2014-12-26

Émilie et son talent d"organisation...

On retrouve très tôt chez Émilie Tavernier une capacité de s'affirmer, un talent d'organisation et une facilité à trouver des coopérateurs et coopératrices.
Ces qualités se révèlent déjà chez elle lorsque, à 18 ans, elle tient maison chez son frère devenu veuf, alors qu'elle inaugure la « table du roi » pour accueillir les mendiants qui frappent à la porte; pour eux, une table est toujours mise et elle les sert elle-même.
En 1823, Émilie épouse Jean-Baptiste Gamelin et s'ingénie à collaborer avec lui pour subvenir aux besoins des démunis de la ville. Elle seconde ses activités et ses démarches.
Devenue veuve en 1828, elle découvre, en contemplant la Vierge au pied de la croix, la mission que Dieu lui confie : à l'avenir, son mari et ses enfants seront tous ceux qui souffrent de quelque façon. Elle parcourt les faubourgs de l'époque, recueille chez elle les dames âgées et infirmes les plus vulnérables et s'adjoint des bénévoles pour tenir la maison et lui prêter main-forte pour les diverses besognes; elle recourt aussi à des parentes et à des amies pour la seconder dans son action charitable. Femme d'affaires, elle verra à vendre des propriétés héritées de son mari afin de pouvoir subvenir aux besoins de ses protégées. Elle organise des bazars, visite les garde-robes des riches..., ce qui fera dire à certains, « cela ne coûte pas de donner à Madame Gamelin, car on sait que le tout sera bien utilisé, pour les pauvres ».
Au moment où Mgr Ignace Bourget décide de demander les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul pour prendre la relève de l'œuvre de la Providence, Émilie s'offre à quêter afin de trouver les fonds nécessaires pour construire une maison pour les futures « Sœurs.
Devenue elle-même religieuse le 29 mars 1844, ses qualités d'organisation et de leadership sont reconnues et elle est élue supérieure dès le lendemain de sa profession, le 30 mars 1844; elle sera réélue à chaque élection.
Elle saura préparer les novices et les jeunes Sœurs à l'œuvre de charité et de Providence; elle se rendra disponible pour répondre à tous les nombreux besoins qui se présenteront; elle verra à répondre aux désirs des évêques qui veulent des maisons Providence dans leur milieu et accompagnera elle-même les Sœurs nommées pour ces diverses fondations.
Partout, elle est reconnue comme une « vraie Providence »; on la demande au chevet des malades et des mourants, on loue son dévouement et sa générosité.
Ce charisme de leadership, elle le passera d'une façon spéciale et sans le savoir à deux grandes femmes qu'elle a accueillies elle-même au noviciat : Esther Pariseau, le 26 décembre 1843 et Vénérance Morin, le 11 mai 1850. La première sera la pionnière de nos missions de l'Ouest américain et canadien tandis que la deuxième deviendra la fondatrice de la communauté de la Providence à Santiago, Chili.
Dans les journaux du temps, au lendemain de la mort de Mère Émilie Gamelin, survenue rapidement le 23 septembre 1851 on écrivait, « Gloire soit éternellement rendue à Dieu, qui a donné une semblable héroïne à notre siècle, un tel exemple à notre peuple. »

Bureau de la Cause Émilie-Gameliin

2014-12-11

Émilie Gamelin: la compassion en oeuvre

Ce fut dans le village de la Longue-Pointe que Mère Gamelin fonda sa première mission. Prévit-elle, dès ce moment , l'avantage que pourrait offrir cette situation .... : deux de nos œuvres  les plus considérables ont pris naissance en ce lieu, celle des sourdes-muettes et celle des aliénés. Au printemps de l'année 1846, mère Gamelin alla installer deux de ses filles dans la maison de la ferme St-Isidore, pour y ouvrir une école élémentaire. La première année, la classe comptait trente élèves.
Les sœurs exercèrent dans cette mission toutes les œuvres propres à la congrégation: l'hospitalité des orphelines et des infirmes, la visite des malades, etc... Pour s'assurer des ressources, elles prirent, dès la première année, des élèves en pension, ce qu'elles firent jusqu'en  1870.

En 1847, mère Gamelin fit ajouter une allonge considérable à la maison, devenue trop petite.

En 1852, nos sœurs ouvrirent à cet endroit, un hospice d'aliénés (malades mentaux). Les classes furent converties en cellules et dix-sept aliénés en prirent possession.  Depuis l'adoption qu'elle avait faite, à la mort de son mari, du pauvre idiot Dodais, elle avait toujours porté un singulier intérêt à ces infortunés. Dieu bénit cet œuvre, comme toutes celles qu'elle a entreprises. Le petit hospice de St-Jean-de-Dieu, en compte en 1900, dix-sept cents.
La petite graine devint le grand hôpital St-Jean-de-Dieu puis Hyppolite Lafontaine. Il abrita jusqu'à environ 6000 malade mentaux un jour.

Cette même année, la ferme St-Isidore donna l'hospitalité aux prêtres âgés ou malades, à qui l'infatigable charité de mère Gamelin avait ouvert, dès 1846, une maison de retraite.
Presqu'en même temps, on fit appel à mère Gamelin pour ouvrir un hospice à Laprairie (devenue La Belle Époque aujourd'hui). Elle se sentit d'autant plus inclinée à répondre à cet appel qu'il venait de la part de la société des dames de charité. Ces dernières avaient pris l'initiative de la visite et du soin des pauvres. Elles avaient même loué une maison pour y recevoir ceux qui n'avaient pas de demeure convenable.

C'est cette même maison que les dames remirent à mère Gamelin , le 15 mai 1846. Elle abritait à ce moment-là huit vieilles infirmes. L'arrivée des sœurs causa une grande joie parmi les familles pauvres du village. Malgré le peu de ressources de cette maison, qui dépendait uniquement de la charité publique, la fondation s'annonçait sous les plus heureux auspices... quand un incendie détruisit une partie du village dont une portion de l'hospice. Le feu s'arrêta à l'église.
Les sœurs et les pauvres infirmes, au nombre de quatorze, se réfugièrent au bord du fleuve. C'est là que notre vénérable mère, accourue dès le matin , les trouva au milieu de centaines de malheureux sans asile, groupés autour des quelques meubles et des quelques habits qu'on avait pu sauver du désastre.

Après avoir distribué autour d'elle, avec sa bonté et sa cordialité accoutumées, des consolations et des encouragements, la bonne mère repartit immédiatement pour la ville, ramenant à l'Asile les quatorze vieilles de l'hospice, pendant que les religieuses trouvaient refuge chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.

Mère Gamelin revint incessamment, accompagnée de sœur Caron, pour distribuer les secours les plus urgents à ces familles en détresse. Dans l'intervalle, des comités de secours s'organisèrent à la ville et dans les campagnes voisines, pour venir en aide aux incendiés. Nos sœurs furent chargées de distribuer les dons en argent, en aliments et en vêtements, et mère Gamelin, assistée de sœur Caron, présida dès le lendemain à la première distribution.

Les anciennes pensionnaires purent rentrer dans leur maison après les premières réparations,  dès le 24 septembre; leurs pauvres sans abris les y suivirent au mois de novembre..
Cependant, la pauvreté de la maison ne cessait pas d'être extrême ; on y manquait parfois du nécessaire. Mère Gamelin fut sur le point de rappeler ses religieuses. Elle dut céder à leurs instances car elles ne pouvaient se résoudre à abandonner leurs pauvres.


Moins d'un an plus tard, mère Gamelin était forcée d'ouvrir dans cette mission une salle d'orphelines . Plusieurs de ces pauvres enfants abandonnés ne pouvaient que très difficilement trouver  place dans d'autres établissements de charité. Pour subvenir aux besoins de ces nouvelles pensionnaires, les sœurs s'imposèrent un surcroît de travail et les plus grandes privations, jusqu'à se contenter pour leur nourriture, des restes des pauvres. 

Émilie faisait toujours confiance à la Providence et prenait souvent des risques pour le bien-être de ses malades. Elle a ouvert beaucoup de maisons pour couvrir les besoins des pauvres de son temps. C'est ce qui fait d'elle aussi efficace quand on lui confie les achats ou ventes de maison. Merci Émilie.

Auteur: Une sœur de la Providence inconnue

2014-11-27

Le 26 octobre : Événement à Saint-Calixte, La géante Émilie Gamelin

Le 26 octobre dernier, l’église de Saint-Calixte a reçu de la grande visite. En effet, pour souligner le changement de nom de la paroisse, l’entreprise « AU PAYS DES GÉANTS», a réalisé une Émilie Gamelin plus grande que nature. L’œuvre sera exposée en permanence en l’église.

L’auteur, Guy Pelletier, est président et directeur artistique et bachelier en Art dramatique de l’UQAM. Il est considéré par ses pairs comme étant le « maître de la marionnette de rue au Québec »! 

Bien sûr,  au fil des années, il a proposé une grande variété de façons d’utiliser ces personnages plus grands que nature au profit d’événements grandioses tels que : défilés de rue, cérémonies officielles ou lors d’animations déambulatoires sur le site d’événements spéciaux.

Monsieur Pelletier est né au Faubourg à m’lasse, non loin du couvent des Sœurs de la Providence, rue Fullum, Montréal. Il a reçu de son père et de son grand-père une foi en Dieu solide qu’il veut transmettre à travers ses œuvres.

Son père était le chauffeur du Frère André. Une tante malade d’un cancer avait confiance en Émilie Gamelin. Pour Guy,  Émilie Gamelin est une géante par sa foi et ses œuvres sociales. Lui-même artiste engagé  a à cœur la diffusion de la culture sous toutes ses formes et plus particulièrement par le médium de la marionnette.

Les membres fondateurs de la compagnie « AU PAYS DES GÉANTS» continuent sans relâche la mission qu’ils se sont donnée, il y a trente ans : promouvoir l’art de la marionnette géante à un très large public.

Plusieurs personnalités ont pris part à ce dévoilement. On retrouve notamment Sœur Monique Lauzon et autres représentantes de la communauté des Sœurs de la Providence fondée par Émilie Gamelin, Guy Pelletier, AU PAYS DES GÉANTS, Josée Lapointe, responsable de la pastorale, Denise Campeau, « AU PAYS DES GÉANTS ».

AU PAYS DES GÉANTS a vu grand! Qu’Émilie, la géante, veille toujours sur nous.



Inspiré du Journal Montcalm l’Express   Micheline et Thérèse

2014-11-20

Moments touchants à La Belle Époque, Laprairie

Dimanche, le 16 novembre, nous étions invitées à la résidence de ''La Belle époque'' à Laprairie, pour y visionner le documentaire ''Les discrètes'' réaliser par Mme Hélène Choquette, sur la communauté des sœurs de la Providence. L'assistance s'est montrée très intéressée d'après les commentaires et les questions d'après le tournage. Un dame présente à la représentation dit avoir été guérie par Mère Gamelin. Elle est la responsable de l'érection du monument représenté ici, monument qui rend hommage à Émilie Gamelin et souligne les 140 ans de présence des Soeurs de la Providence dans l'édifice même où nous étions.Les deux religieuses présentes ont vécu de belles émotions! Deo Gratias. Merci Émilie!

2014-11-15

UNE FAVEUR A OBTENIR ? Neuvaine

PAR ÉMILIE GAMELIN

1er jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à connaître en entrant dans la vie, ouvre nos yeux à la lumière de ta présence et fais qu’à son exemple, le pauvre ait toujours place en nos vies.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

2e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à découvrir, dans les événements quotidiens, joies, souffrances, deuils, solitude, fais qu’à son exemple nous sachions te rencontrer et comprendre que tu nous aimes, quoi qu’il arrive.
Accorde-nous la faveur que nous demandons par son intercession, si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

3e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a appris à servir dans une grande fidélité aux devoirs de la vie chrétienne et familiale, et dans une héroïque acceptation des épreuves inhérentes à toute condition humaine, fais qu’à son exemple nous sachions accepter dans la foi ce dont la vie est faite.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

4e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a découvert dans les pauvres et les démunis et qu’elle a voulu servir en se faisant elle-même leur providence, fais qu’à son exemple nous soyons toujours disponibles pour aider les autres dans leurs difficultés.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

5e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a aimé, prié et chanté comme l’auteur de tout don, fais qu’à son exemple, nous puissions t’aimer, te prier et te chanter. Que toutes nos demandes trouvent en toi leur réalisation pour ta plus grande gloire.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si elle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

6e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a voulu servir et aimer dans l’état saint du mariage et en celui de la vie religieuse, fais qu’à son exemple nous vivions intensément notre vie de baptisés là où tu nous as accueillis.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

7e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a reconnu dans l’enfant orphelin, dans le jeune sans travail, dans le couple en difficulté, dans le malade isolé, dans le pauvre sans toit, dans le vieillard sans ami, fais qu’à son exemple nous donnions de notre confort et de notre temps pour te servir en eux.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

8e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a voulu aimer chaque jour davantage et aimer aussi, en paroles et en actes, tous ses frères et sœurs, fais qu’à son exemple nous sachions oublier tout ce qui fait mal et pardonner en toute sérénité.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)

9e jour :
Dieu-Providence, toi qu’Emilie a été heureuse de connaître, d’aimer et de servir ici-bas, fais qu’à son exemple, nous cheminions avec toi, en cette vie, pour te retrouver et te glorifier éternellement.
Accorde-nous la faveur que nous sollicitons par son intercession… si telle est ta sainte Volonté. (Prière finale)


Prière finale :
Providence de Dieu, Toi qui as fait don à Emilie d’une charité toute compatissante pour tous ceux qui souffrent, souviens-toi de sa foi, illumine de ta clarté la route de ceux et celles qui t’ implorent par son intercession et glorifie ta fidèle Servante, la Bienheureuse Emilie Gamelin. Amen.



Pour demande de prières: heritage1843@yahoo.ca

2014-09-30

Et la Providence veillait!

Extrait de « Vie de Mère Gamelin » (chap. 1V, p.33)

Son refuge, (Asile de la Providence) où aller tendre la main, le cœur gros d’inquiétude, voyant ses pauvres sur le point de manquer de nourriture, elle s’était demandé si elle n’avait pas trop présumé de ses forces et tenté la divine Providence, en s’aventurant dans une œuvre dont le lendemain demeurait incertain. Mais Dieu, qui nourrit les oiseaux du ciel et pare le lys des champs, ne l’avait jamais laissée sans secours.
qui compta bientôt trente internes, constituait déjà, pour ses ressources, une œuvre considérable. Elle (Mme Gamelin) avait à pourvoir à toutes les dépenses du loyer, du chauffage, de la nourriture et du vêtement. Que de fois, ne sachant

Un jour d’ hiver, entre autres, où elle venait d’acheter quelques cordons de bois, il ne lui restait pas un sou pour se procurer le dîner de sa maisonnée, qui avait mangé le matin même son dernier morceau de pain. En proie à la plus vive inquiétude, elle entra dans l’église Notre-Dame et, se prosternant au pied du tabernacle, elle versa des larmes abondantes : « Seigneur, disait-elle, ne savez-vous pas que vos pauvres n’ont plus rien à manger? » puis elle se releva pleine de courage, sûre que le Dieu de l’Eucharistie avait entendu sa plainte. Essuyant ses larmes, elle allait se rendre au marché pour y tendre la main, quand un vieillard vénérable s’approcha d’elle et lui dit : « N’êtes-vous pas cette dame Gamelin qui s’occupe des pauvres?  Et sur sa réponse affirmative, il lui remit un billet de vingt-cinq louis. Elle n’eut pas le temps de le remercier, il s’était déjà éloigné.

Qui se refuserait à voir dans ce fait une intervention extraordinaire de Dieu

2014-09-21

La Minerve et le décès d'Émilie Gamelin (1851)

Le Journal de ce temps-là, LA MINERVE du 2 octobre 1851 parut tout encadrée de noir pour parler en 2 pages de la mort d'Émilie Gamelin. La Minerve était un journal montréalais fondé par Augustin-Norbert Morin pour promouvoir les buts politiques du Parti canadien  de Louis-Joseph Papineau. Il a été dirigé par Ludger Duvernay .

En voici le texte intégral:


LA MINERVE 2 OCTOBRE 1851    - NOTICE NÉCROLOGIQUE

Une mort soudaine, accompagnée de tous les symptômes du choléra, vient de plonger la communauté des Sœur de Charité de cette ville, connues sous le nom de « Sœurs de la Providence, » dans une affliction bien profonde. Leur supérieure et Fondatrice, la Rév. Mère Gamelin, est décédée mardi, le 23 septembre, après douze heures seulement de maladie. Atteinte à quatre heures du matin des premières douleurs, il a fallu, dès huit heures, se hâter de lui administrer les derniers sacrements de l’Église. A quatre heures du soir, elle expirait, environnée de ses filles éplorées qui ne pouvaient plus l’assister que de leurs ferventes prières.

Cette vénérable défunte n’était âgée que de 51 ans sept mois et deux jours, étant née à Montréal sur le Fief de la Providence, le 20 février 1800. Ses parents étaient plus recommandables par leur probité que par leur fortune. Elle avait reçu au baptême le nom de Marie Émilie. Les premières années de sa jeunesse furent celles d’une enfant intéressante par sa candeur et sa docilité. Élève de l’Institution des Srs de la Congrégation de N.D. de cette ville, elle se forma sous leurs soins à la piété, et mérita toute l’affection de ces excellentes institutrices du jeune âge. Entrée dans le monde, elle s’y fit aimer et respecter universellement. Se croyant appelée à contracter une alliance conjugale, elle fixa son choix sur un vertueux célibataire dont le goût conforme au sien était de secourir les pauvres et d’abriter l’orphelin. Après quelques années d’un heureux ménage, elle vit cet époux chrétien s’éteindre sous le poids de longues et cruelles souffrances. Dieu sait combien les soins assidus et prolongés qu’elle lui donna, combien les pieux encouragements qu’elle lui adressa fréquemment, durent procurer de force et de consolation à cet homme mourant! Cette perte déjà si sensible fut aggravée par une autre non moins douloureuse, celle des deux enfants qu’il lui avait laissés, uniques objets de ses soins maternels. En peu de temps, le même tombeau réunit ces tendres fils à leur père.


2014-09-15

Fête de Notre-Dame des Douleurs

Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie :

La remise d'une image de la Vierge des Douleurs après la mort de son époux et de ses trois enfants, permit à Émilie de redresser la tête et de se vouer à soulager la souffrance autour d'elle avec une grande compassion


Prière:



2014-09-02

Mère Gamelin, tableau donné par la famille Shefteshy


Prière à Sœur Émilie Gamelin


O divine Providence, qui avez mis au cœur de Mère Gamelin une charité compatissante envers toutes les misères, et qui lui a inspiré une vraie communion à la Vierge des Douleurs, daigne écouter nos prières. glorifie au plus tôt ta fidèle servante Mère Gamelin; fais, qu'à votre exemple, nous soyons fidèles à la mission que tu nous confies; sensibilise nos cœurs à la misère humaine; mais en nos âmes le désir de travailler à te faire connaître ici-bas et accorde-nous, si telle est ta volonté, la faveur que nous sollicitons par son intercession. Amen 


Famille Shefteshy  

2014-08-08

Un témoignage


Émilie a relevé le défi des difficultés financières de ses refuges , a connu les joies de trois maternités et a vécu de nombreux deuils…

C'est donc dans ces domaines : maternité, achat et vente de maisons, travail et souffrances de toutes sortes qu'elle semble apporter de l'aide à ceux qui la prient. Devant la souffrance, Émilie encourageait et réconfortait en invitant à se confier à la Providence. Il ne se passe pas de jour sans que des gens de partout écrivent leur reconnaissance pour quelques secours reçus par l'intercession de la Bienheureuse Émilie Gamelin.
 En voici quelques exemples: 

«Depuis quatre ans, mon mari était sans travail et je sentais qu'il perdait confiance en lui . J'ai commencé à prier Mère Gamelin pour qu'il se trouve un travail dans un domaine qui l'intéresserait. Voilà qu'un poste s'est présenté dans le cadre de ce qu'il aime le plus et maintenant je le sens très heureux . Tous les jours, je remercie Mère Gamelin (Terrebonne)»

«Depuis deux ans, mon fils avait une propriété à vendre et il ne réussissait pas. Une amie m'a suggéré de commencer une neuvaine à Mère Gamelin et dès le premier jour, un acheteur s'est présenté et le marché s'est conclu en peu de temps. Merci, merci. (Joliette)»

N'est-ce pas extraordinaire d'avoir quelqu'un d'aussi puissant pour intercéder pour nous auprès du Père?

 

2014-07-24

Mère Gamelin et le Service Social

En venant vous entretenir de « Mère Gamelin et le Service Social », je n'ai pas l'intention de présenter 
une conférence savante, fortement charpentée, à base de documents et étayée de nombreuses références,
ce que, d'ailleurs, je n'aurais pu faire. Je veux, tout simplement, souligner un aspect de l'activité charitable de 
notre vénérée Mère Fondatrice et lui offrir, en même temps, un filial hommage d'admiration et de gratitude. 
Ce ne sera une surprise pour personne, nous semble-t-il, que d'entendre une Sœur de la Providence parler de
la fondatrice de son Institut  et du sceau qu'elle a imprimé à la charité dans le Montréal de la dernière moitié 
du XIXe siècle.

Ce XIXe siècle venait à peine de naître que Marie-Émilie-Eugène Tavernier ouvrait les yeux à la lumière. Il est une
 ironie des noms comme il en est une des choses : la famille dans laquelle l'enfant vient prendre place porte le nom de 
« Tavernier dit Sanspitié ». Son grand-père, Julien Tavernier, venu de Picardie à Montréal, était sergent dans la 
Compagnie du chevalier de Lacorne. Il tombait glorieusement au champ d'honneur en juillet 1756, dans les environs 
du lac Champlain, laissant une veuve et quatre enfants dont le plus jeune, Antoine, fut le père de notre Fondatrice.

Dès ses plus jeunes années, la petite semble vouloir faire mentir le nom de « Sanspitié » accolé à celui de « Tavernier ». 
La précocité de sa compassion envers les pauvres fait l'étonnement de son entourage. Sa maman, heureuse de constater les belles dispositions de sa fillette, se plaît à faire passer par ses mains enfantines, l'aumône destinée au mendiant 
qui la sollicite pour l'amour du bon Dieu. Or, un matin, Émilie voit venir dans le chemin montant qui conduit  à la maison paternelle, un vieillard qui s'avance péniblement, appuyé sur son bâton. Elle se hâte à sa rencontre avec son petit panier plein de provisions qu'elle jette dans la grande besace que le mendiant ouvre  devant elle. En voyant sa légère offrande s'abîmer dans le fond du sac, elle se met à pleurer et revient vers sa maman : « Maman, maman, le sac n'est pas plein ! » Celle-ci essaie de lui faire comprendre, pour la consoler, que le pauvre commence sa tournée quotidienne et que, à son retour, le soir, il aura suffisamment ramassé pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais, pour son cœur compatissant, la besace du pauvre lui paraît déjà, et lui paraîtra toujours, trop grande, jusqu'à ce qu'elle lui ait donné ses biens, sa santé, sa vie, tous les trésors de son esprit et de son cœur.

2014-07-15

La compassion à la manière d'Émilie Gamelin


 Faire preuve de compassion : accompagner une personne dans l'écoute, le non-jugement, l'acception de ce que la personne vit. Lui donner espoir, lui aider à ce qu'elle trouve de sérénité. Prier pour elle et, si elle le désire, prier avec elle. 

«Ne pas tomber dans la pitié :  
on limite  alors la personne:
« Elle fait donc pitié, elle ne s'en sortira jamais... »
Comme si la personne n'avait pas intérieurement ce qu'il faut pour s'en sortir ou pour passer à travers l'épreuve qu'elle vit.
 

  
 Croire à l'amour inconditionnel du Père envers chacun de ses enfants :  
  dans leurs limites de toutes sortes, dans leurs faiblesses,       
particulièrement lorsqu'il y a une dépendance à  l'alcool, au jeu, etc.  

Se rappeler également l'amour qu'Émilie et son mari ont eu pour Dodais
 les personnes avec de lourds handicaps, un handicap mental,  de graves dépressions, la démence, les pertes cognitives..aux yeux de Dieu, il n'y aucune différence et s'il y en a une, c'est qu'il aime peut-être un peu plus ces personnes tout comme il aime également les brebis perdues.

Une personne qui a compris que l'amour du plus petit:passe par notre présence est certainement plus compatissante   Jean Vanier
 


                 

2014-06-21

Mme Veuve Émilie Gamelin au Musée Mccord

Clefs pour l'histoire
Émilie Gamelin (1800-1851), née Tavernier, consacre sa vie à aider les démunis de Montréal à une époque où la mort et la pauvreté sont omniprésentes. Les incendies, la maladie et les épidémies, notamment dues aux piètres conditions d'hygiène, frappent de nombreuses familles et laissent dans le besoin d'innombrables malheureux, notamment des orphelins et des veuves.

Émilie Gamelin,(clic) elle aussi, pleure la mort prématurée de nombreux êtres chers : ses parents, neuf frères et soeurs, son mari et ses trois enfants. Après la mort de son époux, elle investit temps et argent afin de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Elle agit au sein de différentes organisations charitables avant d'ouvrir elle-même un refuge à Montréal pour les femmes seules, âgées et malades : dirigé par elle, l'Asile de la Providence est construit en 1842, à Montréal.

L'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), souhaite que les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, des religieuses de France, viennent à Montréal pour prendre en charge l'oeuvre de Mme Gamelin. Essuyant un refus, Mgr Bourget décide de fonder un ordre religieux qui assurera le fonctionnement de l'Asile de la Providence. Émilie prend alors le voile et devient la première mère supérieure de la communauté des soeurs de la Charité de la Providence. L'ordre religieux poursuit le travail entamé par Émilie, en oeuvrant auprès des vieux, des orphelins, des victimes d'épidémies et des chômeurs, et ouvre notamment des refuges, des hospices et des couvents.

• QUOI
Une couche de peinture à l'aquarelle a été appliquée sur cette photographie. Le visage d'Émilie Gamelin est la seule partie de la photographie n'ayant pas été retouchée au pinceau. Pour donner couleur et réalisme à certaines photographies, ce type de procédé est employé à l'époque dans les studios de photographies. Musée Mccord (clic)

• OÙ
Photographie | Mère
Veuve Gamelin, vers 1890 | MP-0000.864.9Avec les soeurs de la Charité de la Providence,(clic) Émilie Gamelin met sur pied de nombreuses institutions à Montréal telles que l'hospice Saint-Joseph, un refuge pour les vieux prêtres infirmes, un bureau d'emploi et d'aide aux chômeurs, l'hospice Saint-Jérôme-Émilien pour les enfants d'immigrants irlandais morts du typhus, un établissement d'isolement pour les victimes du choléra et une institution pour les sourds-muets.

• QUAND
Au 19e siècle, la pauvreté touche près de la moitié de la population au pays. À l'époque, une personne peut être considérée comme pauvre lorsqu'elle n'est pas en mesure de se loger, de se nourrir, de se vêtir ou de se chauffer décemment.

• QUI
Orpheline à 14 ans, Émilie Gamelin perd neuf de ses 15 frères et soeurs avant qu'ils n'aient atteint l'âge adulte. Une fois mariée, elle perd ses trois enfants en bas âge et son mari Jean-Baptiste, après seulement cinq ans de vie commune. Émilie, quant à elle, meurt du choléra, en 1851.

2014-06-14

Sites où il est question d'Émilie Gamelin

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)


1. Site très complet :

2. Site à la fois bref et complet sur Émilie Tarvernier-Gamelin :
3. Site de l’ambassade du Canada au Vatican :
 

4. Site très complet sur Émilie Tavernier-Gamelin
http://grandquebec.com/gens-du-pays/emilie-gamelin/

5. Site qui aborde très brièvement la vie et l’œuvre d’Émilie Gamelin :
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/milie-jeune-fille.html
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/pouse-et-mre.html
http://heritagedemilie.blogspot.com/2006/06/religieuse.html


6. Site du Vatican créé autour de la béatification d’Émilie Gamelin :

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20011007_beat-tavernier_fr.html

7. Site faisant référence à la béatification d’Émilie Gamelin :

http://le24juin.qc.ca/tcul1b.html

8. Site créé pour présenté la statue d’Émilie Gamelin que l’on trouve à l’entrée du métro Berri-Uqam (entrée St-Hubert et Ste-Catherine) :

http://www.metrodemontreal.com/art/hunter/metro.html


9. Document audio rappelant le fait que la place Émilie Gamelin a été nommée d’après une femme qui s’est engagée auprès des pauvres :

http://citoyen.onf.ca/node/21262&dossier_nid=21334

1
2. Trois sites religieux catholiques faisant l’apologie d’Émilie Gamelin à la suite de sa béatification; il faut comprendre ici que le style de ces textes est le propre de ce qu’on appelle une hagiographie, c’est-à-dire une biographie de saint où l’on vante ses vertus chrétiennes :

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10125/Bienheureuse-%C9milie-Tavernier-Gamelin.html

http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_emilie_tavernier-gamelin.pdf

http://nouvl.evangelisation.free.fr/emilie_tavernier.htm
Émilie Gamelin http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Emilie_Gamelin
 Fondation Lionel Groulx : www. fondationlionelgroulx.org/...                                         
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1 févr. 2011 – Montréal : Presses de l'Université de Montréal, 1973. ...... Bio-bibliographie du R.P. Georges Simard, O.M.I. / par une ... Biographies de la mère Gamelin et de ses six compagnes ... Charité servantes des pauvres dites Soeurs de la Providence de Montréal ...... Écoute, ma fille / Paul Claudel

2014-05-27

Emilie et sa foi en la Providence

Émilie puisait, dans son inaltérable foi en la Providence, la confiance dont elle avait besoin au sein des embarras et des exigences d’une administration qui allait se compliquant. Elle avait mille moyens ingénieux pour calmer les inquiétudes et ranimer la confiance.

Un jour, la cuisinière vint l’avertir qu’il n’y avait rien pour le dîner : « Ne craignez pas, ma fille, lui dit-elle paisiblement, la Providence ne saurait manquer de nous envoyer notre dîner. Venez avec moi, nous irons chanter, pour prouver que nous sommes nullement inquiètes. »

Elles se rendirent à la salle des « vieilles »; celles-ci, en voyant arriver la mère, vinrent se grouper autour d’elle, comme à leur habitude : «J’ai une faveur à obtenir tout de suite de la divine Providence, leur dit-elle, voulez-vous m’aider à chanter notre beau cantique?

Aussitôt, les bonnes « vieilles » se recueillant, mêlèrent leur voix chevrotante à celles de la mère et de sa compagne, qui chantaient à pleine voix :

O douce Providence
Dont les divines mains
Sur nous en abondance
Répandent tous les biens!
Qui pourrait méconnaître
L’auteur de ces présents
Et ne pas se remettre
Entre ses bras puissants?

Ce midi-là toute la maisonnée eut à manger.


Hymne à la Providence    Hymne préféré d'Émilie


J'imagine que sa confiance ressemblait à celle-ci:


Croire en la Providence
c'est croire en un Dieu bon, c'est croire en un Dieu Père,
en un Dieu qui pourvoit à nos moindres besoins,
et dirige nos pas par le meilleur chemin.

Croire en la Providence,
c'est croire en ton amour, Père de Jésus-Christ,
qui aimes tes enfants en ton unique Fils
et leur ouvres ton cœur avec surabondance.

Croire en la Providence,
c'est croire en ta sagesse, infiniment plus haute
que toutes mes pensées, plus apte à me conduire
que mes propres désirs et mes petits projets.

Croire en la Providence,
c'est recourir à toi en toutes circonstances,
t'exposer mes ennuis et mes difficultés,
te confier mes souhaits, réclamer ton secours.
Croire en la Providence,
c'est vivre de confiance, inébranlablement,
laisser toute inquiétude et aller de l'avant,

dans la sérénité de l'abandon filial.

2014-05-12

DODAIS un héritage !

Plusieurs années avant son mariage, M. Jean-Baptiste Gamelin (futur époux d’Émilie) avait failli périr en de singulières circonstances.

Un jour qu’il travaillait paisiblement, un personnage, que l’alcool rendait furieux, l’attaqua si brutalement que M. Gamelin perdit connaissance. Après l’avoir roué de coups, le lâche assaillant, croyant sans doute qu’il était mort, l’abandonna. C’en était fait de M. Gamelin sans l’arrivée soudaine d’un pauvre idiot surnommé Dodais, qui parvint, par ses cris, à attirer l’attention de personnes secourables.

La reconnaissance est l’apanage des cœurs nobles : celle de M. Gamelin pour son sauveur fut particulièrement touchante : durant plusieurs années, il pourvut à l’entretien du pauvre Dodais puis, plus tard après son mariage, sentant sa fin approcher, il le légua à son épouse en lui disant : « Prenez soin de lui en souvenir de moi et de mon amour. »

Émilie prit soin de Dodais, fidèle à son amour pour son époux. Bel exemple de compassion que nous donne Émilie ! C'est un précurseur de l'Hôpital St-Jean de Dieu fondé un peu plus tard...

2014-04-22

Humilité, simplicité, charité!

Humilité, simplicité, charité! Voilà trois mots pleins de saveur de la spiritualité Providence. Ils sont les derniers que la bienheureuse Émilie Gamelin a prononcés avant de quitter cette terre; ils sont tombés de ses lèvres comme des fruits longuement mûris au soleil de l’amour de son cœur.

En entrant dans le cœur d’Émilie, en la regardant aller par les rues de la ville, ou chanter la Providence avec les malades qu’elle avait recueillis dans sa maison, ces mots prennent tout leur sens. Ce cœur a accueilli pleinement le précieux levain de l’Évangile, il s’est laissé pétrir quotidiennement par l’Esprit avec une grande souplesse et également au contact des pauvres.

Émilie Gamelin pratiquait la vertu à un degré supérieur et savait aussi l’inspirer aux autres.
Elle n’épargnait rien pour inculquer aux membres de l’Institut qu’elle venait de fonder, l’esprit qui peut se résumer dans ces trois mots : Humilité, simplicité, charité (cliquer).

« Tant que l’on s’attachera à ces trois fortes racines, disait-elle, notre petit Institut subsistera; mais si vous essayez d’y greffer d’autres rameaux, quelque beaux qu’ils vous paraissent , vous n’aurez que des fruits sauvages, et les nôtres perdront leur saveur! »
Vie de Mère Gamelin, p.241.

Ces vertus n’ont peut-être pas bonne presse de nos jours, surtout dans le contexte social où nous vivons mais toute personne qui se réfère à la parole de Dieu y trouve de nombreux exemples humilité (cliquer). La Parole de Dieu elle-même est humble. Elle n’approche pas sans qu’on lui fasse signe. Elle n’entre pas sans qu’on lui ouvre. Elle ne s’impose pas. Elle n’élève pas la voix. Elle se fait sentir de manière silencieuse, dans la brise de l’Esprit. Elle est douce et humble, comme Dieu devant sa créature qu’il sait ombrageuse quand il s’agit de liberté. Cette Parole humble et puissante est vivante aujourd’hui.

Il est écrit d’Émilie Gamelin que « son humilité ne se bornait pas à des paroles, elle se traduisait dans tous ses actes. » On pourrait en dire autant de sa simplicité (cliquer) et de sa charité toute compatissante.

Texte inspiré de : « Le Pain Providence »


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2014-03-20

Bienheureuse Émilie Tavernier Gamelin
(1800 -1851)
une femme éprouvée qui se fait compassion et providence


Notice biographique


                   Émilie Tavernier naît le 19 février 1800 à Montréal, la dernière  de quinze enfants. Elle admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant qui frappe à leur porte repartir les mains vides. À vingt-trois ans, Émilie fait un heureux mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, un pomiculteur de vingt- sept ans son aîné.   Les époux partagent un intérêt et un amour communs pour les pauvres. Ce bonheur ne durera que peu de temps. Les deux premiers de leurs trois enfants meurent, trois mois après leur naissance. Après seulement quatre années de mariage, Émilie perd ensuite son mari. Ce décès est suivi quelques mois plus tard, à l'été 1 828, de celui de son troisième enfant, alors âgé de vingt-et-un mois. En moins de cinq ans, Émilie avait tout perdu.

 Elle se sent appelée à manifester sa confiance en la Providence et à incarner la compassion de la Mère des douleurs en allant au-devant des plus nécessiteux. Les œuvres de charité deviennent une consolation à ses souffrances personnelles, qui prennent désormais un tout autre sens. Dès lors, elle consacre sa vie et met tous ses moyens au service des personnes âgées, des malades et des orphelines de l'épidémie de choléra (1832), 
des prisonniers de l'insurrection (1837-1838) et des  «aliénés », comme on appelle alors les personnes atteintes de maladie mentale.

Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, désirait fonder une communauté de sœurs canadiennes dans son diocèse. En 1843, avec l'évêque, Émilie Tavernier-Gamelin fonde la communauté des Sœurs de la Providence, alors désignée sous le nom de Filles de la Charité Servantes des Pauvres. L'année suivante, elle devient la première supérieure de la congrégation, à l'âge de quarante-quatre ans. Elle poursuit sa mission dans la vie religieuse jusqu'à sa mort, qui survient sept ans plus tard, le 23 septembre 1851.

Les derniers mots qu'elle adresse à ses sœurs sont : 
« Humilité, simplicité, chari... » (té). Les pauvres, les vulnérables et les laissés-pour-compte, à qui elle a consacré sa vie, sont le cœur même de la mission apostolique qu'elle a léguée aux Sœurs de la Providence. Elle a été proclamée bienheureuse le 7 octobre 2001 par Jean-Paul II.

Prière

Bienheureuse Émilie, tu avais un époux et des enfants qui faisaient ta joie. Comme Job, tu as tout perdu sans te perdre. Tu as guéri ton cœur blessé en donnant ta vie pour soulager les plus nécessiteux. Remplie de l'amour du Christ, tu es devenue modèle d'humilité, de simplicité et de charité. Maintenant que tu vis auprès du Père, prie pour nous afin qu'il nous soit donné d'ouvrir nos cœurs à la compassion et au dévouement au nom de jésus notre Sauveur.Tiré "Habités par sa Parole (Diocèse Saint-Jean-Longueuil (Novalis)