçon apprise de sa mère qui l’avait initiée à l’amour des pauvres et au partage devient sa raison de vivre. Une leçon qui, à l’adolescence, lui avait inspiré de dresser chez son frère la ‘table du roi’ pour les pauvres. Une leçon qu’elle avait recueillie quand son mari lui avait demandé, en souvenir de leur amour, de s’occuper de l’idiot Dodais qu’il avait pris en charge ainsi que sa vieille mère.
Loin de se replier sur sa douleur, Emilie trouve la force de se mettre au service des plus démunis. Elle se joint à un groupe de dames, dans le but de porter remède à la misère qui frappait de nombreux pauvres à Montréal.


Au Musée des Soeurs de la Providence

 

Le panier ayant servi aux visites à domicile
au XIXe Siècle






Émilie Gamelin se donne aux pauvres dans les moments les plus éprouvants de sa vie, après avoir perdu ses enfants et son époux...

Elle s'engage activement auprès de deux mouvements parallèles de charité fondés vers la fin de 1827, soit l'Association des Dames de la Charité et la Confrérie du Bien Public, et s'emploie à l'assistance directe en visitant les pauvres et les malades dans leurs foyers.